Steven

Steve est journaliste et musicien. Il vit en ce moment en Amérique du Sud, entre Argentine et Uruguay. Cet amoureux des chats, nominé pour son travail d'investigation aux Emmy Awards, collabore aussi régulièrement avec High Times, Green Rush, Zamnesia  Royal Queen Seeds et bien d'autres.

Le site conso du mois : Zamnesia

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Depuis quelques années sur le Net, les sites de vente de graines de cannabis et d’accessoires pour fumer fleurissent à vitesse grand V. Cependant, des prix avantageux, une livraison fiable et discrète ainsi que l’assurance d’un bon produit sont les points qui me font (et probablement vous aussi) choisir un site plutôt qu’un autre. Après en avoir testé quelques-un, c’est sur Zamnesia que mon choix s’est porté. Je vous explique ici pourquoi.

Le Zamnesia Seed Shop

Comme son nom l’indique, le Zamnesia Seedshop se consacre à la vente de graines de cannabis, qui proviennent de plus d’une centaine de seed banks venant du monde entier.
Question user-friendly, faire ses achats sur le Seedshop de Zamnesia ne saurait être plus simple. L’ensemble du magasin est organisé de manière très conviviale et permet de trouver rapidement la bonne variété pour votre jardin ou votre espace de culture indoor. Vous pouvez choisir les graines par type (féminisés, régulières ou à autofloraison) par banque de graines, par variété, par prix ou  par concentration en THC ou CBD.
Zamnesia publie également régulièrement des listes triées sur le volet mettant en évidence leurs variétés star du moment dans différentes catégories (féminisées, auto, riches en THC, riches en CBD, etc.), ce qui peut être une excellente source d’inspiration lorsque vous ne savez pas quoi faire pousser . La fonction de recherche du site est remarquablement bien faite si vous recherchez quelque chose de spécifique.

Les prix dans le magasin de graines Zamnesia varient en fonction des variétés et des banque de graines. Les frais d’expédition varient entre 5 € et 10 € selon le pays dans lequel vous vous trouvez (notez que Zamnesia n’expédie actuellement qu’en Europe et au Royaume-Uni).
J’apprécie particulièrement le fait chaque liste de produits Zamnesia soit accompagnée de critiques où vous pouvez lire les expériences d’autres utilisateurs avec une variété particulière. Zamnesia organise par ailleurs régulièrement des promotions où vous pouvez obtenir des graines ou des accessoires gratuits lors de votre prochain achat.

  4 boutiques en ligne complètent l’offre du seed shop:

  • Le Zamnesia Headshop,  qui propose une grande variété d’accessoires pour fumeurs, y compris tout, des grinders et du papier à rouler aux bangs et pipes, des livres sur le cannabis, des briquets, des balances et bien plus encore
  • Le Zamnesia Vaporshop, dédié aux vaporisateurs de toutes formes, tailles et prix. Des grands modèles  comme le Volcano aux petites unités portables comme le Pax ou le G-Pen, le Zamnesia Vaporshop est très bien achalandé avec des un éventail de vaporisateur pour les bourses de toutes tailles, que l’on parle d’expérience ou de finances…
  • Le Zamnesia CBD shop:  Si vous recherchez du CBD légal de fabricants fiables, je vous recommande vivement de consulter la boutique CBD de Zamnesia, qui propose des teintures d’huile, des capsules, des produits comestibles, des cosmétiques et de nombreux autres produits de marques comme Cibdol, Zamnesia ou encore SupMedi
  • Le Zamnesia Smart shop. Inspiré des tristement célèbres smartshops d’Amsterdam, le Zamnesia Smartshop vend des aphrodisiaques naturels, des herbes, des teintures de champignons, de la salvia divinorum et de nombreux autres psychédéliques naturels et légaux et des extraits de plantes.*

Zamnesia garantit une expédition rapide et discrète depuis tous ses magasins. La marque se distingue également par son ouverture aux paiements alternatifs (Cartes de crédit bien entendu, mais aussi virements bancaires et règlement par crypto-monnaie) et par un service client attentionné et réactif.
Si vous recherchez des graines de cannabis premium, un vaporisateurs ou quelque autre accessoires pour fumer votre herbe préférée, je ne peux que vous recommander d’aller faire un tour sur Zamnesia (n’oubliez pas de vous inscrire à leur newsletter pour bénéficier d’une remise de 10 % sur votre premier achat).

 

*Avant de passer commande, prenez-soin de vous renseigner sur la législation en vigueur  du pays où vous souhaitez vous faire livrer.

Comment le CBD a sauvé mon chat

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Un nombre croissant de propriétaires d’animaux donnent du CBD à leurs compagnons poilus, tant le cannabinoïde est un excellent allié pour combattre la douleur, l’anxiété ou encore l’épilepsie. Témoignage.

Je n’avais pas beaucoup d’amis quand j’avais 8 ans. Ma famille et moi venions de quitter la Suisse pour l’Australie et, avant de nous installer à Melbourne, nous avons passé 6 mois à traverser le désert australien dans un 4×4 camping-car.
Nous ne parlions pas anglais, ne comprenions pas la culture ou n’avions pas une vie suffisamment stable pour que je puisse me faire de vrais amis.

Des souvenirs en noir et blanc qui sont passés en Technicolor le jour où ma sœur est venue nous rendre visite en octobre 2000 pour mon anniversaire, elle m’a offert un petit chat… noir et blanc. Mon père a jeté un coup d’œil à l’animal bichrome, l’a regardé dans ses grands yeux jaune-vert et a décidé qu’il s’appellerait «Moïse». Si lors du baptême félin, il s’était déclaré parrain, j’en étais le père et gardien légal . Avec cette grande responsabilité venaient de probables grands ennuis, puisque j’étais désormais responsable de tous les accidents et bris que Moïse pourrait causer.

Cette soudaine responsabilisation me rapprocha tout de suite de Moïse, qui allait devenir mon compagnon et le témoin de ma vie jusqu’à ce jour. 19 ans plus tard, me voilà à la rédaction de cet article, que j’écris non sans émotion depuis mon appartement de Buenos Aires.

J’ai déménagé avec Moïse dans la capitale argentine il y a 5 ans, après que mon pauvre chat ait enduré un vol de 10 heures dans la soute d’un Boeing 747. Alors que je tape ses mots, il commence sa sieste à côté de moi sur le canapé, juste après avoir dévoré une demi-boîte de thon .. À l’huile de CBD.
J’ai commencé à donner à Moses du CBD il y a un peu plus d’un an. Il était devenu apathique, se cachait, ne bougeait plus en gardant les yeux ouverts, comme paniqué. Il mangeait très peu, avait le plus grand mal à sauter sur le canapé, et le lit et semblait avoir mal aux hanches et au dos.

