Weed

Un Goûter au Pays de la merveilleuse Alice B. Toklas

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Alors que nous profitons tous d’un beau dimanche, caressés par la douceur du Soleil, de l’herbe et du gazon, un goûter pour grands enfants s’impose. Pour réussir ce dernier, rien de mieux que les recettes planantes d’Alice B. Tolkas. Egérie gay bien avant l’heure, friande de sucreries et de cannabis, Alice s’est mis à table avec les plus grands du XXème siècle au cours d’une vie haute en couleurs et en scandales. Portrait d’un femme de goût.

Alice B. Toklas, femme de lettres américaine est un personnage aussi moderne que fascinant. Au delà d’une vie aux milles existences, elle fut avant tout la compagne de Gertude Stein et l’auteure du Livre de cuisine d’Alice B. Toklas. Ouvrage passé à la postérité pour sa célèbre recette de fondants au haschich et ses Recettes d’Amis réunissant les recettes-anecdotes favorites de Cecil Beaton, Pierre Balmain, Marie Laurencin pour ne citer qu’eux.

Le salon qu’elle tient à Paris avec Gertrude Stein devient rapidement le centre névralgique de la scène artistique du début du siècle ; Hemingway, Fitzgerald, Picasso, Matisse, Braque… tous sont des amis proches qui arpentent ce salon et les immortaliseront dans leurs tableaux et romans comme le couple délicieusement sulfureux qui conquit Paris.

Alice B. Toklas, photographiée après après un bon space-goûter

Alice B. Toklas écrit son livre de cuisine dans son style fin et mordant où ses recettes, pleines de connivence et de tendresse pour ses amis et ses souvenirs, semblent n’être que le prétexte d’un voyage entre les lignes de sa vie.

Sa recette du fondant au haschich qui fît scandale (et publicité rêvée pour Alice) est la recette magique de Brion Gysin, un écrivain qui vivait au Maroc et qu’elle rencontra dans les années 30. Elle présente ses fondants comme la nourriture du paradis : «  une euphorie et de grands éclats de rire, des rêveries extatiques et une extension de la personnalité sur plusieurs niveaux simultanés sont à prévoir avec satisfaction. Presque tout ce que Sainte Thérèse a fait, vous pouvez le faire encore mieux si vous vous laissez aller à un rêve éveillé ». Tout un programme.

On retrouve des clins d’œil à ses gâteaux planants dans les films et la musique de la culture hippie, le plus connu d’entre eux est sans doute I Love You Alice B. Toklas avec Peter Sellers. Quarante ans plus tard l’écrivain et dramaturge Diana Souhami racontera l’histoire du couple célèbre dans Gertrude et Alice. 

« I love you Alice B.Tolkas » (1968), film délirant sur fond de space-brownies, avec le tout aussi space Peter Sellers

Artiste, femme de lettres, ouvertement en couple avec une femme, icône parisienne, et championne des exquis effets du cannabis… Alice B. Tolkas, en avance sur son temps et hors du temps, originale et assumée qui s’était arrogé par son courage le droit de n’être rien d’autre que ce qu’elle voudrait être. Une égérie dont la vie marqua sublimement le XXème siècle et continuera d’inspirer, je l’espère, les générations à venir.

Le précieux livre de space-cuisine d’Alice B.Toklas est disponible sur Amazon ici

Sexe et cannabis : 8 ganjas pour 8 positions.

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Le sexe est une source de plaisir universelle. La consommation de cannabis, elle, réjouit à ce jour 160 millions de consommateurs réguliers sur le globe. Alors, sexe et ganja, un duo gagnant? Oui, mais à condition de bien s’y prendre. Afin de vous garantir grande banane et sourire aux lèvres, Zeweed a passé en revue huit variétés de cannabis à marier avec huit situations envisageables.

