Weed

Pilule contraceptive et joint: un dangereux mélange.

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Et si votre vie sexuelle ou celle de votre partenaire était dangereuse pour la santé? Depuis quelques semaines, les autorités Canadiennes et Américaines alertent leur concitoyens sur les risques liés à l’association de la pilule contraceptive et du cannabis.
Zeweed fait le point.

En 1956, l’américain Gregory Pincus mettait au point la pilule contraceptive.
Élément important de la révolution sexuelle, elle est adoptée en 1967 en France (sous l’impulsion de Simone Veil) puis en 1969 au Canada.
65 ans plus tard et en dépit de toutes les avancées faites en la matière, la pilule anti-bébé non désirés n’est toujours pas appropriée pour toutes les femmes, ni tous les rapports.

La raison ? Pléthore d’effets secondaires non négligeables.
Les plus fréquents sont bénins bien que gênants: acné, sécheresses vaginales, saignements.
A ces inconvénients, il convient d’ajouter un problème de taille: le risque d’accidents cardio-vasculaires.
Un danger statistiquement très faible, mais qui est accru chez les fumeuses régulières de weed.

Risques d’AVC et infarctus

Chez ces dernières, le risque de thromboses (caillot de sang qui bouche les veines), d’infarctus ou d’AVC (Accident Vasculaire Cérébral) est fortement augmenté.
Début de solution : des pilules microdosées beaucoup moins concentrées, mais qui n’éliminent pas complètement la possibilité d’une fâcheuse réaction. 
C’est dans la combustion que se situe le danger : fumer un joint augmente la pression arterielle et le rythme cardiaque, en particulier si il est associé au tabac,  facteur aggravant majeur.
Mieux vaut donc vapoter ou consommer sous forme de Space Cakes votre weed pour limiter les risques

De plus, et même si sur ce point les études en sont encore à leurs balbutiements, il a été suggéré par Shawna Zylenko (une infirmière spécialisée dans le Cannabis) que l’usage fréquent de CBD pourrait limiter l’efficacité de la pilule.
Les conclusions de Shawna se basent sur une étude de 2011 que vous pouvez retrouver ici et partent du postulat que le cannabis entrave un enzyme qui est vital dans le traitement de l’estrogène par l’organisme : le CP450.
Le Dr Jordan Tishler, président de InhaleMD (un site spécialisé dans les traitements médicaux ou paramédicaux à base de Cannabis) souligne à cet effet que le CBD stimule les niveaux de progestérone, une hormone féminine qui est la clef de certains traitements contraceptifs. Le docteur recommande à ses patientes d’avoir recours à des alternatives contraceptives tant que possible..

Messieurs,  si vous aimez partager des joints avec votre dulcinée sans avoir envi de procréer, le préservatif est votre ami !
Et après toutes ces années de sacrifices de la part du beau sexe, il est aussi temps que les hommes fassent un petit effort…

Sexe et cannabis : 8 ganjas pour 8 positions.

Le sexe est une source de plaisir universelle. La consommation de cannabis, elle, réjouit à ce jour 160 millions de consommateurs réguliers sur le globe. Alors, sexe et ganja, un duo gagnant? Oui, mais à condition de bien s’y prendre. Afin de vous garantir grande banane et sourire aux lèvres, Zeweed a passé en revue huit variétés de cannabis à marier avec huit situations envisageables.

« En plus d’intensifier les rapports sexuels, le cannabis augmente leur fréquence ». Voici les encourageantes  conclusions d’une étude de la Stanford University of Medecine (Californie).
Betty Dodson, célèbre sexologue outre-Atlantique détaille les résultats de l’étude :« Lorsque l’on est sous l’effet de de la marijuana, nos ondes cérébrales ralentissent. Nous sommes beaucoup plus dans l’instant. Et quand on fait l’amour, l’idée est de ne pas penser, de sentir davantage son corps. Et ces dispositions sont favorisées par les effets de la marijuana.  Vos papilles gustatives et votre peau deviennent plus sensibles. Le sens olfactif est plus développé et vous détecterez inconsciemment les phéromones libérées par votre partenaire » analyse l’experte.
« À cela il faut aussi ajouter l’effet vasodilatateur du cannabis qui fournit au clitoris et au pénis un plus grand afflux sanguin, et donc des sensations de plaisir plus intenses » poursuit le docteur Dodson.

Des sensations qui varient évidemment selon la quantité de cannabinoïdes, leur répartition, et le type de terpènes, mais qui sont en revanche peu tributaires du contexte environnemental. « Quand on fait l’amour, on fait abstraction du milieu extérieur. Il n’y a donc que très peu d’interférences qui viennent perturber les effets des cannabinoïdes » conclu Dodson. En bref, quand on s’envoie en l’air avec son partenaire, on ressent plus précisément les effets de la ganja.  Et donc les variations entre variétés.  Quatre bonnes raisons alors, d’observer les huit commandements du stoner-lover.

