Alexis

Journaliste, peintre et musicien, Alexis est un homme curieux de toutes choses. Un penchant pour la découverte qui l'a amené à travailler à Los Angeles, New York ou Londres pendant une dizaine d'années. Revenu en France, l'oiseau à plumes bien trempées s'est posé sur la branche Zeweed en 2018. Il en aujourd'hui le rédacteur en chef.

La revue de presse

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Chaque lundi, Zeweed vous propose le meilleur de l’actualité du chanvre bien-être et du cannabis avec cette semaine : Hemp Today, Hanf Magazine, Marijuana Moments, High Times, El Planteo et The Jerusalem Post.

Pologne : Le taux de THC dans le chanvre bien-être passe de 0.2% à 0.3%.
La Pologne booste sa filière chanvre en autorisant 0.3% de THC dans le chanvre CBD et CBG, au lieu de 0.2%, normalisant davantage le chanvre industriel dans l’un des plus grands pays agricoles d’Europe.
En vertu des nouvelles règles du Centre national de soutien à l’agriculture (acronyme KOWR en polonais ) entrées en vigueur ce mois-ci, les agriculteurs et les acheteurs doivent s’inscrire uniquement lors de la création de leur entreprise, les permis annuels n’étant plus requis.
Une fois inscrits, les agriculteurs ne devront plus informer leur annexe régionale  KOWR s’ils changent les variétés qu’ils cultivent, augmentent la superficie totale plantée ou déplacent leurs champs. Un casse-tête administratif en moins pour les cultivateurs.
L’article de Hemp Today est disponible ici

Allemagne : Le gouvernement sommé d’avancer plus vite sur la légalisation du cannabis.
Après la formation du gouvernement d’Olaf  Scholz, la coalition avait fait savoir que la légalisation du cannabis à des fins récréatives n’est pas une priorité. Depuis le début du mois, les priorités semblent avoir été revues afin de répondre à une demande pressante de l’opinion publique sur le sujet.
Pour accélérer le calendrier, plusieurs politiques ont fait pression sur le ministère de la Santé et plus particulièrement sur le détenteur de ce marocain Karl Lauterbach. Pour y parvenir, alors que le ministère était jusque-là focalisé sur la crise du Covid-19, un fond d’1 million d’euros a été débloqué .
L’article de Hanf Magazine est disponible ici

Etats-Unis : 70% des électeurs de Biden sont en faveur de la légalisation du cannabis.
Un récent sondage indique qu’une forte majorité d’Américains -de tous bords politiques- soutiennent soit la légalisation du cannabis à l’échelle nationale, soit la possibilité pour les États de définir leurs propres politiques en matière de cannabis. 70% des électeurs qui ont voté pour Joe Biden soutiennent la légalisation à l’échelle nationale, malgré l’opposition du président à ce changement de politique.
L’enquête de YouGov souligne à quel point la prohibition est impopulaire: aucun groupe démographique interrogé n’a montré un soutien majoritaire au maintien de l’interdiction fédérale du cannabis.
L’article de Marijuana Moments est disponible ici

Etats-Unis : 3 milliards de dollars de cannabis vendus en trois ans dans l’Etat du Massachusetts.
Dans le Massachusetts, les ventes de cannabis pour adultes ont dépassé les 3 milliards de dollars depuis le lancement du marché en 2018. Avec 216 détaillants de cannabis et 11 entreprises de livraison opérant dans l’Etat, les ventes brutes totales de « weed » à des fins récréatives ont atteint 3 001 846 490 $ au 14 mai de cette année.
La Commission de contrôle du cannabis (CCC) remarque que cela  ne fait que huit mois que l’État du Massachusetts a signalé que les ventes avaient dépassé les 2 milliards de dollars.
L’article de Marijuana Moments est disponible ici

Canada : la première ferme de cannabis avec vente directe sur place ouvre ses portes.
Le Canada célèbre l’ouverture de sa première installation de production de cannabis à la vente sans intermédiaire, du producteur au consommateur. Une étape majeure pour la communauté indienne qui réclamait depuis 2019 un assouplissement de la législation dans ce sens. Les boutures sont fournies par Life Cycle Botanicals, qui transplante et cultivent les plantes dans cinq salles consacrées. Chaque pièce contient différentes saveurs, souches, arômes, puissances et propriétés pharmaceutiques pour un catalogue à la vente directe très fourni.
L’article de High Times est disponible ici

Israël :  Du cannabis casher bientôt disponible.
C’est la société Seach Medical Group qui est la première a obtenir  une certification casher (ou kashrut).
Concrètement, cela veut dire que le cannabis a été préparé selon les normes alimentaires juives. Grâce à cette certification, davantage de juifs – même orthodoxes – pourraient être plus enclins à consommer du cannabis médical.
Cependant, dans le cas des produits manufacturés à base de cannabis , comme les bonbons gélifiés ou les huiles, le processus sera plus contraignant. Les usines devront  être inspectées quatre à six fois par an, les huiles d’infusion devront aussi être certifiées casher et les bonbons gélifiés exempts de gélatine (car la gélatine est dérivée d’os d’animaux).
Israël est le marché du cannabis médical le plus avancé au monde. Dans le pays, il y a plus de 100 000 patients enregistrés avec des licences de cannabis.
L’article de El Planteo est disponible ici

Etats-Unis : Le cannabis officiellement efficace contre les douleurs liées au cancer.
Selon une étude publiée le 20 mai dans Frontiers in Pain Research, le cannabis serait très efficace dans la lutte contre la douleur cancéreuse.
L’étude a ainsi révélé que pour la plupart des patients atteints de cancer, les niveaux de douleur s’amélioraient considérablement alors que d’autres symptômes diminuaient également avec l’utilisation du dit  cannabis à visée médicale. Les patients en oncologie souffrent généralement de dépression, d’anxiété et d’insomnie en plus de la douleur pendant le traitement. Souffrir de tels symptômes aggrave la qualité de vie d’un patient et peut même affecter négativement le pronostic.
L’article du Jerusalem Post est accessible ici

THC, CBD et conduite au volant: quels dangers?

