Alex, jeune entrepreneur français à la conquête du cannabis thaïlandais

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Si vous n’êtes pas sortis de chez vous depuis un bout bon de temps, il nous paraît raisonnable de vous prévenir : le cannabis thérapeutique est en plein boom. Encore connoté de façon trop négative -et tant mieux pour ceux qui pensent le contraire -, de jeunes entrepreneurs sautent sur l’occasion pour faire de ce vivier une nouvelle source de revenus .

C’est le cas d’Alex Laurent. Garçon de 24 ans qui  après avoir validé un bachelor en Économie et finance à la Boston University  rejoint une banque d’affaires pour mieux comprendre le monde de la levée de fond et pour se confronter à des Business models qui marchent et surtout ceux qui ne marchent pas.

C’est là ou l’un de ses meilleurs amis de la Boston University -un sino-américain appelé Calvin Chen qui avait fait ses études en Thaïlande avant de partir aux états unis- l’a contacté pour l’amener sur un projet de boîte lié avec le cannabis thérapeutique.

Coup de bol, Alex s’intéresse déjà depuis quelques années aux technologies agricoles. Surtout celles qui permettraient d’augmenter la production tout en ayant une qualité de produit supérieure. Et l’une de ces technologies est l’hydroponie.
Retour dans le passé, Alex avait déjà tenté de créer une boite dans ce domaine. Problème, une technologie beaucoup trop chère pour être rentable sur la majorité des récoltes et seuls les cash crops (Basilic/safran/Cannabis etc…) valaient la peine de monter ce type d’opération.  C’est dans cette logique qu’Alex a commencé à s’intéresser au cannabis, ses vertus et comment la plante pourrait être exploitée tout en respectant les contraintes légales des pays producteurs. Il n’y avait plus qu’un pas à sauter.

Lundi 25 novembre, coup de fil dans la 4G, Alex est à Bangkok et m’explique ou il en est.  L’objectif principal de la start-up D’Alex est de commencer par ouvrir une “banque à graines “. À savoir que si l’on veut créer une boite qui va produire du cannabis et ses dérivés, il faut indéniablement acheter des graines et les deux principales banques dans le monde résident,sans surprise, en Californie et Hollande. L’Asie ne possède toujours pas de structure qui permette de créer des graines; jackpot pour Alex, il en sera le pionnier.

Si le bureau principal sera localisé à Bangkok (centré sur la logistique des actions) un autre bureau prendre lieu dans le nord de la Thaïlande à Chiang mai. Ça sera là-bas que le second business fleurira : la production et cultivation de CBD. 400 hectares seront prévus à cet effet. À savoir que le CBD et THC ne seront pas les uniques ressources de cette entreprise; la fleur de cannabis possède des feuilles et des tiges qui seront aussi utilisées pour des produits industriels

Le rôle d’Alex dans la boite sera focalisé sur l’import/export de ses produits. Les principaux pays visés seront le marché thaïlandais, puis japonais et coréen, car l’offre et la demande sont extrêmement faibles. Puis adviendra le marché européen dans un second temps avec l’Allemagne comme priorité. L’Amérique et le Canada ? Marché saturé, laissez tomber.

Comment trouver les fonds nécessaires pour lancer ce genre d’entreprise ? Comme partout, avec du cran. Les 6 fondateurs ont fait tapis avec leur argent : 150 mille euros sur table.  La prochaine levée s’estime à 5 millions avec l’arrivée d’un investisseur californien. L’alliance permettra alors une facile entrée à son investisseur sur le marché thaïlandais qui est ordinairement très fermé.  Ensuite, les autres levées seront basées sur les performances de la société.

Le nom de cette société  ? Easter Spectrum Groupe, rien n’existe sur le net, mais ça ne devrait pas tarder.  Comptez évidemment sur ZeWeed pour vous en tenir informé.

Jacob 

Jacob

Chef de rédaction du média, il voit le cannabis comme étant Ze sujet actuel, et reflet d'une société canadienne qui continue à muter. 

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