Plus inquiétant : Moïse manifestait des signes de démence ( il poussait des hurlements déchirants la nuit, il retournait régulièrement dans son bol après avoir mangé, le regard vide, puis repartait . Un peu comme s’il avait Alzheimer… ). Pour couronner le tout, il était tombé du balcon de mon appartement : je vis au 4e d’un immeuble aux vastes espaces entre les étages. Mon vétérinaire n’en revenait pas que Moïse ait non seulement survécu à la chute, mais qu’il s’en soit sorti avec une mâchoire fracturée. Je n’irais pas jusqu’à affirmer que le CBD est la seule raison du salut de mon chat adoré. Mais que la molécule a considérablement amélioré la qualité de vie de Moïse depuis qu’il a commencé à prendre l’alcaloïde en question, oui.

Le système endocannabinoïdien, point commun aux mammifères

La raison ? Tout comme les hommes ; les chats, les chiens et autres mammifères ont un système endocannabinoïdien qui aide à réguler une pléthore de fonctions corporelles. Ce système comprend 3 composants principaux (endocannabinoïdes, cellules réceptrices et enzymes qui synthétisent, transportent et métabolisent les cannabinoïdes). Et il a en l’occurrence été démontré que le système endocanabinoïdien régule chez les mammifères : -La douleur, -Le stress, -Le système nerveux , (anticonvulsif, myorelaxant) -Le circuit lymphatique (antiinflammatoire) -Le sommeil.

Et bien qu’il y ait un manque donné sur la façon dont le CBD affecte les animaux de compagnie, la plupart des recherches sur le cannabis menées sur des rats de laboratoire suggèrent l’idée d’une interaction positive du CBD. De façon empirique, les essais menés par les maîtres et vétérinaires appuient cette idée.

En fait, toute l’industrie du cannabiniol pour animaux de compagnie (un marché estimé à près de 2 milliards de dollars d’ici 2023) est basée sur la théorie selon laquelle, en stimulant leur système endocannabinoïde, le CBD peut aider les animaux de compagnie en: soulageant la douleur et l’inflammation, réduisant l’anxiété, stimulant l’appétit, améliorant le sommeil et les problèmes digestifs.

Maintenant, je ne suis ni vétérinaire ni médecin et ne peux que vous faire part des résultats que j’ai constatés en utilisant du CBD avec Moïse. Depuis que j’ai commencé à lui donner de l’huile de cannabiniol, il mange bien, saute sur le canapé et le lit sans soucis, ne hurle plus la nuit, est plus actif et semble ressentir moins de douleur. Et bien que mes vétérinaires ici en Argentine ne soient pas très au fait des avances cannabiques sur la condition animale, ces mêmes praticiens m’ont toujours dit de continuer à en utiliser, vu les effets positifs constatés sur Moïse.

Toutes les huiles de CBD ne se valent pas

Hélas, trouver de l’huile de CBD fiable et de bonne qualité en Argentine (ou dans tout autre pays où le cannabis reste illégal et non réglementé) est assez difficile. Personnellement, j’ai pu trouver un vendeur sur Mercado Libre (une version sud-américaine d’eBay) avec un stock limité de teinture de CBD pour animaux de compagnie à 125 mg. (Hemp Bomb)

Et même si je savais que la marque avait ses limites, je lui faisais beaucoup plus confiance que les teintures maison non marquées que je trouvais parfois des gens qui vendent sur Facebook.
Malheureusement, si, comme moi, vous vivez dans un pays où la weed est toujours illégal, vous rencontrerez sans doute des problèmes similaires en essayant de trouver un supplément de CBD pour votre animal de compagnie.

Mais, selon moi et mon expérience, ça vaut le coup de se démener un peu pour trouver une bonne huile au CBD, tant les résultats sont probant, et le bonheur de voir sa petite boule d’amour poilue heureuse est un plaisir qui vous procurera plus d’émotions que les meilleurs ganja du monde

Avertissement: je ne suis ni médecin ni vétérinaire. Aucune des informations contenues dans cet article ne doit être considérée comme un avis médical ou vétérinaire.

Traduction : Zeweed

Delta-8 : le cannabinoïde aussi légal que le CBD et (presque) aussi puissant que le THC

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Oubliez le CBD, voici le delta-8 THC. En vente libre aux Etats-Unis, commercialisé sous forme de fleurs, produits comestibles ou vape pen, le delta-8 THC, ce cannabinoïde (légèrement) moins corsé en effets psychotropes que le THC a tout pour plaire. Zeweed fait le point sur cette ganja light qui pourrait bien représenter une belle manne commerciale en attendant la légalisation.

Le delta-8 THC (ou simplement delta-8) est un des 120 cannabinoïde présent dans le cannabis. La nature répartissant bien les choses, c’est dans les variétés  affichant de faibles teneurs en delta-9 THC, (le cannabinoïde principalement responsable du « high » ) qu’on le trouve en abondance. C’est aussi le fait de n’être présent que dans le chanvre dit industriel qui le rend légal dans tous les Etats-Unis (nous y reviendrons plus bas).

Quelle différence entre delta-8 et THC classique ?

Delta-8 et delta-9 THC sont 2 molécules très différentes. Cependant, ils partagent certaines similitudes, notamment une structure chimique similaire caractérisée par 3 anneaux de carbone centraux et une double liaison. Ils sont également tous deux des agonistes légers des récepteurs CB1 et CB2.
Plus particulièrement, le delta-8 produit un effet enivrant très similaire à celui produit par le delta-9 THC. Cependant, les rapports et les études de laboratoire suggèrent que le delta-8 est environ 50 à 60 % moins puissant que le THC lorsqu’il est administré par voie orale.

Quels effets?

Consommer du delta-8 THC vous fera planer. La molécule reproduit bon nombre des effets du delta-9 THC: de l’euphorie à la détente, du soulagement de la douleur à la bouche pâteuse, de l’hilarité aux yeux rouges, du couch-lock aux munchies … Le delta-8 affecte également la mémoire à court terme et, comme le delta-9 THC, peut provoquer anxiété ou paranoïa chez certaines personnes.

Remarque : le delta-8 est environ 50% moins fort que le delta-9 THC. Cela signifie que si vous avez l’habitude de prendre 10 mg de delta-9 THC, vous aurez besoin d’environ 20 mg pour ressentir des effets similaires.