Pour les ascensions en solo 

Avouons-le la masturbation, c’est génial, c’est simple et c’est sain, surtout quand on n’a pas le choix. Si, pour parvenir au nirvana fait main on se repose en général sur un auxiliaire genre YouPorn, rien ne pourra égaler la vision de scènes calées sur nos fantasmes et d’images défilant au gré de notre inspiration, les yeux fermés.
Ze Conseil : La Durban Poison, une sativa qui donne un bon et rapide coup de fouet à votre imagination-libido, sans vous laisser sur le carreau.

Pour les agité(e)s du buccal

À moins d’être frappé d’un perpétuel herpès labial ou de ne jamais sortir sans gag-ball coincé entre les mâchoires, il sera raisonnablement acquis que la bouche est un organe sexuel à part entière.  Capable de procurer autant de plaisir qu’une classique partie de zob à minou, de minou à minou ou de zob à zob. Las! L’effet secondaire le plus courant de la weed consiste à laisser le consommateur avec une bouche déshydratée, limite lyophilisée. Une sécheresse buccale qui freine sérieusement toute velléités de sexe oral… A moins d’avoir la bonne ganja, celle qui vous laissera l’eau à la bouche.
Ze conseil : La Super Sweet, une dominante indica particulièrement appréciée pour son absence d’effets secondaires anti-salivaire et son coté myorelaxant…

Pour les hommes trop enthousiastes 

Cette section concerne les hommes pressés et les femmes fâchées. Oui, nous parlons ici d’éjaculation précoce. Et soyons francs, après avoir affiché son dépit un certain nombre de fois, il y a de fortes chances que mademoiselle s’affiche au bras d’un autre,  qui saura faire durer le plaisir.
Ze conseil : la Strawberry Milkshake, un hybride fruité aux pouvoirs relaxants  aux vertus anxiolytiques et tranquillisantes. Le remède parfait pour les grands sentimentaux qui peinent à freiner leurs effusions de… sentiments.

Pour une soirée sweet love

Barry White en musique de fond, feu de cheminée et diner aux chandelles (les bougies, pas l’établissement), tout est réuni pour une sensuelle session de soft sexe. Votre moitié, lascive et pensive vous attend en petite tenue sur la peau de bête de votre chalet savoyard, ou sur le moquette  de votre studette. Problème : vous en êtes à votre huitième expresso et vous êtes tendus comme un string… Et il y a mieux que trois verres de calva et un Xanax pour retrouver une  coolitude appropriée aux circonstances.
Ze conseil : Bubblegum Kush, une indica vous rendra sensible à souhait, un véritable  MDMA cannabique.

Pour du sexe sportif

Vous avez enfin emballé Camille, objet de tous vos désirs. Mais Camille (prénom unisexe) a une réputation d’athlète des dessous de couette. Un décathlon du sport en chambre se profile donc.
Ze Conseil :  la Sour Diesel, une herbe à dominante Sativa qui fera de monsieur, un Rocco Siffredi sous stéroïde et de madame, une Julia Chanel sous amphét’’. Une ganja qui donne envie de sauter sur tout ce qui bouge, en gros. À ne pas utiliser seul si vous avez un animal de compagnie..

Pour le petit coup matinal

Le câlin du matin, rien de mieux pour bien commencer une journée. Mais si l’exercice est délicieux, l’addition joint + bisous peut se payer cher au bureau où vous aurez toutes chances de piquer du nez devant la photocopieuse.
Ze conseil : l’Harlequin. Une weed riche en CBD et faible en THC, qui vous mettra à l’abri du coup de bambou que peut procurer la ganja et qui surtout ne vous retournera pas la tête au point d’en oublier votre mot de passe sur le PC de votre open-space.

C’est bien quand ça mal: pour les plans bondage

Ce soir, c’est soirée menottes, cuir et piment sur les parties génitales. Si vous faites partie des gens qui se sentent bien quand ils ont mal, il y a, à part le psy, une solution pour tenir le coup.
Ze Conseil : ACDC, ou Redwood Kush, deux indicas qui sont connues pour leurs vertus analgésiques et anti-inflammatoires.

Une pipe et au lit

Ce soir, c’est soirée bouillotte-marmotte… mais vous n’avez pas, mais pas du tout envie de faire l’amour (sur la bouche). et manque de bol, votre moitié est chaud bouillante.
Ze conseil : Mieux que le coup du mal de tête, le joint à la White Russian. Cette herbe qui affiche un impressionnant taux de 35% de THC est surtout réputée pour son côté ultra sédatif. À ne pas fumer avec un expert : cette weed est aussi réputée pour très bien soigner… les migraines.

 

Ze recette: le Space Shake.

