Chanvre

Envoyez-vous (vraiment) en l’air dans un avion en cannabis!

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Plus résistant que l’acier et moins polluant que la fibre de verre, le chanvre sert à tout. Même à construire des avions. Illustration.

Derek Kesek est un homme comblé. En vendant en ligne des produits dérivés du cannabis (distillat, chocolat, friandise, graines), il a fait fortune grâce à sa plante préféré. Une plante qui lui apporte aussi des joies nouvelles. Car, il n’y a pas que le THC dans la weed. Il y a aussi de l’herbe. Ou plus exactement des fibres aux performances inégalables.

Voler dans du chanvre pour planer bien haut, c’est la folle idée du Canadien Derek Kesek.

Une fibre multi-usages

Des siècles durant, on les a tissées pour fabriquer des textiles, de l’isolant ou les cordages de la marine. Elles pourraient aujourd’hui remplacer des matières synthétiques dont la production est, au choix, polluante ou énergivore.
Basée au Canada, la société de Derek Kesek, Hempearth propose déjà d’imposants objets réalisés en fibres de chanvre : planche de surf (comptez 800 $) ou de paddle (2200 $). On peut faire beaucoup mieux, a estimé l’entrepreneur. Et pourquoi pas un avion ?

Après tout, à diamètre égal, la fibre de chanvre est réputée bien plus résistante que l’acier. Top là ! Hempearth a conclu un partenariat avec Velocity, un constructeur d’avions de tourisme en kit.

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Derek et son avion en Herbe

Moteur à l’huile

En finançant leurs recherches grâce à deux cagnottes en ligne, Derek Kesek et Velocity ont réussi à produire un prototype de bimoteur dont la fibre de verre a été remplacée par de la fibre de chanvre. Long de 8 mètres pour une envergure de 11 mètres, l’aéroplane peut transporter 4 personnes à plus de 1 500 km. Autre originalité, le moteur monté sur l’engin est conçu pour carburer à l’huile de … cannabis. Produite par Hempearth, bien sûr. Histoire que l’expérience soit totalement planante.

Le vol inaugural doit en principe se dérouler dans les prochaines semaines. L’avion en herbe devrait décoller de Kitty Hawk (Caroline du nord). Précisément du terrain d’où les frères Wright firent décoller le premier engin plus lourd que l’air de l’histoire. C’était en 1903.

Ces cordes de chanvre qui ont changé l’histoire

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Avant l’arrivée des matières synthétiques dans les années 1950-60, les fibres textiles issues de la tige du cannabis sativa étaient universellement reconnues comme étant les plus solides et les plus résistantes au sel et à l’humidité, ce qui représentaient une denrée stratégique majeure.

Durant des siècles, le chanvre était une matière première indispensable pour les marines de guerre (la norme pour la confection des cordes et voiles), servant aussi également aux armées de terre pour actionner diverses machines ou engins offensifs (catapultes, balistes, frondes, arcs, arbalètes, échelles de cordes, etc.). Voici quelques exemples illustrant ces hauts faits redevables à notre matière première préférée.

 La guerre de cent ans (de 1337 à 1453)

Lors de cet interminable conflit, les archers gallois recrutés par l’armée anglaise massacrèrent régulièrement la noble cavalerie française à l’aide de leurs célèbres grands arcs en bois d’if, hauts de deux mètres, appelés « Longbow ». La corde permettant de les actionner était spécifiquement tissée en chanvre, quelquefois en soie, cirée pour être imperméabilisée contre la pluie, son coût de fabrication comptait pour la moitié du coût total de l’arc. Une certaine force était nécessaire pour subir la pression de 50kg exercée par la corde tendue, et pour être capable de tirer une dizaine de flèches par minute jusqu’à 300 m de distance.

Cette arme se révèlera particulièrement décisive lors de la bataille de Crécy (le 26 août 1346), opposant 40 000 français aux 15 000 anglais d’Edouard III, dont 6000 archers gallois. Ceux-ci décochèrent 50 000 flèches par minute sur l’armée de Philippe VI qui ne disposait, en réponse, que de mercenaires arbalétriers génois utilisant des cordes en cheveux et crin, sans force et sans précision quand elles étaient humides, alors que les cordes rustiques en chanvre des Longbbows gagnaient en dureté une fois mouillées. La fine fleur de la chevalerie française y fut ainsi allègrement décimée, dans un terrible fracas nimbé de pluies d’orage.

Archers anglais lançant leurs flèches en chargeant des chevaliers français à la bataille de Poitiers (Bibliothèque nationale d’Autriche/AKG-Images)

Le personnage de Robin des Bois, mythique archer anglais équipé de son Longbow, est un symbole romanesque de la révolte des paysans contre la noblesse anglaise en 1381. C’est par peur d’un tel soulèvement armé en France, que sous Charles VI, la noblesse obtint la suppression de la formation des archers ce qui valut aux Français d’être à nouveau surclassés à la bataille d’Azincourt en 1415.

