Mike Teeve

Collaborateur mystérieux à la plume acérée et a l'humour noir, Mike est notre spécialiste de la pop culture. La rumeur raconte qu'un agité bien connu des francophones se cacherait derrière ce pseudo.

THC Delta-10: le cannabinoïde de la vie active.

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Les jours du THC sont-ils comptés? Entre le CBD, le CBG, le CBN, le THC Delta-8 et le THC O, les alternatives au bon vieux tétrahydrocannabinol se font de plus en plus nombreuses, au risque de s’y perdre. Pas d’inquiétudes, Zeweed vous dit tout sur ces nouveau cannabinoïdes avec aujourd’hui un zoom sur le THC Delta-10, dernière découverte majeure des molécules isolées de la belle plante.

Si vous n’avez jamais entendu parler du Delta-10 c’est normal. C’est un cousin du Delta-9 (le psychoactif principal du cannabis) qui commence juste à faire parler de lui. Il n’existe presque pas à l’état naturel et a été découvert en 1984 par le Saint père des cannabinoïdes Raphael Mechoulam , dans une version impropre à la consommation humaine. Tel un fossile dans Jurassic Park ce n’est que récemment que les scientifiques Californiens de la société Fusion Farms ont exhumés une version consommable de l’isolat.
La société, spécialisée dans les concentrés, installe tout d’abord une plantation en plein air pour étendre son activité à l’abri des violents feux de forêts de la région.

Plants contaminés

Une bonne idée… Jusqu’au moment où elle réalise que des centaines de litres de mousses retardantes ignifuges sont lâchées par des Canadair dans une région très venteuse. La société se retrouve donc avec des dizaines de plants contaminés et donc inexploitables.
Tant pis, les scientifiques décident tout de même d’étudier la plante après en avoir extrait la biomasse et ils découvrent… Le Delta-10. Après avoir procédé à deux procédures très poussées (le HPLC et le NMR) ils trouvent comment l’identifier mais aussi son nom, qui vient de sa fréquence de résonance magnétique.

Structure moléculaire du THC Delta-10

Pourquoi n’entend-on parler du cannabinoïde que maintenant? C’est tout simplement parce qu’il a fallu trouver un moyen plus sain que les acides de Mechoulam ou les mousses retardantes de Californie pour extraire le produit.
Dorénavant on produit le Delta-10 grâce à une réaction utilisant de la Vitamine C qui est bien plus saine pour l’organisme et dont les rendements sont bien importants.

« The green cocain » »

Je vous entends déjà: “il est gentil l’autre mais moi j’ai envie de savoir ce que ça fait”.
Eh bien grâce aux experts et aux youtubeurs nous avons la réponse.
Le patron du laboratoire privé “Private Label Hemp Lab” David Reckles explique que l’effet du Delta-10 est comparable aux propriétés boostantes, hédoniste et euphoriques de la Sativa de la même manière que le Delta-8 se rapproche des propriétés relaxantes/ apaisantes/ de l’indica.
En résumé consommer du Delta-10 c’est profiter du côté psychotrope désinhibant du Cannabis sans partir sur la dimension hallucinogène parfois néfaste du THC (tout en stimulant les mêmes neurorécepteurs). D’aucun parle d’un « cannabinoïde actif « , en référence au CBG surnomé le  « cannabinoïde endormie » et dont les effets sont sédatifs. Ces effets étants toniques et lucides, avec une euphorie stimulante, le « cocaine canabinoïde » comme le surnomment ses aficionados, serait la parfaite weed de l’homme actif. Ciao Colombia!

Testé par des pigeons

La théorie de ce THC qui rend moins con est confirmée par une étude de Mechoulam sur des pigeons dans les années 80, lesquels pigeons étaient notoirement “plus éveillés que la normale” que ceux sous Delta-9 qui étaient stone. Du côté des humains c’est un retour par Seby G, un youtubeur américain, qui nous marque il décrit un état “de clarté mentale […] et de liberté” pour un high très cérébral loin d’être désagréable.

Après avoir parcouru internet en quête de bons plans, Zeweed vous conseille de tester le Delta-10 en e-cigarettes à usage unique ou en cartouches de marques recommandées. Le consensus semble être autour de la marque Delta Effex dont les produits sont d’une qualité constante. La marque propose dans sa collection Euphorica de mixer Delta 8 et Delta 10 pour être capable d’affronter toutes les activités avec un doux goût de terpènes extraits de plants de Sativa.
Alors vous laisserez vous tenter par la très dynamique Hawaiian Haze ou par l’euphorique Maui Wowie pour un voyage garanti sans turbulences.

 

Jack Herer, l’homme qui voulait chanvrer le monde.

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Si vous êtes un ganja aficionado, vous avez probablement déjà gouté à la fameuse Jack Herer.
Vainqueur de la High Times Cannabis Cup 95’, cette variété de cannabis à dominante sativa est une référence particulièrement appréciée des consommateurs pour son côté ultra-tonique et cérébrale. Mais au fait, c’est qui, ce Jack Herer ?
Portrait d’un activiste écologique qui voyait en la belle herbe le salut de l’homme.