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Alors que les épisodes de canicule se succèdent, Zeweed vous invite à savourer un bon Space Shake,  la boisson idéale pour surfer bien haut sur la vague de chaleur.

L’été, on range les recettes de space cake au placard pour des plaisirs plus légers et désaltérants. Parmi elles en voici une que la rédaction affectionne particulièrement: le Space Shake, une recette givrée qui secoue les sens.

Ingrédients :

    • 400 g de sorbet du votre choix, selon le goût que vous souhaitez lui donner. Vous pouvez aussi utiliser des glaçons, dans la même quantité, pour un breuvage plus léger.
    • 250 ml de lait entier.
    • entre 2 et 4 g de cannabis ou CBD.
    • Des fruits frais.

Important : le lait utilisé doit être du lait entier. Les matières grasses sont nécessaires pour entièrement libérer les principes actifs du cannabis. Un lait écrémé sera bien moins efficace.

Instructions :

Tout d’abord, passez au grinder votre weed  afin qu’elle soit la plus fine possible et versez-la dans le lait.
Ensuite, Faites chauffer la préparation à feu très doux (sans jamais porter à ébullition) pendant un quart d’heure.

Cette étape est cruciale pour garantir que le cannabis se décarboxylise et se lie totalement au lait. Sans ce processus, les composés du cannabis ne s’activeront pas complètement : la chaleur est nécessaire pour garantir que le THC/CBD et les autres cannabinoïdes agissent pleinement. Faites chauffer à feu très doux  pendant un quart d’heure (sans qu’il ne se mette à bouillir).

Laissez reposer plusieurs heures, idéalement toute une nuit.

Mélangez ensuite tous les ingrédients, le sorbet et le lait « amélioré » dans un mixer (ou à défaut avec un fouet électrique).
Une fois que le mélange est bien homogène, vous n’aurez plus qu’à le servir.

Vous pourrez le présenter en y ajoutant des fruits découpés en petits dés ou rondelles (poire, pomme, fruits rouges… ) et en l’arrosant d’un filet de sirop de votre choix là aussi, afin d’avoir une présentation du plus bel effet.

Bonne dégustation!

 

5 bongs en fruits et légumes par jour

Rien ne se perd, tout se transforme » professait Lavoisier. “Il ne faut pas gâcher la nourriture” nous ont enseigné nos parents. Deux vérités que je vous propose d’appliquer aux 5 fruits et légumes recommandés quotidiennement (et que vous n’aurez pas consommé), pour en faire de redoutables instruments de fumette.
Bong appétit!

Le malin et rapide : le Chillum carotte

Les Indiens qui ont inventé le Chillum au 18 ème siècle auraient probablement approuvé cette version très vegan friendly de leur accessoire préféré.
Abdullah Saeed explique dans cette vidéo comment faire sa propre version avec une carotte bien épaisse, un couteau et… un stick de brochettes. La texture de la carotte est idéale pour pouvoir prendre de grosses bouffées sans se brûler et son léger arôme se mariera parfaitement avec des weed plutôt épicées comme la Sweet Thaï aux arômes évoquant le curry et le safran. Un hommage adéquat à ses origines orientales.

Le multi-vitaminé : Le fruit salade bong

Attention ! Avec 12 étapes et un budget de 27 dollars, ce bong très temporaire est à réserver aux plus débrouillards et aux plus fortunés puisqu’il ne peut être utilisé que pendant une journée.
On ne va même pas s’amuser à vous résumer la méthode pour fabriquer ce béhémoth fruité, cela prendrait l’intégralité de l’article, un pistolet à colle, une planche à découper et au moins 5 fruits. Personne ne mérite de travailler autant pour fumer, c’est presque un sacrilège. On vous conseille cependant la vidéo ne serait-ce que pour l’incompréhension totale qu’elle créera chez vous et, quitte à être dans l’abus le plus total, à le faire en fumant un gramme de dab, comme dans cette vidéo hilarante .

Le mastok : Le bong Pastèque

Le Weedtuber LGBTQ Budznbeardz nous offre ici une version plus fun, plus simple et plus pratique de la monstruosité proposée précédemment par Vice. Ici, rien de très compliqué. Il vous suffit d’un tuyau en PVC, d’un accessoire en verre pour déposer la weed (d’une valeur de 2 euros sur Wish) et d’un couteau.
Son astuce de pro ? Creuser très profond, pour éviter les éclaboussures quand vous tirez d’énormes bouffées fruitées. Toutes les variétés fruitées ne peuvent que s’harmoniser avec cette merveille rafraîchissante, mais si l’on ne devait en choisir qu’une, ce serait la Mandala N°1, une variété très décontractante aux arômes de pomme et de fruits rouges, qui vous donnera l’impression de vous régaler d’un tutti frutti sorbet sur la plage, un jour d’été.
La vidéo est accessible directement sur youtube via ce lien. 