Vendu sous le même statut que le CBD

Le delta-8 est totalement légal, au même titre que le CBD en vertu de la loi fédérale américaine. Grâce aux modifications apportées au US Farm Bill en 2018, le chanvre (défini comme toute plante de cannabis contenant moins de 0,3 % de delta-9 THC) et tous ses dérivés ont perdu leur classement en tant que substances contrôlées de l’annexe 1.

Parce que le delta-8 est dérivé du chanvre, il est vendu et commercialisé comme un moyen légal de voyager sans bouger dans la plupart des Etats américains. Pour certaines personnes, le delta-8 offre même une expérience plus agréable, principalement parce que ses effets sont plus doux et sa puissance plus faible.

Le delta-8 THC est proposé dans les mêmes préparations que ces cousins CBD et THC : sous forme de teintures, huiles, résine, vape-pen ou en fleurs à fumer.

Le delta-8 est-il complètement  légal ?

La réponse à cette question, en particulier aux États-Unis, est compliquée. Le projet de loi agricole de 2018 rend techniquement légal le delta-8 THC tant qu’il est dérivé du chanvre. Certains États, cependant, ont une interprétation différente du Farm Bill , qui place le delta-8 dans une zone grise juridique.

Jusqu’à présent, New York est le seul État américain à avoir explicitement interdit le delta-8. 11 autres états ne l’ont pas interdit mais restreignent tout de même sa vente (Alaska, Arizona, Arkansas, Colorado, Delaware, Idaho, Iowa, Mississippi, Montana, Rhode Island et Utah).

Le delta-8 est-il sans danger?

Les études disponibles suggèrent que le delta-8 n’est pas toxique pour les rats, les chiens et les singes à des doses allant jusqu’à 9 000 mg par kilogramme de poids.
Mais parce que le delta-8 est considéré comme une substance non réglementée,  ses fabricants n’ont pas à respecter les mêmes normes de qualité que ceux qui commercialisent des produits au THC classic ou au CBD. Ce manque de réglementation n’est pas sans danger: des vape pen au delta-8 se sont avérés contenir des additifs toxiques tels que l’acétate de vitamine E ou affichant des quantités de THC supérieures à 0.3%.

 

Online Shopping Review: Zamnesia

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In this article I am going to review Zamnesia, an online retailer that, based on my experience, delivers on all of these fronts and many more. Read on to learn more about Zamnesia, what it does best, and what to keep in mind when shopping at one of Zamnesia’s online stores.

Today, there’s no shortage of online retailers selling cannabis seeds, smoke accessories, or vapes. Great prices, reliable and discreet shipping, and a sense of trust, however, are what make me (and probably you too) choose one site over another when you’re buying seeds, vaporizers, or other smoking accessories online.

The Zamnesia Seed Shop

The Zamnesia brand basically comprises 6 different online stores that cover all things cannabis and legal psychedelics. The Zamnesia Seedshop, as the name implies, is devoted to selling cannabis seeds from 100+ seed banks from across the globe.
Shopping at the Zamnesia Seedshop is super easy. The entire store is organized in a way that’s very user-friendly and makes finding the right strain for your garden or grow room really simple. You can browse seeds based on whether they are regular, feminized, or autoflowering; by seed bank; THC or CBD concentration, and much more.
Zamnesia also regularly publishes hand-curated lists highlighting their favorite strains across different categories (feminized, auto, high THC, high CBD, etc) which can be a great source of inspiration when you’re stuck on what to grow next. The site’s search function also works great if you’re looking for something specific.

Prices across the Zamnesia seed store vary depending on the strain and seedbank, and shipping costs vary between €5 and €10 depending on the country you’re in (note that Zamnesia currently only ships to Europe and The UK).
I particularly like that each Zamnesia product listing comes with reviews where you can read about other users’ experiences with a particular strain. Zamnesia also regularly holds promos where you can score free seeds or accessories on your next purchase.
Besides its seed store, the Zamnesia brand also encompasses the following online shops:

  • Zamnesia Headshop, which features a wide variety of smoking accessories, including everything from grinders and rolling papers to bongs and pipes, cannabis-related books, lighters, scales, and much more.
  • Zamnesia Vaporshop, dedicated to vaporizers of all shapes, sizes., and price points. From big, table-top units like the Volcano to small, portable units like the Pax or G-Pen, the Zamnesia Vaporshop has a ton of variety.
  • Zamnesia CBDshop. If you’re looking for legal CBD from reliable manufacturers, I highly recommend checking out Zamnesia’s CBD shop, which carries oil tinctures, capsules, edibles, cosmetics, and many other products from brands like Cibdol, Zamnesia, SupMedi, and more.
  • Zamnesia Smartshop. Inspired by Amsterdam’s infamous smart stores, the Zamnesia Smartshop sells natural aphrodisiacs, herbs, mushroom tinctures, salvia divinorum, and many other natural and legal psychedelics and plant extracts. *

Zamnesia guarantees fast, discreet shipping across all of its stores. The brand also stands out for accepting various payment methods (including credit cards, bank transfers, and cryptocurrencies), and its attentive customer service.
If you’re looking for great cannabis seeds, vaporizers, or other smoke accessories, I highly recommend checking out Zamnesia and signing up to their mailing list for a 10% discount off your first purchase.

 

*Be informed before you purchase. Always check your local laws before ordering such products.

Rosin : le concentré de weed sain et fait maison.

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Les extraits ou « dabs » révolutionnent depuis quelques années le marché de la fumette aux États-Unis. Au-delà d’un effet beaucoup plus costaud, ce sont surtout les concentrations et restitutions de terpènes qui font la différence. Aujourd’hui, zoom sur le Rosin (ou colophane), ce condensé de cannabinoïdes et flavonoïdes, une délicatesse cannabique qui convertira plus d’un vétéran de la weed.

Les  extraits de ganja comme la wax  et le BHO (Butane Hash Oil) peuvent être difficiles d’accès quand en dehors des marchés légaux, et sont loin d’être sans dangers sur la santé, aussi bien en  préparation (grandes chances de déclencher un incendie)  qu’en consommation (grandes chances de vous cramer les neurones)
Le Rosin, en revanche, est un extrait des plus exceptionnels que vous pouvez facilement fabriquer chez vous… sans faire brûler tout le quartier.

C’est quoi le rosin ?

Le Rosin est comme le cousin du BHO, mais sans les produits chimiques . Il est fabriqué à l’aide d’une combinaison de chaleur et de pression qui extrait les terpènes et les cannabinoïdes du cannabis séché, du haschich ou du kief. Le résultat est un extrait doré, translucide et semblable à de la sève avec une saveur riche et environ 50 à 70% de THC.