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Peut-on consommer du CBD si on prend le volant? Combien de temps le THC reste-t-il actif et à quel point altère-t-il  la conduite ? A Sydney, les chercheurs de l’Initiative Lambert se sont penchés sur ces questions pour nous fournir des réponses précises.

Pour la première fois, des chercheurs ont étudiés les effets du cannabis sur notre capacité à conduire. L’étude, dirigée par l’Initiative Lambert* à l’Université de Sydney a été conjointement menée à l’Université de Maastricht, aux Pays-Bas.

 Le CBD : sans danger sur la conduite

Les résultats ont été publiés en décembre dernier dans le très sérieux American Medical Association Journal.
Nous y apprenons entre autres que le cannabidiol (CBD), n’affecte nullement la conduite, mais que des quantités modérées de THC produisent en revanche des troubles légers, qui peuvent durer jusqu’à quatre heures, mais bien loin des troubles inhérents à la consommation d’alcool ou de tranquillisants précise le rapport. L’étude confirme la nécessité d’être vigilants lorsque l’on consomme du THC. Lors d’autres observations, les scientifiques auront donc confirmé que  le caractère non-psychotrope du CBD, et par là même son innocuité au volant.

Le THC: des effets invalidants pouvant persister quatre heure

Le directeur de la recherche, le Dr Thomas Arkell, détaille les résultats :  «les données recueillies indiquent pour la première fois que le CBD, lorsqu’il est administré sans THC, n’affecte aucunement la capacité d’un sujet à conduire. C’est une excellente nouvelle pour ceux qui utilisent ou envisagent un traitement utilisant des produits à base de cannabidiol  »
Depuis quelques années, de considérables avancées ont été faite dans les traitements médicaux à base de cannabis. Un nombre croissante de produits contenant du CBD ou/et du THC pour des conditions telles que l’épilepsie, l’anxiété, la douleur chronique ou encore le traitement d’addictions ont ainsi fait leur apparition en milieu clinique et en pharmacie dans certains pays.

La recherche, menée aux Pays-Bas, a été menée auprès de sujets ayant inhalé du cannabis contenant différents mélanges de THC et de CBD. Les candidats ont ensuite effectué, dans des conditions contrôlées, un trajet de 100 kilomètres sur les routes publiques. Ces test ont été menés  40 minutes et quatre heures après la consommation. Le cannabis contenant principalement du CBD n’a aucunement altéré la conduite.  Le cannabis contenant du THC, ou un mélange THC / CBD, a provoqué une légère altération mesurée 40 minutes plus tard. Après quatre heures, aucune altération n’a été remarquée.

Etude de référence?

«Avec l’évolution des lois sur le cannabis à l’échelle mondiale, les Etats ayant légalisé ont besoin de légiférer sur des bases scientifiques précises et fiables. Ces résultats fournissent des informations indispensables sur les effets causés par les différents types de cannabis. Nous espérons que notre travail aidera à orienter la politique de sécurité routière, que ce soit en Australie, aux Pays-Bas ou ailleurs» , a conclu le scientifique, laissant entrevoir la possibilité que l’étude puisse servir de socle légal pour l’élaboration d’une politique internationale sur le cannabis au volant.

*L’initiative Lambert regroupe une vingtaine de chercheurs qui étudient les effets des cannabinoïdes sur l’organisme. Leurs laboratoires sont hébergés au sein de  l’Université de Sydney.

CBD, THC et sommeil: le guide ultime

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Avec ses vertus relaxantes, anxiolytiques et apaisantes, le chanvre est un formidable moyen de trouver le sommeil. Mais qu’il s’agisse de CBD ou de cannabis, quelques règles sont essentielles à observer. Notre guide vert anti-nuit blanche.

Dès lors que l’on envisage le cannabis pour retrouver le sommeil, une première question se pose: CBD ou THC?
Les deux cannabinoïdes les plus connus de la belle plante ayant chacun des effets et mécanismes d’action très différents.
A ce premier distingo s’ajoutera un autre paramètre non négligeable: contrairement au CBD, le THC est encore une substance prohibée aux yeux d’une majorité de gouvernements.
Si l’Amérique du nord a en grande partie légalisé l’usage du cannabis récréatif (et donc du THC), la consommation de ce dernier reste proscrite dans la quasi-totalité de l’Europe.
Un paramètre a prendre en considération si vous ne souhaitez pas (mal) dormir au commissariat. Il est donc impératif de bien se renseigner sur les lois en vigueur dans le pays où réside votre lit.

CBD: le régulateur de sommeil soft et naturel

Le cannabidiol (CBD), c’est l’alcaloïde « sobre » du cannabis.
Si, contrairement à célèbre son cousin THC, le CBD n’a aucun effet psycho-actif (entendez par là qu’il ne fait pas planer), son action sur le système endocannabinoïde (SEC) n’est plus à prouver. Via ses vertus myorelaxantes, le CBD se pose comme un très bon agent relaxant et surtout un extraordinaire régulateur du SEC, et donc de votre horloge interne. Une action régulatrice qui a de nombreux points communs avec celle de la mélatonine. C’est d’ailleurs cette similitude et complémentarité qui explique qu’un nombre croissant de marques ajoutent aujourd’hui de la mélatonine à leurs huiles ou teintures au CBD, pour une efficacité maximum… et sans danger.

