Quebec

Les 1001 green initiatives: Vive le Québec vert!

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les 1001 greens initiatives, c’est votre rendez-vous avec un monde de demain écologique qui refuse les gris horizons d’une croissance à tout prix.
Aujourd’hui, retour au sources : c’est de notre Québec adoré dont nous allons vous parler en mettant à l’honneur trois fantastiques propositions made in a Belle Province.

Electrobac : la start-up ultra branchée!
Résumer Electrobac en une phrase est un peu compliqué.
En très simplifié, on peut dire qu’il s’agit d’une société qui, depuis 2011, est à la tête d’un réseau de bacs intelligents et sécurisés, servant au recyclage d’appareils électroniques, dans tout le Canada.
Un parcours titanesque, quand on sait qu’il n’existait à la base qu’un seul bac en bois, un prototype pensé par un ancien étudiant de HEC Montréal, Philip Bénard. C’est d’ailleurs dans les locaux de l’école qu’il dépose le premier modèle en test.
En 2013, avec la collaboration des autorités, 50 bacs sont placés dans des points de grande affluence (dans les banques et les supermarchés, par exemple) à Montréal.
Le principe est simple : les citoyens peuvent déposer leurs anciens appareils électroniques, les chargeurs, cartouches d’encres et autres produits nécessitant un traitement spécifique, afin de limiter leur impact écologique.
Une fois que les bacs intelligents sont remplis, la technologie intégrée signale aux équipes de recyclage d’aller récupérer les appareils. Les bacs sont envoyés à des centres canadiens certifiés par le BRQ (Bureau de qualification des recycleurs) avant d’être traités dans les ateliers de Coforce (une entreprise d’insertion, dont les employés sont en situation de handicap).
Des bacs qui sont même “dotés d’un système anti-vandalisme, solides et entièrement fabriqués au Québec”, comme le précise Cynthia Philippe, conseillère en développement durable, qui a participé au projet d’implantation des bacs dans l’Université du Québec à Montréal.

Avec maintenant 230 bacs, l’entreprise est devenue leader dans le secteur du recyclage technologique dans le pays. Ils sont dorénavant en train d’étendre leur réseau dans tout le Canada (avec des lancements à Toronto et à Vancouver en 2019) et ils renforcent leur présence dans les régions qu’ils touchent déjà. Depuis 2015, ils proposent aussi des services de rachats pour les téléphones, dans le cadre de reconditionnements et on peut même retrouver leurs bacs dans le métro à Montréal (dans lesquels les usagers peuvent jeter leurs pass de transports usagés). Comme le dit si bien leur slogan : “Débarrassez-vous de ce qui vous embarrasse”, ou comment rendre l’écologie facile pour tous.
Vous pouvez retrouver tous les points de dépôts disponibles sur leur site et – si vous souhaitez faire une bonne action – proposer votre boutique pour accueillir un Electrobac.

Velvet Moustache : L’écologie pour les tout petits
Qui a dit qu’on ne pouvait pas faire des cadeaux écolos à des enfants ?
Fondée en 2007 par Majo, une maman designeuse soucieuse de limiter son empreinte carbone, Velvet Moustache est une maison de couture qui propose des coussins et des peluches fabriquées de manière durable et méticuleuse. On peut retrouver ses créations, qu’elle qualifie de “Bestiaire Contemporain Écosensible” dans tout le Canada et jusqu’aux États-Unis. Des éditions limitées (afin d’éviter les gaspillages) qui sont cousues dans leurs ateliers avec du coton bio, issu de l’agriculture locale et du polyester recyclé.
Du hibou cubique au renard rond en passant par des mignons cyclopes, le choix est large parmi leurs créations toutes douces, faites avec amour.
 le lien Vevet Moustache

Téo Taxi : La smart Uber-alternative
Il faut bien le dire, rien ne vaut un VTC pour se déplacer, quand on est vraiment pressé.
Avec Téo Taxi, c’est possible de le faire sans culpabiliser, puisque l’intégralité de sa flotte est électrique, grâce à la Kia Soul, rendue reconnaissable avec une iconique toiture verte. Ses véhicules à grande autonomie, lancés cette année, sont reliés à une application disponible sur Android et sur iPhone.
Cette initiative vient du nouveau propriétaire de l’entreprise Pierre Karl Péladeau, qui souhaite étendre la flotte de 120 véhicules verts par an.
Des mesures ont même été prises depuis la pandémie pour limiter l’exposition des chauffeurs, puisque des bornes de chargement leur ont été fournies, pour qu’ils puissent recharger depuis leur domicile.
C’est devenu le seul moyen de transport utilisé par les membres de la rédaction de Zeweed à Montréal après une soirée trop enfumée : Safe and Green
 Le lien vers le green VTC

 

Deux années de légalisation, ça se fête avec « Reefer Madness »et un doc. unique sur Bob Marley

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Le Canada fête aujourd’hui deux années de légalisation du cannabis ! Pour célébrer l’anniversaire de cette date historique, Zeweed vous propose un grand classique de la propagande anti-marijuana : Reefer Madness, ainsi qu’un documentaire sur Tonton Bob, deux heures et demi de Marley vibes à en oublier nos conditions de Covidés.

