Santé

Une étude confirme le potentiel thérapeutique du cannabis dans le traitement de l’alcoolisme

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Les boissons infusées au cannabis (THC) sont en passe de devenir un outil inédit de santé publique, nous apprend une étude relayée par Science & Vie. Face aux méfaits bien connus de l’alcool, certains chercheurs envisagent une alternative plus douce. Une étude américaine récente s’est penchée sur l’impact de ces nouvelles consommations sur les habitudes alcoolisées. Les premiers résultats suggèrent qu’elles pourraient favoriser une réduction, voire un remplacement progressif de l’alcool. 

 

L’article de Science et vie et disponible via ce lien 

THCV: le cannabinoïde coup de fouet et coupe-faim

Corne d’abondance pour le corps médical, le cannabis continue de livrer ses secrets. Parmi les molécules prometteuses, le THCV, un alcaloïde de la plante aux étonnants pouvoirs dynamisants et anorexigènes. A la découverte de ce cousin naturel du THC, vendu légalement en France au même titre que le CBD, le CBG ou le H4CBD.

Le tétrahydrocannabivarine (ou THCV) est présent, de manière naturelle, dans de nombreuses variétés.
Longtemps ignoré par des cultivateurs préférant créer des variétés plus puissantes en THC, le THCV a le vent en poupe. Avec ses effets ciblés et adaptés, le THCV pourrait bien devenir de meilleur ami des amateurs de ganja qui souhaitent rester actifs et lucides, qui plus est sans dévaliser le frigo.

Potentiel thérapeutique

Ce composant du Cannabis a été découvert en 1973, en raison de sa structure moléculaire très proche de son grand cousin, le THC.
Longtemps délaissé au profit de cannabinoïdes plus populaires et psychotropes, le THCV aide notamment à la régulation de la glycémie et agit comme un coupe faim.
C’est la raison pour laquelle il est actuellement étudié pour soigner des personnes ayant des troubles alimentaires de type boulimie, souffrant d’obésité ou encore pour aider les diabétiques dans la régulation de leur glycémie.

Attention cependant, il ne s’agit pas d’un remède miracle pour perdre du poids, mais plutôt pour mieux réguler son appétit. La guerre contre les munchies pourrait enfin être gagnée par nous autres, simples consommateurs.
On peut aussi souligner que des études mettant en valeur le potentiel anxiolytique et anti-inflammatoire offrent des résultats très prometteurs. De ce fait, il est aussi étudié dans le traitement des troubles post-traumatiques.
Enfin, grâce à ses effets neuro-protecteurs, il offre un véritable espoir pour le futur des thérapies contre Parkinson et Alzheimer, deux maladies pour le moment malheureusement dépourvues de remèdes.

Cafeïne verte

Contrairement au CBD, le THCV est psychoactif. Même s’il contre en partie les effets planants du THC, en offrant une expérience alternative bien plus douce. Les consommateurs décrivent un high énergétique, inspirant et beaucoup plus doux pour l’organisme, tout en restant très euphorique. La  concentration des fleurs et cartouches pour vape-pen allant de 5 à 20 % de THCV, nous recommandons cependant de les consommer en soirée pour éviter de sauter toutes vos collations .

De nombreuses variétés de grande qualité sont déjà disponibles pour votre consommation, mais uniquement dans les pays proposant du cannabis légalement, comme c’est le cas en France . Brittney Griner en a d’ailleurs fait les frais en arrivant à l’aéroport de Moscou, lorsque la douane découvrit dans ses affaires un vape-pen au THC et THCV, quelques jours avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie…

Parmi les plus célèbres variétés  de cannabis récréatif THC/THCV, on retiendra  la Durban Poison, une variété Sud-Africaine importée par Ed Rosenthal  dans les années 70 (5 % de THCV) et surtout la championne absolue de la catégorie : la Doug’s Varin qui affiche  jusqu’à 25% de THCV.