« En plus d’intensifier les rapports sexuels, le cannabis augmente leur fréquence ». Voici les encourageantes  conclusions d’une étude de la Stanford University of Medecine (Californie).
Betty Dodson, célèbre sexologue outre-Atlantique détaille les résultats de l’étude :« Lorsque l’on est sous l’effet de de la marijuana, nos ondes cérébrales ralentissent. Nous sommes beaucoup plus dans l’instant. Et quand on fait l’amour, l’idée est de ne pas penser, de sentir davantage son corps. Et ces dispositions sont favorisées par les effets de la marijuana.  Vos papilles gustatives et votre peau deviennent plus sensibles. Le sens olfactif est plus développé et vous détecterez inconsciemment les phéromones libérées par votre partenaire » analyse l’experte.
« À cela il faut aussi ajouter l’effet vasodilatateur du cannabis qui fournit au clitoris et au pénis un plus grand afflux sanguin, et donc des sensations de plaisir plus intenses » poursuit le docteur Dodson.

Des sensations qui varient évidemment selon la quantité de cannabinoïdes, leur répartition, et le type de terpènes, mais qui sont en revanche peu tributaires du contexte environnemental. « Quand on fait l’amour, on fait abstraction du milieu extérieur. Il n’y a donc que très peu d’interférences qui viennent perturber les effets des cannabinoïdes » conclu Dodson. En bref, quand on s’envoie en l’air avec son partenaire, on ressent plus précisément les effets de la ganja.  Et donc les variations entre variétés.  Quatre bonnes raisons alors, d’observer les huit commandements du stoner-lover.

Pour les ascensions en solo 

Avouons-le la masturbation, c’est génial, c’est simple et c’est sain, surtout quand on n’a pas le choix. Si, pour parvenir au nirvana fait main on se repose en général sur un auxiliaire genre YouPorn, rien ne pourra égaler la vision de scènes calées sur nos fantasmes et d’images défilant au gré de notre inspiration, les yeux fermés.
Ze Conseil : La Durban Poison, une sativa qui donne un bon et rapide coup de fouet à votre imagination-libido, sans vous laisser sur le carreau.

Pour les agité(e)s du buccal

À moins d’être frappé d’un perpétuel herpès labial ou de ne jamais sortir sans gag-ball coincé entre les mâchoires, il sera raisonnablement acquis que la bouche est un organe sexuel à part entière.  Capable de procurer autant de plaisir qu’une classique partie de zob à minou, de minou à minou ou de zob à zob. Las! L’effet secondaire le plus courant de la weed consiste à laisser le consommateur avec une bouche déshydratée, limite lyophilisée. Une sécheresse buccale qui freine sérieusement toute velléités de sexe oral… A moins d’avoir la bonne ganja, celle qui vous laissera l’eau à la bouche.
Ze conseil : La Super Sweet, une dominante indica particulièrement appréciée pour son absence d’effets secondaires anti-salivaire et son coté myorelaxant…

Pour les hommes trop enthousiastes 

Cette section concerne les hommes pressés et les femmes fâchées. Oui, nous parlons ici d’éjaculation précoce. Et soyons francs, après avoir affiché son dépit un certain nombre de fois, il y a de fortes chances que mademoiselle s’affiche au bras d’un autre,  qui saura faire durer le plaisir.
Ze conseil : la Strawberry Milkshake, un hybride fruité aux pouvoirs relaxants  aux vertus anxiolytiques et tranquillisantes. Le remède parfait pour les grands sentimentaux qui peinent à freiner leurs effusions de… sentiments.

Pour une soirée sweet love

Barry White en musique de fond, feu de cheminée et diner aux chandelles (les bougies, pas l’établissement), tout est réuni pour une sensuelle session de soft sexe. Votre moitié, lascive et pensive vous attend en petite tenue sur la peau de bête de votre chalet savoyard, ou sur le moquette  de votre studette. Problème : vous en êtes à votre huitième expresso et vous êtes tendus comme un string… Et il y a mieux que trois verres de calva et un Xanax pour retrouver une  coolitude appropriée aux circonstances.
Ze conseil : Bubblegum Kush, une indica vous rendra sensible à souhait, un véritable  MDMA cannabique.