Reefer Madness (1936).
Terreur sur la weed.
Trois ans après la levée de la prohibition sur l’alcool, l’Amérique pudibonde se trouve avec la marijuana, une nouvelle tête de Turc. Commandé en 1936 par une communauté religieuse chrétienne, le film se vouait à être éducatif et projeté dans les écoles.  Mettant en scène des étudiants s’adonnant au vice vert, le moyen métrage est une violente charge contre la consommation de cannabis, objet de tous les maux d’une Amérique bien pensante des années 30 et 40 (chasse aux sorcières fumantes  illustrée dans le très bon LA confidential). L’absurdité des situations comme du message, le tout  interprété par des acteurs qui n’avaient visiblement jamais fumé, fit de Reefer Madness un midnight movie culte.

 

 

Bob Marley: Legend (2015)
Le doc ultime sur le reggae king.
En 2020, Bob Marley aurait eu 75 ans. Pour rendre hommage à la légende du reggae, Zeweed vous propose Ze documentaire de référence sur le chanteur jamaïcain, réalisé par Kevin Macdonald (« Le dernier roi d’Écosse »). Nourri de témoignages de proches et de membres de la famille de Bob Marley, le film retrace les débuts de l’enfant de Kingston, ses premiers avec The Wailers, jusqu’à son décès, à 36 ans, d’un cancer. Portrait intime et dense d’un homme qui a changé la face de la musique, et de son pays, la Jamaïque.

 

Le Québec investit dans l’écologie

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Les derniers mois furent compliqués pour la province du Québec. La ville de Montréal a été touchée par des épisodes de concentration élevée de particules fines en raison d’incendies résultant de la forte canicule qui a secoué le Canada.

Par réaction à ce mois de juin pesant, le Québec semble avoir placé son mois de juillet sous le signe de l’écologie et de l’environnement. Plusieurs annoncent du gouvernement du Québec vont dans ce sens.

Une première concerne la Route verte. Cette dernière est un gigantesque réseau de pistes cyclables qui totalise plus de 5000 kilomètres et qui traverse à peu près toute la partie sud du Québec et donc de ses principales villes. La Route verte visait au moment de sa construction à promouvoir le tourisme à vélo, une forme très éco-responsable de tourisme. Plus de 15 millions d’euros seront investis pour continuer de développer ce réseau.

La seconde annonce du gouvernement du Québec, traite d’un apport important de moyens dans le fonds des municipalités pour la biodiversité. A l’origine, ce fond a été créé par des organismes québécois à but non lucratif afin que les municipalités québécoises puissent piocher dedans pour assurer la préservation de la diversité. Pour chaque dollar canadien investi par une municipalité, le gouvernement québécois devait en rajouter un autre. Toutefois, en 2018, le gouvernement québécois avait spontanément ajouté 1,67 millions d’euros supplémentaires sur 5 ans, et récemment, le gouvernement a décidé d’y ajouter encore 1,16 millions d’euros sur 3 ans.

Plus tôt dans le mois de juillet, le gouvernement avait également annoncé son intention de dépenser un peu plus de 750 millions d’euros sur 10 années pour améliorer le traitement des déchets organiques au Québec, notamment via des modes de compostage.

Ces annonces visent sûrement à calmer les attentes importantes des québécois en matière d’environnement. En septembre dernier des centaines de milliers de québécois étaient descendus dans la rue pour exiger des mesures plus fortes pour protéger le climat. Le Covid et les épisodes de canicules ont semble-t-il exacerbé ce sentiment, puisqu’en mai et en juin, des sondages indiquaient un mécontentement toujours important de la part de la population.

In another Landes: Le Festival du cinéma Québécois de Biscarrosse

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Le festival du cinéma québécois de Biscarrosse revient en 2020 pour une 5ème édition, qui se tiendra du 10 au 15 novembre. Et bonne nouvelle, les inscriptions sont encore ouvertes! 