L’histoire de la légalisation du cannabis dans le monde a été marquée par quelques personnalités extrêmement fortes. Leur principal point commun ? Un humanisme certain, empreint d’empathie et de créativité.
Si le premier dispensaire a vu le jour grâce aux actions de  militants pro-LGBT, et que des breeders comme Arjan Roskam ont révolutionnés le marché de la weed, c’est à Jack Herer que l’on doit la première encyclopédie du cannabis.
Et pourtant, rien ne prédestinait Jack “L’Hemperor” à devenir l’empereur du chanvre. Né à Buffalo, New York, en 1939, issu d’une famille très conservatrice, il s’engage à 17 ans dans l’armée pour 3 ans avant de fonder une famille dans un esprit des plus conservateur et républicain.
Alors que la guerre du Vietnam éclate, il admet qu’à l’époque il était “persuadé que (les américains) étaient toujours les gentils”.
Un jour, sa nouvelle petite amie lui fait tester la belle plante, celle-là même  que la propagande d’état dénonçait avec acharnement… et c’est la révélation pour Jack!

Jack the « Hemperor »

Il découvre des choses qu’il n’avait jamais ressenties, une paix et une curiosité nouvelle. C’est à ce moment-là que le désir de partager son expérience avec le monde naît en lui. En 1973, il monte un magazine underground dédié au cannabis : “Grass”, qui devient culte dans les milieux branchés. Toujours en 73, il ouvre un des premiers Headshop américains (une boutique qui vend bongs, pipes, vaporizers et autre vecteurs de combustion cannabique).
Ce revirement assez extrême n’est en réalité que le début de son parcours de combattant; à travers ses recherches, il réalise le potentiel écologique et la réalité ethnologique du chanvre, une plante qui suit l’humanité depuis plusieurs millénaires :« Il n’y a qu’une seule ressource naturelle et renouvelable qui est capable de fournir la totalité du papier et des textiles sur la planète ; répondant à tous nos besoins en termes de transport, d’industrie et d’énergie, tout en réduisant simultanément la pollution, en reconstruisant le sol, tout en nettoyant l’atmosphère… Et cette ressource est – la même qui était utilisée à cet effet auparavant – le cannabis, le chanvre, la marijuana ! » professait-il déjà.

Jack Herer (à droite) et Redman, la fine fleur de la weed

Pour Jack, le chanvre est la réponse à la crise des énergies fossiles, à la déforestation et à l’arrêt de la surproduction polluante. Dans cette optique, il crée le HEMP (Help End Marijuana Prohibition), multiplie les conférences et parcourt le pays pour propager la bonne parole, tout en accumulant les ressources documentaires.
En 1985, c’est la sortie de son chef d’oeuvre “The Emperor Wears No Clothes” ou “L’Empereur nu” en français, qui compile l’intégralité de ses connaissances sur le sujet du cannabis.
Le livre est un énorme succès littéraire, c’est une véritable bible d’informations vertes, qui sera même mise à jour une dizaine de fois, jusqu’à la mort de l’écrivain en 2010. Un must d’avant l’ère d’Internet, dont on vous recommande encore fortement la lecture aujourd’hui : https://www.amazon.com/Emperor-Wears-Clothes-Marijuana-Conspiracy/dp/1878125028

Deux fois candidat à la Présidentielle US

Ce personnage hors du commun aura marqué son époque par sa passion, oui, mais surtout par quelques coups d’éclats : en 1988 et en 1992 il se présente à l’élection présidentielle américaine pour, de son propre aveu, forcer les médias à écouter son message.
C’est d’ailleurs à Jack qu’on doit une bonne partie du changement des mentalités aux États-Unis, grâce à une offre de 100 000 dollars à quiconque pourrait prouver que le cannabis est mortel. Bien entendu, cet argent n’a jamais été réclamé, prouvant que la guerre faite à la plante était basée sur un mensonge.

Aujourd’hui encore, le combat de Jack résonne. En 2018, le cannabis est enfin autorisé dans un cadre récréatif en  redevenant  légal au Canada, pays berceau d’une florissante industrie.
La variété éponyme qui lui a été dédiée, une hybride à majorité Sativa, élaborée par Sensi Seeds au début des années 90, est connue pour son high clair et pour ses effets sociabilisants.
La Jack Herer est si populaire qu’on la retrouve dans nombre de chansons de rap américain avec un hommage de Redman (qui était un ami de Jack Herer), de Joey Badass et même en France d’un ancien membre du groupe IAM,  Akhenaton.
Un bel hommage à cet homme du peuple à qui une compétition internationale (la Jack Herer Cup) a été dédiée.
L’événement se tient  tous les ans à Amsterdam, en Colombie, en Jamaïque, à Las Vegas ainsi qu’en en Thaïlande.
L’occasion de faire le tour du monde en 80 joints.

 

 

C’est quoi, le CBG?

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Si le CBD et le THC sont les plus connus des cannabinoïdes, un autre alcaloïde de l’herbe commence à faire parler de lui: le cannabigérol (CBG). Focus sur une molécule aux pouvoirs thérapeutiques prometteurs.

Le CBG (à ne pas confondre avec le CBGB le club punk New-Yorkais) est l’abréviation de cannabigérol et a été découvert en 1964 par le scientifique Israélien Raphael Mechoulam (qui fut aussi le premier à isoler le THC). C’est un des 120 cannabinoïdes que compte la plante, mais surtout un cannabinoïde précurseur.
Il est dit du CBG que c’est un cannabinoïde précurseur (ou de molécule mère) car c’est grâce à lui que les molécules de THC et de CBD pourront ensuite se former. Le CBG sert ainsi de substrat (ou de bloc fondateur) pour leur développement de 60 cannabinoïdes.
Une caractéristique qui fait du CBG une molécule non-psychotrope, même à hautes doses.

