Mike Teeve

Collaborateur mystérieux à la plume acérée et a l'humour noir, Mike est notre spécialiste de la pop culture. La rumeur raconte qu'un agité bien connu des francophones se cacherait derrière ce pseudo.

THC-O, le cannabinoïde qui réveille.

Dans les années 80, le choix en matière de cannabis était simple: weed ou hash? Au début du millénaire sont arrivés les distingos « sativa/ indica/ hybride » et un plus large choix pour le consommateur. Aujourd’hui, on ne choisit plus une variété mais un cannabinoïde pour ses effets thérapeutiques ou récréatifs ciblés. Parmi les molécules désormais disponibles (CBD, CBG, CBN, HHC, Delta-8…), aucune n’a encore réussi à faire de l’ombre au THC issu des Sativas les plus toniques… Jusqu’à maintenant?

Partons à la découverte d’une molécule aux effets détonants et à l’histoire insolite : le THC-O.
Au programme : des expérimentations pendant la guerre froide, des effets psychotropes au moins 3 fois plus puissants que le THC et un risque d’explosion permanent.
La simplicité même, on vous disait.

Arme de distraction massive

Un peu à la manière de la mythique Pineapple Express de Seth Rogen, cette super weed de synthèse est le résultat d’expérimentations par l’armée autour des armes chimiques (une tendance lancée par le terrible gaz moutarde de l’armée allemande, utilisé lors de la première guerre mondiale).
Des origines quelque peu sombres, qui s’inscrivent dans la logique américaine classique pendant la guerre froide : si les soviétiques le font… nous aussi.
C’est ainsi qu’en 1948 est lancé l’arsenal Edgewood dont le but est de développer un armement non létal et incapacitant.

Structure moléculaire du THC-O

Quelques années plus tard (le laboratoire ayant fermé en 1975), l’acétate est testé sur des chiens et on découvre qu’il perturbe nettement leur coordination : 2 fois plus que le Delta 9.
C’est d’ailleurs uniquement en 1978 que la substance est trouvée pour la première fois « dans la nature », lors d’une descente de la FDA dans un laboratoire souterrain, avant de retomber dans l’oubli jusqu’à très récemment.

Des tests sur les humains et plus récemment des essais par des youtubeurs évoquent un trip plus “spirituel” évoquant presque une version douce du LSD, mettant aux alentours de 30 minutes à monter. Les effets étant bien plus durables que le THC classique, il est conseillé de le consommer très progressivement.

L’huile de moteur… pour humain

Le THC-O se présente sous la forme d’un liquide marron épais, comparable à de l’huile de moteur. Il n’est donc consommable qu’en cartouche, teinture ou en produit alimentaire, jamais sous forme de fleur.
Attention il est TRÈS fortement déconseillé d’essayer de produire votre propre version du produit. Comme l’explique le site Honest Marijuana : “C’est beaucoup trop risqué et un laboratoire fera toujours un bien meilleur boulot”.

Le THC-O étant un acétate, il est très volatile sous sa forme originelle et son processus de fabrication est notoirement explosif.
En résumé, pour les plus scientifiques d’entre vous, cela implique d’ajouter de l’Anhydride acétique (un produit notoirement urticant), à du Delta-8 pur extrait du chanvre, pour en changer la structure au niveau moléculaire.
Pas d’inquiétude, si vous souhaitez tester le produit sans passer par un doctorat en chimie (ou risquer de terminer comme Walter White), certaines marques proposent déjà des produits comportant l’isolat.

Selon les forums spécialisés, les cartouches de la marque Binoid sont actuellement les plus fiables du marché pour tester le THC-O (avec un ratio de 92 pourcents de distillat et 8 pourcents de terpènes et 4 saveurs proposées).
La marque offre aussi des extractions sous forme de Wax, pour les amateurs de dab.

Comme toujours, Zeweed vous invite à ne vous fournir qu’auprès de marques fiables, à la traçabilité prouvée. Cette substance n’est pas actuellement encadrée par la législation américaine ou canadienne, puisqu’elle n’est que très récemment devenue disponible auprès du grand public.

THCV: le cannabinoïde coup de fouet et coupe-faim

Corne d’abondance pour le corps médical, le cannabis continue de livrer ses secrets. Parmi les molécules prometteuses, le THCV, un alcaloïde de la plante aux étonnants pouvoirs dynamisants et anorexigènes. A la découverte de ce cousin naturel du THC, vendu légalement en France au même titre que le CBD, le CBG ou le H4CBD.