Note: si vous souhaitez en profiter lors de vos séances de vaporisation, il a une température d’ébullition plus importante à 157°C (donc 315°F).

Suisse : une étude démontre que l’accès légal au cannabis réduit les risques de consommations problématiques.

Une étude suisse inédite démontre que l’accès légal au cannabis a pour effet de réduire la consommation de drogues dites « dures » chez les poly-toxicomanes. Une avancée thérapeutique qui pourrait bien inspirer les politiques publiques au-delà des frontières helvétiques.

Expérimentation pionnière 

Depuis janvier 2023, la ville de Bâle est le théâtre d’une étude unique en Europe : le programme pilote Weed Care. Conduit par une équipe interdisciplinaire réunissant l’Université de Bâle, les services psychiatriques d’Argovie et les cliniques psychiatriques universitaires de Bâle, ce projet vise à comparer les effets de l’accès légal au cannabis avec ceux du marché noir.
L’étude a suivi 374 participants adultes pendant six mois. La moitié d’entre eux ont été autorisés à acheter du cannabis réglementé dans des pharmacies agréées et ont bénéficié d’un accompagnement psychologique facultatif, tandis que l’autre moitié a continué à se procurer du cannabis illégalement.

« Il n’y a jamais eu d’étude contrôlée et randomisée de ce type« , souligne dans une interview accordée à Neurosciencenews le Dr Lavinia Baltes-Flückiger, directrice adjointe de l’étude aux Services psychiatriques d’Argovie et auteure principale de l’étude, désormais publiée.

Résultats prometteurs

Les conclusions de l’étude, publiées dans la revue scientifique Addiction, sont sans appel : l’accès légal au cannabis est associé à une diminution de la consommation problématique, notamment chez les personnes consommant également d’autres substances. « Dans ce sous-groupe, la consommation problématique de cannabis a connu une baisse significative« , précise le Dr Baltes-Flückiger.

La consommation problématique est définie comme une utilisation entraînant ou aggravant des difficultés sanitaires, sociales ou psychologiques, même sans dépendance au sens classique du terme.
Par ailleurs, l’étude n’a révélé aucune différence significative entre les deux groupes en termes de niveaux de dépression, d’anxiété ou de symptômes psychotiques. « L’accès légal allège le fardeau des consommateurs« , explique pour Watson le professeur Marc Walter de l’Université de Bâle et des Services psychiatriques d’Argovie.

Approche empirique et santé publique

L’expérience suisse suggère que la légalisation du cannabis, lorsqu’elle est encadrée et accompagnée de mesures de prévention, peut avoir des effets positifs sur la santé publique. Elle offre une alternative au marché noir et favorise une consommation plus responsable.
Alors que la France débat encore de la légalisation, l’étude Weed Care apporte des éléments concrets pour orienter les politiques publiques. Elle invite à repenser les approches en matière de drogues, en privilégiant la réduction des risques et l’accompagnement des usagers.

« Les résultats de cette étude fournissent une base solide pour discuter de la régulation légale de la distribution de cannabis en Suisse« , indique le Département de recherche clinique de l’Université de Bâle.
Via cette étude pionnière, Weed Care démontre que l’accès légal au cannabis, combiné à un accompagnement psychologique, est un atout en matière de réduction des risques, et ce sans représenter de danger sur la santé mentale des usagers. Une avancée majeure qui pourrait inspirer d’autres pays à adopter des politiques fondées sur des données probantes.

Une initiative citoyenne pour les thérapies à base de psychédéliques

Alors que la recherche avance sur l’usage thérapeutique des psychédéliques, le cadre législatif européen reste figé. Une initiative citoyenne européenne appelle à lever les freins réglementaires pour permettre leur usage médical encadré.