Pour du sexe sportif

Vous avez enfin emballé Camille, objet de tous vos désirs. Mais Camille (prénom unisexe) a une réputation d’athlète des dessous de couette. Un décathlon du sport en chambre se profile donc.
Ze Conseil :  la Sour Diesel, une herbe à dominante Sativa qui fera de monsieur, un Rocco Siffredi sous stéroïde et de madame, une Julia Chanel sous amphét’’. Une ganja qui donne envie de sauter sur tout ce qui bouge, en gros. À ne pas utiliser seul si vous avez un animal de compagnie..

Pour le petit coup matinal

Le câlin du matin, rien de mieux pour bien commencer une journée. Mais si l’exercice est délicieux, l’addition joint + bisous peut se payer cher au bureau où vous aurez toutes chances de piquer du nez devant la photocopieuse.
Ze conseil : l’Harlequin. Une weed riche en CBD et faible en THC, qui vous mettra à l’abri du coup de bambou que peut procurer la ganja et qui surtout ne vous retournera pas la tête au point d’en oublier votre mot de passe sur le PC de votre open-space.

C’est bien quand ça mal: pour les plans bondage

Ce soir, c’est soirée menottes, cuir et piment sur les parties génitales. Si vous faites partie des gens qui se sentent bien quand ils ont mal, il y a, à part le psy, une solution pour tenir le coup.
Ze Conseil : ACDC, ou Redwood Kush, deux indicas qui sont connues pour leurs vertus analgésiques et anti-inflammatoires.

Une pipe et au lit

Ce soir, c’est soirée bouillotte-marmotte… mais vous n’avez pas, mais pas du tout envie de faire l’amour (sur la bouche). et manque de bol, votre moitié est chaud bouillante.
Ze conseil : Mieux que le coup du mal de tête, le joint à la White Russian. Cette herbe qui affiche un impressionnant taux de 35% de THC est surtout réputée pour son côté ultra sédatif. À ne pas fumer avec un expert : cette weed est aussi réputée pour très bien soigner… les migraines.

 

Les Sept Papiers Capitaux.

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Parce que le contenant importe autant que le contenu, Zeweed vous a concocté un top 7 bien léché des meilleurs marques de papier à rouler.

OCB
En 1918, alors qu’il connaît un franc succès avec son «  papier bible  », un papier d’imprimerie d’une si grande finesse qu’il en est translucide, le breton Jean Guillaume Claude Bolloré a une brillante idée: celle d’imposer son produit phare sur le marché des papier à cigarette. La consommation de tabac explose en cet après-guerre, et l’industriel, fort de son savoir-faire sur ses outils de production bien rodés, fera des papiers OCB un véritable carton.

Une affaire qui roulera en amassant mousse pendant plus de huit décennies  pour la famille Bolloré. En avril 2000, Vincent Bolloré cèdera  81% des actifs de la société à l’américain Don Levin.

Côté qualité, ces feuilles ultraminces , frappées d’un élégant filagramme laissent toute la place à ce qu’elles enrobent,  tant on sent à peine leur présence.Cerise sur le space cake  : le bord collant est fait de gomme arabique, un composant 100% naturel garanti sans produits chimiques.

OCB propose ses services en plusieurs formats  : court, long, long avec filtres, il y a une dizaine de types de papiers, mais seules trois références sont facilement trouvables dans les tabacs  : les classiques (packaging blanc ), les longues et les longues avec filtre (packaging noir).

La recommandation Zeweed  : le paquet OCB longue (32 feuilles, 32 filtres en carton)
Verdict  : OCB est à la fumette ce que l’Iceberg est au Titanic  : un solide incontournable à l’effet coule garantie.

OCB papers.com

 

Juicy Jay
Dans un packaging très fluo et très bonbon (pour les non-ruminants, Juicy Fruit est une des marques de chewing-gum très courues en Amérique du Nord), pas moins de 24 fragrances «  tutti frutti  » sont proposées.