Le tétrahydrocannabivarine (ou THCV) est présent, de manière naturelle, dans de nombreuses variétés.
Longtemps ignoré par des cultivateurs préférant créer des variétés plus puissantes en THC, le THCV a le vent en poupe. Avec ses effets ciblés et adaptés, le THCV pourrait bien devenir de meilleur ami des amateurs de ganja qui souhaitent rester actifs et lucides, qui plus est sans dévaliser le frigo.

Potentiel thérapeutique

Ce composant du Cannabis a été découvert en 1973, en raison de sa structure moléculaire très proche de son grand cousin, le THC.
Longtemps délaissé au profit de cannabinoïdes plus populaires et psychotropes, le THCV aide notamment à la régulation de la glycémie et agit comme un coupe faim.
C’est la raison pour laquelle il est actuellement étudié pour soigner des personnes ayant des troubles alimentaires de type boulimie, souffrant d’obésité ou encore pour aider les diabétiques dans la régulation de leur glycémie.

Attention cependant, il ne s’agit pas d’un remède miracle pour perdre du poids, mais plutôt pour mieux réguler son appétit. La guerre contre les munchies pourrait enfin être gagnée par nous autres, simples consommateurs.
On peut aussi souligner que des études mettant en valeur le potentiel anxiolytique et anti-inflammatoire offrent des résultats très prometteurs. De ce fait, il est aussi étudié dans le traitement des troubles post-traumatiques.
Enfin, grâce à ses effets neuro-protecteurs, il offre un véritable espoir pour le futur des thérapies contre Parkinson et Alzheimer, deux maladies pour le moment malheureusement dépourvues de remèdes.

Cafeïne verte

Contrairement au CBD, le THCV est psychoactif. Même s’il contre en partie les effets planants du THC, en offrant une expérience alternative bien plus douce. Les consommateurs décrivent un high énergétique, inspirant et beaucoup plus doux pour l’organisme, tout en restant très euphorique. La  concentration des fleurs et cartouches pour vape-pen allant de 5 à 20 % de THCV, nous recommandons cependant de les consommer en soirée pour éviter de sauter toutes vos collations .

De nombreuses variétés de grande qualité sont déjà disponibles pour votre consommation, mais uniquement dans les pays proposant du cannabis légalement, comme c’est le cas en France . Brittney Griner en a d’ailleurs fait les frais en arrivant à l’aéroport de Moscou, lorsque la douane découvrit dans ses affaires un vape-pen au THC et THCV, quelques jours avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie…

Parmi les plus célèbres variétés  de cannabis récréatif THC/THCV, on retiendra  la Durban Poison, une variété Sud-Africaine importée par Ed Rosenthal  dans les années 70 (5 % de THCV) et surtout la championne absolue de la catégorie : la Doug’s Varin qui affiche  jusqu’à 25% de THCV.

Note: si vous souhaitez en profiter lors de vos séances de vaporisation, il a une température d’ébullition plus importante à 157°C (donc 315°F).

Le guide des Space Cakes.

Il existe de nombreuses situations qui ne permettent pas de fumer tranquillement. Si comme moi vous avez une prédisposition pour l’asthme, ou si vous avez besoin d’être discret pour éviter les odeurs suspectes, les Space Cake sont la solution ! Ils existent dans de très nombreuses déclinaisons. Voici une sélection des plus indispensables.

Attention, les effets sont bien plus longs qu’avec un simple joint (aussi longtemps qu’il faudra à votre organisme pour digérer).

Le grand classique: le Space Brownie
Grâce à leur texture réconfortante, leur facilité de préparation et de découpe, les brownies sont presque un symbole des “Edibles” (terme américain définissant les produits comestibles à base de Cannabis).
Le goût du chocolat est celui qui se marie le plus facilement avec celui du beurre de Marrakech (un beurre préparé avec du Cannabis qui a un goût notoirement amer à cause de la chlorophylle).
L’astuce de Mike: Préparez des Brownies aux noix de pécan caramélisées dans du sirop d’érable. C’est un délice.

 Le plus mignon: Le Space Cupcake
Les cupcakes ont cet avantage, non négligeable, d’être à la fois faciles à transporter et à doser. Le problème fréquent des Space Cakes est d’en manger trop ou pas assez.  Car contrairement au joint, le Cannabis des Space Cakes passe par votre digestion, il est donc fréquent d’attendre 1h avant de sentir des effets. Le Cupcake, avec son niveau contrôlé de beurre de Marrakech permet d’éviter les Bad trips (la norme étant d’un gramme de matière grasse par gramme de Weed).
À Amsterdam, les Coffee shop vous conseillent principalement des Cupcakes. La raison est simple, ils sont faciles à partager ou à manger en plusieurs fois. De plus, si vous avez un talent pour la pâtisserie c’est l’occasion parfaite de surprendre vos amis avec vos créations.
L’astuce de Mike: Écrivez avec une poche à douille le dosage en beurre de Marrakech sur chaque cupcake. Comme ça, chacun de vos invités pourra choisir tranquillement celui qui lui correspond le mieux.