Le classique : La Pipe en Pomme

Cette variante à la pipe de grand-père, bien connue des étudiants américains (qui décidément ont une passion pour les pommes puisqu’ils les utilisent aussi en sex toy) est la plus simple et la moins coûteuse des options de cet article. Grâce à la méthode du weedtuber Simon Moker vous aurez simplement  besoin d’une pomme, d’une baguette et de 5 minutes. Autant dire que c’est une aubaine si vous n’avez plus rien pour rouler ou juste envie de fraîcheur. Il est d’ailleurs important de préciser que le goût de la pomme est celui qui se marie le plus facilement avec la plupart des variétés de Cannabis.
La vidéo est accessible via ce lien.

Ed Rosenthal : l’homme qui murmurait à l’oreille du chanvre.

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Bien avant l’arrivée des growboxs et autres kits pour faire pousser chez soi, Ed Rosenthal était déjà en train de développer des techniques désormais utilisées par tous les cultivateurs en herbe.  Aux cotés de Jack Herer, le « doc' » Rosenthal est sans doute un des plus grand activiste et défenseur du cannabis aux États-Unis.
Portrait d’un gourou de la ganja.

S’ il y existait un mont Rushmore du chanvre, Ed Rosenthal y serait probablement représenté entre la reine de hasch Milan Jansen et  Jack “l’hemperor” Herer.
Comme Mila, il a fait avancer la qualité du cannabis consommé en améliorant les techniques qui l’entourent et comme Jack, il a fait avancer les mentalités mais aussi les lois des Etats-Unis.
A l’âge de 74 ans, le cultivateur né dans le Bronx profite enfin du fruit (ou dans le cas présent de la fleur) du combat de sa vie pour avoir le droit de faire pousser du cannabis en paix.
Ce maître zen de l’horticulture partage son savoir sur la plante depuis plus de 35 ans.

Rédacteur spécialisé growing  chez High Times

Rien de très surprenant quand on apprend qu’il a commencé sa carrière en tant que rédacteur pour le mythique magazine High Times dans les années 80/90. C’est là qu’il développe ses talents sur le sujet aux côtés de l’intelligentsia alternative américaine et qu’il se lie d’amitié pour Jack Herer dont il s’inspirera pour de nombreuses publications.
Comme lui il a accumulé une masse presque encyclopédique de connaissances publiant des guides de jardinage bien sûr mais aussi des ouvrages sur l’apport social, économique et humain du chanvre sur la société.
Une cause qu’il embrasse jusqu’au tribunal puisqu’en 2002 (alors qu’il l’accord et le soutien absolu de la municipalité de la ville d’Oakland), il est arrêté par les agents fédéraux de la FDA.

Arrêté par la Food and Drug administration

L’affaire fait grand bruit puisqu’elle démontre l’absurdité du système américain dans lequel les lois locales et nationales s’affrontent.
De son côté il a la proposition 215 (qu’il a participé à écrire et à faire voter) qui autorise le Cannabis médical dans la ville mais il fait face au gouvernement américain qui cherche à faire un exemple.
De l’aveu d’une jurée (dont vous pouvez trouver le témoignage ici) le procès est loin d’être impartial. Même si il n’est condamné qu’à un jour de prison il lance une procédure d’appel concluante pour révoquer la peine qu’il a déjà servi. En 2007 rebelote il est à nouveau inculpé par le Bureau du Procureur des États-Unis en personne… Mais il ne se voit pas ajouter un seul jour de prison à sa peine en dépit de sa condamnation. N’ayant jamais perdu son calme (et donc sa crédibilité) dans cette affaire très médiatique il attire une grande majorité de l’opinion publique de son côté.

Ed Rosenthal à la sortie de son procès (lunettes rondes, chemise blanche, veste gris-vert)

Deux fois condamné à … un jour de prison.

L’homme qui d’après Tommy Chong lui-même “a converti plus de monde au cannabis que Cheech et Chong” est loin d’être un rigolo (en dépit d’un grand sens de l’humour).
Il donne régulièrement des cours à l’université d’Oaksterdam – la seule au monde dédiée exclusivement au chanvre – afin de répondre aux questions des jeunes pousses sur leur manuel. Un manuel qui se trouve être son best seller: “Ed Rosenthal’s Marijuana Grower’s Handbook” (le guide d’Ed Rosenthal pour les cultivateurs de Marie-Jeanne).
Même si il a vendu pour plus de 2 millions d’exemplaires de ses livres, Ed a gardé la tête froide et la main verte.

Il a lancé sa propre chaîne Youtube AskEd420 dans laquelle il vante les mérites de son université située à Oakland “que les gens doivent absolument rejoindre sinon [il] se fera viré”, il donne des conseils botaniques et il explique aux internautes comment utiliser les produits qu’il a inventé.
Que rajouter si ce n’est silence:  Le prof le plus cool de la planète va parler.

