« Sisters are smoking it for themselves », chantait (presque) Aretha Franklin. Zoom en 3D sur des femmes smoking hot et cannabis smokers.
Par Olivier Cachin
Elana Frankel : Une bible pour les fumeuses

Elana Frankel… C’est le genre de femme à finir sur la couv’ de Zeweed. Pas seulement parce qu’elle a produit et réalisé le documentaire Cannabis + Creativity, dans lequel cette avocate new-yorkaise suit six personnes de tous styles, dont un chef cuisinier, une mamie pas trop portée sur le trois-feuilles et la poétesse Jasmine Mans. Résultat : des Awards comme s’il en pleuvait dans plusieurs festivals. Mais Elana a aussi écrit, en 2020, Women & Weed : un livre qui est le prolongement du magazine éponyme. Le genre d’ouvrage où vous apprendrez (fun fact car il est réel) que la reine égyptienne Hatchepsout utilisait le chanvre pour calmer ses douleurs menstruelles. Où l’on apprend qu’il y a quelques millénaires, le cannabis n’était pas sexiste…
Oui, Women & Weed est un ouvrage crucial qui accompagne un mouvement n’ayant fait que s’accentuer, ces dernières années : rien qu’entre 2020 et 2021, les ventes de cannabis aux femmes ont augmenté de 55 %. Et les « nouveaux consommateurs » de 2021, aux États-Unis, étant à 48 % des femmes, on touche donc du doigt la parité cannabique.
Mais ce Women & Weed n’est pas un pamphlet, plutôt un guide ludique. Sur 200 pages richement illustrées, Elana la joue livre de recettes avec astuces et punchlines (« Bye bye les brownies à la beuh secs comme des triques grâce à l’huile et au beurre infusé.») et nous révèle l’existence peu médiatisée de la Crystalline – « la plus pure forme de cannabis concentré contenant un seul cannabinoïde pouvant être saupoudré sur les plats ou mélangé aux ingrédients » (rien à voir avec l’eau minérale, donc). Livre Zeweed du mois, évidemment.
@elanafrankel
Rihanna : Puffragette City

Qui n’aime pas Rihanna ? Même si sa productivité discographique, depuis une petite dizaine d’années, se résume à deux titres sur la BO de Black Panther: Wakanda Forever (2022) et un autre sur celle des Schtroumpfs (Friend of Mine en 2025 – n’allez pas voir le clip sur YouTube, c’est un carnage à dix 10 millions de vues où Rihanna apparaît 35 trente-cinq secondes), on ne peut que l’aimer.
Et on peut aussi se poser la question : Rihanna, fumeuse de weed ? De qui smoke-t-on ? Pas de photos compromettantes avec ne serait-ce qu’un stick, et toujours ce regard si perçant qu’il ressemble plus à l’œil de la Tigresse qu’à celui de Cheech ou Chong dans Faut trouver le joint (1978). C’est dans un morceau de son dernier album Anti (sorti en 20165, hein ? Q, quand on vous disait qu’il fallait être patient…) qu’est la réponse : « James Joint », au texte court comme un roach qui s’ouvre sur ce haïku chargé en tétrahydrocannabinol – « I’d rather be smoking weed whenever we breathe. »
Le James du titre est James Fauntleroy, ami de « Riri » qui a confirmé le goût de la chanteuse pour la juste teneur en THC : « J’étais en studio avec Shea Taylor et j’ai écrit la chanson en trente minutes. Rihanna est ma homie, donc je savais qu’au moins elle l’écouterait et quand je lui ai filé la démo, elle a adoré. C’est super bandant d’avoir une chanson de Riri qui a mon nom. Ça parle aussi de la beuh ; moi, je suis le n° 1 smoker sur cette planète. Ça fume grave durant mes sessions studio avec Rihanna. On est tous les deux des champions de la fume ! »
@badgalriri
Nancy Botwin/Marie Louise Parker : Mamma Weeds

Pour ceux qui seraient passés à côté de LA série de fiction cannabique la plus emblématique, on « repitche » Weeds (2005) : Nancy Botwin, une Milf [Mother I’d Like to Fuck, NDLR] des quartiers bourgeois de la Californie du Sud, génialement incarnée par Mary-Louise Parker, se retrouve veuve à 40 quarante ans après la mort subite de son mari joué par Jeffrey Dean Morgan (l’affreux Negan de The Walking Dead). Pour échapper à son statut de future white trash fauchée, elle commence à dealer de la… weed – bravo, il y en a qui suivent.
Nancy va suivre une trajectoire parallèle à celle de Walter White, le prof de chimie (joué par Bryan Cranston) qui se transforme en super-dealer de Crystal Meth dans la série légendaire Breaking Bad. Pour garder son train de vie (car la première motivation de cette parfaite Californienne des suburbs, est de rester à égalité financière avec ses riches copines), elle va franchir des étapes de plus en plus hardcore : commerce de façade, blanchiment de l’argent du deal, « invention » d’une nouvelle beuh redoutable (la Milf), mariage avec un baron mexicain de la drogue, arrangement avec les flics du DEA pour un changement d’identité et de vie en suivant le fameux Federal Witness Protection Program – rendu fameux célèbre par Ray Liotta dans Les Affranchis de Martin Scorsese (1990).
Des épisodes brefs et nerveux, huit saisons avec la dose règlementaire de rebondissements et un personnage secondaire génial : Mary-Kate Olsen, une des jumelles Olsen, est Tara Lindman dans la saison 3 ; une zinzin catho’ mystique affirmant que « c’est le Seigneur qui veut que je vende de la beuh », confiante avec sa conso’ car l’herbe est un « produit de la Terre conçu par le locataire d’en haut » (Dieu, pas son voisin du dessus). Enfin, pour en revenir à Nancy, on rappelle que Snoop Dogg lui a dédicacé une chanson : « It’s the Milf Weed ». Respect.
@weeds_showtime
Cet article est issu du Zeweed magazine #12, disponible en pdf ici. Pour trouver le magazine en kiosque près de chez vous, cliquez sur ce lien
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