Les traitements à base de psychédéliques font aujourd’hui l’objet d’un regain d’intérêt scientifique majeur. Utilisés dans un cadre médical strict, des substances comme la psilocybine ou le LSD montrent des résultats prometteurs dans la prise en charge de troubles résistants tels que la dépression sévère, le stress post-traumatique ou les addictions. Pourtant, en Europe, leur accès reste largement bloqué par des cadres réglementaires obsolètes.

Une initiative citoyenne européenne propose de faire évoluer ces règles afin de soutenir la recherche, d’harmoniser les politiques de santé et de permettre l’accès encadré à ces thérapies innovantes. L’objectif : fonder les décisions publiques sur les données scientifiques plutôt que sur des interdits hérités du passé.
Signer cette pétition, c’est soutenir une approche rationnelle et humaine de la santé mentale.

Le lien pour soutenir d’une signature l’initiative est accessible en cliquant ici

Dry January : les bons (et mauvais) plans weed-détox

Le cannabis peut sembler l’alternative idéale pour le dry January. Las! Comme tout produit psychotrope, l’herbe qui fait rire pèse sur l’organisme.
Zeweed a passé en revue plusieurs méthodes de détox’ du THC pour vous garantir un nettoyage réussi et un début d’année sain et serin.

Le THC  et le CBD sont des substances qui restent longtemps dans l’organisme en se fixant sur les graisses. Ces alcaloïdes sont structurellement destinées  à rester sur vos poignées d’amour comme dans la matière adipeuse de votre cortex.
Leur concentration et temps d’évacuation dépendront  de l’organisme, de la consommation faite et d’indice de masse graisseuse de chacun, le métabolisme du consommateur influant beaucoup sur la rapidité du nettoyage.

Il est impossible de calculer exactement le temps nécessaire pour une détox en profondeur mais il existe une moyenne pour se faire une idée. Un consommateur régulier (fumant une à deux fois par semaine) n’aura besoin que d’une d’une dizaine de jours tandis qu’un fumeur de l’espace (consommant de manière quotidienne) aura besoin d’un bon mois.
Ce nettoyage peut cependant être accéléré par certains produits naturels que nous allons évoquer.

Intox: La sudation

Si il est vrai que la peau relâche une partie des toxines, des études récentes suggère que cela ne serait pas en assez grande quantité pour avoir un impact suffisant en préparation d’un nettoyage en profondeur. Avec approximativement 1 pour cent qui sont relâchées par les pores ce n’est pas très intéressant de vous précipiter à la gym si ce n’est pour vous donner soif, l’énorme majorité étant évacuées dans les urines et dans les selles.

Pas la peine de se faire suer. Pas pour la détox, en tous cas…

Quitte à vous faire suer préférez le Sauna qui a l’avantage de booster le système immunitaire et d’accélérer vos fonctions corporelles naturelles. Un véritable allié santé.

Info: Le charbon végétal activé et l’alimentation

Le charbon végétal activé est le meilleur ami de votre détoxication. Il absorbe naturellement une grande partie des toxines en évitant qu’elles continuent leur cycle dans votre organisme. C’est aussi très bon pour votre peau, pour les troubles gastriques et pour vous blanchir les dents. Nous vous recommandons la version 2000 en poudre, la plus absorbante, que vous pouvez acheter directement ici ou chez votre pharmacien de quartier.

Détox: allez au charbon
Radis noir, artichaut et gingembre: y’a de la détox dans l’air…

Info: la détox aux légumes

Toutes les nourritures qui sont bénéfiques à vos fonctions hépatiques (a.k.a liées au foie) et dépuratives (a.k.a filtrantes) sont aussi les bienvenues comme le radis noir, les agrumes, le gingembre ou les artichauts.
Des aliments à consommer sans modération même pour les plus gourmands et qui sont aussi disponible en ampoules concentrées pour les plus pressés.

