Zac Efron,
Zac Efron, crédits: Wikimedia commons

Zac Efron se fait construire une maison entièrement faite de chanvre

Zac Efron voit grand — et vert. L’acteur américain fait construire en Australie une maison hors réseau qui fera la part belle au chanvre industriel, des murs à l’isolation, en passant par les matelas, les textiles et divers éléments intérieurs. Baptisé FutureCave, le projet est signé Joost Bakker, designer environnemental néerlando-australien connu pour ses expérimentations autour des matériaux naturels et de l’habitat bas carbone.

L’intérêt pour le béton de chanvre — aussi appelé chaux-chanvre ou hempcrete — n’est pas franchement nouveau. Mais à chaque nouveau chantier spectaculaire, le matériau retrouve la lumière. Et ses promesses ont de quoi nourrir les récits d’avenir : maisons écologiques, architecture durable, murs qui respirent, matériaux capables de réparer un peu le passé, d’imaginer le futur et, idéalement, de ménager le présent.

Après avoir fait parler de lui en Australie l’an dernier, le chanvre débarque donc au cœur de la pop culture. L’ancien héros de High School Musical, également animateur de Down to Earth, série Netflix où il explorait des modes de vie plus durables à travers le monde, se lance à son tour dans la construction d’une maison pensée comme manifeste écologique.

Béton, isolations, matelas, rideaux et oreillers en chanvre

Le chanvre utilisé ici n’a rien à voir avec la partie récréative de la plante. Le béton de chanvre est un biocomposite composé de chènevotte — la partie ligneuse de la tige du chanvre industriel —, de chaux et d’eau. Ni fleur, ni feuille, ni produit psychotrope : juste de la matière végétale, transformée en matériau de construction.

Selon People et E! News, Zac Efron construirait sa maison sur une propriété de 128 hectares, près de la frontière entre la Nouvelle-Galles du Sud et le Queensland, à environ une heure de Byron Bay. L’acteur aurait acheté le terrain en 2020 avant de confier le projet à Joost Bakker, avec une idée claire : utiliser le chanvre bien au-delà des seuls murs.

Le décor coche toutes les cases du fantasme australien : forêt tropicale, cascades, ruisseaux, sentiers de promenade et vieux cèdres. La maison devrait comprendre six modules de chambres reliés par des passerelles extérieures, chacun doté de sa propre salle de bain et d’un toit végétalisé. Un grand espace de vie complétera l’ensemble.

Écolologique et autosuffisante

FutureCave sera une maison hors réseau, conçue pour fonctionner autant que possible sans dépendre des infrastructures classiques d’électricité, d’eau, de gaz ou de gestion des déchets. Cette logique d’autonomie s’étendra aussi aux matériaux : le chanvre sera présent dans les murs, l’isolation, les aménagements intérieurs et les textiles. D’après Hemp Building Directory, le projet comprendra également un toit végétalisé capable de supporter 100 tonnes de terre, pensé pour se fondre dans l’environnement alentour.

Et le plus étonnant est peut-être ailleurs : le chanvre ne se limitera pas aux blocs ou aux cloisons. Il devrait aussi se retrouver dans les éléments intérieurs, les menuiseries, les matelas, les rideaux et les oreillers. Joost Bakker aurait même expliqué travailler avec un fabricant d’électroménager autour d’une piste assez inattendue : une machine à laver équipée d’un tambour à base de chanvre.

 

Zac Efron et Joost Bakker. Crédits Instagram / Bakker

La cuisine et les salles de bain feront appel à des panneaux durables conçus par Plantbord, une entreprise qui présente ses produits comme des panneaux de particules issus de matériaux favorisant la santé des sols, mais aussi celle des personnes qui les fabriquent et les utilisent. Selon une mise à jour partagée par Bakker, la maison d’Efron devrait utiliser 200 de ces panneaux pour les menuiseries de la cuisine et des salles de bain. HempBuild Magazine rapporte par ailleurs que ces éléments intégreraient une résine circulaire d’origine végétale développée par la société néerlandaise Plantics.

Tapis, rideaux, isolation, murs intérieurs « respirants », matelas végétaux, voire premières explorations autour de batteries ou de composants d’électroménager à base de chanvre : FutureCave ne se contente pas de saupoudrer un peu de vert sur une villa de star. Le projet mise sur le chanvre comme colonne vertébrale d’un habitat censé mieux respirer, consommer moins d’énergie et peser moins lourd sur son environnement.

« Voilà, en fait, ce que je veux dans la vie. » Zac Efron

Pour comprendre FutureCave, il faut s’arrêter sur Joost Bakker. Designer environnemental né aux Pays-Bas et installé en Australie, il s’est fait connaître par ses projets à faible production de déchets, son approche régénérative et ses expérimentations avec les matériaux naturels.
Joost Bakker est aussi à l’origine de Future Food System, un projet qui imagine des façons plus circulaires de construire et d’habiter, où architecture, alimentation, déchets et matériaux ne sont plus pensés séparément mais comme un même écosystème.

Zac Efron et Joost Bakker, crédits Joost Bakker/Instagram

Zac Efron n’est pas arrivé chez Bakker par simple envie d’une maison bizarre, futuriste ou instagrammable. Les deux hommes se sont rencontrés en 2021 pendant le tournage de Down to Earth. L’acteur aurait été marqué par la manière dont Bakker conçoit ses lieux. Dans des entretiens cités par la presse australienne, Efron expliquait qu’après avoir vécu un peu partout dans le monde, il ressentait, chaque fois qu’il visitait l’un des espaces imaginés par Bakker, quelque chose comme : « Voilà, en fait, ce que je veux dans la vie. »

Sur Instagram, Bakker a raconté que ce n’était pas tous les jours que Zac Efron vous demandait de dessiner sa maison. Il s’est dit d’autant plus enthousiaste qu’il s’agirait de la première maison jamais possédée par l’acteur. Selon lui, Efron était tombé amoureux de Future Food System et de la maison familiale de Bakker à Monbulk. Il voulait désormais un lieu à lui, où le designer pourrait pousser ses idées « aussi loin que possible ».

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Alexis est un homme curieux de toutes choses. Un penchant pour la découverte qui l'a amené à travailler à Los Angeles, Londres, New York et Neuilly sur Seine. En 2019, l'oiseau à plumes bien trempées s'est posé sur la branche Zeweed. Il en est aujourd'hui le rédacteur en chef.

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