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Cypress Hill: pour l’amour des vers et de la verte

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Parmi les poids lourds du rap qui ont fait de l’herbe un fond de commerce, il y a bien entendu A$AP Rocky, Wiz Kalifa ou Jay-Z. Mais chez les anciens du flow fumant, à part Snoop , une seule formation fait encore référence : Cypress Hill. Soit l’aventure de quatre lascars qui après 30 ans de carrière n’ont rien perdu de leur incandescente passion pour la weed. Portrait de groupe.

Peu de chansons provoquent autant d’excitation qu’Insane in the Brain, un hit écrit en trois heures, lors d’une session enfumée du groupe Cypress Hill.
Ils sont de véritables pionniers du style West Coast, de grands militants pour la légalisation du cannabis médical et ils sont les premiers artistes de hip-hop à se voir dédier une étoile sur le Hollywood Walk of Fame.
Loin d’avoir été simplement inspirés par le cannabis, ils ont changé le monde à grands coups de rap et de joints.

Straight Outta South Gate

Si vous avez grandi lors des années 90, il vous paraît probablement normal d’entendre des rappeurs vanter les vertus du chanvre. Et pourtant, jusqu’en 1991, c’était loin d’être le cas.
C’est l’année de la sortie de Cypress Hill, l’album éponyme du groupe qui est le premier du monde du rap mainstream à ouvertement prôner la consommation de la ganja.
Alors que les radios sont saturées de rap sur le sexe et les fusillades, il prônent la paix et les gros pilons, un an avant The Chronic de Snoop Dogg. Un album produit par Dr Dre, qui affirmait en 1988 que la plante “pourrissait le cerveau” dans Express yourself.

À la sortie des années de la guerre contre les drogues, lancée par Reagan et la classification du cannabis comme une drogue de catégorie 1 (au même titre que l’héroïne). Inspirés par les humoristes hippies Cheech et Chong, les rappeurs se sont donnés comme mission de ramener le fun dans le débat autour du Cannabis. Une plante qui est à l’origine de leur plus grand hit mais aussi de leur formation.

Leur nom vient d’une rue dans South Gate, un quartier latino de Los Angeles dans lequel B-real et Sen Dog, les deux rappeurs originels du groupe se retrouvaient pour fumer.
C’est en rencontrant le fameux DJ Muggs (qui est aussi connu pour avoir travaillé avec les Beastie Boys ou pour le hit Jump around de House of Pain), que le groupe trouve leur son.
Le batteur Eric Bobo, qui les rejoint plus tard en 1995, est d’ailleurs un ami du DJ qui jouait jusque-là avec les Beastie Boys, connus eux aussi pour leur consommation.

En 1993, ils sortent Black Sunday, qui comprend le fameux Insane in the brain et ils enchaînent sur 4 albums devenus cultes, remplis de nombreux hymnes verts. Vous faire la liste de leurs chansons dédiées à la plante prendrait le reste de cet article, mais nous vous recommandons ce medley, contenant toutes les chansons les plus fumeuses du groupe (tourné en 360 degrés, comme si vous y étiez).

Fait notable, en revanche, cet album était fourni avec une liste de 13 vérités méconnues et érudites sur la plante, écrite par Jack Herer et republiée dans High Times, lors d’un partenariat.

La récolte miraculeuse

Même si on pourrait longuement parler du reste de leur illustre carrière — notamment une collaboration avec Sonic Youth pour la B.O de I love you Mary Jane —  il est plus intéressant de parler de l’empire cannabique qu’ils ont pu monter, grâce à leur grande crédibilité dans le milieu, depuis le début de la légalisation aux U.S. en 1996.
Parmi leurs réussites on peut citer The Smokebox (l’aquarium), une émission d’interviews lancée par B-real dans une voiture non climatisée. Un format très divertissant et qui réunit tout le gratin du monde du Rap.

B-real a par ailleurs monté un dispensaire, cofinancé par ses camarades, sous le nom de son alter-ego Dr Greenthumb, qui propose, selon un client très satisfait, “toutes les weeds les plus raffinées – et les plus chères – de Californie”. On peut évidemment y retrouver toutes celles lancées par son compère Sen Dog, avec sa marque Hill house et les friandises de la marque de chocolat enrichie au THC de la marque Bhang, dont DJ Muggs est le directeur créatif.
Enfin, tout comme leur ami Jack Herer, ils ont eu les honneurs d’avoir leur propre variété lancée par la Humboldt seed organisation.
Certes, c’est la consécration ultime, mais ce n’est en rien suffisant pour ruiner leur cool légendaire pour le flamboyant quatuor toujours en tournée (des salles) et dont chaque show se termine dans

Hunter S. Thompson: Ganja & Gonzo

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Il y a 16 ans, le chantre du Gonzo-journalisme Hunter S Thompson nous quittait. Grand adepte d’armes à feu et de drogues, l’écrivain canonisé* était aussi un Ganja-aficionado de premier ordre. Portrait du plus fumé des auteurs américains.