CBD et dodo: comment bien s’y prendre

Le CBD étant certes un relaxant mais surtout un gentil gendarme du SEC, il est inutile de boire un demi litre d’huile au cannabidiol pour s’endormir: quelques gouttes toute les 24 heures suffiront à harmoniser SEC et sommeil.
Votre corps saura naturellement accueillir la molécule et la répartir afin de rééquilibrer un corps mis à mal par un stress passager comme une anxiété chronique.
Question posologie, les dosages thérapeutiques vont de 20 à 200mg pour une personne de 70 kilos et en bonne santé. Pour ce même poids, 50mg/jour est un dosage qui devrait rapidement vous réconcilier avec votre oreiller.
En ce qui concerne l’horaire de la prise, il est conseillé de le prendre en une seule fois à la meme heure; un peu avant le diner étant la fenêtre généralement recommandée.
En cas d’association CBD-mélatonine, il sera en revanche plus judicieux d’attendre 22h si vous comptez vous endormir vers 23h-23h30.

THC: le nightcap vert

Une idée aussi répandue que solidement ancrée en chaque cannabis enthousiaste consiste à penser que l’Indica est la variété la plus appropriée pour tomber rapidement dans les bras de Morphée. Inversement, les Sativa sont supposées avoir un effet tonique Un distingo qui peut aiguiller vos choix, mais qui n’est loin d’être systématique
Pour vous éviter des heures de recherche sur le Web, une fortune en essais plus ou moins fructueux et des nuits blanches ou vertes, nous avons sélectionné 5 variétés des plus efficaces en la matière, de la plus légère à la plus forte.
1- God’s Gift
2- Tahoe OG Kush
3- Granddaddy Purple
4- Ogre
5- 9 Pound Hammer

Cas sévères : Préférez avaler votre nightcap-weed plutôt que de le fumer

Si vous souffrez de réveils nocturnes post sommeil profond, c’est à dire à peu près trois heures après vous être assoupis, avaler votre somnifère naturel vous maintiendra dans la plus radicale horizontalité jusqu’au petit matin.
Au Canada les produits comestibles au THC (edibles) sont légaux depuis le 1er janvier et le sont dans 11 états américains.
Profitez-en si une simple aide à l’endormissement sous forme de fumée n’est pas suffisante.
Les comestibles au THC mettront plus de temps faire effet, mais ces derniers dureront beaucoup plus longtemps (entre 7 et 9 heures, c’est-à-dire une belle nuit).

« À bédot dodo, matin ramolo »

La consommation de cannabis avant de dormir, particulièrement de cannabis fort en THC à l’instar de la Granddaddy ou de la God’s Gift (et à plus forte raison pour les comestibles) peut provoquer une «gueule de bois de la weed», AKA « gueule de bois verte ».
Alors non, vous ne serez pas penché sur les toilettes avec une céphalée de 1er janvier russe,  mais vous pourriez vous sentir léthargique, mou, embrumé, déshydraté, avec une mémoire pas au top. Ce sont des signes de votre corps qui vous indiquent que vous avez dépassé la dose dont vous aviez besoin. Avantage de la déplaisante expérience : vous permettre d’ajuster quantité ou variété de weed selon vous besoins. Si vous vous réveillez dans un tel état, un peu comme un abus d’alcool, les gestes qui vous sauveront seront les mêmes : boire de l’eau (beaucoup) faire de l’exercice et ne pas rechigner à prendre 1000 mg de vitamine C… mais à distance de votre café, pour ne pas contrarier votre estomac qui aura pu être fragilisé par cet excès cannabique.

Cannabis et rêves : le paradoxe du sommeil paradoxal

En retrouvant le sommeil grâce au cannabis, vous pourriez y perdre vos rêves (ou une partie).  C’est tout du moins la conclusion de plusieurs études. Un comble pour une plante qui invite aux songes éveillés autant qu’elle fait voyager sans bouger.
Explication : les rêves se produisent au cours de la dernière étape de votre cycle de sommeil, appelé sommeil REM (Rapid Eye Mouvement). Il est démontré que la consommation de cannabis avant le coucher réduit le temps passé en sommeil REM, ce qui signifie que vous n’auriez pas autant de rêves ou de rêves vifs. Cependant, l’étude a aussi démontré que ce principe ne s’appliquait pas à tous. Une observation confirmée par le rédacteur qui n’a jamais cessé de rêver, même en dormant.

 

La Thaïlande va distribuer 1 million de plants de cannabis pour en promouvoir la culture à domicile

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Au mois de juin, le gouvernement thaïlandais va distribuer gratuitement un million de jeunes plants de cannabis aux ménages désirant se lancer dans la culture de ganja. Soutenue par le ministère de la santé, l’opération vise à promouvoir la culture légale de la plante, alors que le Royaume compte plus que jamais sur l’or vert pour booster une économie mise à mal par deux ans de pandémie.

Le ministre de la Santé Anutin Charnvirakul a annoncé la généreuse initiative décision dans un message publié Facebook le 8 mai et dans lequel il exprimait son intention de promouvoir et définir la culture de cannabis en tant « culture domestique ».
La mesure, qui entrera en vigueur le 9 juin, permettra aux thaïlandais de cultiver chez eux des plants de cannabis, à la seule condition d’en aviser leur gouvernement local. En revanche, les fleurs récoltées devront être exclusivement utilisées à des fins médicales, terminologie peu restrictive dans le pays.

La Thaïlande mise sur l’or vert…

Les dispositions entourant la distribution gratuite de pousses de cannabis imposent seulement aux bénéficiaire de prévenir les autorités locales de leur intention de se lancer dans le jardinage cannabique. Les contrevenant qui auraient oublié d’informer les pouvoirs publiques  s’exposent à une amende pouvant aller jusqu’à 20 000 bahts (605,33 $). Une amende pouvant aller jusqu’à 300 000 bahts ou trois ans de prison est prévue pour les cultivateurs qui feraient commerce sans licence de ce cannabis offert par l’Etat.