 

Cannabis Diet : fumer de la weed pour perdre du poids.

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Alors que le mois d’août et ses belles plages se profilent, vos kilos en trop continuent de vous narguer.  Et si vous fumiez de la weed pour perdre du poids?

Les fringales, munchies et autres « foncedale » qui accompagnent la consommation de cannabis cacheraient-ils un inattendu effet secondaire amaigrissant ? Oui si l’on en croit les récents travaux du Dr Stephen Glazer, médecin en chef et expert nutritionniste à la clinique CannaWay (Canada).

Clef de voûte de ces recherches : les récepteurs CB1. Des récepteurs du système endocanabinoïdien qui jouent un rôle important dans l’assimilation, le stockage et la conservation de l’énergie (de calories en l’occurrence). Quand nous consommons du cannabis (que se soit par ingestion ou par inhalation), nos papilles gustatives et olfactives sont suractivées. Le centre d’appétit de notre cerveau – hypothalamus- est sollicité même en cas de satiété. Nous parlons ici de « Munchies », cet effet secondaire bien connut des ganja-aficionado comme des patients sous chimiothérapie à qui l’on prescrit du cannabis thérapeutique. Pour l’instant, rien de neuf sous le Soleil, les fringales cannabiques ou « foncedales » étant aussi vieilles que la découverte de la belle plante.

Le cannabis, « vaccin anti-boulimie » ?

Aussi incongrue que puisse paraître l’idée, consommer une plante qui permet de retrouver l’appétit permettrait aussi de perdre du poids, via un phénomène d’accoutumance ou de « vaccination » des réponses hyperoréxiques (qui donnent l’impression de faim même en cas de satiété ) générés par les capteurs CB1.

Ce sont en tous cas les conclusions du Dr Glazer qui nous apprend qu’en activant régulièrement de manière exogène les capteurs CB1 (en consommant de la weed), se produit un phénomène d’accoutumance appelé « régulation à la baisse ». En plus clair : consommer du cannabis régulièrement régulera votre appétit. «Il s’agit d’un développement passionnant, en relation spécifique avec la régulation à la baisse de longue durée de CB1, qui peut supprimer l’appétit tout en augmentant les calories brûlées», poursuit le scientifique

L’heureux responsable de ce paradoxe, le THCV, un cannabinoïde bien connu et particulièrement présent dans des variétés de cannabis sativa comme la Durban Poison, la Pineapple Purps ou la Jack the Ripperm, qui bloque l’effet « munchies » du THC sur les récepteurs CB1, supprimant cette classique «faim du joint ». « Le THCV isolé joue un rôle dans la réduction de l’incidence de l’obésité. »

THCV : le cannabinoïde coupe-fin

Bloquer les récepteurs CB1 pour supprimer l’appétit est un mécanisme sur lequel l’industrie pharmaceutique s’est déjà penchée ; un médicament, le Rimonabant s’étant déjà révélé comme des plus prometteur en laboratoire. Un autre cannabinoïde beaucoup plus connu figure aussi dans les travaux du Dr. Glazer en matière de régulation pondérale : le CBD.

Le cannabiniole, cet alcaloïde qui a le vent en poupe depuis quelques années, pourrait également être responsable de redonner une bonne taille à notre taille , puisque la même étude a démontré que le CBD augmentait le taux de «  tissu adipeux brun », un type spécial de graisse qui favorise l’élimination du « mauvais gras » , c’est-à-dire de cette disgracieuse couche du derme, communément appelée cellulite.
Deux découvertes des plus prometteuses qui vous réconcilieront avec votre pâtissier… pourvu qu’il fasse de convenables space-cake.

 

Quelques précisions au sujet du distinguo indica-sativa

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On a tous entendu le fameux  « la sativa est cérébrale, l’indica est physique », et on s’y est fié pendant des années. Problème: cette classification binaire ne serait pas si pertinente que ça, nous apprend notre expert en la matière verte Steven Voser.

Une brève histoire de Ganja

Pour mieux comprendre ce que les termes sativa et indica signifient quant aux effets à attendre de votre weed, il nous faut déjà brièvement se pencher sur l’histoire des études et recherches portant sur cannabis. C’est au botaniste suédois Carl Linnaeus que l’on doit, en 1753, la première classification du cannabis.

Linnaeus travaillait sur des plants importés qu’il faisait pousser en Europe. Sur la souche qu’il aura étudiée, il observera que les plantes sont larges et hautes, arborant des feuilles fines d’une couleur vert foncé. Il remarquera aussi que le cycle depuis la graine à la récolte est d’environ 3 mois. Le botaniste notera enfin que cette variété croît particulièrement bien dans les climats chauds et tropicaux proches de l’équateur. Linnaeus classera cette espèce sous le nom de « Cannabis Sativa L ».