Les bénéfices médicaux :
Le professeur Ethan Russo, médecin-chercheur américain, parle du CBG comme étant un des anti-anxiolytiques les plus efficaces à l’état naturel. D’après lui, c’est le CBG qui serait  responsable de la sensation de faim causée par le Cannabis.
Un effet particulièrement intéressant, quand on prend aussi en compte sa nature anti-cancérigène, qui en fera potentiellement un allié indispensable pour les patients subissant une chimio ou une radiothérapie qui affaiblissent le système immunitaire et coupent la faim.

D’après les recherches d’Ethan Russo,  le CBG pourrait être un traitement aux des infections résistantes aux médicaments conventionnels (en particulier les infection développées en milieu hospitalier comme le staphylocoque doré) puisque’il a des propriétés antibiotiques et un antifongiques avérées.
Le médecin prévient tout de même de se méfier des isolats et autres huiles de serpents des industriels du cannabis qui ne comprennent qu’une seule molécule. Pour lui, cet effet thérapeutique est avant tout le résultat d’une chaîne de composants présents dans la plante, l’effet entourage.

Le goût et les effets pour les consommateurs :
Lors d’un test de la « White Frost », une fleur presque uniquement constituée de CBG  (avec 19,23 % de concentration) les américains de la CBD Hemp Library parlent d’un goût correct mais surtout d’un effet de relaxation bien plus important que le CBD, qui touche l’intégralité du corps. Il décrit « une sensation de tensions qui disparaissent  « Les fleurs de CBG sont caractérisées par une robe blanche car elles ne sont pas totalement développées.

À quelle température consommer le CBG en vaporisateur?
Contrairement à des légendes urbaines qui voudraient qu’il se vaporise à des températures très basses (52 degrés Celsius) de nombreux utilisateurs confirment sur les forums en profiter de manière optimale à 230 degrés Celsius sur leur vaporisateurs pour un maximum d’effets.
Le cannabis, toute une pharmacie en une plante.

La Zeweed wish-liste au Père Noël

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Qu’importe le froid, la morosité et Omicron, c’est bientôt l’heure de Noël et de la distribution de cadeaux!
À ce titre, Zeweed, fournisseur de bonheur et bien-être, vous propose une liste de 5 articles joyeusement planants.
De quoi remplir les chaussettes et réchauffer les cœurs.

Discret et pratique: Le filtre portatif Pocket de Philter Labs
Fumer sans faire de fumée c’est maintenant possible grâce à cet appareil qui est capable de “nettoyer” l’air de chacune de vos bouffées allant jusqu’à 150 expirations filtrées.
Plus d’odeurs indiscrètes ou de risques de déclencher le détecteur de fumée de votre hôtel, une révolution qui tient dans la poche.
Zeconseil: Si vous êtes un amateur de e-cigarettes, une autre version qui s’attache directement sur votre vapoteur est disponible et ne coûte que quelques dollars de plus.


Pocket de Philter Labs
12 €/18,70 CAD$

Glamour et bien pensé : la palette de cosmétiques “Smoke Session” de Melt
Parce qu’on peut tout à fait être coquet et amateur de Cannabis, cette palette s’inspire de variétés iconiques de weed pour fournir des teintes originales. La sélection allant de la Gravity OG (dont le jaune est un clin d’oeil à la dimension énergisante de cette indica) à la sereine et mystérieuse Blue Dream (qui se base bien entendu sur une sativa méditative) est du plus bel effet dans son écrin orné de feuilles de ganja.
Zeconseil: N’hésitez pas à vérifier que les coloris soient à votre goût dans cette vidéo démo faite par une spécialiste.


“Smoke Session” de Melt:
40 €/ 62,33 CAD$

Facile à utiliser et pas cher: L’hydrostone de Raw
Cette pierre en terre cuite naturelle est la solution parfaite pour les amateurs de joints aromatiques. Fini le tabac ou les herbes trop sèches, il suffit de tremper cet accessoire dans l’eau avant de le laisser diffuser son humidité dans le réceptacle de votre choix.
Zeconseil: Grâce à son prix tout doux cette pierre peut servir de cadeau bonus pour tous vos amis fumeurs. Un super moyen de partager le plaisir d’un cannabis toujours frais sans vous ruiner. Attention cependant de ne pas l’oublier et de voir votre weed en proie à la moisissure.

L’hydrostone de Raw
Le Pack de 3 pour 8 € /12,47 CAD$

La cadeau bling: La feuille à rouler 24 carats Shine
C’est une feuille à rouler en chanvre ultra fine couverte d’or alimentaire. Un cadeau inutile à souhait et donc indispensable pour le fumeur qui a déjà tout!
Zeconseil: Le meilleur moyen d’offrir cette feuille grand luxe c’est sans hésiter de rouler un joint pur rempli de la meilleure ganja que vous puissiez obtenir. Un bon moyen d’associer une petite attention et un certain sens de l’hédonisme.


La feuille à rouler 24 carats Shine
18,90 € / 29,45 CAD$

Médicinal et naturel: Le baume concentré de CBD par Hemps Pharma
Afin de remédier aux douleurs articulaires et autres maux fréquents de la vie sédentaire, mieux vaut prévoir un peu d’aide. Cette crème qui est à 98 % naturelle propose la quantité astronomique de 800 mg de CBD pur pour une contenance de 50 ml. Le tout est associé à de l’Arnica, à de la Calendula et à bien d’autres extraits de plantes essentielles récoltées et transformées en Europe par cette marque Espagnole.
Zeconseil: Cette crème n’a aucun effet psychoactif elle est donc adaptée à tous même à vos grands-parents!

Le baume concentré de CBD par Hemps Pharma
79,90 € /124,51 CAD$

Ben Dronkers: le chanvre et l’oseille.