Le plus facile: La crêpe au “Nutella”
Le Cannabis est liposoluble, c’est-à-dire qu’il est absorbé par la matière grasse, ce qui permet de faire du beurre de Marrakech et donc de préparer des gâteaux. Mais ce n’est pas la seule manière de consommer du cannabis comestible, l’huile a bien entendu les mêmes propriétés que le beurre.  Mais si vous êtes aussi fainéant que moi, vous n’avez aucune envie de cuisiner, de faire la vaisselle et probablement même de sortir de votre canapé… Vous voulez être High mais facilement.
Pas de soucis, voici la recette préférée des feignasses, et bien entendu de l’auteur de cet article.Procurez-vous de l’huile de Cannabis (ou demandez à un ami de la faire pour vous), et versez dans un grand bol une dose d’huile par cuillère à soupe de Nutella.
L’astuce de Mike :Mélangez le tout affectueusement jusqu’à obtenir un mélange homogène. Laissez le tout reposer au frigo et voilà! Vous avez un Nutella à la weed que vous pouvez étaler sur des crêpes, des gaufres ou même sur un morceau de brioche. Attention de le garder à l’abri des enfants (et de vos colocataires).

 

 

 

Dry January : les bons (et mauvais) plans weed-détox

Le cannabis peut sembler l’alternative idéale pour le dry January. Las! Comme tout produit psychotrope, l’herbe qui fait rire pèse sur l’organisme.
Zeweed a passé en revue plusieurs méthodes de détox’ du THC pour vous garantir un nettoyage réussi et un début d’année sain et serin.

Le THC  et le CBD sont des substances qui restent longtemps dans l’organisme en se fixant sur les graisses. Ces alcaloïdes sont structurellement destinées  à rester sur vos poignées d’amour comme dans la matière adipeuse de votre cortex.
Leur concentration et temps d’évacuation dépendront  de l’organisme, de la consommation faite et d’indice de masse graisseuse de chacun, le métabolisme du consommateur influant beaucoup sur la rapidité du nettoyage.

Il est impossible de calculer exactement le temps nécessaire pour une détox en profondeur mais il existe une moyenne pour se faire une idée. Un consommateur régulier (fumant une à deux fois par semaine) n’aura besoin que d’une d’une dizaine de jours tandis qu’un fumeur de l’espace (consommant de manière quotidienne) aura besoin d’un bon mois.
Ce nettoyage peut cependant être accéléré par certains produits naturels que nous allons évoquer.

Intox: La sudation

Si il est vrai que la peau relâche une partie des toxines, des études récentes suggère que cela ne serait pas en assez grande quantité pour avoir un impact suffisant en préparation d’un nettoyage en profondeur. Avec approximativement 1 pour cent qui sont relâchées par les pores ce n’est pas très intéressant de vous précipiter à la gym si ce n’est pour vous donner soif, l’énorme majorité étant évacuées dans les urines et dans les selles.

Pas la peine de se faire suer. Pas pour la détox, en tous cas…

Quitte à vous faire suer préférez le Sauna qui a l’avantage de booster le système immunitaire et d’accélérer vos fonctions corporelles naturelles. Un véritable allié santé.

Info: Le charbon végétal activé et l’alimentation

Le charbon végétal activé est le meilleur ami de votre détoxication. Il absorbe naturellement une grande partie des toxines en évitant qu’elles continuent leur cycle dans votre organisme. C’est aussi très bon pour votre peau, pour les troubles gastriques et pour vous blanchir les dents. Nous vous recommandons la version 2000 en poudre, la plus absorbante, que vous pouvez acheter directement ici ou chez votre pharmacien de quartier.

Détox: allez au charbon
Radis noir, artichaut et gingembre: y’a de la détox dans l’air…

Info: la détox aux légumes

Toutes les nourritures qui sont bénéfiques à vos fonctions hépatiques (a.k.a liées au foie) et dépuratives (a.k.a filtrantes) sont aussi les bienvenues comme le radis noir, les agrumes, le gingembre ou les artichauts.
Des aliments à consommer sans modération même pour les plus gourmands et qui sont aussi disponible en ampoules concentrées pour les plus pressés.

