Wayv : une plateforme inspirée d’Amazon pour les professionnels de la weed.

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Aux États-Unis, toute transaction (légale) entre producteurs de cannabis et détaillants se fait majoritairement en cash; les banques rechignant à offrir des solutions de paiement pour ce business encore illégal à l’échelle fédérale. Une donne que la société Wayv compte bien changer avec son interface d’échange.

Le business de la ganja fait face à un inattendu problème d’argent : un problème de surplus de cash.
Une raison à l’explication structurelle : dans le business de l’or vert, la majorité des transactions se font en espèces, la plupart des institutions bancaires et financières se montrant frileuses si ce n’est réticent à proposer des solutions d’échange et paiement aux acteurs de la filière cannabis.

Un problème de trop de liquidité que Keith McCarty, PDG de Wayv compte résoudre via les services que proposent sa plateforme d’échange du même nom. L’entreprise américaine, qui fête son premier anniversaire, fournit d’ores et déjà cette plateforme à l’architecture d’échange semblable à celle d’Amazon, pour les détaillants légaux de marijuana en Californie, en leur assurant une livraison en 24h..

Nous avons bien plus de 90% des détaillants agréés qui commandent déjà via Wayv, et plus de 80 grandes marques dans l’État de Californie”, explique McCarty. Les détaillants en question – en particulier la génération Y – ne sont pas fan de cash, pour d’évidentes raisons de sécurité (vol) et fiabilité (faux billets). Les grandes banques et sociétés de cartes de crédit, elles, ne veulent toujours pas toucher au cannabis-business, puisqu’il s’agit toujours d’une drogue illégale au niveau fédéral.

Le paiement b2b de la beuh
Wayv Payments – un système de paiement numérique B2B- permet aux détaillants, producteurs, fabricants et distributeurs de se payer mutuellement en temps opportun et sans espèces.

Un seul endroit pour acheter, une livraison et un paiement“, annonce fièrement Mc Carthy, qui a investi avec ses associés (dont le fondateur de PayPal, David Sachs) près de 5 millions de dollars pour lancer Wayv,

Un secteur que le PDG de Wayv connaît bien puisqu’il a aidé à créer Eaze, une entreprise populaire de livraison de cannabis à la demande.

Wayv utilise les solutions logiciels de la société Hypur, qui a dépensé 30 millions de dollars pour développer une technologie de paiement numérique dédiée à l’industrie du cannabis, dans le plus légal des cadres qui soit.

«Je crois que nous avons environ 24 banques dans l’industrie du cannabis légal de l’État (en collaboration avec nous. Fin 2020, la plupart des paiements numériques dans le cannabis utiliseront la technologie Hypur», explique Tyler Beuerlein, un ancien joueur de baseball professionnel et désormais optimiste directeur des recettes d’Hypur .

La concurrence ? Mc Carthy n’en voit qu’une : le marché illégal. “Notre principal concurrent en ce moment est le marché illicite”, dit-il. “Nous les poursuivons et je pense que les paiements numériques nous distingueront vraiment.”

Une prévision là aussi optimiste, puisque sur le vieux continent, le grec Alkiviades David (voir notre article) a déjà lancé en août 2019 une plateforme similaire appelée Swissx exchange, pour l’instant uniquement axé sur le commerce de CBD en Europe.

Pour l’instant. 

 

 

Alexis

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Journaliste, peintre et musicien, Kira Moon est un homme curieux de toutes choses. Un penchant pour la découverte qui l'a amené à travailler à Los Angeles, New York ou Londres pendant une dizaine d'années. Revenu en France, l'oiseau à plumes bien trempées s'est posé sur la branche Zeweed en 2018. Il en est aujourd'hui le rédacteur en chef.

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