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Le premier millionnaire du chanvre fête cette année les 35 ans de sa multinationale Sensi Seeds, une marque aussi connue des amoureux de l’herbe que les feuilles OCB, les engrais Biobizz ou les briquets Bic.
Nous parlons du pionnier et leader des banques de graines aux Pays-Bas: Ben Dronkers.
Portrait d’un entrepreneur à la main verte et au sens des affaires bien mûr.

Mais d’où viennent les graines que les cultivateurs se font envoyer dans le monde entier pour faire pousser leur auto-production de ganja?
D’une plante forcément, mais surtout de banques de semences dédiées à notre fleur préférée. Vous avez forcément déjà fumé de la Jack Herer, voire peut-être de la Northern Lights ou de la White Widow. Et depuis 1985,  8 fois sur 10, ce sont  des entrepôts réfrigérés de Sensi Seeds à Amsterdam qu’elle sont envoyé aux growers.
Alors comment ce passionné de botanique a pu changer le monde du chanvre?
Une graine à la fois tout simplement.

Jardin d’enfance.

Parmi nos portraits de personnalités cultes du monde du Cannabis une constante se détache: Il s’agit  de personnes dont la vie a été changée par la plante, mais que rien ne destinait à une carrière toute entière à son service (à l’insar de Jack Herer: ancien militaire devenu militant,de  Nancy Whiteman: qui est passée de la communication aux fourneaux, ou de Mila Jansen: la femme qui a révolutionné le Hash en passant par la mode).
Dans le cas de Ben, c’est tout l’inverse. Il est presque né avec un sécateur dans la main (ndlr: c’est une expression, pas la peine d’appeler les services sociaux).
Dès son plus jeune âge, il observe sa mère prendre soin des très nombreuses plantes de la maison:  c’est elle qui lui apprendra les bases de sa future profession, lui transmettant avec amour sa verte passion.
C’est grâce à cet enseignement qu’il s’intéresse au développement des plantes, à leurs besoins mais surtout à leur croisements.
Une technique aujourd’hui bien connue parmi les cultivateurs, mais qui est à l’époque révolutionnaire, permettant de garder certaines caractéristiques d’une plante et de les optimiser en les associant avec une autre variété.
Si ce que nous fumons aujourd’hui est bien plus fort et surtout bien meilleur, c’est grâce à ses fameux croisements.

Weed et épinards

C’est une histoire de famille intergénérationnelle puisque c’est avec son fils ainé Alan Dronkers qu’il monte Sensi Seeds en 1985.
A l’époque cela fait déjà quelques années qu’il fait pousser le premier Cannabis Néerlandais de l’histoire contemporaine dans des serres bricolées avec des graines ramenées de ses voyages au Pakistan.A l’époque les gens fument du mauvais hasch issu de plants marocains et largement coupé, alors que  tous les Coffee Shop lui refusent sa ganja fraîche pourtant bien plus puissante.
Il finit, dépité,  par laisser “en dépôt » deux gros sacs papiers remplis d’herbe, précisant qu’il ne sera payé que si tout se vend.
Les propriétaires dubitatifs accepterons de prendre à l’essai ce qu’ils surnomment des “épinards”. C’est grâce aux touristes américains que l’engouement se créera autour de ses récoltes… et qu’il commence à se faire arrêter par la Police.
Heureusement il est aux Pays-Bas et à l’époque même en étant arrêté avec 10 kg d’herbe sur lui il n’écope en général que de quelques jours de prison.
En effet, si le cannabis est dépénalisé et sa vente contrôlée dans le cadre de l’Opium Act, il n’est en 1984 légalement interdit d’en faire pousser à des fins commerciales.

Graine de millionnaire

Après de nombreuses arrestations c’est en étudiant cette loi qu’il découvre une faille qui sera à la base de son empire: la loi anti-culture n’interdit pas, par omission, le commerce de graines.
Après avoir consulté son avocat, il monte donc sa boîte et multiplie les voyages pour récupérer un maximum de variétés.
C’est lors de cette période qu’il en apprend un maximum sur cette plante aux milles vertues et surtout sur son histoire méconnue.
Nous sommes avant l’avènement d’internet, tout est encore à découvrir. C’est grâce à des spécialistes devenus des amis comme Jack Herer et Ed Rosenthal qu’il perfectionne son savoir.
Afin de sensibiliser le public européen à la très longue histoire du Chanvre en Europe, il monte avec ce dernier le premier musée consacré au Cannabis en 1985.
Si vous y allez aujourd’hui vous aurez la chance de visiter par la même occasion la toute première boutique Sensi Seeds qui a été rénovée avec ses boiseries et ses dorures d’époques typiquement flamandes.
Un second musée à été ouvert en Espagne en 2012 en présence d’Ed Rosenthal bien entendu mais aussi de Sir Richard Branson, le fondateur de Virgin.

1993: le chanvrement.

Ce mélange d’activisme et de sens des affaires explique pourquoi en 1993 il lance Hempflax, une entreprise spécialisée dans la culture du chanvre qui devient légal aux Pays Bas en 1994 grâce à l’exemple de l’Angleterre et à son influence.
Le but est bien entendu de récupérer des graines mais aussi de faire commerce de fibres, d’ huiles et plus tard toute une armada de produits aux CBD.
Le chanvre de Ben est depuis peu utilisé dans le cadre en isolant naturel depuis le rachat de la marque allemande Thermo-Natur.
Une version bien plus consumériste du rêve du Jack Herer (qui voyait le chanvre sauver le monde) qui a en tout cas sauvé l’économie des Pays Bas et participé à une revitalisation agricole européenne en ramenant la plante dans le milieu industriel.
L’entreprise a récemment  investi 5 millions d’euros en Roumanie et possède plus de 500 hectares de cultures en Allemagne.
La prochaine étape?
Les biocarburants, afin de recycler les chutes de chanvre en éthanol et en Diesel.Le futur sera-t-il complètement vert?
Sans doutes: après que le Canada se soit ouvert, c’est au tour de l Europe de légaliser le CBD, les jours de la prohibition sont comptés…
Terminons sur une formule chère à un Ben Dronkers pro-legalisation:  “Soyez informés et autonomes!”