Intox: Les boissons drainantes

De nombreuses boissons miraculeuses sont proposées sur Internet avec des promesses dignes de vendeurs d’huile de serpent. Le problème c’est qu’il n’existe aucune preuve de leur réelle utilité dans le cadre d’une détox en profondeur et qu’elles peuvent même s’avérer nocives pour vous. Si la plupart d’entre elles se contentent de gommer les toxines en vue d’un test certaines forcent votre organisme à rejeter violemment le THC. C’est donc potentiellement dangereux pour les plus sensibles.
La Gatorade et les boissons énergisantes ne sont pas non plus des remèdes miracles.

Thé vert contre le THC, simple et efficace

Info: boire !

Boire de l’eau ou du thé vert est un simple et sain moyen de se purifier tout en aidant vos reins à fonctionner de manière optimale.
Enfin, ne vous désespérez pas de vous séparer momentanément du coté festif de la weed. Ca permet de retrouver la mémoire, la pêche, une cuisine rangée et dans quelques semaines les émois des premiers joints fumés.

Hunter S. Thompson : guns, ganja & gonzo.

Il y a 20 ans, le pape du Gonzo-journalisme Hunter S. Thompson nous quittait. Grand adepte d’armes à feu et de drogues, l’écrivain canonisé* était aussi un Ganja-aficionado de premier ordre. Portrait du plus fumé des auteurs américains.

Une plante aux racines bien ancrées

Il est assez logique que Bill Murray, grans amoureux de l’herbe lui aussi,  soit le premier acteur à avoir interprété H.S.Thompson au cinéma. C’était en 1980  dans “Where the Buffalo Roam”, film culte tiré du livre éponyme, et qui s’ouvre sur le procès absurde de trois jeunes condamnés à de la prison pour un joint.

Les deux artistes ont passé des semaines à fumer, à boire et à accomplir les défis les plus absurdes pendant le tournage. Une expérience qui a changé Hunter contribuant à faire de sa légendaire nonchalance sa marque de fabrique.
Et c’est là tout le génie de Thompson : bousculer les préconceptions.
Qui d’autre peut jauger la qualité d’un homme en le faisant tirer au fusil à pompe sur des bidons de Nitroglycérine, comme le raconte Johnny Depp ?

Hunter et le cannabis

Sans l’herbe qu’il fumait de manière quotidienne, il est certain que Hunter n’aurait jamais tenu les cadences infernales qu’il s’imposait. C’est le principe de la gravité : tout ce qui monte doit redescendre. Quoi de mieux pour éponger des litres de Chivas, des cartouches entières de Dunhill et plus de poudreuse que sur les pistes d’Aspen, que l’herbe sacrée qu’il faisait pousser ?
Systématiquement armé, souvent violent et parfois paranoïaque, l’hédoniste était conscient des limites de son mode de vie. Son incroyable productivité (il a publié plus d’une vingtaine d’ouvrages et des centaines d’articles) était bien plus le résultat de son génie que de ses états seconds. 

Une youtubeuse néo-zélandaise a tenté d’imiter sa routine quotidienne pour déterminer si elle allait devenir aussi brillante et s’est retrouvée… complètement cassée. Nous ne conseillons donc pas d’imiter son exemple, mais simplement de l’écouter.
Hunter était aussi fou que sage et il recommandait le Cannabis comme solution à beaucoup de problèmes.

Le calumet de la paix

Comme il le disait lui même : “J’ai toujours aimé la ganja. Elle a été une source de joie et de réconfort pour moi, depuis des années. C’est une des bases de la vie, pour moi, au même titre que la bière et le jus de pamplemousse et des millions d’américains sont du même avis.”
Un de ses meilleurs amis est d’ailleurs le fondateur de l’association NORML, la plus grande ONG pro-cannabis des États-Unis, qui se réunit encore tous les ans dans la fameuse “Owl Farm”, sa résidence devenue un musée.
Lors d’un dîner cannabique organisé sur place par nos confrères de Vice, celui-ci confie qu’il était l’ami le plus intéressant, mais aussi le plus difficile à gérer. Évidemment, c’est autour d’un joint qu’il parvenait le mieux à communiquer.

Un fait qu’il a lui-même confirmé à un journaliste lors d’une interview filmée :

Je pense que ce sera mieux, d’une manière générale, si je fume un joint pour me calmer. L’expérience a montré que mes pétages de câbles n’étaient pas la meilleure manière de donner des interviews. Je pense que je vais simplifier ma vie et la vôtre en prenant le temps de fumer. »
Sa veuve, Anita, raconte que c’était la seule chose qui lui permettait d’équilibrer ses pulsions de violence et de profonde générosité. Un peu comme si Dr. Jekyll et Mr. Hyde avaient besoin d’un calumet de la paix.
Un calumet qui s’est éteint brutalement en février 2005, mais dont la mémoire reste incandescente.