Une plante aux racines bien ancrées

Il est assez logique que Bill Murray, grans amoureux de l’herbe lui aussi,  soit le premier acteur à avoir interprété H.S.Thompson au cinéma. C’était en 1980  dans “Where the Buffalo Roam”, film culte tiré du livre éponyme, et qui s’ouvre sur le procès absurde de trois jeunes condamnés à de la prison pour un joint.

Les deux artistes ont passé des semaines à fumer, à boire et à accomplir les défis les plus absurdes pendant le tournage. Une expérience qui a changé Hunter contribuant à faire de sa légendaire nonchalance sa marque de fabrique.
Et c’est là tout le génie de Thompson : bousculer les préconceptions.
Qui d’autre peut jauger la qualité d’un homme en le faisant tirer au fusil à pompe sur des bidons de Nitroglycérine, comme le raconte Johnny Depp ?

Hunter et le cannabis

Sans l’herbe qu’il fumait de manière quotidienne, il est certain que Hunter n’aurait jamais tenu les cadences infernales qu’il s’imposait. C’est le principe de la gravité : tout ce qui monte doit redescendre. Quoi de mieux pour éponger des litres de Chivas, des cartouches entières de Dunhill et plus de poudreuse que sur les pistes d’Aspen, que l’herbe sacrée qu’il faisait pousser ?
Systématiquement armé, souvent violent et parfois paranoïaque, l’hédoniste était conscient des limites de son mode de vie. Son incroyable productivité (il a publié plus d’une vingtaine d’ouvrages et des centaines d’articles) était bien plus le résultat de son génie que de ses états seconds. 

Une youtubeuse néo-zélandaise a tenté d’imiter sa routine quotidienne pour déterminer si elle allait devenir aussi brillante et s’est retrouvée… complètement cassée. Nous ne conseillons donc pas d’imiter son exemple, mais simplement de l’écouter.
Hunter était aussi fou que sage et il recommandait le Cannabis comme solution à beaucoup de problèmes.

Le calumet de la paix

Comme il le disait lui même : “J’ai toujours aimé la ganja. Elle a été une source de joie et de réconfort pour moi, depuis des années. C’est une des bases de la vie, pour moi, au même titre que la bière et le jus de pamplemousse et des millions d’américains sont du même avis.”
Un de ses meilleurs amis est d’ailleurs le fondateur de l’association NORML, la plus grande ONG pro-cannabis des États-Unis, qui se réunit encore tous les ans dans la fameuse “Owl Farm”, sa résidence devenue un musée.
Lors d’un dîner cannabique organisé sur place par nos confrères de Vice, celui-ci confie qu’il était l’ami le plus intéressant, mais aussi le plus difficile à gérer. Évidemment, c’est autour d’un joint qu’il parvenait le mieux à communiquer.

Un fait qu’il a lui-même confirmé à un journaliste lors d’une interview filmée :

Je pense que ce sera mieux, d’une manière générale, si je fume un joint pour me calmer. L’expérience a montré que mes pétages de câbles n’étaient pas la meilleure manière de donner des interviews. Je pense que je vais simplifier ma vie et la vôtre en prenant le temps de fumer. »
Sa veuve, Anita, raconte que c’était la seule chose qui lui permettait d’équilibrer ses pulsions de violence et de profonde générosité. Un peu comme si Dr. Jekyll et Mr. Hyde avaient besoin d’un calumet de la paix.
Un calumet qui s’est éteint brutalement en février 2005, mais dont la mémoire reste incandescente.

 

*Pour ses funérailles, Hunter avait demandé à ce que l’on place ses cendres dans un canon de 155mm, fourni par son ami Johnny Depp. C’est l’acteur lui-même qui appuiera sur le déclencheur, offrant à l’écrivain la plus retentissante des obsèques.

Seth Rogen, Hollywood Dude

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A 39 ans (dont 26 de carrière), Seth Rogen est devenu un étendard de la pop-culture et des ganja lover, le tout avec une coolitude qui ne laisserait en rien deviner qu’il pèse 80 millions de dollars.
Acteur, producteur, scénariste, entrepreneur et céramiste confirmé, le canadien est à lui seul une promo pour la légalisation, tant ce stoner de premier rang cumule les succès (entre deux tafs), clamant à tous son amour de la weed. Portrait du stakhanoviste le plus relax de la planète.

Certaines personnes vivent bien la pandémie. A l’instar de  Seth Rogen qui est de son propre aveu, “confiné depuis 2009”. Une blague qu’il a lancée sur le plateau de Jimmy Kimmel en avril et que son partenaire d’écriture Evan Goldberg confirme : “C’est probablement une des seules personnes contentes d’être forcée de rester en intérieur”. Car Seth Rogen n’aime pas sortir, le glamour et les paillettes. Ce qu’il aime c’est faire rire, divertir, rester dans son canapé avec sa femme et son chien en fumant des joints grands comme des bras. Avec Goldberg,  ils ont fondé l’entreprise de production et distribution de cannabis Houseplant, nommée ainsi en hommage à sa philosophie. Et le succès est encore au rendez-vous.