Des fragrances type Haribo que le géant de la mâche applique sur quatre formats différents (regular, slim, king size, roll). Si les feuilles Juicy Jay cartonnent autant aux US et au Canada, c’est pour leur côté «  mixologie gustative  »  :

Chaque variété de weed développe une odeur qui lui est particulière, via ses  terpènes. Et puisqu’on roule des fleurs, pourquoi ne pas marier les bouquets  ? Agrumes, menthe, fruits rouges, ananas champignons, pins et même fromage, sont des notes olfactives que l’on retrouve dans les ganja les plus appréciées. Le mélange des deux goûts (herbe et feuilles à rouler aromatisées) est ludique et fun.
Il peut se révéler salvateur pour les amateurs de variétés hardcore à avaler comme : la Cat Piss, la Sour Cheese  ou la Grand Pa’s breath …

La recommandation Zeweed  :Le Juicy Jay Pinnaple avec une Lemon Haze, et pour cacher une Cheese bien costaud, le sucré du JuicyJay Vanilla,
Le verdict  : Pas un produit de puriste, recommandé pour les amateurs d’ail.

Juicyjays.com

 

 

Blazy Susan’s Pink Rolling Papers
New York 1977,  Bill Murray, grand fan de papier à rouler rose, (voir notre article) revient au petit matin d’une longue nuit avec son ami John Belushi. Alors que les deux compères s’approchent de l’appartement  qu’ils partagent, Murray s’arrête acheter des feuilles et ne trouver que du papier blanc. Bill propose à John d’aller en trouver ailleurs. Ils reviendront victorieux. Après avoir ratissé la ville qui ne dort pas (non plus) pendant 6 heures. La marque était très probablement le « Blasy Susan’s Pink Rolling Paper ».

Sous un packaging assez sexy, frappé d’une Pin Up 50’s, se propose un produit de très bonne facture, garanti sans OGM, avec un colorant aux pigments bio fabriqué en France.

Au-delà de la caution « Healthy » et du moment Barbara Cartland qu’impose la couleur, le papier a un goût très fin et agréable, loin du piquant d’un Zigzag orange et se consume lentement et régulièrement; une très bonne façon d’éviter la désagréable carotte que certains smokers trop enthousiastes peuvent vous refourguer.

La recommandation Zeweed : Cherchez-le sur Amazon, pas dans la rue.
Le Verdict : Même si, comme Bill Muray, il vous faudra faire un petit effort pour obtenir le papier,  le jeu en vaut la chandelle.

Disponible sur amazon

   

 

Raw Papers
Comme son nom l’indique en anglais, les produits Raw occupent le créneau roots et ultra-nature de cette sélection. Pas d’agents chimiques, d’additifs comme la craie, pas traités au chlore, sans OGM et… sans gluten (  ?!), peut-on aussi lire dans le topo-promo du site.

Indépendamment de cet excès de zèle de quelque marqueteur trop joyeux, la gamme des papiers Raw offre une déclinaison de produits aussi variée qu’originale. On trouvera pas moins de quatre formats différents pour trois qualités de papier différentes  :  la classique, la Pure Hemp faite en chanvre et la série «  black  », qui propose des feuilles fines et solides, en gardant cette teinte beige/brune; couleur signature de la marque.

Le vrai bon plan Raw, c’est «  Roll  », un rouleau d’une seule et longue feuille de 3 ou 5 mètres pour deux largeurs  : classique et King Size. Un rouleau qu’il  vous conviendra de diviser à sa  guise, pour en faire soit un nanostick soit une batte de base-ball à la Bob Marley.

Tous les paquets de feuilles Raw sont vendus emballés d’une ficelle pour le côté authentique, mais surtout d’un élastique des plus pratiques pour bien fermer son distributeur de yeuf’.
Autre bonus, Raw s’associe régulièrement avec des artistes pour des collaborations et produits éphémères, comme des feuilles Wiz Khalifa, des filtres en verre B-Real…

La recommandation Zeweed  : le roll King Size pour le coté fun et la série Black, en format 1.1/4 pour sa finesse de feuille et sa  combustion lente et régulière.
Le verdict  : avec une offre de 20 formats différents largement distribués, dont une feuille de cinq mètres de long,  Raw est la marque idéale pour les fans de joints sophistiqués (voir notre article).