 

*Pour ses funérailles, Hunter avait demandé à ce que l’on place ses cendres dans un canon de 155mm, fourni par son ami Johnny Depp. C’est l’acteur lui-même qui appuiera sur le déclencheur, offrant à l’écrivain la plus retentissante des obsèques.

Halloween special : cannabis et sorcellerie

Et si le pouvoir mystérieux et occulte des sorcières du moyen-Age venait du cannabis? C’est en tous cas ce que soutient Chris Benette dans son livre  « Liber 420: Cannabis, Magickal Herbs and the Occult ». Sortez vos chaudrons, philtres et feuilles en tous genre, je vous emènne sur les chemins de la ganja-magie.

Les sorcières fumeuses de weed: réalité ou fiction?

Un peu des deux, comme le résume assez bien la thèse très controversée du célèbre Jack Herrer . Ce grand prêtre de la weed pensait que la plante démoniaque évoquée lors du procès de Jeanne d’Arc (accusée de sorcellerie) était tout simplement du cannabis.
Le peu de certitudes établies, comme l’explique Chris Bennett , sont les témoignages apposés sur grimoires qui étaient à l’époque interdits (et donc pas toujours en très bon état) ou via les retranscriptions des fameuses minutes des procès de l’Inquisition. C’est-à-dire des aveux tirées sous la torture et à la relative fiabilité.

In weed we trust

Difficile donc de ne pas généraliser les pratiques des sorcières car dès l’arrivée des inquisiteurs la limite entre les pratiquantes de magie blanche (du type divinatoire et guérisseur) ou noire (qui est destinée à contrôler ou à blesser autrui) est devenue ténue.

Cannabis et mandragore

Ce qui est certain c’est que le cannabis était parmi leurs plantes de prédilection . Elle était principalement utilisée pour ses vertues médicinales équilibrant d’autres plantes aux principes actifs puissants comme par exemple la mandragore. Utilisée souvent sous forme de teinture, le cannabis faisait parti des ingrédients premiers de ces magiciennes des bois.
Ses décoctions sont d’ailleurs à l’origine de la légende des balais volants : le bout du manche était recouvert de potions aphrodisiaques et psychédéliques pour faire de l’instrument ménager un infernal sex toy pour vraiment s’envoyer en l’air.

Crowley et l’avènement des Wicca

Pour que la cannabis devienne un élément central  de la magie, il faut attendre l’arrivée d’Aleister Crowley au 19ème siècle. Le père décrié de la magie dite « cérémoniale » dont les travaux reposent sur les fondamentaux païens et intellectuels de la sorcellerie.
Ce grand fêtard connu pour ses orgies « démoniaques » incite tous ses disciples à fumer avec panache pour mieux communier avec les esprits et surtout pour s’approcher un des buts ultimes des pratiquants de la magie: atteindre le plan astral.

Aleister Crowley, AKA « L’homme le plus malsain du monde ».

« L’homme le plus malsain au monde » comme il était surnommé par ses détracteurs sera une influence majeure (une fois quelque peu assainie) pour le mouvement Wicca qui se concentrera plus sur la communion avec l’univers qu’avec la chair. Le cannabis en revanche est resté intact parmi les fondamentaux incontournables pour ses nouvelles pratiquantes de la magie qui sont près d’un million de nos jours.

Sorcières verte et herbe rouge

Même à l’ère digitale Weed et sorcières semblent toujours aller de paire.
Le cannabis menstruel est une des dernières modes parmi les néo sorcières Wicca. Une tendance qui vient d’Équateur ou elles appellent cette herbe sacrée utilisée lors de cérémonies mystiques « Santa Maria« . Le principe est simple, la plante est nourrie par le sang très chargé en azote des règles et, si possible, elle est toujours arrosée les soirs de pleine lune.
Cela donne d’après les témoignages des plantes très riches qui apportent des visions puissantes.
Apparemment le goût serait étonnement doux et la ganja luxuriante. Un vrai tour de magie verte.

 

Ed Rosenthal, l’homme qui murmurait à l’oreille du chanvre.