Débuts dans un bar lesbien

Il a commencé par du stand-up dans un bar lesbien, à l’âge de treize ans, qui lui a valu un chapeau rempli de pourboires : « Apparemment elles aimaient bien les blagues de juif” balance-t-il sur le plateau de The Ellen Show, évitant de trop parler de son mariage furtif avec une réalisatrice, en 2012.
C’est la même année qu’il fume son premier joint dans une allée de son quartier, à force d’insistance il parvient à convaincre son meilleur ami Evan de tester 2 ans plus tard.
Seth se moque gentiment de son ami en racontant qu’il a vomi sa première fois et que c’est ça le but de leur marque: que personne n’ait à commencer avec leur première fois dans une allée ou dans une fête miteuse. Le but d’Houseplant c’est le cannabis rendu accessible et sain. Une envie qui est illustrée par leurs emballages réutilisables et facilement identifiables pour savoir en un instant si on fume de l’indica avec son emballage orange ou de la sativa en magenta.
Notre recommandation? De la Pineapple express bien sûr, nommée après sa géniale comédie d’action dans laquelle une weed légendaire à l’origine d’une course poursuite démentielle avec son ami James Franco.

Les copains d’abord

Le secret de son succès, c’est énormément de second degré et un ancrage qu’il doit à sa bande de potes à l’image du casting de This is the end, un film qu’il a coécrit avec Evan et qu’il a réalisé. Sa bande (James Franco, Jonah Hill et Justin Long et bien d’autres) et lui affrontent dans le film l’apocalypse, ce qui fait ressortir leurs propres rivalités.
En réalité, Seth Rogen leur est resté très loyal à cette équipe qui est à l’origine de pas mal de projets à lui.
« Je voulais surtout faire un film avec mes potes… et le film est parti d’une session de fumette entre amis. »

C’est suite du diagnostic d’Alzheimer de sa belle-mère qu’il a monté le festival humoristique Hilarity for charity qui a eu droit à un spécial sur Netflix et… Un Carnaval cannabique réservé aux plus de 18 ans dans le New Jersey.
Vous pouvez les voir ici parler avec sa femme et lui parler de leur engagement pour cette cause mais surtout de leur consommation sur une semaine, de quoi coucher Snoop? Non mais de quoi coucher toute la rédaction de Zeweed devant des cartoons pour un après midi.

No compromise

Cet homme – qui a révolutionné le cinéma d’animation pour adultes (avec Sausage Party qu’il a conçu), la série de Super-héros (avec The Boys qu’il a produit) et la religion (avec l’incroyable série Preacher, qu’il a développé) – a fait tout cela de son propre aveu, simplement parce que ça l’amusait.
Qu’importe les haters ou son image, il fait ce qui lui plaît et il s’attaque régulièrement à la politique anti drogue fédérale “raciste” de l’état américain. « Une politique qui sert à enfermer des personnes de couleurs depuis des décennies” selon lui.
Le Cannabis fait partie de sa vie, il veut tout simplement partager son amour pour la plante: “Tous les matins, je fume un joint avec mon café et je continue à fumer jusqu’à aller me coucher. Parfois, je me réveille la nuit pour fumer plus« , confie-t-il au New York Times en interview, entre deux histoires sur des céramiques qu’il se plaît à réaliser.
Un passe-temps méditatif qui lui correspond bien et qu’il pratique en préparant son prochain film, une comédie d’action inspirée par Jackie Chan.
Houseplant a d’ailleurs lancé une collection de cendriers inspirés par ceux fabriqués par Seth à ses débuts qui “sont parfait pour une session fumette et pour tenir même les plus gros joints”.

 

Dune, le chef d’oeuvre jamais tourné de Jodorowsky

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Bien avant l’adaptation de David Lynch puis de Denis Villeneuve, Dune avait été transposé pour le grand écran par Alejandro Jodorowsky. Si le film n’est jamais sorti, il a acquis un statut culte grâce à un scripte qui sert encore de référence dans le cinéma de science-fiction.

En 1973, le réalisateur franco-chilien Alejandro Jodorowsky, dont le nom circule dans monde de l’art contemporain et de la bande dessinée, décide d’adapter Dune, la saga culte de Frank Herbert.
Edité en 1965, Dune est un des textes les plus puissants de sa génération. Une profondeur que l’on doit à sa capacité de détailler un univers Sci-Fi inédit et franchement barré, à la dimension post-apocalyptique.

Entre tragédie grecque, SF et expérimentation visuelle.