La bataille de Fleurus (1794)

Le 26 juin 1794, le destin de la toute jeune république française ne tenait plus qu’a un fil : lors de la bataille décisive de Fleurus (Belgique), un cordage de chanvre actionné par 64 français, guidait, en effet, le tout premier ballon d’observation militaire du monde, pour épier et déjouer le dispositif des armées coalisées (Angleterre, Autriche, Pays-Bas, Hanovre) s’apprêtant à envahir la France, victime du chaos de la révolution.

Ce ballon captif à hydrogène nommé « L’Entreprenant », placé sous le commandement de son inventeur, le chimiste Coutelle, permettait d’observer jusqu’à 29 km, une avance de troupe d’au moins une journée de marche. Les observations étaient glissées jusqu’au sol le long d’un câble dans un petit sac en cuir. La vue de l’aéronef terrorisait l’ennemi nota Coutelle dans ses mémoires : « L’effet moral produit dans le camp autrichien par ce spectacle si nouveau fut immense ; il frappa surtout les chefs qui ne tardèrent pas à s’apercevoir que leurs soldats croyaient avoir affaire à des sorciers ». Finalement, les Autrichiens levèrent le camp, les Anglais retraversèrent la Manche le jour même, et le ballon fut tiré « comme un toutou au bout de sa laisse » sur 45 kilomètres, pour aider à reprendre les villes de Bruxelles et d’Anvers. C’était le tout début de la guerre aérienne et la France sera sauvée de l’invasion.

L’Entreprenant, ballon monté par Coutelle, lors de la bataille de Fleurus en 1794 (« Collection Tissandier », Library of Congress, Washington).

Bohémond et la prise d’Antioche

Voici comment, par une nuit de mai 1098, Bohémond de Tarente, prince normand du diocèse de Coutances et chef de l’armée des Francs de la première croisade, escalada le premier le mur d’Antioche (située de nos jours en Turquie), afin de prendre le contrôle de la ville fortifiée, après huit mois de siège : « Il tenoit en ses mains une eschiele de cordes de chanvre mout soutilment fete [faite avec art]. » (Guillaume de Tyr, Historia rerum in partibus transmarinis gestarum, chapitre 21, récit du 12ème siècle). L’extrémité inférieure de cette échelle de chanvre envoyée par Firouz, un garde arménien qui dirigeait la tour des Deux Sœurs, était garnie de crochets ferrés pour la fixer, tandis que la partie supérieure devait être fortement attachée sur le revêtement des remparts.

Photo : dessin original de Gustave Doré : Bohémond et ses troupes escaladant les défenses d’Antioche, paru dans Histoire des croisades, de J. Michaud, (Paris, 1877, vol. 1, planche p. 82).

Le débarquement des Alliés en Normandie (1944)

Lors du débarquement allié de Normandie, le 6 juin 1944, les rangers américains commandés par le lieutenant-colonel James E. Rudder, sont parvenus à escalader la falaise de la pointe du Hoc, grâce à leurs échelles de cordes de chanvre, fixées à l’aide de quelques grappins.

Cette action a été déterminante, pour finir de neutraliser l’artillerie lourde allemande, qui pilonnait l’arrivée des alliés sur les plages de Utah Beach et de Omaha Beach.
Lors de la seconde guerre mondiale, les fibres de chanvre furent utilisées massivement pour confectionner les toiles et suspentes de parachutes, les toiles de tente, les cordages, hamacs, sacs et uniformes militaires (jusqu’aux coutures de bottes des rangers).

Photo : L’escalade de la pointe du Hoc en juin 1944 (Conseil Régional de Basse-Normandie / National Archives USA).

 

Vivre dans une maison en cannabis!

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Vous aimez le cannabis mais avez passé l’âge de fumer la moquette? Faites-vous construire une maison en chanvre.

Dans l’histoire des trois petits cochons, c’est la maison faite de paille qui est la première à crouler face au souffle du grand méchant loup.
Si elle avait été en chanvre, il en aurait été autrement.
Car le chanvre produit une fibre des plus résistantes, en témoigne d’ailleurs son utilisation séculaire dans la marine où il servait à tisser cordes et voiles.
Aujourd’hui, ce sont des maisons que l’on construit avec le même cannabis grâce à la mise au point par l’entreprise Vicat d’un ciment composé à 85% de chanvre.

Découpables, légers, offrant une excellent isolation, les blocs (qui font la taille d’un parpaing classique) sont élaborés avec des plantes cultivées dans la Haute-Seine.
Deux gammes sont proposées: une adaptée à la construction et l’autre à la rénovation. Toutes les deux offrent le même avantage qui fait toute la différence alors que nous élaborons les habitations de demain: celui d’être composé d’une matière première on ne peut plus green.
Cette initiative 100% made in France a d’ailleurs conquis la ministre chargée de la transition écologique Barbara Pompili, qui offert un chèque d’encouragement de 100 000€ à la société dans le cadre du plan d’aide à la même transition écologique.