Cette décision est la dernière en date du plan thaïlandais de promotion du cannabis en tant que culture agricole légale. Environ un tiers de sa main-d’œuvre travaille dans l’agriculture, selon la Banque mondiale.
Dans une région du monde connue pour ses sanctions sévères à l’égard des drogues illégales, la Thaïlande est devenue en 2018  le premier pays d’Asie du Sud-Est à légaliser le cannabis thérapeutique.

… et les 12 millions d’agriculteurs que compte le Royaume.

Le royaume a également assoupli les lois locales portant sur la plante : en 2021, le gouvernement autorisait la commercialisation des produits contenant du chanvre et du CBD.
Hier mardi 10 mai, dans une autre publication faite sur Facebook, le ministre de la Santé précisait que les entreprises thaïlandaises enregistrées pouvaient désormais vendre des produits à base de chanvre bien-être (contenant moins de 0,2 tétrahydrocannabinol, ou THC, la partie de la plante responsable de l’effet planant).

Les défenseurs locaux du cannabis ont exprimé l’espoir que l’assouplissement des lois sur la marijuana pourrait stimuler la reprise économique après la crise de Covid-19. La Thaïlande est devenue le premier pays d’Asie du Sud-Est à légaliser la marijuana médicale en 2018.

Foi, CBD et entreprenariat: A la rencontre des nonnes qui cultivent du chanvre bien-être

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Les nonnes de l’ordre des Sisters of the Valley ne sont pas des bonne-soeurs conventionnelles. Et pour cause, elles se réclament d’une religion qu’on apprend pas au catéchèse : la foi en le cannabidiol (CBD). Portrait d’une confrérie dont les fidèles sont assurés de monter au ciel.

Meet Sister Kate, née Christine Meeusen et originaire de Milwaukee, Wisconsin.
En 2009, après un sale divorce, elle débarque en Californie avec trois enfants en bas âge et une idée fixe: créer un collectif de marijuana à usage médical avec son frère Joe: ce sera « Caregrowers ».
À l’époque, la Californie est l’un des rares État à avoir légalisé l’usage du cannabis thérapeutique. Après consultation et ordonnance chez un praticien,  les  patients en souffrance sont autorisés à acheter de l’herbe dans les dispensaires achalandés par des ferme de culture comme Caregrowers.
«La majorité des patients qui nous ont été envoyés par des médecins étaient très malades ou très proches de la mort» se souvient Sister  Kate dans le documentaire qui leur est consacré et produit par Netflix « Breaking Habits ».
En 2010, Christine Meeusen et son frère ne produisent et vendent que des fleurs séchées.
Ce qui n’est pas sans poser des soucis de sécurité pour les patients : un grand malade avec un joint allumé dans un lit… c’est les flammes de l’enfer assuré.
Dans un effort de résoudre ce soucis structurel, Christine arrête la vente de fleurs au profit  de crèmes, huiles et onctions, produits nettement moins accidentogènes.
La vente de teintures et autre préparations proposées décollent très rapidement, nous sommes en 2011.
Pendant ce temps-là, Sister Kate s’implique dans le mouvement d’origine canadienne « Occupy » , se présentant souvent aux manifestations vêtue d’une robe noire et blanche, un costume d’Halloween retrouvé par hasard dans sa cave.
A force de la croiser dans l’habit religieux, les manifestants ont commencé à l’appeler « Sister Occupy », un surnom qui n’a pas été sans raviver sa fascination de toujours pour les nonnes. Finalement, après avoir récupéré son nom de jeune fille, Christine Meeusen se baptise «  Sister Kate ».
En 2013 et en 2014, Elle ferme « Caregrowers » pour lancer «  Sisters of the Valley » et une gamme de produits au CBD qui verra le jour en 2014.

Question religion, Sœur Kate tient à préciser qu’elle n’est pas catholique pour le moins du monde et que son ordre n’est pas un groupe de «vraies bonne soeur».
Au contraire, l’organisation est basée sur les Béguines, qui étaient des groupes de femmes qui au Moyen Âge vivaient ensemble, travaillaient ensemble et priaient ensemble – sans la contribution des hommes ni la domination de l’Église catholique-, au service des plus démunis.
D’ailleurs, à chaque prière avant de passer au jardinage, curing ou préparation des huiles et divines onctions, Sister Kate commence sa prière par « Dear Godess » soit « Chère déesse », la déesse étant, vous l’aurez compris, la divine Ganja.
Quant à la doyenne sœur Kate, elle se décrit comme « une anarchiste en mission divine au service de l’homme et mère cannabis ».

Sister Kate dans son paradis

Les «nonnes de l’herbe», comme on les appelle dans la région, ne font en revanche pousser que de la weed non psychoactive, cultivée pour être pauvre en THC, le cannabinoïde qui fait planer, et très riche en CBD, l’autre alcaloïde aux multiples vertus curatives qui ne « défonce » pas.
Actuellement, Sœur Kate compte 15 employés à temps plein, dont 11 sont originaires de Merced, Californie, là où le couvent vert et la ferme sont situés.
Un autre objectif de Sister Kate est de créer des beaux emplois  pour les femmes dans la médecine alternative, le service à la clientèle, la comptabilité et l’administration des affaires. Toujours en relation avec la plante divine…

Les Green Sisters au travail

Aujourd’hui, les religieuses de la Ganja utilisent ainsi le cannabis pour fabriquer des pommades, des teintures et de «l’huile végétale pure», conçues pour soulager les douleur chroniques, le stress, l’anxiété, les l’insomnie, un mauvais transit et même l’acnée, un bienfait reconnu du  CBD sur les pubères manifestation dermiques.
L’année dernière, Sœur Kate et les Sisters of the Valley ont réalisé 1,2 millions de dollars de chiffre d’affaire.
« Notre but est de répandre notre parole, parce que finalement, tout le monde fait pousser de l’herbe dans le monde » décare Sis’Kate avec enthousiasme dans le documentaire de Netflix. « Mon vœux est de pouvoir ouvrir des congrégations Sisters of the Valley partout où l’on peut cultiver de l’herbe, et continuer à prêcher en actes les bienfaits de mère nature et mère cannabis».
Amen.