L’œuvre parfaite pour Jodorowsky, au carrefour de la tragédie grecque, de la science-fiction et de l’expérimentation visuelle.
Avec ce film, “Jodo” veut faire vivre une expérience unique et psychédélique, inspirée par l’imagerie hippie tout autant que par leurs consommations presque sacrées de stupéfiants.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il a choisi Dune. Le « Spice », substance mystérieuse qui permet les voyages intersidéraux, lui évoque son LSD chéri et les conflits qui l’entourent: c’est la War On Drugs des terriens. Une période de répression qui est d’ailleurs à son apogée dans les années 70.
S’il peut envisager de monter ce projet titanesque, c’est parce qu’il jouit d’une renommée internationale grâce à son dernier film La montagne sacrée, un rêve fiévreux notamment produit par un autre amateur de Cannabis : John Lennon. Un grand fan de son travail, qui l’a découvert grâce à la fameuse Yoko Ono (qui était une artiste renommée avant d’être accusée à tort d’avoir brisé les Beatles).

Salvador Dali, Mick Jagger et Orson Welles au casting

De passage à Paris, il recrute le dessinateur Mœbius au story-board, l’artiste suisse H.R. Giger – le futur concepteur de l’esthétique bio mécanique d’Alien – pour concevoir des décors et deux des grands groupes de rock pour la bande originale : Pink Floyd et Magma.
C’est là que le bât blesse. L’artiste est trop ambitieux, il veut faire un film de quatre heures avec David Carradine, Salvador Dali, Mick Jagger et Orson Welles au casting.
Il fait concevoir des vaisseaux géants, des décors grandioses et des créatures qui coûteraient des fortunes à construire.

Pendant les 4 ans de préparation, le réalisateur peine à convaincre les studios d’investir des dizaines millions de dollars.
En outre, en dépit de relations très amicales entre Herbert et lui, il n’a jamais été question d’adapter l’œuvre fidèlement mais — et je cite —  de “la violer avec amour”.

Moebius et H.R. Giger au story-board

Si le film ne se fera jamais, il n’en restera pas moins un élément fondateur dans le paysage cinématographique contemporain grâce à un gigantesque livre regroupant les story-boards et autres fantastiques études.
Parmi les œuvres qui lui doivent beaucoup; Star Wars, Blade Runner et… le Dune de David Lynch.
Une adaptation bien moins folle, mais qui a le mérite d’avoir participé à faire connaître Lynch du grand public.
Un documentaire intitulé Jodorowsky’s Dune est sorti en 2016 et une nouvelle adaptation (beaucoup plus proche de la vision du maître), réalisée par Denis Villeneuve est prête pour la réouverture des salles.

 

Queen Victoria, Royal stoner.

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Parmi les célèbres de l’herbe, les ambassadeurs de la weed et autres stars du pétard, la Reine Victoria est loin de faire pâle figure. Avec un demi-siècle de consommation prescrite, observée et relatée par son médecin personnel, la « grand-mère de l’Europe » est sans aucun doute la doyenne des VIP de la ganja.

Londres, avril 1840. La reine Victoria, à peine 20 ans, finit d’emménager à Buckingham Palace avec Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, l’homme de sa vie  à qui elle vient de passer la bague au doigt. Ils sont jeunes,  ils s’aiment, il est beau.
Victoria, elle, est intelligente, parle cinq langues, dessine admirablement et est surtout à la tête  d’un empire qui écrit ses plus belles pages.
Aussi fusionnels et inséparables qu’un collage deux feuilles OCB, le couple s’entend à merveille.
Ou presque.

Victoria’s secret

Depuis quelques semaines, venant  des appartements royaux, ce sont les cris de la reine qu’on entend à merveille.
La souveraine est prise de “vives douleurs menstruelles” ainsi que de “pertes de sang froid et d’hystérie continue”1
Sir Russel Reynolds,  le médecin royal, est sommé.
Belladone et vin d’opium sont prescrits mais avec beaucoup trop d’effets secondaires au goût de Victoria et surtout sans effet sur son affection.2

En 1841, le Dr Russell Reynolds suggère alors  une autre approche:
Il prescrit  à la reine une teinture et et huiles d’une plante déjà bien connue au XIXème mais peu utilisée en médecine : le cannabis.
En l’occurence, du cannabis Sativa L

Ganja save the Queen!