 

Plus d’informations sur le chanvre ciment disponibles ici..

CBD Expo: la filière chanvre bien-être française a son salon

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CBD Expo, le premier Salon professionnel du CBD en France vient de fermer ses portes. Premier enseignement de cet évènement qui a réuni à Paris la plupart des acteurs de la filière: le commerce du chanvre bien-être a de beaux jours devant lui.

Ce ne sont pas moins de 50 exposants qui se donnés rendez-vous du 16 au 18 octobre à coté de la porte de la Villette pour le 1er salon français du CBD. Toutes les forces vives du chanvre avaient répondu présent à l’appel de Patrick Bédué, le créateur de l’évènement. Durant trois jours, rencontres et affaires se sont succédées au Paris Event center dans une ambiance conviviale et sur les quelques 1200m2 du salon.
« Le salon du CBD ne se concentre pas seulement sur le CBD. Il s’appelle CBD Expo parce que c’est vendeur, mais le vrai nom, c’est le salon du CBD et du chanvre et on veut inviter des acteurs comme des agriculteurs, des personnes du BTP qui font de l’isolation et autres produits dérivés de la plante. Nous n’allons pas montrer que des huiles sublinguales ou des gélules. Nous voulons montrer toutes les applications des dérivés du chanvre » expliquait Patrick Bédué la veille de l’ouverture de CBD Expo.

Au programme, de nombreuses conférences et animations en présence des grands acteurs du cannabiniol-trade, des ateliers conseils et surtout  une cinquantaine d’exposants, du producteur de graines à la solution traçabilité en ligne en passant par l’entreprise spécialisée dans le packaging. L’événement B2B, qui se veut aussi centre d’affaires du secteur, aura permis à de nombreux entrepreneurs de mieux approcher prestataires, fournisseurs et clients de ce tout nouveau marché composé en grande partie de start-up.

1200 m2, 50 exposants

Dans un contexte légal à géométrie variable où nombre de producteurs ne savent à quel loi se fier, un pôle juridique composé de plusieurs avocats proposait services et conseils. Lors de modules de 10 minutes environ, les visiteurs professionnels auront ainsi pu bénéficier d’un entretien avec un spécialiste. « Nous voulons vraiment aider les nouveaux entrepreneurs à éviter les problèmes juridiques, c’est pour ça que nous inviterons des spécialistes  pour répondre à toutes les questions. »  précisait Patrick Bédué en amont de la tenue du salon.

Plus de 5000 visiteurs

Pour Aurélien Delcroix, président du Syndicat Professionnel du Chanvre (SPC), cette première édition est un franc succès.
« En enregistrant plus de 5000 visiteurs sur trois jours, CBD expo confirme la bonne santé de la filière et l’engouement des français pour le CBD et le chanvre bien-être. Parce qu’il regroupait tous les acteurs du business, du producteur aux cabinets de conseils en passant par les distributeurs ou les solutions traçabilité, le salon CBD expo aura permis de concentrer l’ensemble des acteurs clefs de la filière. L’évènement aura aussi été un accélérateur de développement  pour de nombreux projets, tant sur la partie « marque » que sur la partie agricole et commerce de détail » se félicite le président du SPC, contacté par Zeweed.
« Avec des conférences qui ont permis de bien cerner les enjeux de la filière et l’une intervention remarquée de Ludovic Mendes (député  LREM de la Moselle) lors de la table ronde sur les enjeux politiques, je crois que nous avons assis notre position et démontré le sérieux de la profession. Et pour le SPC, ça aura été trois jours des plus productifs puisque nous avons enregistré un joli nombre de nouveaux adhérents » . Un pari réussi donc pour Patrick Bédué, qui avait du repousser de 4 mois cette première édition, initialement programmée en juin.
Rendez-vous l’année prochaine et sans masques!

 

Plus d’informations sur CBD Expo via ce lien

Ben Dronkers: le chanvre et l’oseille.

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Le premier cannabis-millionnaire fête cette année les 35 ans de sa multinationale Sensi Seeds, une marque aussi connue des amoureux de l’herbe que les feuilles OCB, les engrais Biobizz ou les briquets Bic.
Nous parlons du pionnier et leader des banques de graines aux Pays-Bas: Ben Dronkers.
Portrait d’un entrepreneur à la main verte et au sens des affaires bien mûr.

Mais d’où viennent les graines que les cultivateurs se font envoyer dans le monde entier pour faire pousser leur propre ganja?
D’une plante forcément, mais surtout de banques de semences dédiées à notre fleur préférée. Vous avez forcément déjà fumé de la Jack Herer, voire peut-être de la Northern Lights ou de la White Widow. Et depuis 1985,  8 fois sur 10, ce sont  des entrepôts réfrigérés de Sensi Seeds à Amsterdam qu’elle sont envoyé aux growers.
Alors comment ce passionné de botanique a pu changer le monde du chanvre?
Une graine à la fois tout simplement.