En bref, continuez à lire Zeweed!

Martha Steward mise sur le CBD

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Véritable référence des arts de la table aux Etats-Unis, Martha Stewart fait parler d’elle depuis 1982 et la sortie de son premier livre de recettes. Après avoir connu la gloire et la prison, la célébrité et ses dérives, ce sont les vertus apaisantes du CBD que Martha prône au travers de Cebedia, sa marque de friandises bien-être.

Née en 1941, dans une famille de classe moyenne du New Jersey, Martha est la seconde d’une fratrie de six. C’est en aidant sa mère qu’elle apprend la cuisine, ainsi que la couture et en assistant son père, qu’elle apprend le jardinage. Les deux étant professeurs, ils lui enseignent aussi un certain sens de la pédagogie qui sera un des piliers de sa carrière. Martha est une jeune femme aussi brillante que ravissante ; elle paye ses études grâce à une bourse et à des petits boulots de mannequinat.
Après avoir commencé dans la finance en 1967, elle se reconvertit une première fois dans les arts de table en 1976. Elle crée un service de traiteur, puis dirige une épicerie de luxe.
En 1982, après une fastueuse réception, elle est contactée par un éditeur pour lancer un livre de recettes : « Entertaining ». La première pierre de la marque Martha Stewart.

De la gloire à 5 mois ferme

La future idole des arts domestiques se lance ensuite dans l’écriture de best seller du housing, produit son émission télé en 1993,  inaugure une marque d’accessoires pour téléachat et fonde le désormais incontournable « Martha Stewart Living ».
Jusqu’en 2004, elle semble absolument intouchable, la Martha Mania a fait d’elle une icône, au même titre qu’Oprah Winfrey ou Tom Cruise.
Cette année-là, elle est pourtant condamnée à 5 mois de prison ferme, reconnue coupable de délit d’initié.
On lui retire le droit d’exercer à la tête de toute entreprise pendant 5 ans et elle doit s’acquitter de  137 019 dollars d’amende pour fraude.
Une épreuve dont elle est sortie grandie, même si elle ne souhaite pas non plus revivre l’expérience, en suivant le personnage inspiré d’elle dans la série carcérale Netflix “Orange is the New Black”.

Harmonie et CBD: La renaissance de Martha et son amitié avec Snoop Dogg

Si l’expérience l’a fait évoluer c’est parce qu’elle l’a forcée à faire preuve d’une plus grande ouverture d’esprit et d’autodérision.
Au contact des détenues, elle a appris à sortir de sa coquille et de son image auto-imposée de perfection.
C’est en partie grâce à cela qu’elle s’est liée d’amitié avec Snoop Dogg (qui l’a, tout comme Dr Dre avant elle, convertie aux vertus du cannabis).
Après l’avoir rencontrée en 2008 dans une émission de cuisine, c’est finalement en 2014 qu’ils ont un véritable coup de foudre amical.
L’humour mordant de la femme d’affaire et l’énergie douce du rappeur leur permet d’atteindre une “harmonie”, pour citer Snoop.
C’est lors de cette émission, dont vous pouvez retrouver un extrait ci-dessous, que Martha vit son premier vrai high, rien qu’au contact de la fumée du rappeur.

C’est lors de cette émission, dont vous pouvez retrouver un extrait ci-dessus, que Martha vit son premier vrai high, rien qu’au contact de la fumée du rappeur.
Leur relation est aussi hédoniste que collaborative, Snoop qui ne boit jamais d’alcool, fait toujours un effort en compagnie de Martha (qui est apparement très douée en cocktails) et elle a confié à Forbes magazine que la fumée de cannabis était effectivement la meilleure chose à partager avec le rappeur.
Lui, qui ne se savait même pas préparer une purée lors de leur rencontre, en est arrivé à écrire un livre de recettes, préfacé par Martha Stewart.
Ils ont, par ailleurs, lancé une émission nominée pour un Emmy : “Potluck party challenge” et ils ont même tourné une publicité très fun sur la double utilisation des briquets.

De son côté, Snoop a aussi fait l’éducation musicale et médicinale de l’entrepreneuse.
C’est lui qui l’a initiée au CBD, quand elle n’arrivait plus à dormir. Fascinée par ce cannabinoïde miracle, qui lui permet aussi de gérer les situations les plus stressantes sans perdre ses moyens, elle a lancé Cebedia une gamme de bonbons très gourmands “évocateurs des friandises à la française”, selon le New-york Times.
Cette gamme est un des best sellers de Canopy growth et elle comprend des délices aux saveurs hivernales, si vous souhaitez gâter votre tante cet hiver.

Martha is in da house.

Bien entendu, elle a testé tous ses produits sur son ami Snoop, qui loge chez elle à chaque passage à New York. Comme il l’a déclaré chez Jimmy Fallon, c’est autant pour ses talents culinaires et pour sa compagnie que parce qu’elle a “la plus grande baraque de toute la ville”.
Il a ainsi validé toute la gamme (plusieurs fois apparement), avant qu’elle ne la mette en vente.