Environ 30 ans plus tard, le biologiste français Jean Baptiste Lamarck se penchera sur d’autres échantillons de cannabis qui lui auront été ramenés d’Inde. Lors de ses observations, Lamarck notera que ses plants affichent des caractéristiques différentes de celles que son confrère Linnaeus avait notées. Le cannabis indien ne dépasse pas 1, 50 mètres, a un aspect beaucoup plus dense et touffu avec de larges feuilles et fleurissaient très rapidement (généralement en moins de 2 mois). Lamarck classera cette espèce sous le nom de « Cannabis Indica Lam »

Dans les années 1920, une troisième espèce de cannabis a été identifiée dans le sud-est de la Russie. Cette variété, maintenant connue sous le nom de Cannabis Ruderalis est beaucoup plus petite que les variétés sativa et indica et fleurit automatiquement en fonction de la maturité plutôt qu’en raison de changements dans son cycle lumineux.

Ce que la classification Indica-Sativa nous enseigne

Carl Linnaeus et Jean Baptiste Lamarck ont ​​utilisé les mots sativa et indica pour décrire deux variétés de cannabis aux caractéristiques particulières.

Aujourd’hui, cette classification reste pertinente, particulièrement lors de l’achat de graines lorsque l’on veut par exemple se lancer dans une petite culture à domicile (voir notre article).
Les durées de croissance et taux d’ensoleillement faisant partie des données à indispensablement prendre en compte.
Et à ce titre, les classifications Indica-Sativa sont des plus pertinentes, avec les caractéristiques suivantes : Les Sativas peuvent atteindre de grandes hauteurs, atteignant facilement plus de 2 mètres et ont tendance à s’étirer vigoureusement lorsqu’elles commencent à fleurir en produisant de gros bourgeons aérés.

Ces plantes sont originaires des régions tropicales chaudes comme le Vietnam, le Mexique, la Colombie et même certaines parties de l’Afrique. Ils ont probablement développé leur structure physique unique pour faire face aux étés longs, chauds et humides dans ces régions et se protéger contre les moisissures et les ravageurs qui prospèrent également dans ces conditions.

Les indicas, d’autre part, sont originaires des régions montagneuses du Népal, de l’Inde et de l’Afghanistan, où les étés sont naturellement courts et froids. Les plants sont plus petits, avec un espacement internodal (entre deux branches) plus court et arborent de larges feuilles et des fleurs très denses. Les variétés indica produisent également une résine épaisse et peuvent être prêts à être récoltés après seulement 6-8 semaines de floraison. Comme les sativas, ils ont probablement développé ces traits uniques pour faire face aux climats difficiles de leur origine.

Ce que la classification indica/sativa ne vous indique pas

Penchons-nous maintenant sur les effets. Ce qui affecte l’effet d’une variété est bien entendu sa composition chimique, mais aussi la chimie de votre propre corps ainsi que votre tolérance / sensibilité aux produits que vous consommez.

Les souches contenant une grande quantité de mycènes, par exemple, sont plus susceptibles de produire une sensation, un « high » corporel et relaxant, souvent associé aux indicas. Cependant, aucune étude n’a pu démontrer que les souches indica produisaient plus de mycènes que les sativas.
Voilà une donnée qui complique.. la donne. D’autant plus que les terpènes et notes citronnés ou d’ agrumes, typiquement associés aux Sativas et à un effet « cérébrale », sont aussi présents dans certaines variétés d’Indica, qui procurent donc un effet…cérébral.

Lors de l’achat de cannabis, les termes indica et sativa sont précieux et fiables pour vous faire une idée de la lignée génétique et des propriétés physiques d’une variété particulière. Mais pour anticiper ses effets, en revanche, recherchez des rapports de laboratoire qui analysent le profil chimique de cette souche spécifique… Ou sentez tout simplement la ganja en question si vous le pouvez, puisque ce sont les terpènes, ces arômes naturels de la weed, qui définiront la nature de votre voyage cannabique.

Et si vous ne pouvez ni vérifier odeur ou préciser la variété, il ne vous restera plus qu’à acheter à l’aveugle…ou changer de fournisseur.

Steven Mike Voser pour Zeweed

La séance mardi soir « Reefer Madness » (1936)

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Alors que la légalisation du cannabis n’est qu’une question de temps sur le vieux continent, Zeweed vous propose un classique de la propagande anti-ganja: Reefer Madness.