 

Les produits de Sisters of the Valley ne contenant quasiment pas de THC, crèmes, huiles et onctions peuvent être livrés dans tous les pays libres via leur site :  https://www.sistersofthevalley.org/

La Revue de presse

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Chaque lundi, Zeweed vous propose le meilleur de l’actualité du chanvre bien-être et du cannabis avec cette semaine : Canapaindustrial, Cannabis Industrie, New Cannabis Venture, Benzinga, El Planteo et Hemp Im.

Italie : Dans le pays, le CBD rapporte entre 200 et 300 millions par an 
Ces dernières années, grâce à la loi no. 242/2016, l’Italie avait fait d’importants progrès dans le développement d’une chaîne d’approvisionnement en chanvre et la fleur locale était appréciée au niveau européen. D’après ce qui ressort d’une enquête-consommateurs récemment menée, environ 1 consommateur français sur 4 déclare avoir utilisé un produit italien, et le pourcentage augmente en ce qui concerne les inflorescences. La régulation de la filière chanvre a conduit à la création d’un phénomène culturel et commercial plutôt rémunérateur.
La dépense mensuelle moyenne des amateurs de CBD  est comprise entre 40 et 70 €. Depuis 2016, de nombreuses start-up ont vu le jour, qui ont favorisé l’entrepreneuriat agricole et commercial des jeunes.
Le chiffre d’affaires qui en résulte compte entre 200 et 300 millions par an, avec près de 10 000 nouveaux emplois et, donc, les recettes fiscales correspondantes pour l’État.
L’article de Canapaindustrial est accessible via ce lien.

USA : Depuis 2014, le cannabis légal a rapporté 14.9 milliards de dollars de recettes fiscales aux Etats concernés.
Depuis 2014, année qui a vu les premières ventes légales de cannabis au Colorado et à Washington, les politiques de légalisation dans plusieurs États ont créé une nouvelle source de revenus pour renforcer les budgets et financer les services publiques de chaque Etat concerné. De 2014 à mars 2022, les États ont déclaré un total de 11,2 milliards de dollars de recettes fiscales provenant de la vente légale de cannabis pour adultes.
Rien qu’en 2021, les États qui ont légalisé le cannabis ont généré plus de 3,7 milliards de dollars de recettes fiscales sur ce même cannbis récréatif. En plus des revenus générés pour les budgets gouvernementaux, les villes et villages ont également encaissés des centaines de milliers de dollars de nouveaux revenus grâce aux taxes locales sur le cannabis adulte.
L’article de Cannabis Industrie est disponible ici. 

Canada : Les ventes de cannabis en légère baisse depuis un mois, après une nette hausse sur l’année
Comme chaque mois, Statistique Canada a publié les ventes au détail pour le pays, en l’occurence pour le mois de février : les ventes de cannabis ont diminué de 2,9 % par rapport à janvier pour s’établir à 336,4 millions de dollars canadiens. Les ventes ont augmenté de 28,5 % par rapport à il y a un an, en hausse par rapport au taux de croissance de 24,3 % de janvier. La raison de cette croissance : l’ augmentation du nombre de magasins ainsi que la baisse des prix des fleurs. En Ontario, la province la plus peuplée, les ventes ont augmenté de 4 % par rapport à janvier et de 65 % par rapport à il y a un an, reflétant l’augmentation du nombre de magasins. L’Alberta, qui est la deuxième province en importance, a enregistré une baisse de 5 % par rapport à janvier et une hausse de 9 % par rapport à il y a un an. Le Québec a baissé de 12 % par rapport à janvier et de 4 % par rapport à il y a un an, tandis que la Colombie-Britannique a baissé de 7 % par rapport à janvier alors qu’elle a progressé de 25 % par rapport à il y a un an.
L’article de New Cannabis Venture est accessible ici.

Argentine : Le Congrès libère le commerce de chanvre, une manne économique potentiellement gigantesque pour le pays.
La Chambre basse argentine a approuvé une loi qui créera un cadre réglementaire pour les investissements publics et privés dans la production de produits à base de cannabis de qualité pharmaceutique.
La loi a été adoptée au Sénat l’année dernière, avec un large soutien des gouverneurs des États qui parient sur le cannabis pour promouvoir la croissance économique et le développement durable.
La législation ne légalise pas le cannabis récréatif, mais voit naître l’ARICCAME (Agence de réglementation du chanvre et du cannabis médicinal), l’agence qui réglementera la production de cannabis à des fins médicinales et industrielles.
L’agence coordonnera avec les gouvernements des États quand et si les licences de cannabis et de chanvre sont approuvées, jouant un rôle de premier plan dans le processus de réglementation.
L’article de Benzinga est disponible ici.

Népal : Le pays s’apprête à mettre fin à 50 années de prohibition du cannabis.
Le gouvernement Tibétain et ses hauts responsables ont annoncé qu’ils rédigeaient une législation visant à abroger l’interdiction de la marijuana.
Dans les années 1960, le Népal s’est érigé en paradis du cannabis, avec son haschich mythique réputé le plus puissant au monde. À cette époque, les « boules de hasch » pouvaient être obtenues dans des magasins agréés par le gouvernement.
En raison de la pression des États-Unis et de sa « guerre contre la drogue », le pays a été contraint d’interdire le cannabis en 1973.
L’interdiction de la plante a ainsi mis fin aux us et coutumes ancestrales autour de la plante et la culture historique du cannabis, qui pousse à l’état sauvage dans le pays. La « Ganja » est une partie très importante de la culture au Népal, puisque les tiges, les feuilles et la résine étaient utilisées pour la cuisine, pour confectionner des vêtements et comme ingrédient dans la médecine ayurvédique traditionnelle.
L’article de El Planteo est disponible ici.