Fidèle à sa vocation initiale de faire découvrir le cinéma de notre région, le festival de Biscarrosse proposera pour sa 5ème édition une sélection de longs-métrages, documentaires et courts-métrages sur/de la Belle Province.

La volonté des organisateurs est d’accueillir un large public afin de partager leur passion pour le Québec et le cinéma. Rencontre et échanges seront les axes dynamiques qui animeront ce 5ème opus,  une fois le public sorti des salles.
Une belle opportunité de faire un blend Franco-Québécois des films et arts plastiques du Nouveau Monde francophone.

Le Festival de Biscarosse, c’est une sélection de films engagés, traitant de problématiques du Grand Nord, d’expositions d’artistes locaux,  de conférences et d’animations qui permettront au public de découvrir et apprécier la richesse du patrimoine cinématographique de notre beau territoire.

Enfin, si vous êtes cinéaste, peintre, artiste plasticien, écrivain et que le Québec est votre sujet de prédilection, la bonne nouvelle est que les inscriptions sont encore possibles pour le cru 2020 de ce festival qui fait chaque année craquer la rédaction.

Pour faire partie des artistes et film-makers de Biscarrosse 2020, les inscriptions se font via ce formulaire, à remplir et renvoyer avant le 30 septembre.

 

Les distributeurs de bonheur débarquent en France!

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Imaginez: Il est 4h du matin, vous tournez en rond incapable de dormir. Évidemment, il ne vous reste plus rien à fumer à une heure où CBD shop et dispensaires sont fermés.
Heureusement, au Canada comme en France, une idéale solution se pose littéralement dans les rues de nos villes : le distributeur automatique de ganja.
Panorama des automates qui détendent et font rire.

Dans l’hexagone c’est la société Weed Paradise qui est à la tête d’un véritable empire de distributeurs automatiques dédié à notre plante préférée avec plus de vingts points de vente et un nombre grandissant de franchises.
Attention ici pas de THC tous les produits proposés sont du “chanvre bien être*”. Le fondateur de la marque Ferhat Alakocoglu n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il a d’abord lancé un salon de thé en 2017 qui ne servait que des infusions au chanvre dans sa petit ville de Châtenois en Alsace.


Face au succès de ses tisanes il est  passé à l’étape magasin avec une parapharmacie puis enfin aux fameux distributeurs.


Très prudent l’homme d’affaire explique qu’il ne s’agit pas de produits médicinaux mais bien de “partage et de plaisir” ce qui explique peut-être pourquoi il a pu poser ses distributeurs dans toute la France sans être inquiété comme par exemple la première boutique du CBD à Paris.
Une aubaine puisque sa marque est dorénavant la seule à pouvoir proposer du CBD vendu de manière automatisée grâce à la sacro-sainte propriété intellectuelle.
Si les premiers distributeurs installés ne vendaient que les fameuses tisanes au chanvre et ne pouvaient garantir l’âge du consommateur car étant simplement mécaniques (comme les distributeurs de snacks dans les bars) les choses ont bien changées. Décidément dans l’aire du temps c’est aujourd’hui de véritables guichets automatiques que propose Weed Paradise à la disposition des consommateurs avec prêt de 150 références, un écran tactile, un système de vérifications des pièces d’identité et un lecteur de billets.
Voici une petite vidéo pour découvrir les distributeurs et une partie du catalogue très gourmand de la marque: https://www.youtube.com/watch?v=r506a57q_SE
Et si vous voulez retrouver la carte des points de vente c’est ici: https://www.weedparadisedistribution.com/

Une révolution en France… Mais pas au Canada où le premier distributeur automatique de ganja date de 2014 et fonctionne avec une carte garantissant que l’acheteur possède bien  une prescription médicale.
En effet, au Canada, le cannabis est autorisé pour un usage médicinal depuis 1999 (il avait été interdit en 1923). Par la suite de nombreux automates ont été installés à proximité d’hôpitaux et de zones de convalescence par la BC Pain Society, une organisation militante à la tête d’un dispensaire dans la région de Vancouver.
Au menu de la résine, des edibles et bien entendu de l’herbe dont la fameuse “Pink Kush” très appréciée des habitués de cette machine très colorée: 

Afin de garantir la sécurité des mineurs et une meilleure traçabilité des consommateurs malgré une forte demande depuis la légalisation complète, des distributeurs scannant les veines de la main sont actuellement envisagés par le gouvernement Canadien. Une super initiative proposée par l’entreprise Signifi Solutions pour simplifier les achats en toute sécurité.

*Qui ne contient pas plus de 0.2% de THC