La colophane produite à partir d’extracteurs professionnels agréés est fabriquée à l’aide de presses à colophane spécialisées. Ces machines coûtent entre 1 000 $ et 10 000 $ et utilisent des pompes pneumatiques ou électriques capables de fournir des tonnes de puissance de presse. Ces presses professionnelles ont également des éléments chauffants précis pour maximiser leur potentiel de rendement et sont capables de presser de grandes quantités de fleurs ou de kief à la fois.

Par exemple, le Long’s Peak de Pure Pressure est une presse à colophane pneumatique spécialement conçue pour la production commerciale de colophane. Il est capable de générer 8 tonnes de pression et de presser jusqu’à 35 grammes de fleur ou 70 grammes de kief ou de haschich à la fois.

Quels sont les avantages du rosin?

Semblable à d’autres extraits, le Rosin procurera  un effet différent de celui que vous attendez normalement d’un joint de weed à base de fleure séchée.  Sur la base de mon humble expérience, je dirais que c’est plus un « high »  mentale et  claire : une appréciation qui  peut évidemment varier en fonction de la variété de weed à partir de laquelle votre colophane est fabriquée et des sensibilités, mais c’est là que réside la différence avec une marijuana « classique ».

Aux États-Unis et au Canada, considéré par certains comme les frontières de la légalisation du cannabis, le Rosin fait un carton: contrairement à la BHO, qui doit généralement subir une longue et lente purge pour éliminer tout butane résiduel avant l’extraction, le Rosin est un extrait sans solvant . Il est fabriqué en utilisant uniquement la chaleur et la pression et est totalement exempt de produits chimiques.

Comment faire son Rosin à la maison ?

Certains fabricants vendent de petites presses à colophane conçues pour un usage personnel. La MyPress, par exemple, est une presse à colophane manuelle populaire qui peut exercer jusqu’à 6 tonnes de pression et est capable de presser environ 1 à 1,5 gramme de fleur à la fois. Selon certaines critiques, la MyPress peut produire des rendements de 20 à 25%, ce qui est très bon pour une si petite presse.

À 420 USD, cependant, le MyPress peut être un investissement coûteux pour l’utilisateur de cannabis récréatif. Mais là encore, vous ne voulez pas non plus vraiment pincer des sous lorsque vous achetez une presse à colophane. Vous voudrez une machine capable de fournir beaucoup de pression et juste les bonnes températures afin de maximiser vos rendements en colophane.

Heureusement, si vous ne voulez pas débourser 420 $ pour une presse à colophane personnelle, vous n’avez pas à le faire. Vous pouvez faire votre propre colophane en toute sécurité à la maison avec un bon lisseur à cheveux, du parchemin ou du papier sulfurisé, une sorte d’outil de tamponnage de fortune (un couteau de poche propre et tranchant fonctionne assez bien) et des gants résistants à la chaleur.

Ze mode d’emploi pour un bon DIY Rosin:

  • -Brisez environ 0,5 g de fleur de cannabis, de kief ou de haschich  et collez-le entre 2 morceaux de papier sulfurisé. Pliez chaque côté du papier pour créer une sorte d’enveloppe.
  • -Préchauffez votre fer à lisser à son réglage le plus bas.
  • -Placez votre fleur enveloppée entre les plaques chauffantes du fer à lisser et appuyez très fermement pendant au moins 3-7 secondes. Une fois que vous entendez un grésillement, relâchez la pression et retirez « l’enveloppe »  du lisseur.
  • -Retirez la sève collante à l’aide de votre couteau de poche et mettez-la dans un récipient pour la garder sous la main ou  chargez-la directement dans un bol ou un joint et profitez-en!
  • le bon conseil: Quand vous utilisez  une fleur, pensez à la presser deux fois pour un meilleur rendement.
    C’est de loin la meilleure façon de faire du Rosin, suffisamment efficace si vous voulez faire de petits lots de ce délicieux concentré à la maison sans investir dans une presse appropriée.
    Si vous souhaitez vraiment créer votre propre colophane et que vous souhaitez maximiser vos rendements, vous devrez cependant creuser profondément dans vos poches et investir dans quelque chose comme MyPress.

Enjoy!

De la brique à la fleur, ou comment les argentins se sont mis à la bonne weed.

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Progrès de la botanique et production locale aidant, les argentins ont peu à peu délaissés la brique pour la fleur (de cannabis), une différence de conditionnement qui au delà d’offrir une weed de qualité, la propose via des réseaux de production plus sains. Notre Gonzo correspondant Steve Voser nous en parle, crash-test à l’appui.

« Je vais acheter de la weed ce week-end, tu veux choper? » 
Environ un mois après avoir déménagé de Melbourne à Buenos Aires, un nouveau collègue de travail m’envoie un e-mail avec cette question qui ensoleillera ma journée.
Je frappe un «OUI !!!» catégorique sur mon clavier et, quelques jours plus tard, me retrouve dans son appartement du centre-ville, impatient de mettre la main sur mon premier lot de 25g de bonne ganja argentine.

Herbe en brique

« C’est dans la cuisine, c’est à l’intérieur d’un paquet de Marlboro« , me lâche-t-il.
La phrase qui tue. « Dans un paquet de Marlboro » : 25 grammes dans un paquet de clopes, ça sentait pas bon la weed qui respire dans un vaste pochon. Avant même d’avoir vu mon acquisition, je fleurai la déception.
Bon gré mal gré j’ouvre le paquet et là:

Une brique épaisse et brune criblée de bâtons et de tiges, le tout puant l’ammoniac.
« Comment est-ce que je coupe ça? » interrogeai-je.
Après avoir réussi à scinder la brique en deux avec un couteau à steak, je parvins à rouler un joint fin et bosselé et m’extirpa sur le balcon pour fumer la chose.
Alors que je contemplais l’air épais d’un début de soirée d’été à Buenos Aires, j’ai eu mon premier goût de « Paraguayo » .
Ma tête est devenue instantanément lourde, mon corps entièrement engourdi. Je rinçais chaque taffe avec une gorgée de bière pour enlever le sale gout.

Le « Paraguayo » (ou « Prensado ») est un type de ganja qui domine le marché argentin du la weed depuis des années.
Il est expédié depuis l’autre côté de la frontière, du Paraguay, le deuxième plus grand producteur de marijuana en Amérique latine, et est vendu conditionné en briques de 25 g compressés à la César.
Pendant longtemps, le Paraguayo était la norme cannabique en Argentine, une donne qui a rapidement changé.
Aujourd’hui, les enthousiastes argentins de la belle plante recherchent de plus en plus activement les « flores » (ou bud/ fleurs de cannabis), les teintures, les crèmes et occasionnellement les extraits.