Reefer Madness (1936).
Terreur sur la weed.
Trois ans après la levée de la prohibition sur l’alcool, l’Amérique pudibonde se trouve avec la marijuana un nouveau bouc émissaire. Commandé en 1936 par une communauté religieuse chrétienne, le film était initialement destiné à être projeté dans les écoles.  Mettant en scène des jeunes s’adonnant au vice vert, le moyen métrage est une violente charge contre la consommation de cannabis, objet de tous les maux d’une Amérique bien pensante des années 30 et 40 (chasse aux sorcières planantes entre autre  illustrée dans LA confidential). L’absurdité des situations comme du message, le tout interprété par des acteurs qui n’avaient visiblement jamais consommé la chose, fit de Reefer Madness un midnight movie culte.
Bonne séance!

 

 

 

Petit précis de voyage à l’attention des enthousiastes de la weed. (Ou comment éviter un mauvais trip)

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Vos vacances touchent à leur fin et le moment est venu de prendre l’avion qui vous ramènera chez vous. Naturellement, en bon ganja-aficionado, vous souhaitez profiter des spécialités locales avant le décollage et ramener un petit souvenir cannabique de votre séjour sous le Soleil. Une bonne idée? Pas forcément. Zeweed vous explique pourquoi.

AU SPACE CAKE TU RENONCERAS
Pour l’avoir vécue, la montée de Space Cake dans un aéroport est un exercice délicat. Dans l’idée, le potentiel rigolade est évident et c’est bien pour cela que le commun du stoner tente un jour où l’autre l’expérience. C’est une fois passé à la pratique que ça se gâte. Absorbé le THC offre des sensations bien plus fortes allant dans un premier temps de la crise de rire à l’accès de parano. Le problème c’est qu’alors que vous explorez les dimensions de votre propre cosmos intérieur, votre comportement risque de surprendre les autorités aéroportuaires qui scrutent plus les visages que les bagages pour se faire un avis.
Si vous agissez de façon étrange et avez l’air à l’ouest (ce qui était toute l’idée)  les douaniers, intrigués, peuvent décider d’une fouille en règle qui vous fera rater votre avion (les agents de sécurité se moquent complètement que votre Tata Monique vienne vous chercher à l’aéroport ). On vous conseille donc d’éviter tous les comestibles pour ne pas décoller dans le salle d’attente du terminal.

TES VÊTEMENTS TU CHANGERAS
En 2014 j’étais sur le point de revenir en France après 15 jours à Pékin. Sur place j’avais fumé de la weed à m’en coller une cataracte. Au moment de rentrer dans l’aéroport, un agent de sécurité passe une bandelette blanche en plusieurs endroits de ma veste et la place dans une machine.
Coup de bol, cette veste était nouvelle, je l’avais achetée la veille. Tous mes autres vêtements étaient imbibés de molécules de Cannabis, les fameuses que la machine détecte. J’ai évité beaucoup de complications ainsi. Probablement pas de la prison vu que je n’avais pas gardé d’herbe sur moi, mais j’aurais très clairement raté mon vol.

RIEN TU NE RAMÈNERAS
Je ne saurais que lourdement insister sur ce point: même la meilleure weed au monde ne vaut pas un séjour à la douane et une fouille profonde. Les voies aériennes sont énormément surveillées, et les notre très pénétrables par le latex des gants prévus à cet effet. Et rien ne vaut des chiens policiers pour se taper une belle crise de parano. Évitez-vous un grand moment de solitude: jetez tout à la poubelle (et ne donnez rien au premier touriste croisé en pensant faire une bonne action, vous passeriez pour un dealer dans un endroit truffé de caméra).

CBD, THC et sommeil : le guide

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Avec ses vertus relaxantes, anxiolytiques et apaisantes, le chanvre est un formidable moyen de trouver le sommeil.  Mais qu’il s’agisse de CBD ou de cannabis, quelques règles sont essentielles à observer. Notre guide vert anti-nuit blanche.

Dès lors que l’on envisage le cannabis pour retrouver le sommeil, une première question se pose: CBD ou THC?
Les deux cannabinoïdes les plus connus de la belle plante ayant chacun des effets et mécanismes d’action très différents.
A ce premier distingo s’ajoutera un autre paramètre non négligeable: contrairement au CBD, le THC est encore une substance prohibée aux yeux d’une majorité de gouvernements.
Si l’Amérique du nord a en grande partie légalisé l’usage du cannabis récréatif (et donc du THC), la consommation de ce dernier reste proscrite dans la quasi-totalité de l’Europe.
Un paramètre a prendre en considération si vous ne souhaitez pas (mal) dormir au commissariat. Il est donc impératif de bien se renseigner sur les lois en vigueur dans le pays où réside votre lit.