Bien avant l’arrivée des growboxs et autres kits pour faire pousser chez soi, Ed Rosenthal était déjà en train de développer des techniques désormais utilisées par tous les cultivateurs en herbe.  Aux cotés de Jack Herer, le « doc' » Rosenthal est sans doute un des plus grand activiste et défenseur du cannabis aux États-Unis.
Portrait d’un gourou de la ganja.

S’ il y existait un mont Rushmore du chanvre, Ed Rosenthal y serait probablement représenté entre la reine de hasch Milan Jansen et  Jack “l’hemperor” Herer.
Comme Mila, il a fait avancer la qualité du cannabis consommé en améliorant les techniques qui l’entourent et comme Jack, il a fait avancer les mentalités mais aussi les lois des Etats-Unis.
A l’âge de 74 ans, le cultivateur né dans le Bronx profite enfin du fruit (ou dans le cas présent de la fleur) du combat de sa vie pour avoir le droit de faire pousser du cannabis en paix.
Ce maître zen de l’horticulture partage son savoir sur la plante depuis plus de 35 ans.

Rédacteur spécialisé growing chez High Times

Rien de très surprenant quand on apprend qu’il a commencé sa carrière en tant que rédacteur pour le mythique magazine High Times dans les années 80/90. C’est là qu’il développe ses talents sur le sujet aux côtés de l’intelligentsia alternative américaine et qu’il se lie d’amitié pour Jack Herer dont il s’inspirera pour de nombreuses publications.
Comme lui il a accumulé une masse presque encyclopédique de connaissances publiant des guides de jardinage bien sûr mais aussi des ouvrages sur l’apport social, économique et humain du chanvre sur la société.
Une cause qu’il embrasse jusqu’au tribunal puisqu’en 2002 (alors qu’il l’accord et le soutien absolu de la municipalité de la ville d’Oakland), il est arrêté par les agents fédéraux de la FDA.

Arrêté par la Food & Drug Administration

L’affaire fait grand bruit puisqu’elle démontre l’absurdité du système américain dans lequel les lois locales et nationales s’affrontent.
De son côté il a la proposition 215 (qu’il a participé à écrire et à faire voter) qui autorise le Cannabis médical dans la ville mais il fait face au gouvernement américain qui cherche à faire un exemple.
De l’aveu d’une jurée (dont vous pouvez trouver le témoignage ici) le procès est loin d’être impartial. Même si il n’est condamné qu’à un jour de prison il lance une procédure d’appel concluante pour révoquer la peine qu’il a déjà servi. En 2007 rebelote il est à nouveau inculpé par le Bureau du Procureur des États-Unis en personne… Mais il ne se voit pas ajouter un seul jour de prison à sa peine en dépit de sa condamnation. N’ayant jamais perdu son calme (et donc sa crédibilité) dans cette affaire très médiatique il attire une grande majorité de l’opinion publique de son côté.

Ed Rosenthal à la sortie de son procès (lunettes rondes, chemise blanche, veste gris-vert)

Deux fois condamné à un jour de prison

L’homme qui d’après Tommy Chong lui-même “a converti plus de monde au cannabis que Cheech et Chong” est loin d’être un rigolo (en dépit d’un grand sens de l’humour).
Il donne régulièrement des cours à l’université d’Oaksterdam – la seule au monde dédiée exclusivement au chanvre – afin de répondre aux questions des jeunes pousses sur leur manuel. Un manuel qui se trouve être son best seller: “Ed Rosenthal’s Marijuana Grower’s Handbook” (le guide d’Ed Rosenthal pour les cultivateurs de Marie-Jeanne).
Même si il a vendu pour plus de 2 millions d’exemplaires de ses livres, Ed a gardé la tête froide et la main verte.

Il a lancé sa propre chaîne Youtube AskEd420 dans laquelle il vante les mérites de son université située à Oakland “que les gens doivent absolument rejoindre sinon [il] se fera viré”, il donne des conseils botaniques et il explique aux internautes comment utiliser les produits qu’il a inventé.
Que rajouter si ce n’est silence:  Le prof le plus cool de la planète va parler.

 

Guide de survie aéroportuaire à l’attention des ganja-aficionados

Vos vacances touchent à leur fin et le moment est venu de prendre l’avion qui vous ramènera chez vous. Naturellement, en bon ganja-aficionado, vous souhaitez profiter des spécialités locales avant le décollage et pourquoi pas ramener un petit souvenir planant de votre séjour sous le Soleil. Une bonne idée? Pas forcément. Zeweed vous explique pourquoi.