Raphaël Mechoulam, doyen de la recherche sur les cannabinoïdes et pape du CBD

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En dépit d’une nomination au prix Nobel et de plus de 450 articles scientifiques publiés, le pionnier de la recherche Raphaël Mechoulam reste méconnu du grand public.
A la rencontre de l’homme qui a décrypté le cannabis et donné au CBD ses lettres de noblesse.

A 91 ans, chaque jour de la semaine, le Dr Raphaël Mechoulam continue, depuis son petit bureau de l’école de pharmacie de Jérusalem, à faire avancer les recherches liées au cannabis.
Scientifique spécialisé dans les cannabinoïdes depuis plus de 50 ans et époux aimant depuis plus de 60, cette éternelle “tête en l’air, un peu trouillard lors des déplacements” doit sa vitalité à sa passion et à sa femme « au soutien indéfectible” (toutes les citations sont tirées du documentaires Le Scientifique, qui lui est dédié).

Un génie simple

Un amour né lors de son service militaire, lors de ses premières années en Israël, après avoir fui la très antisémite Bulgarie, en 1949.
C’est à ses côtés qu’il fait ses premières expérimentations, de son propre aveu “illégales” et qu’il fait les tous premiers tests du THC pur… sur l’homme (lors d’une Tea Party avec des amis et force spake-cake).
Cette expérimentation plus qu’alternative était la conséquence d’un tabou autour de la plante. En 1964, l’année où il découvre le THC, le cannabis qu’il utilise lui est fourni par la police, sans accord gouvernemental dans un premier temps.

Il continue à découvrir des cannabinoïdes au fil des années, puis, entre 1992 et 1995, il prouve l’existence de récepteurs endocannabinoïdes et il est le premier à établir les bases du système éponyme, fondamental pour la médecine moderne.
Membre fondateur de l’IRCS (la Société Internationale de Recherche sur le Cannabis), jamais jamais arrêté de croire au potentiel médicinal de la plante.

 

« Herbe de Dieu »

Dès la fin des années 60, Mechoulam organise des débats autour de la plante, dans son nouveau pays, l’occasion “pour tous les avis, toutes les perspectives, y compris les plus dissonantes, de se faire entendre”.
Une démarche inclusive, directement responsable de la légalisation du cannabis (aussi appelé “herbe de dieu” dans l’ancien testament) en Israël, dès les années 90. C’est après avoir soigné des centaines d’enfants souffrant des effets secondaires de chimiothérapies, qu’il ouvre la porte à l’utilisation thérapeutique en 1995; son calme mécontentement face aux résultats positifs, comparés à ses moyens limités, ayant résonné jusqu’au Ministère de la Santé.
Pour lui, c’est simple : tout est question de mesure, afin d’obtenir un résultat optimal. Un argument de plus, pour la légalisation dans le monde : le cannabis issu de l’économie souterraine a toujours plus de THC et pas assez de CBD. Pour lui, si l’on veut limiter les effets négatifs liés à la plante, il faut avant tout des productions contrôlées.

Toujours prudent dans ses déclarations, ses constats font souvent mouche dans les hautes sphères.
C’est en bonne partie grâce à son influence, que le CBD, puis le cannabis tout entier ont été autorisés en Amérique du Nord, suite à deux études intergouvernementales menées par lui et portant sur “un échantillon de centaines de personnes”.

Parain du CBD

Des études indépendantes et collaboratives, qui sont pour lui le cœur de la médecine moderne, face aux recherches qui “sont trop souvent le privilège des entreprises”.
Un drame, pour cette plante qui “imite les sécrétions de l’être humain” et qui appartient à l’humanité tout entière.
Persistant, il vient de prouver que les patients de la maladie de Crohn peuvent être soignés avec l’aide du CBD et il prévoit que dans “5 à 10 ans”, il aura assez de données pour connaître le dosage exact nécessaire aux troubles mentaux, par définition plus complexes à cerner.
Il est réconfortant d’imaginer qu’en 2031, Mechoulam a prévu d’être encore à son bureau pour sauver le monde.

 

Comment bien choisir son CBD?

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Cannabinoïde star de ces dernières années, le CBD et ses vertus ne sont plus à présenter. Mais devant l’abondance de l’offre, pas facile de s’y retrouver ni décrypter les étiquettes. Pas de panique, Zeweed vous explique tout pour que vous puissiez tirer le meilleur de la molécule bien-être.

Il faut rappeler que, si le CBD n’est pas psychotrope (étant même adapté à une utilisation dans le cadre de sports à niveau professionnel), trop en consommer peut générer des effets déplaisants.
L’effet décontractant de la molécule peut assommer (ou en tous cas fortement ramollir) en cas d’excès.
Ce n’est évidemment pas dramatique, mais cela explique l’importance d’un produit de qualité bien dosé.
Un mauvais CBD sera forcément sollicité plus que nécessaire — en particulier pour soulager des douleurs — s’il est de moins bonne facture.

De l’importance de bien s’entourer

Pour éviter cela j’ai deux mots pour vous : Full Spectrum (ou spectre complet en Français).
Si le cannabis est une véritable corne d’abondance, c’est parce que les 120 cannabinoïdes qui le forment sont interconnectés ; si vous optez pour un CBD broad spectrum (sans THC) ou un isolat (ne contenant que le CBD) vous n’aurez du coup qu’une partie des avantages de la plante et donc de ses effets.
C’est ce qu’on appelle “l’effet entourage” et c’est vraiment capital.