Intox: Les boissons drainantes

De nombreuses boissons miraculeuses sont proposées sur Internet avec des promesses dignes de vendeurs d’huile de serpent. Le problème c’est qu’il n’existe aucune preuve de leur réelle utilité dans le cadre d’une détox en profondeur et qu’elles peuvent même s’avérer nocives pour vous. Si la plupart d’entre elles se contentent de gommer les toxines en vue d’un test certaines forcent votre organisme à rejeter violemment le THC. C’est donc potentiellement dangereux pour les plus sensibles.
La Gatorade et les boissons énergisantes ne sont pas non plus des remèdes miracles.

Thé vert contre le THC, simple et efficace

Info: boire !

Boire de l’eau ou du thé vert est un simple et sain moyen de se purifier tout en aidant vos reins à fonctionner de manière optimale.
Enfin, ne vous désespérez pas de vous séparer momentanément du coté festif de la weed. Ca permet de retrouver la mémoire, la pêche, une cuisine rangée et dans quelques semaines les émois des premiers joints fumés.

Cannabis thérapeutique : chez les seniors, moins de pilules, plus de bien-être

Et si le cannabis médical permettait de ranger une bonne partie de l’armoire à pharmacie ? Selon une étude publiée dans la revue Cannabis, les patients de plus de 50 ans ayant recours aux produits à base de cannabis médical réduisent leur consommation de médicaments sur ordonnance et voient leur qualité de vie s’améliorer de manière significative.

Menée au Canada, l’enquête a suivi plus de 200 patients âgés en moyenne de 67 ans, souffrant principalement de douleurs chroniques. Leur état de santé a été évalué au début de l’étude, puis après trois et six mois de traitement. La plupart consommaient du cannabis sous forme orale, avec une teneur importante en CBD.

Moins d’antidépresseurs, de somnifères et d’antalgiques

Les résultats sont sans appel : la grande majorité des participants a constaté une amélioration significative de la douleur, du sommeil et de leur qualité de vie. « La prise de co-médications, notamment d’antalgiques, d’antidépresseurs et de somnifères, a diminué », notent les chercheurs. Aucun effet secondaire grave n’a été signalé.
Pour les auteurs de l’étude, il s’agit de l’une des plus vastes recherches menées à ce jour sur l’usage du cannabis médical chez les seniors. « Nos résultats suggèrent que le cannabis pourrait être une alternative relativement sûre et efficace pour traiter la douleur chronique, les troubles du sommeil et d’autres pathologies liées à l’âge. Son utilisation entraîne une réduction de la consommation de médicaments sur ordonnance et des coûts de santé, tout en améliorant significativement la qualité de vie.

Une tendance confirmée

Paul Armentano, directeur adjoint de l’organisation NORML, qui milite pour la réforme des politiques sur le cannabis, salue ces nouvelles données : « De plus en plus de recherches montrent que le cannabis améliore la qualité de vie des personnes âgées. Beaucoup souffrent de douleurs, d’anxiété, de troubles du sommeil… des maux pour lesquels le cannabis peut être un remède. Ils savent aussi à quel point les médicaments disponibles – opioïdes, somnifères – ont des effets secondaires lourds. Pour eux, le cannabis médical représente une alternative potentiellement plus sûre. »
L’intégralité de l’étude, intitulée Medical cannabis for patients over age 50: A multi-site, prospective study of patterns of use and health outcomes, est consultable auprès de la Research Society on Marijuana

ZEWEED avec Norml

Le cannabis et les psychédéliques seraient le plus efficace des traitements contre l’anorexie

Une étude internationale menée auprès de plus de 6 600 personnes place le cannabis et les psychédéliques en tête des substances les plus efficaces pour soulager les troubles du comportement alimentaire. Une révolution dans la prise en charge de l’anorexie.

Cannabis et champis vs antidépresseurs

Cannabis et psilocybine plutôt que Prozac ? Publiée dans le JAMA Network Open, une nouvelle étude dirigée par l’American Medical Association révèle que certaines substances encore interdites dans de nombreux pays sont perçues comme plus efficaces que les traitements médicamenteux classiques pour traiter les troubles du comportement alimentaire. Cannabis, champignons hallucinogènes (psilocybine) et LSD dominent le classement des substances les mieux notées par les patients pour soulager leurs symptômes, devant les antidépresseurs, pourtant largement prescrits.