1-Au Space cake tu renonceras
Pour l’avoir vécue, la montée de Space Cake dans un aéroport est un exercice délicat. Dans l’idée, le potentiel rigolade est évident et c’est bien pour cela que le commun du stoner tente un jour où l’autre l’expérience. C’est une fois passé à la pratique que ça se gâte. Absorbé le THC offre des sensations bien plus fortes allant dans un premier temps de la crise de rire à l’accès de parano. Le problème c’est qu’alors que vous explorez les dimensions de votre propre cosmos intérieur, votre comportement risque de surprendre les autorités aéroportuaires qui scrutent plus les visages que les bagages pour se faire un avis.
Si vous agissez de façon étrange et avez l’air à l’ouest (ce qui était toute l’idée)  les douaniers, intrigués, peuvent décider d’une fouille en règle qui vous fera rater votre avion (les agents de sécurité se moquent complètement que votre Tata Monique vienne vous chercher à l’aéroport ). On vous conseille donc d’éviter tous les comestibles pour ne pas décoller dans le salle d’attente du terminal.

 

2-De vêtements tu changeras
En 2014 j’étais sur le point de revenir en France après 15 jours à Pékin. Sur place j’avais fumé de la weed à m’en coller une cataracte. Au moment de rentrer dans l’aéroport, un agent de sécurité passe une bandelette blanche en plusieurs endroits de ma veste et la place dans une machine.
Coup de bol, cette veste était nouvelle, je l’avais achetée la veille. Tous mes autres vêtements étaient imbibés de molécules de Cannabis, les fameuses que la machine détecte. J’ai évité beaucoup de complications ainsi. Probablement pas de la prison vu que je n’avais pas gardé d’herbe sur moi, mais j’aurais très clairement raté mon vol.

3-De ganja tu ne t’encombreras pas
Je ne saurais que lourdement insister sur ce point: même la meilleure weed au monde ne vaut pas un séjour à la douane et une fouille profonde. Les voies aériennes sont énormément surveillées, et les notre très pénétrables par le latex des gants prévus à cet effet. Et rien ne vaut des chiens policiers pour se taper une belle crise de parano. Évitez-vous un grand moment de solitude: jetez tout à la poubelle (et ne donnez rien au premier touriste croisé en pensant faire une bonne action, vous passeriez pour un dealer dans un endroit truffé de caméra).

Histoire d’un tube : La Cucaracha

C’est le moment de retrouver votre cours d’histoire cannabique préféré : Zeweed vous raconte aujourd’hui l’origine de la plus célèbre mélodie mexicaine, un hymne insolent et entêtant. Oubliez la Macarena, cet été, on se met tous à la Cucaracha!

Vous avez dû la supporter en klaxons, dans le métro et en BO de milliers de gadgets Made in China qui peuplent les bazars. Cette chanson, c’est… la Cucaracha:

Vous avez dû la supporter dans les transports en commun, dans des supermarchés ou face aux milliers de gadgets Made in China qui peuplent les bazars. Cette chanson, c’est… la Cucaracha.

Un fait peu connu, puisque le consensus concernant la première chanson sur notre plante préférée est en général en faveur de “Reefer Man”, un classique provoquant sorti en 1932. Cette composition Jazz très fun, jouée par le détonnant Cab Calloway, arrive en réalité trois ans après « Muggles » (du patriarche de la trompette Louis Armstrong) mais surtout près de 20 ans après la Cucaracha.
Fun fact: “Reefer Man” a tout de même le privilège d’avoir, en introduction, le tout premier sketch sur la Ganja  gravé sur vynile, bien avant les comédiens Cheech et Chong, dans les années 70.
La particularité de la Cucaracha, c’est qu’il existe autant de versions que de types de tequilas au Mexique.

Hymne au cul du joint

La mélodie reste toujours la même, mais les paroles varient selon les régions et le contexte politique du pays.
Si on ne connaît pas exactement la date de sa composition, trois interprétations sont particulièrement iconiques et elles reflètent les trois sens du mot Cucaracha. Le mot en espagnol, signifie « cafard » et s’applique différemment selon la période :

– Au sens propre, comme dans la première partition du morceau (qui remonte à 1818 et la guerre d’indépendance du Mexique avec l’Espagne, qui dura de 1810 à 1821). Dans cette version, c’est l’histoire d’un Cafard qui a perdu une patte et qui a des difficultés à se déplacer.
– Au sens figuré, comme en 1870, pour s’opposer à la nomination de l’empereur Maximilien d’Autriche
– Et dans le cas de la version la plus connue de la chanson, celle qui l’a établie comme un monument national digne de Frida Kahlo : en argot.
Car Cucaracha signifie avant tout “joint” en espagnol ! C’est d’ailleurs de ce mot que viendrait l’expression “roach” en anglais qui signifie “Cul de joint” et “Cockroach” qui est le nom du Cafard en anglais.
Dans cette version dédiée au révolutionnaire Victoriano Huerta (président du Mexique entre 1913 et 1914), pas d’ambiguïté dans les paroles:

Le cafard Le cafard/ 
Ne peut plus marcher/ 
Parce qu’il n’a pas/ 
Parce qu’il lui manque/ 
De la marijuana à fumer.