CBD: le régulateur de sommeil soft et naturel

Le cannabidiol (CBD), c’est l’alcaloïde « sobre » du cannabis.
Si, contrairement à célèbre son cousin THC, le CBD n’a aucun effet psycho-actif (entendez par là qu’il ne fait pas planer), son action sur le système endocannabinoïde (SEC) n’est plus à prouver. Via ses vertus myorelaxantes, le CBD se pose comme un très bon agent relaxant et surtout un extraordinaire régulateur du SEC, et donc de votre horloge interne. Une action régulatrice qui a de nombreux points communs avec celle de la mélatonine. C’est d’ailleurs cette similitude et complémentarité qui explique qu’un nombre croissant de marques ajoutent aujourd’hui de la mélatonine à leurs huiles ou teintures au CBD, pour une efficacité maximum… et sans danger.

Le CBD étant certes un relaxant mais surtout un gentil gendarme du SEC, il est inutile de boire un demi litre d’huile au cannabidiol pour s’endormir: quelques gouttes toute les 24 heures suffiront à harmoniser SEC et sommeil.
Votre corps saura naturellement accueillir la molécule et la répartir afin de rééquilibrer un corps mis à mal par un stress passager comme une anxiété chronique.
Question posologie, les dosages thérapeutiques vont de 20 à 200mg pour une personne de 70 kilos et en bonne santé. Pour ce même poids, 50mg/jour est un dosage qui devrait rapidement vous réconcilier avec votre oreiller.
En ce qui concerne l’horaire de la prise, il est conseillé de le prendre en une seule fois à la meme heure; un peu avant le diner étant la fenêtre généralement recommandée.
En cas d’association CBD-mélatonine, il sera en revanche plus judicieux d’attendre 22h si vous comptez vous endormir vers 23h-23h30.

THC : Efficace mais non sans effets secondaires

Une idée aussi répandue que solidement ancrée en chaque cannabis enthousiaste consiste à penser que l’Indica est la variété la plus appropriée pour tomber rapidement dans les bras de Morphée. Inversement, les Sativa sont supposées avoir un effet tonique Un distingo qui peut aiguiller vos choix, mais qui n’est loin d’être systématique
Pour vous éviter des heures de recherche sur le Web, une fortune en essais plus ou moins fructueux et des nuits blanches ou vertes, nous avons sélectionné 5 variétés des plus efficaces en la matière, de la plus légère à la plus forte.
1- God’s Gift
2- Tahoe OG Kush
3- Granddaddy Purple
4- Ogre
5- 9 Pound Hammer

Cas sévères : Préférez avaler votre nightcap-weed plutôt que de le fumer

Si vous souffrez de réveils nocturnes post sommeil profond, c’est à dire à peu près trois heures après vous être assoupis, avaler votre somnifère naturel vous maintiendra dans la plus radicale horizontalité jusqu’au petit matin.
Au Canada les produits comestibles au THC (edibles) sont légaux depuis le 1er janvier et le sont dans 11 états américains.
Profitez-en si une simple aide à l’endormissement sous forme de fumée n’est pas suffisante.
Les comestibles au THC mettront plus de temps faire effet, mais ces derniers dureront beaucoup plus longtemps (entre 7 et 9 heures, c’est-à-dire une belle nuit).

« À bédot dodo, matin ramolo »

La consommation de cannabis avant de dormir, particulièrement de cannabis fort en THC à l’instar de la Granddaddy ou de la God’s Gift (et à plus forte raison pour les comestibles) peut provoquer une «gueule de bois de la weed», AKA « gueule de bois verte ».
Alors non, vous ne serez pas penché sur les toilettes avec une céphalée de 1er janvier russe,  mais vous pourriez vous sentir léthargique, mou, embrumé, déshydraté, avec une mémoire pas au top. Ce sont des signes de votre corps qui vous indiquent que vous avez dépassé la dose dont vous aviez besoin. Avantage de la déplaisante expérience : vous permettre d’ajuster quantité ou variété de weed selon vous besoins. Si vous vous réveillez dans un tel état, un peu comme un abus d’alcool, les gestes qui vous sauveront seront les mêmes : boire de l’eau (beaucoup) faire de l’exercice et ne pas rechigner à prendre 1000 mg de vitamine C… mais à distance de votre café, pour ne pas contrarier votre estomac qui aura pu être fragilisé par cet excès cannabique.

Cannabis et rêves : le paradoxe du sommeil paradoxal

En retrouvant le sommeil grâce au cannabis, vous pourriez y perdre vos rêves (ou une partie).  C’est tout du moins la conclusion de plusieurs études. Un comble pour une plante qui invite aux songes éveillés autant qu’elle fait voyager sans bouger.
Explication : les rêves se produisent au cours de la dernière étape de votre cycle de sommeil, appelé sommeil REM (Rapid Eye Mouvement). Il est démontré que la consommation de cannabis avant le coucher réduit le temps passé en sommeil REM, ce qui signifie que vous n’auriez pas autant de rêves ou de rêves vifs. Cependant, l’étude a aussi démontré que ce principe ne s’appliquait pas à tous. Une observation confirmée par le rédacteur qui n’a jamais cessé de rêver, même en dormant.

 

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