Jardin d’enfance.

Parmi nos portraits de personnalités cultes du monde du Cannabis une constante se détache: Il s’agit  de personnes dont la vie a été changée par la plante, mais que rien ne destinait à une carrière toute entière à son service (à l’insar de Jack Herer: ancien militaire devenu militant,de  Nancy Whiteman: qui est passée de la communication aux fourneaux, ou de Mila Jansen: la femme qui a révolutionné le Hash en passant par la mode).
Dans le cas de Ben, c’est tout l’inverse. Il est presque né avec un sécateur dans la main (ndlr: c’est une expression, pas la peine d’appeler les services sociaux).
Dès son plus jeune âge, il observe sa mère prendre soin des très nombreuses plantes de la maison:  c’est elle qui lui apprendra les bases de sa future profession, lui transmettant avec amour sa verte passion.
C’est grâce à cet enseignement qu’il s’intéresse au développement des plantes, à leurs besoins mais surtout à leur croisements.
Une technique aujourd’hui bien connue parmi les cultivateurs, mais qui est à l’époque révolutionnaire, permettant de garder certaines caractéristiques d’une plante et de les optimiser en les associant avec une autre variété.
Si ce que nous fumons aujourd’hui est bien plus fort et surtout bien meilleur, c’est grâce à ses fameux croisements.

Weed et épinards

C’est une histoire de famille intergénérationnelle puisque c’est avec son fils ainé Alan Dronkers qu’il monte Sensi Seeds en 1985.
A l’époque cela fait déjà quelques années qu’il fait pousser le premier Cannabis Néerlandais de l’histoire contemporaine dans des serres bricolées avec des graines ramenées de ses voyages au Pakistan.A l’époque les gens fument du mauvais hasch issu de plants marocains et largement coupé, alors que  tous les Coffee Shop lui refusent sa ganja fraîche pourtant bien plus puissante.
Il finit, dépité,  par laisser “en dépôt » deux gros sacs papiers remplis d’herbe, précisant qu’il ne sera payé que si tout se vend.
Les propriétaires dubitatifs accepterons de prendre à l’essai ce qu’ils surnomment des “épinards”. C’est grâce aux touristes américains que l’engouement se créera autour de ses récoltes… et qu’il commence à se faire arrêter par la Police.
Heureusement il est aux Pays-Bas et à l’époque même en étant arrêté avec 10 kg d’herbe sur lui il n’écope en général que de quelques jours de prison.
En effet, si le cannabis est dépénalisé et sa vente contrôlée dans le cadre de l’Opium Act, il n’est en 1984 légalement interdit d’en faire pousser à des fins commerciales.

Graine de millionnaire

Après de nombreuses arrestations c’est en étudiant cette loi qu’il découvre une faille qui sera à la base de son empire: la loi anti-culture n’interdit pas, par omission, le commerce de graines.
Après avoir consulté son avocat, il monte donc sa boîte et multiplie les voyages pour récupérer un maximum de variétés.
C’est lors de cette période qu’il en apprend un maximum sur cette plante aux milles vertues et surtout sur son histoire méconnue.
Nous sommes avant l’avènement d’internet, tout est encore à découvrir. C’est grâce à des spécialistes devenus des amis comme Jack Herer et Ed Rosenthal qu’il perfectionne son savoir.
Afin de sensibiliser le public européen à la très longue histoire du Chanvre en Europe, il monte avec ce dernier le premier musée consacré au Cannabis en 1985.
Si vous y allez aujourd’hui vous aurez la chance de visiter par la même occasion la toute première boutique Sensi Seeds qui a été rénovée avec ses boiseries et ses dorures d’époques typiquement flamandes.
Un second musée à été ouvert en Espagne en 2012 en présence d’Ed Rosenthal bien entendu mais aussi de Sir Richard Branson, le fondateur de Virgin.

1993: le chanvrement.

Ce mélange d’activisme et de sens des affaires explique pourquoi en 1993 il lance Hempflax, une entreprise spécialisée dans la culture du chanvre qui devient légal aux Pays Bas en 1994 grâce à l’exemple de l’Angleterre et à son influence.
Le but est bien entendu de récupérer des graines mais aussi de faire commerce de fibres, d’ huiles et plus tard toute une armada de produits aux CBD.
Le chanvre de Ben est depuis peu utilisé dans le cadre en isolant naturel depuis le rachat de la marque allemande Thermo-Natur.
Une version bien plus consumériste du rêve du Jack Herer (qui voyait le chanvre sauver le monde) qui a en tout cas sauvé l’économie des Pays Bas et participé à une revitalisation agricole européenne en ramenant la plante dans le milieu industriel.
L’entreprise a récemment  investi 5 millions d’euros en Roumanie et possède plus de 500 hectares de cultures en Allemagne.
La prochaine étape?
Les biocarburants, afin de recycler les chutes de chanvre en éthanol et en Diesel.Le futur sera-t-il complètement vert?
Sans doutes: après que le Canada se soit ouvert, c’est au tour de l Europe de légaliser le CBD, les jours de la prohibition sont comptés…
Terminons sur une formule chère à un Ben Dronkers pro-legalisation:  “Soyez informés et autonomes!”

