Zesérie: Disjointed

Disjointed serait-elle la meilleure (et éphémère) série tournant autour du weed-family-buisness ?

Diffusée sur Netflix de 2017 à 2018, Disjointed est le fruit du travail de Chuck Lorre (Two and a Half Men et the Big Band Theory) et de Kathy Bates (Misery, American Horror Story et Titanic).
On y suit Ruth, la propriétaire d’un dispensaire en Californie, qui avec l’aide de son fils et de ses employés cherche à aider un maximum de patients grâce aux miracles de la plante.

C’est une série cadrée et rythmée, accessible au plus grand nombre et qui s’avère être une très bonne introduction dans l’univers des dispensaires de cannabis et des personnes qui gravitent autour.

Tous les personnages secondaires sont représentatifs d’un trouble soigné par le Cannabis ou d’une vocation qu’il nourrit :

-On retrouve Carter, un vétéran qui est atteint de syndrome post-traumatique

-Maria, une femme au foyer dépassée par sa vie quotidienne

-Travis, le fils de Ruth qui cherche à aider sa mère à développer son entreprise sans vendre son âme

-Pete, le doux rêveur qui traite les plantes avec amour et met tout autant de soin dans leur croissance que s’il s’agissait d’enfants

-Et Dank et Dabby, deux stoners hilarants et quelque peu à la masse qui sont de l’aveu de Ruth “Profondément abrutis”.

La série n’a duré que deux saisons et c’est bien dommage. Les épisodes sont courts et thématiques (c’est donc très facile à suivre), entrecoupés de séquences animées et de fausses pubs qui mettent en avant divers produits tirés de l’univers stoner.

Ma pub préférée dans la série montre une famille de restaurateurs italienne qui propose du cannabis à l’ail, des cannellonis au haschich et bien d’autres merveilles absurdes. Un grand moment de n’importe quoi. Chaque épisode a même “Sa weed du jour” présentée comme une émission YouTube en l’honneur d’une variété spécifique. Les dessins animés font d’ailleurs référence au meilleur de la culture weed puisqu’ils sont tous le résultat d’animateurs indépendants qui s’inspirent des séries produites par la chaîne Adult Swim et de films « psychédéliques » comme “The Wall” de Pink Floyd.

Avec un parfait équilibre scénarique oscillant entre drame et comédie, Disjoncted avait tout pour plaire. Des qualités qui ont visiblement échappé à Netflix. L’entreprise stoppera net sa diffusion en 2018, imposant à la série d’autres avenirs que celui de devenir culte.

Mike Teeve