Raw Papers.com

 

Elements
La très écoresponsable entreprise Elements s’est donné pour tâche de proposer  un papier à cigarette dont la fabrication laisserait une empreinte carbone minimum sur notre belle planète.

Les usines sont exclusivement alimentées par l’énergie éolienne, au sein d’unités de production «  zéro déchet polluant  » que l’entreprise américaine a implantées dans les montagnes de la province espagnole  d’Alicante. Green attitude oblige, les feuilles Elements sont élaborées à partir  de matières premières dont la culture est éco-friendly, en harmonie avec  faune et flore. En l’occurrence , du  riz (pour le papier) et de la canne à sucre  (pour la bande collante). Aucun agent chimique ni de produit facilitant la combustion n’est ajouté.

Côté esthétique et pratique  : Les feuilles Elements sont  presque aussi fines qu’une OCB classique et  affichent, à l’instar de la marque bretonne, un filigrane qui est conçu pour empêcher les carottes  et permettre une brûlure plus douce. Coté saveurs,  le papier de riz peut se révéler âpre au goût, presque irritant en gorge particulièrement la version la plus épaisse de la marque.

Un autre bonus : tout comme les paquets de feuilles Cartel et Gizeh, les paquets Éléments sont munis d’une fermeture magnétique bien pratique.

La recommandation Zeweed : le paquet Elements 300 1.1/4, un bon rapport qualité prix.
Le verdict : Produire un papier qui permet de faire tourner les joints dans le même sens que  la planète, c’est la louable mission d’Éléments, mais hélas à un tarif peu economico-friendly.

Elementpapers.com

Randy’s
Randy’s, c’est un peu le  papier Mac Giver . La société basée à San Francisco propose un étonnant concept  : mettre un fil de fer dans chaque feuille. Une idée en somme assez bonne au pays de l’oncle Sam, où les ganja aficionados se passent souvent de filtre quand ils roulent un «  doobie  ». Entendez par là qu’arrivé à la fin de joint, il reste de la weed à fumer, mais au péril de vos doigts. À moins d’avoir sur vous une pince à épiler ou quelque outil de cet acabit; ce sera session Biafine assurée.

Et c’est là que le fil de fer intervient: après quelques tafs, arrivée à mi-joint/début joyeux,  le fil est resté intact lors de la combustion et s’offrira à vous dans sa splendide raideur.  Il  vous suffira de tordre à 90° le composant rigide et vous en servir de protège-doigt pour  fumer votre spliff jusqu’à la lie.
Côté goût, ce n’est pas exactement ça, la marque américaine s’étant peut-être un peu perdue dans ses velléités métalliques aux dépens de la qualité du papier.

Un aperçu ici  de la bête ici  :

La recommandation Zeweed  : la majeure partie des  papiers de Randy’s sont faits de «  pulpe d’écorce  de diverses provenances»  (l’argument commercialement correct pour dire «  chutes de bois low cost  »). Sur la gamme «  classique  », le goût n’est franchement  pas au rendez-vous.
Nous  conseillons plutôt les «  pures hemp  », dont les feuilles sont faites de  chanvre.
Le verdict  : Un produit pratique et fonctionnel comme les Américains en ont le secret…mais  probablement un peu trop exotique pour une clientèle européenne.

Randy’s.com

 

“80 Benny” Papers from Empire Rolling
L’instant bling-bling de ce dossier conso’. En 1984, dans un mémorable moment de télévision, Serge Gainsbourg avait allumé et brulé un billet de 500 francs en direct. Pour le commun des stoner qui n’ont pas les largesses financières du grand Serge, mais ne sont pas contre un petit show (off) à la West Coast,  il existe les “80 Benny” Papers from Empire Rolling sur chaque feuille king size au format d’un billet de banque US, figure une très fidèle réplique d’un  Benjamin. ( Entendez par là un billet de 100$, billets sur lesquels figure Benjamin Franklin.)

Si le bon goût du concept est des plus discutables, le goût (le vrai) est à peu près au rendez-vous : Les 80 Bennys, de Empire Rolling,  sont fabriqués à partir de fibres végétales naturelles, de colorants à base d’huile végétale non toxiques et de colle à sucre biologique. Bonus  : Leurs packs «portefeuille» contiennent 20 souches de filtre perforées.