En bref, continuez à lire Zeweed!

Quand les rois et empereurs de France encourageaient la culture du chanvre

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Pendant des siècles la France et le chanvre ont filé le parfait amour. En attendant que l’Etat et la plante se réconcilient, Zeweed vous invite à parcourir les plus belles déclarations d’allégeance faites au cannabis par les rois et empereurs du pays des lumières.

Charlemagne et le canava

La barbe de Charlemagne était fleurie, nous enseignent comptes et chansons. Mais fleurie de quoi? De cannabis pourquoi pas! Car l’empereur n’était pas insensible aux multiples propriétés et applications du chanvre. Dans son Capitulaire De Villis, Charlemagne invitait vivement ses sujets à la culture du chanvre (appelé alors canava), matière première essentielle à la confection de tissus, toiles, voiles et cordages. « Quid de lana, lino, vel canava  » Qu’en est-il  de la laine, du lin et du chanvre? » avait invectivé le roi des Francs.
(Capitularia de Villis vel curtis imperii, article LXII, Circa 800).

Louis XV libère le commerce du chanvre…

Près d’un millénaire plus tard, en 1720, le régent du jeune roi Louis XV, Philippe d’Orléans, publia un arrêt favorisant l’essor du cannabis agricole : « Arrêt du conseil d’état qui ordonne que le commerce du chanvre dans l’intérieur du royaume sera libre. Fait défense de le faire sortir et de l’envoyer à l’étranger et permet à la Compagnie des Indes d’établir des magasins et le prix des chanvres. » (Imprimerie royale, Paris : Arrêt du 29 décembre 1719, document F-21084-105 de la BNF).

… avant que Louis XVI et Necker n’en fassent une priorité

Peu avant la révolution française, en 1779, c’est Jacques Necker, ministre des finances de Louis XVI qui sera chargé de recenser les provinces cultivant le chanvre et d’encourager cette culture afin de ne pas dépendre d’importations pour cette matière première essentielle.  Comme aujourd’hui, les services de l’État désiraient la mise en œuvre d’une agriculture capable de rivaliser avec l’Empire de Chine ou l’Amérique.
C’est la raison de ce courrier adressé alors à tous les maires de France:
« La France est obligée, Messieurs, de tirer annuellement de l’étranger une grande quantité de chanvre, ce qui fait sortir beaucoup d’argent du Royaume. Le gouvernement, occupé plus que jamais des moyens de remèdes aux inconvénients de l’exportation du numéraire, a pensé qu’il était possible d’augmenter la culture de cette plante au point de ne plus recourir à l’étranger. Pour juger de l’augmentation dont cette production est susceptible, le Roi a déterminé de faire constater de la manière la plus précise la quantité de terrain qui est propre au chanvre dans chaque province. » (Lettre adressée au Maire Consul de Mandelieu, le 5 juin 1779 par Jacques Necker, conservée aux Archives Municipales de Mandelieu – HH1 : « Culture du chanvre », 1779).

1803 : Napoléon ordonne aux préfets de semer

Le 18 février 1803, Napoléon Ier encourageait la culture de cette plante, autrefois essentielle à la fabrication des cordages de la marine militaire : « Paris, 29 pluviôse an 9, Ordre 6585 : Faire semer en France du chanvre. Le ministre fera connaître la quantité de cette denrée qu’il peut acheter cette année. Le ministre la répartira entre les différents départements et arrondissements, en donnant ordre aux sous-préfets et préfets de la faire semer dans les communes. Ils donneront l‘assurance que ce chanvre sera acheté à un prix déterminé, rendu dans un point central désigné. Bonaparte. » (Archive de la marineCorrespondance de Napoléon Ier, publiée par ordre de l’empereur Napoléon III, Tome 8, p. 207, 1861).

A la semaine prochaine pour un nouvel épisode de l’Histoire du chanvre!

Alexis Chanebau

 

Ecrivain, historien et encyclopédie vivante de l’histoire du cannabis , Alexis Chanebau a écrit plusieurs livres sur la belle plante dont le remarquable ouvrage « Le chanvre, du rêve aux mille utilités!« , disponible sur ici sur Amazon

 

Ainsi kiffait Zarathoustra !

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Utilisé depuis des millénaires dans la plupart des grandes civilisations, le cannabis est une plante aux vertus élévatrices qui permettait aux prêtres, chamans et sorciers de rentrer en contact avec l’au-delà et le divin. Chaque mois, je vous propose de découvrir une culture ancestrale faisant honneur à l’herbe magique, avec aujourd’hui un focus sur Zarathoustra, la Perse et les Rois Mages.