Militantisme cannabique

Au cours des dernières années, les militants argentins de la weed se sont battus pour légaliser le cannabis à des fins médicinales, mais aussi récréatives.
En 2017, le gouvernement fédéral a partiellement légalisé le cannabis thérapeutique même s’il a condamné et incarcéré des patients qui cultivaient et produisaient leur traitement chez eux.
Le droit de cultiver pour un usage personnel, ou «autocultivo» est toujours au cœur du débat sur la légalisation en Argentine et la raison d’être d’ONG comme CAMEDA et Mama Cultiva, qui milite pour un meilleur accès au cannabis.

«Aujourd’hui, il y a beaucoup plus de sensibilisation et un mouvement plus important autour du cannabis, et je pense que le fait que la plante ait des propriétés médicinales signifie que les gens changent leurs perceptions à ce sujet», explique Agustin, 32 ans et designer dans l’audio visuel.
«Cet été, j’ai cultivé 2 plantes à l’extérieur. Je ne voulais pas continuer à acheter de l’herbe; je voulais cultiver le mien et savoir ce que je fumais», poursuit-il.

Circuit court

Agustin fait parti d’ une communauté grandissante de cannabis-aficionados en Argentine qui cultivent et en vendent une partie.
« En général, les Paraguayens sont de bons cultivateurs, mais ils commettent des erreurs impardonnables lors des récoltes et des processus de pressage« , analyse Matías Maxx dans un rapport paru sur ses visites dans une weed-farm paraguayenne.

Beaucoup de paysans récoltent pendant les saisons de pluies et sèchent leurs plantes directement sur le sol sous de grandes feuilles de plastique, processus de guérilla qui crée un terrain fertile pour les bactéries et les champignons. Les branches mal taillées et parfois encore humides sont également projetées sur le sol lors du pressage, exposées aux guêpes et autres insectes,  qui finissent souvent  broyés dans le produit fini.
« Une fois que vous aurez appris ce qui se passe dans un prensado, vous ne voudrez plus jamais le fumer« , rigole Frank, un musicien de 32 ans qui a cultivé ses premières plantes au cours de l’été. «Peut-être que les jeunes enfants fument encore. Quand j’étais plus jeune, la weed sous forme de fleur naturelle  était difficile à trouver et cher. »

Grow shops et autoculture

Le fait que des grow shop, magasins de matériel de culture, poussent comme des champignons verts à Buenos Aires a également encouragé plus de gens à cultiver leur propre ganja.
« Il y a plus d’accès à des fleurs de qualité, plus d’informations sur la façon de cultiver et plus de magasins vendant les produits nécessaires pour le faire« , explique Juana, qui a fait pousser 10 plants sur sa terrasse l’été dernier.

Légalement aussi, le cadre n’est plus des plus répressifs et la passible peine de prison pour production personnelle ne semble plus vraiment inquiéter des cultivateurs qui n’auront peut-être plus à se soucier de la loi:

L’année dernière, le président Alberto Fernandez a ouvertement montré son soutien à la décriminalisation du cannabis alors que cette année, la ministre de la Sécurité, Sabina Frederic, a annoncé qu’elle étudiait les modèles uruguayens  canadien et américain pour trouver l’inspiration sur une éventuelle dépénalisation en Argentine.
Si ces mesures sont prises au sérieux, les Argentins pourraient bientôt avoir le droit de cultiver leur propre cannabis, enterrant à jamais la weed en brique.

(Article original publié  en anglais le 29/05/20  traduction Zeweed)

David Bienenstock, Gonzo-Ganja journaliste

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En 20 ans de carrière, David Bienenstock est devenu une figure incontournable du journalisme militant. Après avoir travaillé pour High Times, Vice et écrit un livre sur « Comment Fumer de l’herbe  (correctement) », il anime aujourd’hui  « Les Meilleurs Moments de l’Histoire de la Weed », un podcast explorant 10 000 ans de bonne entente entre l’homme et le cannabis. Rencontre.

« Le cannabis n’est pas un antidote à la connerie, mais c’est un bon point de départ » s’amuse David Bienenstock alors que nous démarrons l’interview. Son grand sourire bienveillant donne tout de suite le ton.
« Mon premier vrai boulot de journaliste a été chez High Times, un baptême du feu et un très bon point de départ. En fait je ne pouvait imaginer meilleure formation ». À cette époque, High Times était une publication indépendante lancée par Tom Forcade, un anarchiste de gauche anti-système. « Ca m’a insufflé un vrai sentiment de défi et de résistance à un moment où ce genre d’infos étaient encore très confidentielles ».

« Mon premier vrai boulot a été chez High Times. Un baptême du feu »

David, qui apprécie le cannabis depuis son adolescence, avait déjà publié des articles avant de rejoindre High Times. Mais se retrouver responsable éditorial du magazine à 24 ans lancera définitivement sa carrière. Avec à la clef une formation d’activiste de premier ordre.
Pour l’auteur-animateur-producteur, il ne pouvait en être autrement: « la première fois que j’ai vraiment ressenti les effets de la weed, je suis parti dans un rire profond, viscérale, le rire le plus purifiant et thérapeutique de ma vie. Je suis sorti de l’expérience reparti avec une compréhension durable et différente des choses. Cela m’a aidé à m’ouvrir aux gens, à commencer par moi-même. Je me suis dit qu’il fallait en faire un métier ». 

Ça m’a aidé à m’ouvrir aux gens. A commencer par moi-même »

Alors que nous discutons, David m’explique que le cannabis lui a également permis de résoudre de sérieux problèmes de tempérament et maîtriser un caractère trop impulsif. Ces bienfaits apaisants de l’herbe, il en fera un cheval de bataille pro-légalisation. Même si pour ce natif du New-Jersey, c’est le combat social qui prévaut: « qu’il s’agisse du système judiciaire, éducatif ou de la culture sportive, j’ai l’impression que la plupart des institutions traditionnelles nous nuisent. Elles abusent de leur autorité et ne font qu’amplifier de gros problèmes sociétaux comme le racisme et les inégalités » poursuit-il en accélérant le rythme.
« Le capitalisme est un système nuisible.  Pouvoir remettre en question leur autorité, leurs abus de pouvoir et se rendre compte qu’il n’est pas nécessaire d’y participer m’a été très utile ». L’esprit de Tom Forcade n’est pas loin…

« Une grande partie de mon travail a consisté à défendre et militer »

Si son passage à High Times a sans surprise renforcé son lien avec le cannabis, l’expérience l’aura également ouvert à une culture de la contre-culture et une lutte certaine lutte systématique contre les institutions.
« Le cannabis a longtemps été utilisé comme excuse de contrôle social, pour créer et justifier un État policier et incarcérateur. Une grande partie de mon travail a consisté à écrire sur la façon dont l’Etat mène une guerre par procuration contre les communautés marginalisées : les personnes de couleur, les pauvres, les jeunes… En bref, tous ceux qui ont des opinions politiques dont le gouvernement a peur. »

En 2013, 10 ans après avoir rejoint High Times, David a commencé une chronique pour Vice.
Il a également produit pour le même média une mini-série, Bong Appetit, qui explore la ganja-food-culture.
En 2016, il publie son livre How To Smoke Pot (Properly): A Highbrow Guide to Getting High.