La recommandation Zeweed  : Frimer, pourquoi pas, nous vous conseillerons néanmoins de frimer mollo  : les 80 feuilles étant au prix de 20 dollars.
Le verdict  :Flamber son fric n’aura jamais autant creusé l’appétit et donné envie de mater la télé.

Empirerolling.com


 

 

Hunter S. Thompson: Ganja & Gonzo

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Il y a 16 ans, le chantre du Gonzo-journalisme Hunter S Thompson nous quittait. Grand adepte d’armes à feu et de drogues, l’écrivain canonisé* était aussi un Ganja-aficionado de premier ordre. Portrait du plus fumé des auteurs américains.

Une plante aux racines bien ancrées

Il est assez logique que Bill Murray, grans amoureux de l’herbe lui aussi,  soit le premier acteur à avoir interprété H.S.Thompson au cinéma. C’était en 1980  dans “Where the Buffalo Roam”, film culte tiré du livre éponyme, et qui s’ouvre sur le procès absurde de trois jeunes condamnés à de la prison pour un joint.

Les deux artistes ont passé des semaines à fumer, à boire et à accomplir les défis les plus absurdes pendant le tournage. Une expérience qui a changé Hunter contribuant à faire de sa légendaire nonchalance sa marque de fabrique.
Et c’est là tout le génie de Thompson : bousculer les préconceptions.
Qui d’autre peut jauger la qualité d’un homme en le faisant tirer au fusil à pompe sur des bidons de Nitroglycérine, comme le raconte Johnny Depp ?

Hunter et le cannabis

Sans l’herbe qu’il fumait de manière quotidienne, il est certain que Hunter n’aurait jamais tenu les cadences infernales qu’il s’imposait. C’est le principe de la gravité : tout ce qui monte doit redescendre. Quoi de mieux pour éponger des litres de Chivas, des cartouches entières de Dunhill et plus de poudreuse que sur les pistes d’Aspen, que l’herbe sacrée qu’il faisait pousser ?
Systématiquement armé, souvent violent et parfois paranoïaque, l’hédoniste était conscient des limites de son mode de vie. Son incroyable productivité (il a publié plus d’une vingtaine d’ouvrages et des centaines d’articles) était bien plus le résultat de son génie que de ses états seconds. 

Une youtubeuse néo-zélandaise a tenté d’imiter sa routine quotidienne pour déterminer si elle allait devenir aussi brillante et s’est retrouvée… complètement cassée. Nous ne conseillons donc pas d’imiter son exemple, mais simplement de l’écouter.
Hunter était aussi fou que sage et il recommandait le Cannabis comme solution à beaucoup de problèmes.

Le calumet de la paix

Comme il le disait lui même : “J’ai toujours aimé la ganja. Elle a été une source de joie et de réconfort pour moi, depuis des années. C’est une des bases de la vie, pour moi, au même titre que la bière et le jus de pamplemousse et des millions d’américains sont du même avis.”
Un de ses meilleurs amis est d’ailleurs le fondateur de l’association NORML, la plus grande ONG pro-cannabis des États-Unis, qui se réunit encore tous les ans dans la fameuse “Owl Farm”, sa résidence devenue un musée.
Lors d’un dîner cannabique organisé sur place par nos confrères de Vice, celui-ci confie qu’il était l’ami le plus intéressant, mais aussi le plus difficile à gérer. Évidemment, c’est autour d’un joint qu’il parvenait le mieux à communiquer.

Un fait qu’il a lui-même confirmé à un journaliste lors d’une interview filmée :

Je pense que ce sera mieux, d’une manière générale, si je fume un joint pour me calmer. L’expérience a montré que mes pétages de câbles n’étaient pas la meilleure manière de donner des interviews. Je pense que je vais simplifier ma vie et la vôtre en prenant le temps de fumer. »
Sa veuve, Anita, raconte que c’était la seule chose qui lui permettait d’équilibrer ses pulsions de violence et de profonde générosité. Un peu comme si Dr. Jekyll et Mr. Hyde avaient besoin d’un calumet de la paix.
Un calumet qui s’est éteint brutalement en février 2005, mais dont la mémoire reste incandescente.