Mexique : Le pays pourrait conquérir le marché mondial du cannabis, mais les régulateurs l’en empêche. 
Le président  d’Oaxaca Alejandro Martínez Moreno, estime que le marché du cannabis médical et récréatif au Mexique atteindra une valeur de 5 milliards de dollars d’ici 2025.
Et pourtant, alors que le pays se remet du Covid est reste en proie aux cartels, les députés restent réticents à promulguer une loi réglementant favorablement le cannabis dans le pays, même lorsque les études menées par la Chambre basse et le Conseil mexicain du cannabis et du chanvre prévoient des bénéfices entre  900 $ millions et 1,7 milliard de dollars de taxes générées par le marché du cannabis légal.
L’article de Hemp Im est accessible ici.

Victoria et la ganja, une histoire d’amour

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Au club des VIP amateurs de weed, la reine Victoria est référence absolue. Avec un demi-siècle d’une consommation quasi-quotidienne de cannabis prescrite et consignée par son médecin personnel, la « grand-mère de l’Europe » nous démontre que la ganja aussi est une belle plante royale au règne indétrônable.

Londres, avril 1840. La reine Victoria, à peine 20 ans, finit d’emménager à Buckingham Palace avec Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, l’homme de sa vie  à qui elle vient de passer la bague au doigt. Ils sont jeunes,  ils s’aiment, il est beau.
Victoria, elle, est intelligente, parle cinq langues, dessine admirablement et est surtout à la tête  d’un empire qui écrit ses plus belles pages.
Aussi fusionnels et inséparables qu’un collage deux feuilles OCB, le couple s’entend à merveille.
Ou presque.

Victoria’s secret

Depuis quelques semaines, venant des appartements royaux, ce sont les cris de la reine qu’on entend à merveille.
La souveraine est prise de “vives douleurs menstruelles” ainsi que de “pertes de sang froid et d’hystérie continue1
Sir Russel Reynolds, le médecin royal, est sommé.
Belladone et vin d’opium sont prescrits, mais avec beaucoup trop d’effets secondaires au goût de Victoria et sans réels effet sur son affection.2

En 1841, le Dr Reynolds suggère alors un autre traitement:
Il prescrit à la reine une teinture et et huiles d’une plante déjà bien connue au XIXème mais peu utilisée en médecine : le cannabis.
En l’occurence, du cannabis Sativa L

Ganja save the Queen!


Liesse et autres effusions de joie pour le couple royal: les douleurs de la reine partent en fumée dès la première prise!3
Double effet Kiss-Cool,  on dit de Victoria qu’elle est désormais  “d’un caractère prompt au rire, d’un grand appétit et d’un bon sommeil”, tu m’étonnes.
Sir Russell Reynolds prescrira ensuite à la reine, décoctions, huiles et sirop de chanvre Indica pour surmonter les difficultés liés à ses grossesse.
Puis pour encaisser le baby-blues en résultant, suivi de 4 traitement idem pour surmonter le deuil de son mari en 1861.
La même ordonnance fut enfin proposée par Reynolds la reine pour prévenir la sénilité. 4
On est jamais trop prudent.
En 1890, le  Dr Russell Reynolds (fournisseur et balance royal)  écrira que “le cannabis pur, utilisé dans de bonnes proportions, est l’un des remède les plus efficaces que l’on puisse trouver…4

Bilan:
La reine aura neuf enfants avec Albert 1er tout en étant à la tête du plus grand empire colonial du globe. Avec 63 ans sur le bon trône, elle est dans le top 3 des plus long règnes de l’histoire de la monarchie. Victoria aura aussi consommé de la weed de 1841 à 1889 (date à laquelle le royal toubib prendra sa retraite et cessera donc de consigner dans son journal les soins prodigués à son illustre patiente), soit 48 ans de relation avec la plante magique.
Quant aux quantité réelles consommées, nous n’avons peu ou pas de données disponibles. Secret-défonce.

48 ans de conso’ et 380 millions de sujets à gérer dont neuf enfants; ça vaut bien notre plus beau titre de noblesse; celui de Stoner du mois.

Bonus: Victoria et la Weed en 40 secondes!

 

1 Cecil Woodham-Smith, Queen Victoria: her life and times,1819-1861, Londres, Hamish Hamilton, 1972 , pp 328-3)
2 Paul Butel, L’opium, Perrin, 2011 pp 213-214
3 Christophe Hibbert: Queen Victoria: a personal history, Londres, HarperCollins 2000
4 Reynolds, J. Russell, 1890. Therapeutic Uses and Toxic Effects of Cannabis Indica, Lancet 1 (March 22, 1890), pp 637-638., pp 145-149.

La revue de presse

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Chaque lundi, Zeweed vous propose le meilleur de l’actualité du chanvre bien-être et du cannabis avec cette semaine : Prohibition Partners, High Times, Business Of Cannabis, Stockhead, The Thaiger, GlobeNewsWire et L’Express.

Suisse : Les premières ventes légales de cannabis récréatif prévues pour 2022.
Mardi 26 avril, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a définitivement approuvé un projet pilote autorisant la vente légale de cannabis à usage adulte en Suisse. L’initiative permettra à près de 400 participants d’acheter du cannabis récréatif dans certaines pharmacies. Cette expérimentation fournira à terme des données sur les besoins des consommateurs lorsqu’ils achètent auprès de canaux légaux, en vue de planifier la légalisation de l’herbe dans toute le Suisse. Il s’agit du premier volet d’une série de projets pilotes qui seront mis en place dans les grandes villes Suisses. Cette initiative intervient après le vote d’ un amendement à la loi sur les stupéfiants de la Confédération Helvétique en 2021.
L’article de Prohibition Partners est disponible ici.