L’enquête a été menée auprès de 6 612 personnes interrogées sur leur consommation de substances au cours de l’année écoulée et l’impact de ces dernières sur leurs troubles alimentaires et leur santé mentale. L’échantillon portait sur une large palette de drogues : caféine, alcool, nicotine, antidépresseurs, psychotropes, kétamine, MDMA (ecstasy), stimulants, opioïdes…
Parmi toutes ces substances, seules quelques-unes ont été perçues comme améliorant les symptômes des troubles alimentaires. Et à la surprise générale, ce sont les psychédéliques classiques – cannabis, LSD, psilocybine – qui obtiennent les meilleurs résultats. À l’inverse, l’alcool, la nicotine et le tabac sont désignés comme les plus nocifs. Les antidépresseurs sont jugés efficaces pour améliorer la santé mentale globale, mais beaucoup moins pour les troubles alimentaires en eux-mêmes.

Automédication cannabique

Autre constat : lorsqu’il s’agit d’auto-médication pour atténuer les symptômes des troubles alimentaires, c’est le cannabis qui arrive en tête des substances plébiscitées. En rapportant les effets perçus au nombre d’usagers, c’est cependant la fluoxétine (Prozac) qui obtient la meilleure moyenne.

Les auteurs de l’étude – une équipe de neuf chercheurs issus notamment de l’Université de Sydney, de New South Wales Health et du King’s College de Londres – soulignent que ces résultats justifient des recherches plus poussées sur le potentiel thérapeutique du cannabis et des psychédéliques dans le traitement des troubles alimentaires.
Ils notent aussi que, contrairement au LSD ou à la psilocybine, la kétamine et le MDMA n’obtiennent pas de résultats aussi convaincants, suggérant que les psychédéliques classiques possèdent des propriétés spécifiques particulièrement adaptées à ce type de troubles.

La piste prometteuse des « munchies »

L’étude avance par ailleurs une piste physiologique : dans les cas d’anorexie ou de troubles alimentaires dits « aversifs », le cannabis pourrait jouer un rôle en augmentant la valeur hédonique des aliments, autrement dit en redonnant du plaisir à manger. Un mécanisme similaire à celui des fameuses « fringales » ou munchies, que d’autres recherches, financées par le gouvernement fédéral américain, ont déjà exploré pour mieux comprendre l’effet du THC sur le cerveau. Ces travaux pourraient à terme contribuer au développement de traitements ciblés pour des pathologies telles que l’anorexie ou l’obésité.

Zeweed avec MarijuanaMoments

Pourquoi il faut boycotter le saumon à Noël.

La plupart des saumons que nous consommons sont élevés dans des installations industrielles. Polluantes, ces fermes marines nourrissent aussi la surpêche dans de nombreuses régions du monde. Zeweed vous explique pourquoi il vaut mieux investir dans les crustacés et fruits de mer pour les fêtes de fin d’année.

Ils sont de retour! Pas une armoire réfrigérée de supermarché, pas un étal de poissonniers n’y a échappé. A l’approche des agapes de fin d’année, les saumons ont entamé leur dernière migration… vers nos assiettes. Involontaires compagnons de nos fêtes, symboles de nourriture saine (adeptes des sashimi et de l’oméga-3 en filets bonjour), le plus grand des salmonidés se déguste fumé, semi fumé, en gravlax, à l’unilatérale ou poché. Car pour son malheur, on le met à toutes les sauces.

