Sexe : Le cannabis thérapeutique à la rescousse des libidos en berne

Selon une étude conjointe de l’Université du Connecticut et de Géorgie publiée fin décembre dans le Journal of Health Economics, les patients consommant du cannabis thérapeutique auraient plus de relations intimes.

Des relations plus fréquentes, mais moins protégées.

Parmi toutes les bonnes nouvelles liées à la légalisation du cannabis, qu’il soit récréatif ou thérapeutique, une d’entre elles serait de donner un coup de boost aux relations charnelles et au taux de natalité.

Des chercheurs américains à l’origine d’une étude visant à observer les changements de comportement des patients bénéficiant d’un traitement au cannabis thérapeutique affirment que les patients en question ont « une augmentation de l’activité sexuelle ».
Pour en arriver à cette conclusion, les scientifiques ont interrogé des jeunes sur une période de 14 ans, entre 1997 et 2011, en leur posant ouvertement des questions sur leurs usages de consommation de cannabis ainsi que sur leurs habitudes sexuelles au cours du mois passé. Dans un contexte qui suit la légalisation du cannabis médical, l’étude relève une augmentation de 4,3% de la « probabilité d’avoir des relations sexuelles une ou plusieurs fois au cours du mois dernier ».  On note également « une augmentation des relations sexuelles commençant directement après le changement de loi ».

Elle s’accompagne d’ailleurs d’une baisse de l’utilisation de contraceptifs et, de fait, d’une augmentation de 2% des naissances. On parle de 684 naissances en plus par trimestre. Pour les chercheurs ces résultats sont éloquents et « prouvent que la consommation de cannabis a un effet considérable, involontaire et positif sur les taux de natalité ».

Ils expliquent que les effets du cannabis « peuvent modifier les attitudes envers les risques sexuels en rendant les utilisateurs moins préoccupés par les conséquences des rapports sexuels, entraînant une diminution de l’utilisation des contraceptifs ».

Alors que l’étude met également en lumière des effets physiologiques qui peuvent être responsables d’une baisse de la fertilité, ces comportements insouciants envers les risques expliquent pourquoi la natalité est finalement en hausse. Pour conclure, l’étude explique que « les deux mécanismes suggèrent que les réponses comportementales peuvent être dues à une attention accrue aux effets hédoniques immédiats du contact sexuel, à une volonté accrue de s’engager dans des relations sexuelles, ainsi qu’à une insouciance des conséquences potentielles d’un rapport sexuel ».

En bref, « patients au médicament vert, sortez couverts ».

Vincent