L’origine de cet étrange hommage ?
Le révolutionnaire était très fortement soupçonné d’être un fumeur en raison des énormes lunettes noires qu’il portait à cause de sa cataracte (une maladie des yeux), d’un amour de la fête certain qui lui donnait une démarche qu’on va qualifier “d’incertaine” et de rumeurs appuyées sur des parfums aromatiques qui l’entouraient à chacun de ses déplacements.

3 articles pour fumer sainement

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Parmi les modes de consommation du cannabis, la combustion inhalée est le plus pratiqué. Hors, la fumée, c’est franchement pas recommandé si l’on tient à sa santé. Afin de ménager de vos délicats poumons, Zeweed a déniché trois articles pour une smoke session saine et douce.

Ecolo et futuriste : Le Bong Trident de la marque Hitoki

Oubliez les toxiques fumées de butane, cette pipe à eau rechargeable canalise le pouvoir des lasers!
Grâce à ses composants très haut de gamme (dont de l’aluminium utilisé en aviation) et à son design malin, cet appareil éclipse la concurrence grâce à un système similaire à celui d’une loupe en pleine canicule.Bien plus sain que le briquet et infiniment plus renouvelable que les mèches en chanvre, c’est un appareil très peu gourmand en énergie qui peut être utilisé jusqu’à 280 fois avant de nécessiter une recharge. La combustion est instantanée et grâce à un système de filtration très réussi vous obtiendrez une fumée d’une qualité gustative exceptionnelle sans les désagréments habituels du bong. Adieu les carcinomes et la toux grasse.
La démo est accessible en cliquant ici

550 CAD$/450€

Pas cher, facile à utiliser et adaptables: les filtres Mouthpeace de Moose lab.

Le problème avec les bonnes résolutions c’est qu’elles ont tendance à disparaître en fumée dès que vous êtes en soirée.
C’est sympa d’utiliser son propre vaporisateur mais pas forcément très fun ou très pratique en société.
Qu’importe avec les Mouthpeace vous pouvez “assainir” votre consommation avec presque tous les accessoires qu’il s’agisse d’une pipe, d’un bong voire même d’un rig à dab.
Le principe est simple: l’embout en silicone médical (disponible dans un nombre hallucinant de coloris) s’adapte à toutes les sorties et il vous suffit d’y mettre un des filtres au charbon actif pour absorber toutes les substances néfastes qui passent par là.
Bien entendu le THC n’est pas du tout affecté et une fois que le filtre tourne au noir il vous suffit de le remplacer pour recommencer.
Bonne nouvelle pour les amateurs de fumette à l’ancienne: une version spéciale a été développée pour s’adapter aux joints et autres blunts

(Starter kit avec un embout en silicone et 3 filtres pour pipes ou blunt 13$/11€)

Discrète, brillante et bien pensée: La Top Secret de Genius Pipes

Parfois un chef-d’œuvre ne se découvre pas du premier coup d’œil.
Cette pipe très discrète doit être manipulée pour révéler sa vraie nature.
Pas de risque d’être cramé si on la retrouve dans vos affaires, pas de risque de perdre des pièces et pas de prise de tête pour l’utiliser. Il suffit de faire glisser sa partie centrale pour l’aligner avec la grille et passer à l’utilisation.

Elle a d’ailleurs été conçue pour être dénuée d’odeurs suspectes grâce à des parois en carbone inspirées de la Nasa.
Coup de maître, cette pipe comporte même un système de filtration surnommé “Vortex”. Inventé pour les noyaux des centrales nucléaires, ce système de filtration permet d’avoir des bouffées toujours fraîches sans particules nocives.
Un système qui évacue les déchets au niveau microscopique pour ne laisser que la fumée de Cannabis.

Toujours plus forte, cette merveille comporte juste assez d’arrivée d’air pour ne brûler que la weed dont vous avez besoin et donc éviter les gaspillages à chaque bouffée.
Elle peut même être utilisée pour le dab et pour les concentrés avec des accessoires supplémentaires.
Ne croyez pas Magritte: ceci est bel et bien une pipe.

(Genius Pipe  128 CAD$/100)
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