Cannabis Diet : fumer de la weed pour perdre du poids.

Cela fait trois semaines que les fêtes sont finies et pourtant rien n’y fait, les kilos en trop continuent à vous narguer chaque matin devant la glace. En revanche, votre colocataire qui s’enfile des joints comme on enfile des perles en dévalisant le frigo n’a rien perdu de sa superbe depuis l’année dernière. N’y voyez pas d’injustice génétique… il s’agit juste d’un bienfait cannabique.

Les fringales, munchies, foncedales et autres accès outremangeur qui accompagnent la consommation de cannabis cacheraient-ils un inattendu effet secondaire amaigrissant ? Oui si l’on en croit les récents travaux du Dr Stephen Glazer, médecin en chef et expert nutritionniste à la clinique CannaWay (Canada)

Clef de voûte de ces recherches : les récepteurs CB1. Des récepteurs du système endocanabinoïdien qui jouent un rôle important dans l’assimilation, le stockage et la conservation de l’énergie (de calories en l’occurrence). Quand nous consommons du cannabis (que se soit par ingestion ou par inhalation), nos papilles gustatives et olfactives sont suractivées. Le centre d’appétit de notre cerveau – hypothalamus- est sollicité même en cas de satiété. Nous parlons ici de « Munchies », cet effet secondaire bien connut des ganja-aficionado comme des patients sous chimiothérapie à qui l’on prescrit du cannabis thérapeutique. Pour l’instant, rien de neuf sous le Soleil, les fringales cannabiques ou « foncedales » étant aussi vieilles que la découverte de la belle plante.

Le cannabis, « vaccin anti-boulimie » ?

Aussi incongrue que puisse paraître l’idée, consommer une plante qui permet de retrouver l’appétit permettrait aussi de perdre du poids, via un phénomène d’accoutumance ou de « vaccination » des réponses hyperoréxiques (qui donnent l’impression de faim même en cas de satiété ) générés par les capteurs CB1.

Ce sont en tous cas les conclusions du Dr Glazer qui nous apprend qu’en activant régulièrement de manière exogène les capteurs CB1 (en consommant de la weed), se produit un phénomène d’accoutumance appelé « régulation à la baisse ». En plus clair : consommer du cannabis régulièrement régulera votre appétit. «Il s’agit d’un développement passionnant, en relation spécifique avec la régulation à la baisse de longue durée de CB1, qui peut supprimer l’appétit tout en augmentant les calories brûlées», poursuit le scientifique

L’heureux responsable de ce paradoxe, le THCV, un cannabinoïde bien connu et particulièrement présent dans des variétés de cannabis sativa comme la Durban Poison, la Pineapple Purps ou la Jack the Ripperm, qui bloque l’effet « munchies » du THC sur les récepteurs CB1, supprimant cette classique «faim du joint ». « Le THCV isolé joue un rôle dans la réduction de l’incidence de l’obésité. »

Bloquer les récepteurs CB1 pour supprimer l’appétit est un mécanisme sur lequel l’industrie pharmaceutique s’est déjà penchée ; un médicament, le Rimonabant s’étant déjà révélé comme des plus prometteur en laboratoire. Un autre cannabinoïde beaucoup plus connu figure aussi dans les travaux du Dr. Glazer en matière de régulation pondérale : le CBD.

Le cannabiniole, cet alcaloïde qui a le vent en poupe depuis quelques années, pourrait également être responsable de redonner une bonne taille à notre taille , puisque la même étude a démontré que le CBD augmentait le taux de «  tissu adipeux brun », un type spécial de graisse qui favorise l’élimination du « mauvais gras » , c’est-à-dire de cette disgracieuse couche du derme, communément appelée cellulite.
Deux découvertes des plus prometteuses qui vous réconcilieront avec votre pâtissier… pourvu qu’il fasse de convenables space-cake.

Alexis