De plus, puisque le Chanvre est une plante très sensible aux polluants dans l’atmosphère, nous vous conseillons un produit provenant de France ou d’Europe qui est une zone sensiblement moins saturée en métaux lourds que la Chine, par exemple. Cela garantit aussi une traçabilité accrue, législation européenne oblige.
Nous préconisons d’ailleurs, si possible, qu’il provienne d’une culture organique ou bio, afin de garantir au maximum l’absence de contamination par les pesticides.
Point bonus : cela garantit aussi un bilan carbone moindre, pour votre produit.

De l’importance d’être de bonne extraction

Si votre consommation est à fins médicales (antalgique, somnifère ou anxiolytique), il va peut-être falloir casser la tirelire.
En effet, si 3 méthodes d’extraction existent, elles sont loin d’avoir la même valeur. Aussi bien au sens propre que figuré.
Dans le cas où il s’agirait d’un appui santé, nous vous recommandons une extraction au CO2 (l’équivalent d’une extraction à froid pour l’huile d’olive). C’est la plus fiable et la plus qualitative, puisque toute la procédure qu’on qualifie de “super-critique” se fait à des températures contrôlées, dans un environnement clinique. Les meilleures marques l’utilisent, mais cela impacte directement le prix. L’avantage est que c’est forcément indiqué sur les étiquettes.

Extraction à froid, la fine fleure des extractions.

Si votre consommation est plus ludique, l’extraction à l’huile, bien moins coûteuse, peut vous convenir. Elle se fait en général avec l’huile de chanvre (de qualité alimentaire) dans laquelle les fleurs de cannabis sont cuites avant d’être filtrées une fois le CBD dissous.
C’est une méthode tout à fait viable, mais qui implique moins de CBD (une perte ayant forcément lieu) et un effet entourage moindre (puisque l’extraction se fait à chaud, elle peut altérer certains cannabinoïdes).
La durée de conservation est aussi moins importante qu’avec l’extraction à froid.
Les bonbons, eaux et autres produits alimentaires au CBD utilisent en général cette version qui présente un bon rapport qualité/prix.

Enfin, et si vous ne devez retenir qu’une chose de cet article : fuyez le CBD extrait aux solvants.
C’est la version la moins chère, la plus dangereuse et la moins naturelle, souvent utilisée par des CBD bas de gamme.
De l’éthanol, de l’alcool ou du butane sont utilisés dans cette méthode, qui contamine quasiment à coup sûr le produit final, les solvants ne pouvant jamais être filtrés à 100 pourcents.
Dans le doute, si la méthode d’extraction n’est pas indiquée il vaut donc mieux s’abstenir, même face à une TRÈS bonne affaire.

Extraction par solvants, à éviter absolument.

A la grande Joséphine, le cannabis reconnaissant

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Alors que Joséphine Baker entre au Panthéon, Zeweed rend hommage à la plus Frenchy des américaines. Retour sur la vie mouvementée d’une chanteuse, danseuse, icône féministe, mère de 12 enfants et grande amatrice de cannabis qui n’hésitera pas à risquer sa vie pour la Résistante durant la seconde guerre mondiale.

Née en 1906 à Saint-Louis dans le Missouri, Freda Josephine McDonald a longtemps vécu dans la pauvreté la plus complète, dormant dans la rue et survivant de restes qu’elle trouvait dans des poubelles. À 15 ans son frère parvient à lui dégoter une audition pour participer à la revue d’un spectacle de Music-hall.
Avec pour seule arme une énergie débordante, un joli minois et un sourire en passe de devenir légendaire, elle décroche non seulement l’audition, mais devient rapidement la choriste la mieux payée du moment.

Le cannabis étant étroitement lié à l’histoire du Jazz aux États-Unis, c’est au contact des musiciens noirs qu’elle fait rencontre la marijuana.
Après avoir subi les affres du racisme toute sa jeunesse, elle achète avec ses économies un billet aller simple pour  la France, pays plus tolérant avec les artistes de couleur. Elle a 19 ans.

À Paris aussi son succès est immédiat. La  “Danse sauvage” qu’elle exécute presque nue avec un pagne couvert de banane en plastique devient légendaire. Une danse qui pourrait relever d’un esprit colonialiste moralement discutable. Elle en fait une satire, clamant son indépendance et sa liberté.

Dans le livre écrit par son fils Jean-Claude Baker “Josephine: The Hungry Heart”, il raconte que la diva invitait souvent des amis à fumer et à débattre avec elle avant chaque représentation. Dans cette même biographie, nous trouverons aussi le témoignage de Phillip Lesshing, 23 ans et bassiste dans l’orchestre de Buddy Rich:
« Une fois Joséphine a invité plusieurs d’entre nous à venir dans sa loge et à essayer un très bon reefer. Je suis descendu avec Harry ‘Sweets’ Edison, le trompettiste et Buddy Rich, et nous avons fumé de l’herbe avec Josephine Baker… mais la marijuana n’a pas affecté sa performance. Jamais ».

Jazz & reefers

L’herbe fait partie intégrante de sa vie, de son processus de création et elle n’hésite pas à partager sa passion avec ses proches. Après une tournée elle offrira  en cadeau de départ à Buddy Rich et à son orchestre, une coupe en or (à l’instar de celles offertes aux sportifs ) qu’elle avait fait graver des noms de toute l’équipe et remplis de cannabis.

Joséphine est une pionnière dans bien des domaines. Non contente d’être aussi une des premières artistes ouvertement bisexuelle de l’histoire du Show-biz français, Joséphine n’a pas peur de s’afficher en compagnie d’une grande variété de partenaires.
Son aura de scandale explique peut-être le succès gigantesque de son single: J’ai deux amours, qui est sa déclaration d’amour à la France.