Fermes industrielles

Il y a belle lurette que le saumon que nous péchons en tête de gondole n’est plus sauvage. 70% des filets, paupiettes et steaks consommés en France proviennent des fermes d’élevage norvégiennes. Les écossais, Irlandais et Canadiens leur grignotent depuis quelques années leur parts de marché. Une bonne nouvelle? Pas exactement.
Dans les exploitations piscicoles, les saumons adultes sont parqués par milliers dans de volumineux bassins grillagés mouillés en mer. En surnombre par rapport à l’espace dont ils bénéficient, ils sont en état de stress permanent. Un épuisement qui les rend perméables à de nombreuses pathologies. Les poissons roses sont ainsi traités à coup d’antibiotiques, molécules toujours présentes dans les chairs après transformation.

Pollutions marines

Tout encagés qu’ils sont, nos héros potamotoques n’en demeurent pas moins des poissons. A l’instar de leurs congénères sauvages, ils pissent et chient sans entrave. Pareille concentration d’urée pollue joyeusement l’environnement des fjords où sont souvent nichées les fermes. Officiellement, le taux de la mortalité est inférieur à 2%. Ce qui fait tout de même des milliers de cadavres qui sont jetés à la mer chaque année, avec leur cortège de maladies et de médicaments.

Génie génétique

Certains des survivants parviennent à s’évader. En s’accouplant avec des congénères sauvages, ils risquent de les contaminer et de modifier le patrimoine génétique de ces derniers.  Cette préoccupation est particulièrement vive concernant certaines fermes canadiennes et panaméennes qui n’élèvent que des saumons génétiquement modifiés.
Créés par la société AquaBounty Technologies, les saumons AquAdvantage sont réputés pour leur vitesse de croissance très rapide et leur taille deux à trois fois plus importante que celle de leurs cousins naturels. Leur hybridation avec des poissons de pleine eau pourrait perturber l’équilibre des populations sauvages : les Frankenfish seraient stériles…. en principe. Et ce n’est pas tout.

Surpêche et réchauffement

Seigneur des mers et des rivières, le saumon ne grossit vite (gage de rentabilité) que bien nourri. De poissons, de préférence. En moyenne, il faut 2 kg. de nourriture diverse (farine et huile de poisson, insectes) pour produire un seul kilo de saumon. Qu’en déduire ?
Qu’une bonne part de la pêche industrielle sert à alimenter les fermes de saumons. Pour commercialiser les 436.000 tonnes de saumons qu’ils mettent sur le marché, chaque année, les éleveurs norvégiens achètent à vil prix près de 900 000 tonnes de poissons sauvages, généralement des sardines de Mauritanie et des anchois du Pérou. Autrement dit, les pêcheurs artisanaux mauritaniens et péruviens voient leur stock de poissons phagocytés par les chalutiers européens affrétés par les producteurs européens de saumons.
Cette surpêche menace la stabilité de populations piscicoles qui sont déjà affectées par les effets du réchauffement climatique.
Il ne vous reste plus qu’à vous mettre au caviar… d’aubergine, aussi très riche en Oméga 3.

 

Bonus: Plongez dans la pisciculture intensive des salmonidés avec l’excellent « Artifishal ». 

 

 

« Le jour où j’ai arrêté de fumer. »

Il croyait ouvrir une porte sur la créativité et la liberté. Mais ce qui l’avait séduit dans le shit, l’a peu à peu piégé, jusqu’à altérer sa manière de voir le monde. Voici son histoire, racontée sans filtre.

Cet article est issu du Zeweed magazine #10. Pour le trouver près de chez vous, cliquez sur ce lien
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« J’ai commencé à fumer assez tard, à dix-neuf ans. Un pote m’avait filé du shit et j’ai proposé à ma copine de tester. Au début, ça restait rare, un peu folklorique. Je n’étais pas ce fumeur accroché à son joint du soir pour s’endormir apaisé. J’avais mes études, mes envies, mes projets. Et le cannabis n’était qu’un petit clin d’œil à la transgression.