Environ 1000 ans avant notre ère, le prophète Zarathoustra évoquait déjà le cannabis (haoma) dans son livre sacré, le Zend-Avesta, ouvrage répertoriant des milliers de plantes médicinales.
«  Je célèbre les hautes montagnes où tu as poussé, ô Haoma ! Je célèbre la terre où tu pousses, odorant et fortifiant, belle plante omnisciente. Honneur à Haoma, qui rend l’esprit du pauvre aussi élevé que celui du riche. Honneur à toi, Haoma, qui élève l’esprit du pauvre autant que s’élève la sagesse des grands. » Le poème dans son intégralité est disponible en cliquant sur ce lien

(Portrait de Zarathoustra, Temple Mithraïque de Doura-Europos, Syrie, IIIe siècle)

Rois Mages et Ganja

S’ils ont bel et bien existé, les Rois Mages (qui portaient le bonnet phrygien, futur symbole de la République française) étaient très certainement des zoroastriens : le mot « mage » (du persan magis) désignant un disciple de Zarathoustra, adepte de techniques religieuses incluant l’absorption de puissantes préparations contenant du cannabis (bhang, mang, haoma).
Sans les Rois Mages, la chrétienté n’aurait pas eu la même histoire. Car c’est bien à l’issue d’un rêve inspiré  par des breuvages rituels,  cannabiques et psychotropes qu’ils décidèrent de rentrer chez eux sans en avertir Hérode ( l’Évangile selon Matthieu, Mt 2, 1-12).

Les mages analysaient leurs rêves ou accédaient à des « états extatiques » quelquefois bercés par des chants et des danses rituelles (la ronde des Derviches tourneurs, adeptes historiques du haschich, en est un héritage direct, transmis par les rites incantatoires de la déesse scythe Tabiti-Hestia).

La plus ancienne représentation des rois mages connue (basilique Saint-Apollinaire-le-Neuf, Ravenne, VIe siècle).

Dans les textes de la Perse ancienne, le bhang, à base de chanvre, était un ingrédient de « la boisson illuminante » (Rōšngar Xwarišn) qui permettait à Wištāsp, ami de Zoroastre, de voir « la grande Xwarrah » (splendeur divine) et le « grand mystère »
Bhang ou Mang (mot en Pahlavi, entre le IIIe et le Xe siècle) fait référence à une concoction de chanvre appelée mang ī wištāsp « le chanvre de Wištāsp » .

« L’oeil de l’âme »

Selon les ouvrages pehlevis (Perse ancien) Dâtastân i Dênîk et Dênkart, le kavi Vîstâçpa aurait ouvert « l’œil de l’âme » pour atteindre la connaissance par l’extase en buvant une coupe où auraient été mêlés « hôm ut mang », (du hôma et du chanvre indien), et du vin mêlé à ce même chanvre indien. »
La Vendidad (« La loi contre les démons »), loue aussi le bhang en tant que « bon narcotique de Zoroastre ». Vers 700 avant J.-C.
L’Haoma, liqueur fermentée, était la « liqueur de Vie » eucharistique des mazdéens ou des zoroastriens, un équivalent avestique du fameux « soma » védique dans l’hindouisme, qui lui s’est avéré être à base d’éphédra grâce aux découvertes archéologiques.

En 1990, L’archéologue russe Viktor Sarianidi identifiera dans le Turkménistan des poteries datées d’environ 1.000 ans avant J.-C , contenant des résidus de cannabis, de pavot et d’éphédra, (trois plantes qui seraient d’après Sariadini les ingrédients clefs de l’haoma), dont l’usage était réservé aux prêtres durant les  cérémonies religieuses.
Selon l’Avesta, le saint livre zoroastrien, l’Haoma est une divinité comestible qui peut venir à bout de toutes souffrances.

En 2013, au nord-ouest de la Mésopotamie, des fouilles dans la ville antique de Çatal höyük, en Turquie,  ont révélé un tissu de chanvre daté de 9000 av. J.-C. : « Les analyses montrent que ce morceau de tissu est en lin tissé avec du chanvre » précisera alors le responsable des fouilles Ian Hodder (Stanford University). La plante était utilisée dans sa totalité : la racine pour la médecine (anesthésique), la tige pour les textiles et les cordes, les feuilles et les fleurs pour la religion comme pour ses pouvoirs thérapeutiques et  les graines pour en extraire de l’huile (arômes, éclairage). Dans la culture de la péninsule anatolienne, dans  le cannabis, rien ne se perdait,  tout se transformait.
Vivement le retour de ces religions ancestrales!