« Great Moments in Weed History » fêtera en août son 50e épisode. Si vous ne l’avez pas déjà fait, abonnez-vous ici au  podcast pour écouter les plus belles déclarations de l’homme à la belle plante.

Tony Greenhands: l’homme aux joints qui valent 10.000 dollars

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Tony Greenhand, c’est l’américain qui a élevé au rang d’art le roulage de joint. Avec près de 450 000 abonnés sur Instagram et sa propre émission de télévision, le dude aux doigts d’or est devenu une véritable icon de la weed bien emballée.
Interview du plus cool des colleurs.

« Le premier pétard que j’ai roulé était une catastrophe. Une honte. Un truc tout mou et baveux. Du coup j’ai acheté une once d’herbe (28 grammes) et j’ai roulé pendant tout un week-end jusqu’à ce que je prenne le pli« .
C’était il y a plus de 15 ans.
Aujourd’hui, Tony Greenhand roule les joints les plus complexes et improbables du globe.
Ses œuvres peuvent prendre la forme d’un collier de rappeur  24 carats fumable ou d’un samouraï de 60 grammes; il n’est guère d’exercice impossible pour l’homme aux doigts qui collent où il faut.

Joint géant avec ventilateur incorporé

«J’ai essayé une fois de rouler un joint en forme de Statue de la Liberté qui contenait 20 kilos de weed», se souvient-il. «Ie machin mesurait 3 mètres de haut et reposait sur un cadre en métal fait pour l’occasion. J’avais ajouté un ventilateur à la base.» Malheureusement, Tony ne s’est jamais rendu au festival pour lequel il avait construit le méga-joint et a fini par le démonter. Et a fait de l’huile avec la weed de la Liberté.
«Impossible de trouver ensuite un autre endroit ou fête où allumer mon joint aux 20 kilos de weed. Les gens me disaient que j’allais foutre le feu ou qu’une taf suffirait à tuer quelqu’un » . Il se marre.
Il y a quelque chose dans le grand rire chaleureux de Tony qui vous mets tout de suite à l’aise.
Bien que nous ne nous soyons jamais rencontrés, j’avais l’impression d’avoir une conversation avec l’un de mes vieux potes fumeurs du lycée.

20 kilos de weed

En 2016, Tony a créé son célèbre joint-pastèque de plus de 2 kilos, qui a remporté le record du monde du plus gros Doobie.
« Je ne me souviens plus du reste de  cette année à cause de ça, » Tony se marre de nouveau.
«Nous avons fait griller des marshmallow dessus , ce qui est à ce jour mon meilleur souvenir de fêtes fumantes»

« Je ne me souviens plus du reste de  cette année à cause de ça, » Tony se marre de nouveau.
«Nous avons fait griller des marshmallow dessus , ce qui est à ce jour mon meilleur souvenir de fêtes fumantes»

Mike Tyson, T-Rex et AK-47

Certaines de ses autres pièces les plus connues incluent un Mike Tyson, un Kraken et un AK47. L’une de ses dernières créations est un Bulbasaur qui, avec ses fouets fleuris et sa béquille en bois dissimulable, ressemble plus à une figurine de collection prisée qu’à un joint.
Nous ne sommes pas pour autant que dans l’esthétisme : derrière chaque création de Tony se cache un processus de conception spécial qui vise à maximiser l’apport d’air pour créer un flux de fumée fluide.

Le T-Rex de Tony Greenhand

Modeste ou réaliste : Tony me confesse que ses joints ne brûlent pas toujours aussi uniformément qu’il le voudrait.
«Quand vous roulez quelque chose d’aussi complexe, il y a fatalement des erreurs. Notamment à cause de la façon dont la chaleur se déplace, de la façon dont les gens prennent le joint et tirent dessus».
«Et les amateurs veulent généralement se mettre la tête à l’envers avec un pétard de ce type. Alors ils pompent dessus à la Snoop Dogg, ce qui est un peu con… D’autres restent scotchés et partagent pas, ils le tiennent comme si c’était leur tétine alors que ça devrait tourner avec délicatesse » analyse le rouleur le plus connu du monde.

Breeder et producteur

La vie de Tony ne se résume pas pour autant qu’à rouler des pétards : il a joué dans des films et à la télévision, a sa propre société de  production de graines de cannabis et cultive sa propre weed depuis plus de 10 ans, en Washington et en Oregon.Avec sa petite amie Courtney (qu’il a rencontrée dans le cadre d’un concours Instagram en donnant l’un de ses joints personnalisés), Tony est la preuve vivante que le cliché du stoner est sommes toutes relatif.

Tony et sa femme, (dans la main de Tony, son autre amour).

Rouleur dans un film de Gus Van Sant

En 2017, il a été choisi pour tourner dans le film « Don’t worry he won’t get far on foot « de Gus Van Sant.
Sans formation d’acteur, Tony s’est soudainement retrouvé à partager l’écran avec Joaquin Phoenix, Jonah Hill, Rooney Mara, Kim Gordon et Jack Black.
«J’ai vécu cette expérience comme lorsque je roule mes joints : je n’y ai tout simplement pas trop réfléchi».
«Je ne concevais pas les autres  acteurs comme des célébrités, je pensais juste à qui ils étaient dans le film. J’étais donc un connard sur le plateau avec Jonah Hill tout simplement parce que mon personnage ne l’aimait pas ».
Deux ans après le tournage pour Gus Van Sant, Tony a reçu une offre pour animer une émission de télévision diffusée sur Quibi intitulée « Let’s Roll with Tony Greenhand » , dans laquelle il roule pour des weed-aficionados comme Hannibal Burress, Nikki Glaser et Blake Anderson.
En ce moment, il est coincé en quarantaine dans sa maison de San Bernardino, au milieu du Mojave Desert.