Liesse et autres effusions de joie pour le couple royal: les douleurs de la reine partent en fumée dès la première prise!3
Double effet Kiss-Cool,  on dit de Victoria qu’elle est désormais  “d’un caractère prompt au rire, d’un grand appétit et d’un bon sommeil”, tu m’étonnes.
Sir Russell Reynolds prescrira ensuite à la reine, décoctions, huiles et sirop de chanvre Indica pour surmonter les difficultés liés à ses grossesse.
Puis pour encaisser le baby-blues en résultant, suivi de 4 traitement idem pour surmonter le deuil de son mari en 1861.
La même ordonnance fut enfin proposée par Reynolds la reine pour prévenir la sénilité. 4
On est jamais trop prudent.
En 1890, le  Dr Russell Reynolds (fournisseur et balance royal)  écrira que “le cannabis pur, utilisé dans de bonnes proportions, est l’un des remède les plus efficaces que l’on puisse trouver…4

Bilan:
La reine aura neuf enfants avec Albert 1er tout en étant à la tête du plus grand empire colonial du globe. Avec 63 ans sur le bon trône, elle est dans le top 3 des plus long règnes de l’histoire de la monarchie.Victoria aura aussi consommé de la weed de 1841 à 1889 (date à laquelle le royal toubib prendra sa retraite et cessera donc de consigner dans son journal les soins prodigués à son illustre patiente), soit 48 ans de relation avec la plante magique.
Quant aux quantité réelles consommées, nous n’avons peu ou pas de données disponibles. Secret-défonce

Verdict:
48 ans de conso’ et 380 millions de sujets à gérer dont neuf enfants; ça vaut bien notre plus beau titre de noblesse; celui de Stoner du mois.

Bonus: Victoria et la Weed en 40 secondes!

 

1 Cecil Woodham-Smith, Queen Victoria: her life and times,1819-1861, Londres, Hamish Hamilton, 1972 , pp 328-3)
2 Paul Butel, L’opium, Perrin, 2011 pp 213-214
3 Christophe Hibbert: Queen Victoria: a personal history, Londres, HarperCollins 2000
4 Reynolds, J. Russell, 1890. Therapeutic Uses and Toxic Effects of Cannabis Indica, Lancet 1 (March 22, 1890), pp 637-638., pp 145-149.

Rihanna, la belle et la verte

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À seulement 33 ans, Rihanna est devenu une icône du R&B, une actrice reconnue et une chef d’entreprise dont les actifs sont valorisés à près de 2 milliards de dollars. Si vous avez déjà entendu quelques-un de ses succès, c’est de la face cachée de la beauté des Barbade dont Zeweed vous parle aujourd’hui, celle d’une militante qui n’a jamais renié son amour indéfectible pour une autre sublime plante: la ganja. Portrait.

On ne saurait mieux résumer la relation passionnelle que Rihanna entretient avec le cannabis qu’en évoquant un de ses derniers posts Instagram, dans lequel elle affirme que “Si tu n’es pas heureuse seule, tu ne le seras pas non plus en couple. Le bonheur vient de l’herbe,  pas des relations”. Son petit ami, le rappeur A$AP Rocky aura d’ailleurs avoué que même si elle était l’amour de sa vie, lui s’était résigné à passer après son premier béguin: la weed. “C’est vrai qu’elle aime son herbe” commentera un A$AP Rocky résolu à jouer le second.

Cette passion pour l’herbe qui fait rire est loin d’être une lubie du moment pour cette globe-trotteuse issue de la Barbade, petit paradis tropical niché dans les Caraïbes, à la population d’à peine 300 000 habitants et dans lequel se mélangent influences anglaises, américaines et indiennes.
Ce pays, Rihanna le représente fièrement comme elle en est l’ambassadrice, et ce  malgré de nombreux déboires avec la justice liés au statut illégal de la marijuana dans l’archipel.

En 2010 elle avait même été congédiée d’un hôtel local pour avoir fumé un doobie dans le lobby. Rebelote en 2012 lorsque son bus de tournée avait été immobilisé au Canada après la  saisie d’une grande quantité de cannabis. Un amour pour l’herbe encore assumé puisque la même année elle s’affichera en train de rouler des joints grands luxes sur la pochette de son album “Diamonds”. En réaction, elle déclarera: « Je poste des photos de moi en train de fumer de l’herbe sur Instagram. Je le fais pour dire la vérité à propos de moi. J’ai déjà tellement à penser, pourquoi me fatiguer en étant malhonnête ? »

Activisme et proactivisme

Loin d’être abrutie par sa consommation quotidienne, “Riri” comme l’appellent ses amis, a joué dans le film Ocean’s 8 (c’est d’ailleurs sur sa suggestion que son personnage de hackeuse fume des cigarettes “améliorées”), a monté un empire (la marque de cosmétiques destinée à toutes les teintes de peau Fenty) et mis en place de nombreuses opérations humanitaires pour l’éducation des enfants et la lutte contre le cancer, cause pour laquelle elle parviendra à réunir 100 millions de dollars.

Elle nommera sa fondation et l’aile d’un hôpital dédiée à l’oncologie en mémoire de sa grand-mère décédée en 2012 d’un cancer: Clara Braithwaite.
Si depuis 2016 la Barbade envisage de légaliser le Cannabis (pour des raisons médicales en premier lieu, puis à des fins récréatives, à l’instar du modèle américain ou canadien) c’est aussi grâce à l’influence considérable qu’elle exerce sur ce pays qu’elle a tant aidé.

