Laure Bouguen (Ho Karan), la dame de coeur du chanvre bien-être français.

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L’amour du chanvre est-il contagieux? Très probablement à la vue du succès rencontré par la marque Ho Karan (“je vous aime” en breton).  Zeweed a rencontré Laure Bouguen, petite fille de chanvrier et passionnée de la belle plante, pour en savoir plus sur l’entreprise qu’elle a fondé en 2015.

Zeweed : Comment en êtes-vous arrivée à cette idée de faire des cosmétiques au CBD ?
Laure Bouguen : J’ai grandi en Bretagne. Mes parents et mes grands-parents étaient agriculteurs. Ils cultivaient des céréales comme le blé ou le maïs et élevaient des bovins, des lapins et des poules. L’exploitation n’avait rien à voir avec l’agriculture intensive et mono-culturelle d’aujourd’hui ; elle était mixte. Le chanvre étant une super culture de rotation et une matière première qu’utilisait l’usine de papier voisine de Quimperlé, ma famille en a donc longtemps cultivé se cantonnant à n’utiliser que la tige.

ZW : Pourquoi ?
L.B. : Parce que pour survivre aux restrictions des années 1960-1970, la filière du chanvre en France a dû accepter un cadre réglementaire extrêmement serré, notamment sur le taux de cannabinoïdes et le taux de THC. Du coup, la filière a été contrainte de fournir un gros effort de communication autour de la plante, en orientant par exemple le discours sur les applications industrielles, la fibre, la construction, etc. Le problème, c’est qu’à force d’orienter le discours dans une seule et même direction, avec pour mot d’ordre de ne pas utiliser le terme cannabis de crainte de perdre des marchés ou des subventions, on en a oublié que le cannabis et le chanvre, c’était la même plante.

 

ZW : Sauf vous…
L.B. : Je suis née en 1991, et dans les années 2000, les États-Unis avaient déjà amorcé leur décomplexion à l’égard de la plante ; que ce soit avec le cannabis à usage médical ou, déjà à l’époque, avec le bien-être. C’est à ce moment-là que je me suis dit qu’il était possible de valoriser toute la plante et pas seulement sa tige. C’est d’ailleurs aux États-Unis que je suis allée plus tard pour m’inspirer, faire la tournée des CBD shops, rencontrer Jeff de The 420 Chef, l’un des plus grands chefs de la cuisine infusée au cannabis, ou encore m’entretenir avec le fonds d’investissement de Snoop Dogg (rires)…

Retrouvez l’intégralité de cet article dans le numéro 2 du magazine ZEWEED , disponible chez votre marchand de journaux sur ce lien .

 

 

 

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Journaliste, peintre et musicien, Kira Moon est un homme curieux de toutes choses. Un penchant pour la découverte qui l'a emmené à travailler à Los Angeles et Londres. Revenu en France, l'oiseau à plumes bien trempées s'est posé sur la branche Zeweed en 2018. Il en est aujourd'hui le rédacteur en chef.

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