Vers vingt-trois ans, ça a commencé à doucement basculer. La qualité avait changé. L’herbe était plus odorante, plus chargée. Et moi, je sentais que quelque chose d’autre entrait en jeu. Ce n’était plus juste l’effet euphorisant du départ mais un outil pour relier mes pensées, pour creuser plus profond. J’avais l’impression d’avoir trouvé un superpouvoir car tout devenait plus lisible. Je voyais les systèmes sociaux comme si je pouvais prendre du recul sur la société entière.

Je me souviens très bien de ces moments, le matin à ma fenêtre, joint à la main, à regarder les gens courir pour attraper le métro à 7 h 30. Dans ma tête, ils ressemblaient à des petites souris pressées, soumises à une mécanique implacable. Moi, je me sentais en dehors, en observateur libre, comme si j’étais parvenu à m’extraire de la matrice. Et ça, c’était enivrant. Je cultivais cette impression, que j’appelais de temps à autre mes “moments de grâce”.

Monde hostile

Le cannabis est alors devenu une sorte de compagnon philosophique. Avec ma femme, on s’installait dans la cuisine et on refaisait le monde toute la soirée. Tout nous paraissait à notre portée, nos discussions prenaient une ampleur incroyable. Il y avait cette bulle protectrice où tout semblait cohérent, presque savoureux. Mais, en réalité, je commençais à ressentir l’autre face de la médaille.

Quand je m’arrêtais, même trois jours, je voyais tout autrement. Le monde devenait dur, anguleux, acide. Le moindre bruit me semblait brutal. Le téléphone sonnait et je trouvais ça insupportable, agressif. Alors, je reprenais. C’est là que le paradoxe s’est imposé : avant de fumer, je ne trouvais pas le monde aussi hostile. C’est le cannabis qui m’avait rendu incapable de supporter le quotidien sans lui.

« Après trois lattes, j’ai senti une lumière rouge sur mon front, comme si j’étais la cible d’un sniper. »

Pendant ce temps, mon rapport au travail s’érodait. J’étais indépendant, mais je ne cherchais plus vraiment de nouvelles missions en me disant que ce n’était pas indispensable, que s’agiter ne servait à rien. Je devenais une sorte de patate en attente, calculant l’heure où il serait “légitime” d’allumer un joint. Mais, chaque fois, les effets étaient moins forts. Je tirais plus, plus profond, mais je n’obtenais plus ce que j’attendais. À la place, montait une frustration sourde.

Vigilance permanente

Peu à peu, l’inconfort a remplacé l’euphorie. Le monde me paraissait menaçant, l’air que je respirais me devenait même suspect. Je vivais en hypervigilance, comme un soldat revenu de la guerre qui sursaute au moindre bruit. Je ne pouvais plus tourner le dos à une porte ou à une fenêtre sans sentir une alerte intérieure. L’idée même de sécurité avait disparu. Alors j’ai tenté d’arrêter, parfois plusieurs semaines. Mais chaque reprise me faisait descendre quelques marches plus bas.

Il y a eu un moment clé. Un jour, un ami m’a proposé de l’herbe médicinale, très pure, très forte. Je n’ai pris que trois lattes et, aussitôt, j’ai senti une lumière rouge sur mon front, comme si j’étais la cible d’un sniper. Derrière la porte, il y avait une présence très menaçante. C’était glaçant. Je me suis dit : “Ça y est, tu es en train de devenir parano.” Surtout, j’ai compris que le processus n’était pas linéaire. Pas besoin d’années de consommation ou de 50 joints : quelques bouffées pouvaient suffire non plus à descendre quelques marches, mais plusieurs paliers.

Depuis ce jour-là, je n’ai plus jamais retrouvé ma qualité de vie d’avant. Cette sérénité de base, ce sentiment d’être en sécurité, c’est fini. Aujourd’hui, c’est devenu une partie de mon identité. Je vis avec une vigilance permanente, j’examine les risques, je m’attends toujours à ce qu’une merde arrive. Peut-être que j’avais un terrain anxieux, mais le cannabis a gravé ça en moi. Alors, si l’on me propose un joint aujourd’hui, la réponse est simple : plus jamais. Les conséquences ont été trop irréversibles. Je garde des rituels, comme ces pauses clopes sans clope où je vais juste respirer, histoire de recréer un instant de distance. Mais fumer, c’est terminé. Parce que j’ai compris que ce n’était pas le monde qui avait changé, mais moi. Et que ce que je prenais pour un allié m’a en réalité volé ma paix intérieure. »

Endométriose: la révolution des traitements au CBD et THC.