Un engagement qui a été reconnu à sa juste valeur puisqu’en 2017 elle sera élue personnalité humanitaire de l’année par la prestigieuse université Harvard, haut lieu d’éducation qui a publié de nombreuses études en faveur de l’usage médical de la plante.
Elle a d’ailleurs récemment investi dans la société de Jay-Z dédiée au Cannabusiness, dont 2% des revenus sont reversés chaque année à un fond d’équité sociale en faveur des minorité.
Alors qu’elle aborde une troisième décennie « tout feu tout femme », il y a fort à parier que la stupéfiante Rihanna n’a pas fini de délicieusement nous surprendre.

Pourquoi il ne faut pas boire le vin de Cameron Diaz

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Bourrée des meilleurs intentions, l’actrice à la carrière qui trinque veut nous faire boire un vin « propre » et  bon pour notre santé. Décryptons un peu le produit.

Les peoples ne savent pas toujours quoi faire de leur argent. Certains meublent leur salon avec des fossiles de dinosaures. D’autres s’offrent des îles dans le Pacifique. Les plus raisonnables jettent leur dévolu sur des domaines viticoles. Gérard Depardieu, David Beckham, Sting, Cliff Richards ou Antonio Banderas sont parmi les plus célèbres de ces vignerons star.
Souvent, leurs productions sont indignes de leur talent. Mais certains, comme l’acteur Pierre Richard, embouteillent des breuvages dignes d’intérêt. Et cela peut créer des vocations. La dernière en date n’est pas la moins médiatique. A coup d’articles dans la presse branchée et de relais par les réseaux sociaux, Cameron Diaz nous fait savoir qu’elle est désormais la mère d’une gamme de vins « propres ». Vous avez bien lu : propre. On connaissait les vins cashers, bio, biodynamiques, vegan, natures. Place, désormais, aux vins propres. De quoi s’agit-il ?

5 cépages européens

L’inoubliable interprète de Mary à tout prix (on peine à trouver dans sa filmographie d’autres films méritant d’être visionnés) s’est associée à la serial entrepreneuse Katherine Power pour nous faire es vins Avaline, disponibles en blanc et en rosé. Le premier est fabriqué avec du xarello, du macabeu et de la malvoisie, trois cépages massivement utilisés par les producteurs de cava, un vin pétillant espagnol. Le rosé est issu des variétés françaises grenache et cinsault. Dans les deux cas, les raisins sont issus de la viticulture biologique, nous dit-on. Voilà à peu près tout ce que l’on racontera aux consommateurs.
Pour le reste, il faut lire entre les lignes. Les producteurs de raisins ? On ne sait pas. Les vins sont réputés vegan. C’est grave docteur ? Non. Cela signifie simplement que leur collage a été réalisé avec de l’argile et non avec des protéines d’origine animale : caséine, albumine, collagène, colle de poisson. Cela n’a aucune incidence sur le goût. Et ce n’est pas nouveau non plus.

Bourré de sulfites

Les deux apprenties vigneronnes jurent qu’elles n’ont rien ajouté aux moûts pour faire leur nectar. C’est embêtant. Parce que dans le meilleur des cas, cela ne pourra pas donner autre chose que du … vinaigre. Pour transformer le jus de raisin en vin, il faut, a minima, des levures (introduites par le vigneron) et des bactéries. Et il est évident qu’Avaline en est bourré.
Comme gage de qualité, Power et Diaz promettent que le taux de sulfite de leurs vins restera inférieur à 100 mg/l. Rien de prodigieux : cette teneur est très largement supérieure aux doses moyennes observées dans les vins rouges français, par exemple.
En résumé, le pinard « propre »  Avaline est un nouveau prototype de jaja industriel californien que la côte ouest s’apprête à avaler à tout prix puisque le jus de Cameron est quand même vendu une vingtaine d’euros la bouteille. A ce tarif, mieux vaut investir dans des coteaux du Vendômois en biodynamie : trois fois moins chers ; quinze fois meilleur.

 

Flying high à bord du Starship

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Le Starship, c’est le Boeing 720 qui transporta les plus grands groupes de rock entre 1973 et 1977. Entièrement refait pour répondre aux besoins de ses turbulents passagers, théâtre de tous les excès, le « Party Plane » contribuera à forger l’image de groupes comme Led Zeppelin, les Allman Brothers ou Deep Purple.

Les années 1970 verront l’avènement des Rock-Stars. Suivies par des hordes de groupies, ces nouvelles idoles des jeunes jettent des téléviseurs du 10e étage des hôtels, en saccageant consciencieusement les chambres et roulent à tombeau ouvert dans de sublimes bolides qui finissent rapidement à la casse ou dans une piscine.
C’est aussi l’époque où les tournées aux Etats-Unis deviennent de plus en plus longues avec des dates dans beaucoup de villes moyennes, et où les musiciens passent de plus en plus de temps dans des bus ou des vols moyen-courrier, avec tous les tracas que cela suppose (perte ou retard de bagages, déboires avec la police ou les populations locales, fouilles complètes à l’aéroport etc).