Chanvre : une décision française contre la loi et l’ordre

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A huit mois des élections présidentielles et sur fond de surenchère sécuritaire, le gouvernement semble plus déterminé que jamais à mener une guerre sans quartier contre le cannabis. Quitte à inclure dans un combat que d’aucun qualifierait de vain le chanvre bien-être. Sur la question du CBD, l’exécutif persiste à vouloir interdir le commerce de sommités florales en France, dont le marché est estimé à un milliard d’euros avec à la clef des centaine de milliers d’emplois crées. Dans une tribune publiée dans Les Echos et que nous relayons ici, le président du Syndicat Professionnel du Chanvre Aurélien Delcroix analyse les tenants et aboutissants d’une telle décision.

La France vient de rendre sa copie revue aux autorités européennes sur l’arrêté encadrant la culture, l’importation et l’exportation de chanvre. Et elle n’est pas bonne. Le Gouvernement français s’apprête à mettre en œuvre un cadre réglementaire non seulement contraire au droit, mais également contreproductif en matière de santé publique et d’ordre public. Cet arrêté pénaliserait également le développement économique national, et en premier lieu celui des territoires oubliés de la République.

Un cadeau fait aux réseaux criminels

Alors que l’innocuité du produit fait l’objet d’un large consensus et que de nombreux utilisateurs témoignent d’une amélioration de leur qualité de vie (stress, sommeil, récupération musculaire , etc.) grâce à l’utilisation de chanvre bien-être, c’est-à-dire non psychotrope, le Gouvernement choisit d’en bannir la vente sous forme de fleurs et de feuilles séchées, tournant ainsi le dos à tout raisonnement scientifique. Pire, le nouvel arrêté aurait des effets négatifs en matière de santé publique. En effet, pour de nombreux consommateurs de cannabis, la fleur de chanvre est un produit de substitution assimilable à ce que la cigarette électronique est au tabac : un dispositif à risque réduit. Elle permet donc d’en réduire la consommation. Et sur ce point les preuves scientifiques démontrant l’utilité du CBD dans le sevrage cannabique existent. La commercialisation de fleurs de chanvre CBD permet de réduire les trafics de cannabis et le lot de violence et de criminalité qu’ils engendrent. En l’autorisant, c’est 1 milliard d’euros que l’on détourne des réseaux criminels. Le Gouvernement s’attaque à l’humble commerçant de chanvre, une victime idéale, plus facile à punir que le dealer de cannabis. Le seul argument invoqué est une hypothétique protection de l’ordre public en arguant qu’il serait impossible de distinguer une fleur de chanvre sans propriétés stupéfiantes d’une fleur de cannabis récréatif. Une position française une nouvelle fois mise à mal par l’exemple des autres pays européens. Nos voisins ont mis en place des outils adaptés permettant aux forces de l’ordre de faire facilement la distinction. Le constat est clair : on ne veut pas donner à nos forces de l’ordre les moyens modernes de leurs homologues européens.

Une perte de chance économique

Nos dirigeants ne souhaitent pas faire de notre pays une puissance souveraine du chanvre dans le concert des nations européennes. Le marché du chanvre sera laissé à nos voisins européens. Plutôt que de voir une filière économique nationale se développer, le Gouvernement refuse les points de croissance escomptés par ce marché en plein boum. Après tout, la soumission économique est aussi une politique, même si elle n’est jamais la plus bénéfique pour les emplois nationaux et le partage de valeurs avec nos concitoyens. Nous pensions benoîtement qu’1 milliard d’euros de volumes d’affaires et une centaine de milliers d’emplois créés pour la seule fleur de chanvre, pouvaient avoir du sens, en France, après des mois de contraction de l’économie. Pour nos dirigeants, la reprise économique est préférable de l’autre côté du Rhin, des Alpes ou des Pyrénées. Car c’est bien là-bas que ce marché nouveau et prometteur des fleurs de CBD va se développer.
Les produits seront importés sur le sol français, créant confusion et difficultés pour nos forces de l’ordre, en l’absence d’un cadre adapté. En plus de s’affranchir des règles européennes, cet arrêté risque donc de devenir une source de désorganisation pour le travail des forces de l’ordre.

Notre pays fait le choix d’abandonner les bénéfices potentiels que nos agriculteurs et nos commerçants auraient pu générer pour ne leur laisser que les tracasseries administratives et les miettes économiques. En nous coupant de ce marché, nous sommes, une nouvelle fois, condamnés au déclassement dans le palmarès européen et mondial en raison de décisions dogmatiques et ubuesques.
Et pourtant, la France dispose d’une longue histoire avec cette culture qui fait partie de notre terroir et de notre patrimoine national. Si les variétés cultivées sur notre territoire n’ont jamais été perçues comme “stupéfiantes” le chanvre était reconnu comme plante médicinale. Le marché “nouveau” du chanvre CBD pourrait d’abord profiter aux territoires périphériques français, éloignés des dynamiques économiques. Elle permettrait à cette France rurale et périurbaine de renouer avec le chemin de la croissance.