Guernesey : Sur l’île, 5 000 autorisations et ordonnances de cannabis thérapeutiques ont délivrées à des patients.
Sur les îles anglo-normandes, territoire britannique situé entre le Royaume-Uni et la France, l’industrie du cannabis est en plein boom, en contraste frappant avec ce qui se passe actuellement dans le reste de l’Europe.
Guernesey et Jersey ont procédé à une réforme médicale inédite au Royaume-Uni comme dans la plupart des pays de l’UE. A titre de comparaison, en France, seuls 1000 patients ont accès au même cannabis thérapeutique.
Cette folle croissance est particulièrement marquée à Guernesey. Depuis que le cannabis médical a été rendu légal au milieu de la pandémie en 2020, 5 069 licences de cannabis médical ont été délivrées aux patients sur l’île. Environ 4 500 ont été délivrés après mars 2021 alors que 658 ont déjà été délivrées depuis le début de l’année.
L’article de High Times est disponible ici.

Etats-Unis : Joe Biden gracie quelques américains incarcérés pour des délits mineurs liés au cannabis.
L’administration Biden a accordé une grâce présidentielle à 78 prisonniers, dont des dizaines ont des condamnations liées au cannabis, selon la Maison Blanche. Bien loin de la promesse de grâce présidentielle fédérale promise durant la campagne électorale du 46ème locataire de la Maison Blanche.
Parmi eux et en exemple :  Jose Luis Colunga, du Nebraska,  qui a été condamné à 240 mois de prison après avoir été reconnu coupable d’avoir eu l’intention d’acheter puis vendre une tonne de cannabis, ou encore la New Yorkaise Stacie Demers, qui a été condamnée à 120 mois de prison pour consommation et vente d’herbe. « L’Amérique est une nation de lois et de secondes chances, de rédemption et de réhabilitation« , a tweeté le président après avoir gracié les 78 incarcérés.
L’article de Business Of Cannabis est disponible ici.

Australie : Les consommateurs devront attendre 2023 pour obtenir des médicaments au CBD.
Techniquement, les produits à base de cannabidiol (CBD) sont en vente libre en Australie, et sans ordonnance depuis que la Therapeutics Goods Administration (TGA) a défini la dose admise de CBD (150 mg ou moins) dans les dits médicaments.
Pourtant, il n’y a actuellement aucun produits CBD approuvés à la vente par l’Etat. La faute aux nombreuses certifications, tests et autre les essais cliniques imposés par les pouvoirs publiques. De là à ce que ces obstacles soient surmontés par les entreprises distribuant du CBD,  il pourrait s’écouler plus d’un an avant que les consommateurs aient accès aux produits à base de CBD sur les étales des pharmacies.
L’article de Stockhead est disponible ici.

Thaïlande : Une clinique américaine de cannabis thérapeutique inaugurée en grandes pompes.
Une société américaine vient d’ouvrir une clinique de cannabis thérapeutique en Thaïlande, ce qui en fait la première franchise étrangère à le faire. La clinique, située à Bangkok, se donne pour mission de traiter la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer, le cancer, les troubles de l’alimentation et l’insomnie. La clinique prévoit que les modifications apportées aux lois thaïlandaises en juillet dernier leur permettront de donner aux patients des produits à dominante THC à des fins de recherche.
En 2020, la Thaïlande est devenue le premier pays asiatique à autoriser la production et l’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques.
L’article de The Thaiger est disponible ici.

Israël : 60% des produits CBD pour le sommeil auraient des niveaux d’ingrédients mal étiquetés.
La société Leafreport vient de publier une étude indiquant que 60 % des produits CBD commercialisés pour des troubles du sommeil affichaient les mauvaises quantités de CBD, de CBN et/ou de mélatonine. Leafreport est l’une des principales entreprises de certification de produits CBD.
Pour cette étude, la société a acheté 52 produits d’aide au sommeil au CBD, notamment des bonbons gélifiés, des teintures et des gélules.
On découvre dans la dite étude que plus de la moitié (60%) des 52 produits testés contenaient des ingrédients actifs (comme le CBD, le CBN ou la mélatonine) dépassant de plus de 10% la concentration indiquée sur l’étiquette.
L’article de Globenewswire est disponible ici.

Malawi : Les producteurs de tabac misent sur la ganja.
Au Malawi, un des pays les plus pauvres de la planète, le tabac représente 70% des exportations. Or, entre mauvaises récoltes et prix qui chutent, de nombreux agriculteurs ne s’y retrouvent pas : en 2021 les ventes de tabac ont rapporté 164,5 millions d’euros soit 27% de moins par rapport à 2020.
Cette drastique chute des prix incite certains agriculteurs à se lancer dans le cannabis, dont la culture à des fins thérapeutiques et industrielles a été légalisée en février 2020.
Selon un rapport de la Banque mondiale publié en 2011, l’herbe locale, plus connue sous le nom de Malawi Gold fait partie des espèces « les meilleures et les plus fines » au monde.
L’article de l’Express est disponible ici

 

Quand Marie-France fait la promotion de graines de cannabis à faire pousser chez soi

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A défaut de pouvoir acheter légalement de la weed dans l’hexagone, les seniors peuvent compter sur Marie-France pour en faire pousser. En partenariat avec la banque de graines Dutch Passion, le mensuel féminin s’est fendu d’une promo sans équivoque sur le homegrowing de cannabis.

Les séniors ont bien changé ! Alors qu’il y a encore 10 ans, les magazines dédiés aux sexagénaires avaient comme annonceurs la Jouvence de l’Abbé Sourry, les termolactyles Damart ou les résidences Hespérides, ce sont désormais les charmes de la culture de cannabis à domicile qui sont loués à coup de publi-rédactionnel dans les pages web de Marie-France, le titre historique et mature du groupe Marie-Claire.

Si le chapeau de l’article rappelle aux obligations légales « il est très important de vous renseigner sur la loi en vigueur dans votre pays » , le reste de la réclame cannabique ne laisse que peu de doutes sur l’usage qui sera fait par les lectrices des graines de la collection « cannabinoïdes spéciaux ».