Led Zeppelin en 1973, les premiers locataires du Starship.

A Starship is born

En 1973 le chanteur Bobby Sherman et son manager rachetèrent à United Airlines un Boeing 720 dans le but de le convertir en jet pour les tournées et de le louer.
C’est ainsi que naquit le légendaire « Starship ».
Acheté pour 600.000 $, cet avion de ligne de 138 places fut complètement remodelé à la demande de ses nouveaux propriétaires pour accueillir le rock’n roll lifestyle (40 places après la transformation). Après 200.000 $ de travaux de rénovation le Starship offrait une cabine centrale avec un canapé de 10 m de long, un téléviseur et un magnétoscope, avec une collection de video K7 qui allait des Marx Brothers à Deep Throat, un bar avec un orgue électronique, une suite avec un waterbed king size et des couvertures en fausse fourrure, et même une fausse cheminée.

Le premier groupe à louer le Starship fut Led Zeppelin, nous sommes en 1973.
Le manager du groupe, Peter Grant, avait décidé dès la formation du groupe que pour arriver au sommet il fallait d’abord conquérir les Etats-Unis. Grant se démena pour assurer un maximum de dates dès la 1ère tournée, en 1969, tout en maintenant la presse à l’écart. Il refuse sciemment toutes les demandes d’interviews pour laisser les musiciens cultiver le mystère. Mais ces tournées, très longues et aux multiples dates n’étaient pas de tout repos pour ces musiciens brit’ aux cheveux longs, pour ces fumeurs de weed paumés dans le Midwest où les habitants sont peu versés dans la mouvance hippie (on pense au film Easy Rider sorti la même année et à sa fin tragique).

Le party plane des Stones, Led Zeppelin, Bob Dylan et Elton John

A ces premiers inconvénients, il faut ajouter les fréquentes turbulences aériennes que subissent les petits monomoteurs à hélice qui étaient généralement utilisés. Ceux-là mêmes qui coutèrent la vie à Buddy Holly, Otis Redding, Glenn Miller ou Stevie Ray Vaughan.
Lorsque Led Zeppelin inaugure le Starship, c’est un des plus grands groupes de rock du monde.
C’est la fin des innombrables arrêts dans les motels:  le Starship ramène  tous les soirs le groupe et son entourage à L.A, où la fête commencée à bord se poursuit dans les bars du Sunset strip ou au Hyatt Hotel , surnommé le «Riot House».

Le Starship était devenu le nouveau standard pour les rock-stars et fut utilisé (entre autres) par : les Rolling Stones, Deep Purple, John Lennon, Alice Cooper, Bob Dylan & the Band, Peter Frampton, les Allman Brothers, les Bee Gees ou encore Elton John.
Ce dernier, qui avait loué le Starship pour sa tournée US de 1974, s’était retiré dans la suite de l’avion pour faire une sieste. En se réveillant, il eu la surprise de trouver Stevie Wonder chantant « Crocodile Rock »  au piano situé derrière le bar.

Les Stones, toujours plus haut.

Lorsque le groupe Allman Brothers Band entra dans le Starship pour leur tout premier trajet ils furent accueillis par un « Welcome Allman Brothers » écrit en lignes de cocaine par les précédents occupants: Led Zeppelin.
Quand les Rolling Stones louèrent le Starship pour leur tournée « STP », alors qu’il découvre l’intérieur de ce Las Vegas volant,  Mick Jagger s’exclamera « it’s very tacky » (c’est très tape-à-l’oeil). Ce sera le seul à se plaindre, les autres groupes adulant le « party plane ».
Peter Frampton, lui, racontera que ses musiciens avaient pris l’habitude de dissimuler leur stock de weed dans leurs sacs de linge sale pour échapper aux contrôles des chiens renifleurs des douanes.

« C’est de mauvais goût » (Mick Jagger à propos de la décoration de la cabine)

Le Starship symbolisera aussi l’isolation croissante des rock-stars durant les 70’s.
Un ancien dirigeant d’Atlantic Records se souvient qu’à l’issue d’un concert de Led Zeppelin à Minneapolis, le guitariste Jimmy Page était déjà en train de se faire servir un homard Thermidor à bord du Starship sur la piste de décollage alors que la foule en délire réclamait un rappel dans le concert qu’il venait de quitter.
Il était fréquent pour les musiciens de s’engouffrer depuis leur hôtel en peignoir dans une limousine, direction le Starship, dans lequel ils prolongeaient leurs courtes nuits.
Pour les Rolling Stones en 1975, le Starship avait un avantage: celui de réveiller Keith Richards avant chaque concert, dans une période où il s’enfonçait de plus en plus dans la dope.