A ce titre, la manne économique du chanvre permettrait d’apporter des revenus solides à nos agriculteurs en difficulté. Elle pourrait aussi attirer des cadres de l’industrie agroalimentaire dans ces territoires. L’arrivée d’une population à fort pouvoir d’achat profiterait également à l’écosystème de commerçants locaux, tout en redynamisant l’offre immobilière tertiaire et de logement, aujourd’hui en décrépitude. En suivant les recommandations des parlementaires de la majorité autour du chanvre, la France s’autoriserait une nouvelle dynamique d’aménagement du territoire plus inspirée par la cohésion. L’arrêté sur le chanvre de nos autorités prend aujourd’hui le chemin exactement inverse.

Pour toutes ces raisons, le Syndicat Professionnel du Chanvre continue son combat et se prépare à saisir les autorités administratives et judiciaires compétentes afin de redonner du pragmatisme à nos orientations nationales, économiques et agricoles sur le sujet.

Aurélien DELECROIX, Président du Syndicat Professionnel du Chanvre

CBD, THC et sommeil: mode d’emploi.

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JAvec ses vertus relaxantes, anxiolytiques et apaisantes, le chanvre se pose comme un merveilleux sédatif naturel. Une aide au sommeil à laquelle un nombre croissant d’insomniacs ont recours pour bien dormir sans béquille médicamenteuse. Si le cannabis est une naturelle et efficace façon de s’assoupir, il est important d’avoir quelques clefs et de connaître les limites de son corps.

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Sauvez le monde à coup de graines!

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Le chanvre est une plante ultra-écologique, une dévoreuse de CO2 dont la culture ne nécessite aucun insecticide. Et puisque se sont les petits gestes qui font les grandes actions, il ne nous reste plus qu’à sauver la planète en plantant de la weed partout où l’herbe pousse! 

Faisons un rêve. Les administrateurs d’entreprises réaliseraient tout le tort que leurs usines causent à l’environnement et au climat. Pris d’un incommensurable remord, ces dirigeants tanceraient les chercheurs. Que n’ont-ils trouvé d’aspirateur à CO2 pour minorer le renforcement de l’effet de serre ? Pourquoi doit-on toujours extraire du pétrole pour faire avancer nos voitures et décoller nos avions ? Sommes-nous condamnés à nous parer de fibres d’origine gazière pour sortir dans la rue ? Et si la solution était devant nous, évidente ?

Six pieds sous terre

Imaginez une plante robuste, à pousse rapide, qui boufferait du carbone comme une ogresse les enfants dodus ? Cette rosale existe. Vous l’avez rencontrée. Car le chanvre est un carbophage comme on aimerait en voir plus souvent. Imaginez des champs de sativa, d’indica ou de ruderalis exhalant leur puissante et suave odeur. Par la magie de la photosynthèse, ces centaines de milliers de plants absorbent en cadence le gaz carbonique que nous rejetons sans conscience. Avant de l’expédier six pieds sous terre.

Un seul hectare de chanvre peut ainsi stocker 22 tonnes de gaz carbonique. 22 tonnes : c’est, grosso modo, ce que chacun(e) d’entre nous rejetons en deux années déconfinées. C’est deux fois moins qu’une forêt moyenne, mais 20 fois plus qu’un pâturage. Et à moins que les dieux de la météo ne soient en cure de désintox, nos latitudes autorisent deux récoltes par an. Doublant du même coup la capacité du puits de carbone chanvrier.

Diesel et Ford

A dire vrai, il fait mieux encore pour la planète que d’interpréter la mélodie du carbone en sous-sol. Car, du chanvre dont on bourre certaines pipes, on extraie, je ne vous l’apprends pas, de l’huile. Ce précieux nectar constitue une excellente base à la production de carburants totalement décarbonés.

Des graines à l’huile, il n’y a qu’un tour de meule ! Le 10 août 1893, l’inventeur Rudolf Diesel fait fonctionner à l’huile de weed le moteur de son invention. Quelques décennies plus tard, les designers de Ford construisent un prototype de voiture en plastique d’origine végétale carburant à l’huile cannabique. Un seul hectare de chanvre suffit pour produire 800 litres de carburants routiers (riches en oméga 3 de surcroit !). Prenons-en de la graine !

Flower Power is big power

Mais le chènevis n’est pas tout. Si la semence de notre cannabacée préférée est oléagineuse, sa tige est, elle, riche en fibres. Ses fibres ont longtemps servi à tisser les plus forts des cordages de la marine à voile. Elles sont de retour dans les plus solides des jeans et les plus écologiques des matériaux de construction bas carbone.

Et la fleur vous demandez-vous ? On l’a gardée pour la fin. La soif, plutôt. Car, en ajoutant les inflorescences à leur production, les brasseurs produisent des bières plus citronnées qu’à l’accoutumée. L’inverse eut été surprenant.

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