En illustration, un visuel affichant des variétés comme la Skywalker Haze Automatique (26% de THC).

Les souches recommandées par le mensuel tiré à 120.000 exemplaires vont des très sobres CBG-Force (0,11% de THC)  et Charlotte’s Angel ( moins de 1% de THC) à la plus sportive THC-Victory, qui, avec ses 7 à 8% de THC, devrait envoyer plus d’une mamie dans le cosmos.
Pas chiche, le mensuel crée en 1944 propose aux lectrices et jardinières en herbe de voyager moins cher avec 15% de remise pour toutes commandes de graines de la catégorie.

Faut-il s’en étonner ? Pas vraiment. Aux Etats-Unis, l’engouement du troisième âge pour le cannabis est un vrai phénomène de société comme le rapporte nos confrères de RTBF, avec à la clef un marché du cannabis médical et récréatif chiffré à 5 milliards de dollars pour les plus de 60 ans, rien qu’en Californie. Un coche de la Marie-Jeanne que Marie-France n’a pas raté.

58% des 25-34 ans estiment que le CBD pourrait faire baisser le nombre de consommateurs de cannabis.

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Alors que la vente de fleurs de CBD est de nouveau légale en France et qu’en Europe le marché du chanvre bien-être explose, Zeweed a voulu en savoir plus sur la façon dont le CBD est perçu dans l’Hexagone. Les Français sont-ils bien informés? Soutiennent-ils le gouvernement dans sa volonté d’interdire le commerce de fleurs de CBD? Quels sont les modes de consommation privilégiés? Est-ce que le CBD peut faire baisser la consommation de cannabis? Analyse et décryptage du 1er sondage sur les Français et le cannabidiol.

Premier enseignement à tirer de l’enquête menée par l’Ifop pour Zeweed en partenariat avec le Syndicat du Chanvre;  seul deux Français sur cinq (40%) s’estiment bien informés sur le CBD. Un chiffre plutôt encourageant quand on sait que la dédiabolisation passe par l’information. Sans surprise, ce sont les jeunes qui sont les plus au fait avec 61% des moins de 35 ans qui seraient bien informés contre seulement 21% chez les seniors (plus de 65 ans).

Les électeurs de gauche très renseignés, les sympathisants de droite plutôt gauches sur le sujet.

Autant que l’âge des personnes interrogées, les affinités politique sont aussi clivantes puisque 60% des sympathisants La France Insoumise (LFI) se disent bien informés sur les indications et modes de consommation du CBD alors qu’ils ne sont que 25% pour les électeurs votant Les Républicains (LR). Nous apprenons aussi que contrairement aux idées reçues,  voter vert n’implique pas nécessairement  une bonne connaissance de la plante puisque seul 40% des sondés ayant donné leur suffrage au parti écologiste (EELV) en 2017 seraient bien informés sur le CBD.

Réponses à la question « Comment vous estimez-vous informés sur le CBD ? »

Plus d’un quart des Français a déjà essayé le CBD.

L’étude conduite par l’Ifop démontre aussi que plus d’un quart des Français (26%) a déjà gouté au CBD sous une de ses formes (huile, fleurs, tisane ou cosmétiques) alors que 12% des sondés en consomment régulièrement, un phénomène particulièrement dans les villes et CSP à haut revenus. Là aussi, ce sont les jeunes qui montrent l’exemple puisque 59% des 18-24 ans a déjà essayé au moins une fois le CBD.

Réponses à la question « Avez-vous déjà acheté du CBD, et si oui sous quelle forme? »

En ce qui concerne les fleurs de CBD, sa consommation est ventilée de façon égale aux deux bouts de l’échelle sociale : dirigeants et chômeurs sont ainsi les deux catégories les plus plus friandes de chanvre bien-être à fumer (respectivement 30 et 29%),  alors que la pratique ne récolte que 18% des suffrages chez les salariés d’entreprises privées.

Dirigeants et chômeurs sont les plus gros consommateurs de fleurs de CBD.

Dans ce contexte, seul 36% des sondés soutiennent la volonté du gouvernement d’interdire la vente de fleurs de CBD (décision suspendue par le Conseil d’Etat) avec une majorité relative de 44% s’opposant à la volonté de l’exécutif de prohiber le commerce de fleurs de chanvre bien-être. Sur ce point, les écarts générationnels sont en revanche peu marqués.

Réponses à la question « Soutenez-vous la volonté du gouvernement d’interdire la vente de fleurs CBD? »

58% des 25-34 ans estiment que le CBD pourrait faire baisser le nombre de consommateurs de cannabis.

En cohérence avec le rejet de la position gouvernementale, 42% des français estiment que le CBD  pourrait faire baisser le nombre de consommateurs de cannabis.
Sur ce dernier point, les écarts sont en revanche très nets entre les moins de 35 ans et les 35-49 ans, qui adhèrent majoritairement à cette opinion (respectivement 55% et 49%) alors que chez les seniors, moins rompus aux charmes du cannabis comme du CBD, ils ne sont que 29% .

Pensez-vous que si la vente de produits à base de CBD était autorisée en France, cela pourrait faire diminuer en partie le nombre de consommateurs de cannabis (qui pourraient opter pour du CBD plutôt que pour le cannabis)
Réponses à la question « Pensez-vous que si la vente de produits à base de CBD était autorisée en France, cela pourrait faire diminuer en partie le nombre de consommateurs de cannabis ? »

Dernier enseignement : ce sont les sondés appartenant aux catégories consommant du cannabis qui estiment le plus que le CBD peut remplacer le cannabis pour les personnes qui essaient de se sevrer du THC.
Comme le professait Gaston Bachelard, « la connaissance vient de l’expérience » .

Sondage Ifop mené auprès d’un échantillon de 1 003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 et plus.
La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.
Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 21 au 24 janvier 2022.
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