« Après Hollywood, le désert, c’est bien »

«C’est un enfer. Dehors il fait 112 degrés (44 ° C) .C’est gavé de scorpions, il y a des radiations, des tremblements de terre très probables, il pourrait y avoir une tempête de sable,  il pourrait y avoir une putain de Black Widow dans ma chaussure demain matin. Et je pourrais littéralement continuer pendant une heure sur toutes les galères qui sont susceptibles de  me tomber dessus » .
«En plus de cela, tout le monde a l’air de sortir d’une clinique de méthadone, complètement cramés et pouilleux. Tout le monde est un putain de zombie ici. »
Pas facile le confinement quand on aime faire tourner.

Meet Rick and Morty, version Greenhand.

Mais ce n’est pas seulement à la météo, aux scorpions et aux zombies auxquels Tony a du mal à s’adapter.
«Hollywood est tellement faux. Et je dit ça à tout le monde  -parce que je suis défoncé et que je n’ai pas de filtre-. Je ne suis pas vraiment en contact avec les gens de L.A: ils sont trop inquiets de ce que les autre pensent et pas assez de la façon dont ils vont. » Cette fois, son rire revêt un petit côté nerveux.
Il semble que cette brutale honnêteté soit exactement ce qui a amené Tony dans le désert.
Avec le fait qu’il n’a jamais vraiment accepté son succès ni l’argent des ventes.

Scorpions et tremblements de terre

«Je ne me soucie même pas de mon entreprise. Je le fais juste pour moi. Et pour moi, faire des joints et les donner aux gens, et créer ce moment pour eux est inestimable. Quelques centaines de dollars ne le rendent pas plus précieux pour moi. j’ai compris ça après mon expérience à Hollywood. Après cette hystérie superficielle, le désert, c’est bien ».».

Feu à volonté avec l’AK 47 de Tony.

Et bien que la pandémie actuelle de COVID-19 ait stoppé la production  de ses œuvres et son émission de télévision,  Tony se réjouit que le temps se soit arrêté. Une pause forcée qui lui laisse le temps d’être avec Courtney, ses chiens et son jardin.
«J’essaie juste de me détendre et de me concentrer sur mes cultures de weed.  Je pourrais aussi retourner travailler sur mon scénario de film, sur lequel je n’ai pas travaillé depuis un certain temps».
La prochaine fois que vous verrez le nom de Tony dans le générique, ce pourrait donc bien être en tant que scénariste.
Un job qui consiste encore à produire un paquet de feuilles bien assemblées.

Talking weed with David Bienenstock

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David Bienenstock is a cannabis journalist/author with an almost 20-year long trajectory reporting on all things weed. He’s worked for High Times and VICE Media, written his own book on How To Smoke Pot (Properly), and currently hosts Great Moments in Weed History, a podcast exploring humanity’s 10,000+ year relationship with cannabis.
In this interview, David shares his (almost) lifelong connection with cannabis, fueled by not only a love for the plant but a profound need to push back against the oppressive systems and institutions used to govern society.

I like to say that cannabis is not the cure for being an asshole, but it’s a good place to start”, says David, chuckling a little bit.
His sweet laugh and gentle manner immediately set the tone for our hour-long conversation about his 20-year career in cannabis.
My first above-ground weed job was working at High Times” confesses the ganja-journalist.
I was really lucky. At that time, High Times was an independent publication started by a radical, left-wing, anarchist weed smuggler [Tom Forçade]. And it really retained a feeling of resistance, defiance, and truth-telling at a time when that kind of information was hard to come by.”

“My first above-ground weed job was working at High Times”

David had already worked as a writer and editor prior to joining High Times, and had been smoking cannabis since he was a teenager. But becoming the magazine’s Head of Content really kick-started not only his career, but also he’s profound love for both the cannabis plant and the community surrounding it.
David first tried cannabis, like most of us, when he was a teenager and yet, he felt the plant had a profoundly transformative effect on him.
The first time I really felt the effects of cannabis, I had one of the best, deepest, most cleansing and healing laughs of my life, and I came away with a lasting, different understanding of myself. It helped me open up to people, starting with myself”, he says.

« It helped me open up to people, starting with myself

Over time, David says cannabis also helped him address issues around anger. It helped him automatically gravitate towards like-minded people, and provided hope at a time when he felt disconnected and disaffected from the dominant cultures around him.
Whether it be the criminal justice system, the educational system, or sports culture, I feel like a lot of mainstream institutions are detrimental to us; their power is abused, there is a lack of humanity behind them, and they’re reflective of big problems in our society, such as racism and prejudice” David says.
Capitalism is a really damaging system that we all live under. Being able to look at these institutions, separate yourself from them, question their authority and abuse of power, and realize that you don’t have to be participatory in them was really helpful to me.”

« A big part of my work was writing about people who had their lives destroyed by the war on cannabis »

His role at High Times strengthened his connection with cannabis, that is no surprise. But also opened him up to a global community that shared his love for the plant, similar ideas about society, and an equally profound need to push back against the dominant cultures and institutions governing it.
Moreover, writing for High Times only amplified David’s activism and rebellious spirit, mainly because he spent most of his days writing about people oppressed by the War on Drugs.

Cannabis has long been used as an excuse for social control, for creating a police state and an incarceration state. A big part of my work was writing about people who had their lives destroyed by the war on cannabis and how the criminal justice system was using this plant to fight a proxy war on marginalized communities;  people of color, the poor, young people, anyone who broke the law or simply held political views that the government was afraid of.

In 2012/13, roughly 10 years after joining High Times, David started writing a column for VICE Media. He also produced a mini series, Bong Appetit, which explored cannabis food culture. In 2016, he also published his book, How To Smoke Pot (Properly): A Highbrow Guide to Getting High.

Despite its name, David’s book actually does a lot more than just share tips on how to get high.
Instead, it explores cannabis and its compounds. This ranges from it’s potential benefits and how it delivers them to the plant’s long history alongside mankind.

Vice & Bong Appetit

Today, David no longer has any association with the publications he worked for previously.
Instead, his main focus has been Great Moments in Weed History, the podcast he hosts together with Abdullah Saeed (ex-VICE journalist and host of Bong Appetit.
On one hand, Great Moments in Weed History stays true to its name. It highlights important moments from mankind’s 10,000 year-long history with cannabis. One of the podcast’s latest episodes, for example, told the story of Brownie Mary, a hospital volunteer who distributed weed brownies to AIDS patients in San Francisco in the 1980s.
On the other hand, however, the podcast does something much more important: it helps reconstruct the way we see cannabis and its role in society. And this at a time when we might be closer than ever before to seeing an end to prohibition.