Elton John, perché sur le tarmac.

1977 fut la dernière année de bons et loyaux services du  Starship, avec la tournée de Led Zeppelin puis de Peter Frampton (celle de l’album « Frampton Comes Alive »).
On raconte que pour beaucoup de managers de groupes de rock le Starship était un indicateur de leur position dans le music business. Il était fréquent d’inviter des journalistes et des personnalités à bord, et tous les caprices étaient permis, comme par exemple partir manger un homard à Boston lorsqu’on est à Miami (Deep Purple).
Le Starship fut ensuite vendu à divers propriétaires, pour finir en pièces détachées en 1982. Entre-temps il y avait eu le 2e choc pétrolier: l’époque n’était plus aux tournées en super jets.
Il reste les photos et la musique de cette époque totalement déjantée.

Jean-François Bizot raconte la drogue; monologue d’un initié

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Quand Jean-François Bizot nous parle de paradis artificiels, c’est en fin connaisseur de la chose. Dans une interview improvisée datée de 1995, le fondateur d’Actuel et de Radio Nova nous parle histoire, sociologie, culture et consommation de drogue dans un monologue culte.

L’interview est disponible ici

Bruce Lee et la Weed.

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Bruce Lee est sans doutes  l’un des acteurs les plus importants de sa génération, considéré comme le parrain des MMA (Mixed Martial Arts) et fondateur du Jeet Kune Do : cette pratique mêlant philosophie et arts martiaux. Mais saviez-vous que le grand Lee était un grand kiffeur de weed?
Petit portrait du dragon fumant.

Bruce Lee est un pionnier du MMA, mais aussi de la consommation de weed en tant qu’athlète de haut niveau, et ce des années avant l’engouement des sportif et fighters pour le cannabis  (en tant que solution naturelle pour soulager les douleurs post compétition et entraînement), Aujourd’hui, les autorités sportives commencent juste à accepter les bénéfices du CBD et du THC pour la récupération des sportifs, alors que le dragon en devenir s’adonnait depuis longtemps à des smoke-session thérapeutiques.

Justice lui est rendu puisque l’UFC, la plus grande fédération mondiale de MMA, autorise depuis 2018 l’usage du CBD, et depuis 2019 celle du THC dans certaines compétitions. Les fleurs de la belle plante étant jusque lors considérées comme « dopantes ».

Le cannabis a aussi fait de Bruce Lee un survivant: En 1970, après une grave blessure au dos, il se retrouve pour 6 mois à l’hôpital.  Tous les docteurs prédisent qu’il ne pratiquera plus jamais le Kung-Fu. Mais c’est sans compter sa grande volonté et sa consommation de Cannabis que le maître du Kung Fu arrive à se remettre devant les caméras. C’est d’ailleurs à la suite de cet accident qu’il fera ses trois plus gros blockbusters à Hong Kong puis “Enter the Dragon” son chef d’oeuvre dont il ne verra jamais l’avant-première.

Le dragon fumant

Bruce Lee aimait la weed autant qu’il méprisait l’alcool. Il découvrira le cannabis dans les années 60 grâce à Steve McQueen à qui il donne des cours de Kung fu et de Jeet Kune Do.
Bob Wall, un acteur qui jouait à ses côtés dans “Enter the Dragon” raconte que Bruce consommait au minimum deux brownies au Cannabis par jour pour “repasser à la normale” et évacuer le stress de la journée. Étant l’acteur principal et le  producteur du film, il insistait même pour que TOUS ses invités soient fournis avec leur propre joint.

Sa consommation de Cannabis explique pourquoi Hong Kong, sa ville d’origine, n’a jamais nommé de rues ou de bâtiment avec son nom. Ici, le cannabis est illégal depuis 1969. C’est un des points sur lesquels la loi hongkongaise (qui est un territoire autonome appartenant à la Chine depuis la rétrocession par l’Angleterre en 1997) est particulièrement plus dure que la loi chinoise. La loi sur place prévoit encore des peines de prison systématiques pour possession de Cannabis, qui est considérée comme une drogue de catégorie 1, au même titre que l’héroïne et le crack. Il est  donc très facilement possible d’écoper d’une peine de prison même pour des quantités misérables. En 2015 un jeune a obtenu 2 mois de prison pour avoir vendu 0,24 gramme de Cannabis. En Chine, la peine moyenne est aux alentours de 10 à 15 jours de prison pour possession et consommation de Cannabis.

Il existe malgré tout un bel hommage de l’acteur : une statue en bronze commandée par un fan. Cachée dans le jardin des stars, dans le quartier Tsim Sha Tsui, elle représente Bruce dans sa pose “Prêt à l’attaque” dans son iconique film “Fist of Fury” sorti en 1972. “Il fallait honorer sa mémoire” raconte le président de son Fan Club.

 

 

 

 

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