Espionnage et microfilms

Devenue française en 1937, l’année de son mariage à un juif, elle va devenir espionne pendant la Seconde Guerre mondiale, cachant les informations dans ses partitions grâce à de l’encre invisible et démasquant de nombreux espions nazis grâce à un microfilm caché dans son soutien-gorge.
Elle reçoit en 1948 la croix de guerre et la rosette de la résistance lors d’une cérémonie en son honneur, toujours d’après son fils elle aurait fumé un joint le soir même.

Activiste avant l’heure, Joséphine continue à se battre pour ce qu’elle croit jusqu’à la fin de sa vie. Elle retourne dans les années 50 aux États-Unis usant de sa célébrité pour défendre les droits des afros américains. Elle fait le tour du pays refusant, quel que soit le prix, de jouer dans des salles appliquant la ségrégation.

Mère poule aux 12 enfants

Sa famille, constituée de 12 orphelins qu’elle baptise “tribu arc-en-ciel” en raison de leurs origines variées, lui coûtera une bonne partie de sa fortune, mais jamais son sourire.
Son fils Jean-Claude décrit une mère aimante et attentionnée même dans les jours les plus sombres.
Elle s’éteint  à 68 ans, au lendemain d’une représentation honorant ses 50 ans de carrière.


C’est encore à ce jour la seule femme d’origine américaine qui a jamais reçu les honneurs militaires complets; lors de ses funérailles à la Madeleine le 15 avril 1975.
Ultime honneur, Joséphine Baker reposera dorénavant au Panthéon, édifice sur lequel est inscrit en grandes lettres « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante« .
De quoi faire rire Joséphine pour toujours.

 

 

CBD, l’allié green des golfeurs

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De tous les sports anglais qui se jouent sur l’herbe, le golf est incontestablement -avec le lawn bowling- le moins accidentogène. Et pourtant, la majeure partie des golfeurs sont sujets à des maux ou pathologies causées par la pratique du club sur gazon. Depuis quelques années, le CBD a fait son entrée sur les parcours et s’est glissé dans les caddies des plus grands professionnels du 18 trous. Zeweed a mené l’enquête et vous dit tout sur la molécule qui sublimerait les handicaps.

Les exemples d’amateurs de CBD parmi les plus grands joueurs mondiaux ne manquent pas, à l’instar de Lucas Glover (vainqueur de l’US Open 2009) ou Phil Mickelson, qui a été filmé à Augusta pendant le Masters 2019, en train de se ravitailler.

Ses avantages sont variés : le vétéran Scott McCarron, maintenant âgé de 56 ans, s’est tourné vers le CBD pour prolonger sa carrière. Professionnel depuis 1992 et titulaire de 3 titres de championnat, il a récupéré une bonne partie de son endurance et de sa tonicité, grâce au cannabinoïde.
Un résultat qu’il a pu confirmer, grâce à son WHOOP (un appareil qui suit le sommeil et la tension, sans gêner son porteur). Il témoigne : “Pour la première fois depuis environ deux ans que je portais l’appareil, je prenais l’huile de CBD, j’ai commencé le lundi et j’ai eu un sommeil dans le vert, ce qui est un sommeil fantastique. Pendant sept jours consécutifs […] j’ai pris cette huile de CBD le soir, pour m’aider à dormir. »

Scott Mc Carron

Scott Mc Carron en consomme régulièrement depuis 2018, l’année du retrait du CBD de la liste des substances interdites de l’Agence mondiale antidopage et de l’autorisation de son usage en compétition. La PGA (la fédération internationale de golf) a elle-même donné le feu vert au CBD, et l’a inscrit dans sa catégorie de suppléments autorisés.

Endurance et récupération

Avec un temps moyen de 4h30 de jeu, pour un parcours de 18 trous, il n’est pas surprenant que les golfeurs apprécient le soutien du CBD.
Il favorise la récupération, soulage les articulations douloureuses et permet aux golfeurs d’avoir la main plus sûre, grâce à ses effets anxiolytiques.
Un fait confirmé en interview par Glover, dans Golf Digest : « Ma récupération est meilleure […] Je peux voir la différence quand je me réveille le matin.”

Lucas Glover

Dans la même interview, le golfeur a aussi confié avoir beaucoup moins de soucis d’anxiété lors des compétitions, depuis qu’il en consomme régulièrement.
Chaque partie étant un mélange d’endurance, de concentration et de stratégie, être à son meilleur niveau est capital.
Même le chouchou autodidacte du circuit, Bubba Watson, s’est exprimé sur le sujet :
« Après une dure journée sur le terrain de golf, je veux pouvoir mieux dormir et laisser l’inflammation dans mon corps diminuer« .

Anti-inflammatoire et ralentisseur de l perte osseuse, le CBD est l’allié idéal des golfeurs, ce sport dont la moyenne d’âge (35 ans) est largement supérieure à celle des autres activités physique licenciées.
Une étude de la société Darren Clarke a d’ailleurs montré que 75 % des joueurs souffrant de blessures récurrentes ont été soulagés partiellement ou complètement par une prise quotidienne de CBD.
La plus connue étant la bien nommée “tendinite du golfeur”, qui peut être extrêmement douloureuse (et qui est la raison principale pour laquelle les joueurs portent des gants spéciaux).

Alors que le golf gagne de plus en plus de terrain et d’adeptes et que le cannabidiol est en plein boom, le marché du CBD à usage sportif ne devrait pas manquer de swing dans les prochaines années.

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