We hear from people all the time. My favorite messages are those that come from people who use cannabis but have absorbed a lot of the stigma around it. Our own community often forgets its history. We think these stories are emblematic of what makes cannabis such an interesting, vibrant, and important community. And we also know that if we don’t tell them, they’ll be erased.”
This month, Great Moments in Weed History celebrates its 50th episode. If you haven’t done so already, subscribe to the podcast here, burn one down and rekindle your love and appreciation for this special plant.

 

L’Uruguay, nouvel eldorado des chasseurs de graines ?

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Que vous fassiez pousser trois plants dans votre placard ou possédiez une ferme légale de plusieurs hectares, il y a fort à parier que la weed que vous cultivez soit le fruit d’une graine venue d’Espagne ou des Pays-Bas.
Ce monopole, une poignée de breeders uruguayens vient le taquiner à coup de variétés aussi détonantes qu’exotiques.
Notre correspondant Steve a mené l’enquête.

Il est 16h30 par une journée lourde et grise à Buenos Aires.
J’émiette consciencieusement une belle tête de Ganja vert foncé aux jolis reflets violets.
Alors que j’allume mon spliff et avale ma première taf, une douce et épaisse fumée remplit la pièce pendant qu’une délicieuse sensation monte en moi.
Je suis en train de savourer une Blueberry Automatique qu’un ami a fait pousser l’été dernier, sur sa terrasse et sous le Soleil argentin exactement.
Les graines, à ma grande surprise, provenaient de Del Plata Genetics, une seed bank uruguayenne.

Graine de star

En 2013, la petite nation latino-américaine devient le premier pays à légaliser entièrement le cannabis. Si vous êtes résident uruguayen, vous pouvez acheter de l’herbe dans une pharmacie, un cannabis-club ou alors la cultiver.
Il est aussi possible de s’en griller un partout où il est légal de fumer une cigarette, et on peut même pousser le plaisir lié à cette émancipation en demandant du feu à un policier.
Mais depuis la légalisation,  la croissance de l’industrie du cannabis en Uruguay a été lente. Très lente.
Une image : si le business américain du cannabis était un mall sur cinq étages, l’industrie de la weed en Uruguay (pour autant qu’on puisse appeler ça une industrie ) serait une épicerie de proximité.
Face à cette lacune en la matière verte, le pays a décidé (à son rythme) de prendre les choses en main en créant les premières banques de graines uruguayennes.

Les 25 récompenses et trophées  d’Alberto Huergo. Image Silver River Seeds

Silver River Seeds, basé à Montevideo, propose un catalogue assez impressionnant de plus de 20 variétés féminisées et automatiques différentes, avec des noms  aussi funky et tropicaux que Despink, Sourflash, River Haze, ou Apple Cookies.
Des variétés qui sont l’œuvre d’Alberto Huergo, un mystérieux cultivateur et auteur d’une bible du growing : Sativa: Cultivo Interior disponible ici en V.O.
Avec 30 ans d’expérience cannabique et deux décennies passées à faire pousser de la weed, Alberto n’est rien d’autre qu’une sommité dans le milieu des breeder sud-américains.
Il est l’homme derrière la Desfran de Dutch Passion, vainqueur de la Copa Del Mar 2011 en Argentine et de la Copa De Rio 2012 au Brésil… entre autre. (voir photo ci-dessus)
Son livre, publié en 2008, est une encyclopédie de 600 pages qui couvre tout ce qu’il y a à savoir sur la culture de la weed indoor, sur les cycles photopériodiques, sur la façon d’identifier et de traiter carences et parasites, sur l’art du triming, du curing… liste non-exhaustive.
Alberto est également à la tête de Haze, un magazine sur la culture de la marijuana, publié en Argentine, en Uruguay et au Brésil.

Banque de graine

Hélas, après avoir attendu avec impatience une réponse de Silver River Seeds en vue d’un entretient avec Alberto dans le cadre de cet article,  je reçois ce message:
«Merci Steve pour votre intérêt et votre proposition. Nous préférons continuer à voler bas pour éviter d’être détecté par les radars. Il est légal de cultiver en Uruguay, de posséder un Cannabis Club,  de produire vos propres graines mais  il n’est pas  clair s’il est légal de faire de la publicité et de les vendre. Si je savais que c’était légal, j’irais à la télévision et je vous donnerais plusieurs interviews. Mais malheureusement, nous sommes dans une zone grise, et même l’IRCA [Institut uruguayen de réglementation et de contrôle du cannabis) ne saurait quoi vous dire [sur la légalité de la commercialisation et de la vente des semences NDLR]. »
Cette absence de réglementation précise est un problème récurrent de l’Uruguay et de son approche de la culture du cannabis.

Les lois de l’Uruguay sont ainsi faites qu’elles continuent d’alimenter un marché noir; celui  de la weed destinée aux touristes,  qui ne peuvent acheter légalement de cannabis dans le pays. Un marché noir à l’approvisionnement favorisé par des frontières très mal contrôlées, ce qui facilite la contrebande venant des pays limitrophes.
La ville de Rivera, au nord, partage par exemple une rue avec la ville brésilienne de Santana do Livramento.
Passer de l’Uruguay au Brésil est ici littéralement une question de traverser la rue qui, au cours des 3 jours que j’ai passés à Rivera en 2019, n’a jamais été surveillée, aussi bien par les autorités uruguayennes que brésiliennes.

Zones grise-verte.

Malheureusement, ce manque de réglementation ne fait pas seulement la part belle à l’économie parallèle. Il affecte aussi les cannabis-entrepreneurs locaux.
Des gens comme Alberto qui s’efforcent de transformer leur expérience et leur passion pour la weed pour en faire un gagne-pain.
Pour autant, et malgré ses nombreuses lacunes, l’Uruguay garde, socialement, une bonne longueur d’avance.
Après tout, c’est le premier pays à avoir légalisé l’usage et la culture du cannabis.
Et pour toute personne vivant dans un pays qui criminalise toujours la consommation d’herbe, ça vaut tout l’or du monde…
Avec un peu de chance, et pendant que le marché et l’industrie de la weed se développent en Uruguay, la visibilité et les contours de ces zones grises-vertes  ( à l’instar du commerce de graines) se préciseront.
Donnant enfin à des innovateurs comme Alberto la possibilité d’étendre les racines et branches de leurs vertes entreprises.

 

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