Description
Edito
New Deal
« L’élégance, c’est être au bon endroit avant tout le monde, sans que personne ne s’en rende compte. » Écrivait Christian Dior dans ses mémoires. Cette phrase du grand couturier ne saurait mieux habiller Agnès b, à l’honneur de ce huitième numéro.
Bien avant que Martin Parr ne devienne un des plus grands photographes contemporains, la styliste l’exposait à la Galerie du Jour
Bien avant que la plupart des grandes marques de couture ne s’entichent d’écologie et de développement durable, Agnès faisait de la mode éthique en circuit court. Et bien avant que l’Uruguay, le Canada, la moitié des Etats-Unis, l’Allemagne ne mettent fin à la prohibition du cannabis, elle militait pour la légalisation.
Visionnaire Agnès ! Car il faut dire que dans tous ces pays, la légalisation est un succès, autant en termes de recettes que de santé publique. Mais si ailleurs, la marie-jeanne fait tourner l’économie, ici, elle coûte 580 millions par an.
Légaliser serait pourtant une formidable initiative française, qui, au-delà de refaire de la France le pays des lumières, permettrait de lutter contre le narco-Traffic, de protéger la jeunesse et faire rentrer, selon les estimations, entre 500 millions et 2 milliards dans les caisses de l’État.
Oui, la prohibition crée plus de problèmes qu’elle n’en résout. Les Américains l’ont bien compris. En 1933, Roosevelt mettait en place le « new Deal » dont une des grandes mesures consistait à lever l’interdit pesant sur l’alcool, avec, à la clé, de belles recettes pour le pays. Aujourd’hui, les taxes sur le cannabis rapportent 15 milliards par an à l’oncle Sam. A quand un new deal bleu blanc rouge ?
Bonne lecture!
Alexis Lemoine
Rédacteur en chef