Alors qu’une femme sur dix est diagnostiquée atteinte d’endométriose et qu’aucun traitement viable n’existe à ce jour, de récentes études révèlent que le CBD faiblement dosé en THC pourraient être un allié providentiel pour toutes celles qui souffrent de cette pathologie lourdement invalidante. Zeweed fait le point.

Endométriose: causes et symptômes

L’endomètre est le tissu qui tapisse l’utérus, sous l’influence des hormones il s’épaissit à chaque cycle pour faciliter la fécondation. S’il n’y a pas fécondation, l’endomètre se désagrège et saigne provoquant ainsi les règles. Les cellules « déchets » impliquées dans ce processus sont normalement détruites par le système immunitaire. Or chez 10 % des femmes, ces tissus cellulaires ne sont pas éliminés. Au contraire, ils s’accumulent et provoquent des lésions, et dans certains cas des kystes ovariens (endométriomes), c’est l’endométriose. Cette maladie qui s’attaque principalement à l’appareil reproducteur, peut dans certains cas s’étendre aux appareils urinaires et digestifs provoquant des douleurs parfois difficiles à gérer.

Les symptômes les plus courants sont des douleurs chroniques aigües pendant les règles : crampes pelviennes (sur les ovaires), douleurs pendant les rapports sexuels, troubles digestifs (nausées, diarrhées ou constipation), migraine, infertilité ou difficulté à procréer, sans oublier l’anxiété et la fatigue liés à cette condition invalidante.
Autant de raisons qui amènent sérieusement à envisager le chanvre comme une réponse à ces multiples désagréments.

CBD faiblement dosé en THC : remède providentiel? 

Dans la plupart des cas, les gynécologues prescrivent des antalgiques ou proposent des solutions plus radicales comme la chirurgie pour retirer les lésions en cas d’endométriose sévère. Et si ces alternatives à la douleur sont efficaces à court terme, elles comportent des effets secondaires indésirables et n’apportent pas de soulagement sur le long terme.

Le Cannabidiol apparaît alors comme une solution plus que séduisante. En effet, des études ont montré que l’appareil génital féminin est doté de récepteurs endocannabinoïdes. J’en parle dans mon article : « CBD le cannabinoïde qui règle tout » Autrement dit, l’action du CBD est quasi immédiate dans la cavité pelvienne. Il permettrait ainsi de calmer les crampes et de soulager les douleurs de façon significative.

Des recherches récentes sur la souris ont démontré que lorsque ces récepteurs cannabinoïdes sont activés, les tissus endométriosiques cessent de prolilférer.

Souffrant d’endométriose sévère, j’ai essayé tout ce que j’avais à disposition. Dernièrement, j’ai subi une opération pour retirer les kystes endométriosiques. Les douleurs post opératoires étant difficiles à supporter, je me suis tournée tout naturellement vers le CBD sous forme d’huile (application locale sur l’abdomen) et en sub linguale pour  une action antalgique plus globale. Le chanvre est donc mon meilleur allié car contrairement aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme l’Advil qui provoque des troubles du tube digestif, le CBD n’ a pas d’effet délétère sur les intestins.

Le CBD et le cannabis thérapeutique se posent comme d’efficaces palliatifs. Les deux molécules réduisent les douleurs, apaisent les esprits et empêchent les mauvaises cellules de proliférer. Une aubaine pour toutes celles qui comme moi veulent en finir avec les médicaments et l’inconfort lié à cette maladie.

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