 

*Pour ses funérailles, Hunter avait demandé à ce que l’on place ses cendres dans un canon de 155mm, fourni par son ami Johnny Depp. C’est l’acteur lui-même qui appuiera sur le déclencheur, offrant à l’écrivain la plus retentissante des obsèques.

CBD, le plus sain des anti-dépresseurs.

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Les oiseaux chantent de nouveau alors que l’on se surprend à se promener en T-shirt… Pas de doutes, le printemps est arrivé!  Si l’action du Soleil sur le moral n’est plus à démontrer, il existe d’autres éléments qui jouent un rôle essentiel sur notre santé mentale. Parmi eux, le cannabidiol (CBD).

L’année que nous venons de traverser ressemble à un hiver sans fin et pour cause, la crise sanitaire nous a retiré bon nombre de plaisirs qui participent à notre bien être. Cette période difficile a fait naître chez beaucoup d’entre nous des troubles de l’humeur : stress, anxiété, dépression. Rien d’étonnant lorsque l’on sait que l’anxiété est symptomatique d’une inquiétude constante face à un événement traumatique ( deuil, séparation, catastrophe naturelle).

L’accompagnement psychothérapeutique est nécessaire mais pas toujours suffisant. Car si certains sont enclins à se confier, d’autres n’ont pas la même facilité. D’autre part, les troubles de l’humeur sont souvent provoqués par des éléments externes mais ils génèrent des dérèglements internes notables de l’organisme. En cause, la sécrétion de sérotonine, molécule responsable de l’humeur. Lorsque le corps humain en produit moins, notre système nerveux central est affecté provoquant ainsi des symptômes plus ou moins invalidants. Fatigue chronique,  perte d’appétit, absence de libido, pensées négatives, baisse de motivation… La liste est longue et la réponse médicale pas toujours adaptée car elle favorise la prescription d’anxiolitiques et d’anti dépresseurs qui ont des effets secondaires indésirables ( prise de poids, sevrage difficile).

CBD, l’alternative saine et non addictive

Le CBD apparaît alors comme une alternative intéressante puisqu’il ne provoque pas d’accoutumance et agit directement sur notre bien être. En atteste les nombreuses études démontrant le rôle prépondérant des récepteurs CB1 et CB2 présent dans notre système endocannabinoïde. Il agit sur l’homéostasie du corps, c’est-à-dire la capacité de notre organisme à s’auto réguler.  Tandis que Le CB2 gère l’immunité, la douleur et l’inflammation, le CB1 se charge du système nerveux central, donc de la production de sérotonine. Souvenez-vous, la molécule responsable du bonheur. Le CBD favorise donc la production de cette molécule lorsque celle-ci ne se synthétise plus correctement. Adieu donc, insomnie, irritabilité, et stress.

Le cannabidiol booste nos défenses immunitaires, détend, apaise et procure une sensation de bien-être.  Une cure de 21 jours serait donc un bon moyen de retrouver notre bonne humeur et d’aborder ce printemps comme il se doit, en dépit des frustrations annoncées pour les quatre prochaines semaines !

Master Class: Comment rouler un joint

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Le joint est sans aucun doutes le plus populaire des moyens de transports en commun cannabique.  Mais si la pratique est des plus répandues, la bonne maîtrise de sa confection l’est nettement moins. Pas de panique, avec Zeweed, c’est une affaire qui roule!

Avant de se lancer dans les travaux pratiques, il faudra vous munir de :

  • Weed
  • Papiers à rouler
  • Cartons à filtre
  • Un grinder (ou vos doigts)
  • Un stylo (ou un objet de forme similaire) pour tasser le joint

Quelle quantité d’herbe ?
Pour débuter, nous vous recommandons d’utiliser 1/2 gramme de weed et du papier à rouler de format normal pour cigarettes type OCB.
Lorsque vous maîtriserez bien le roulage, vous pouvez passer aux papiers King Size qui accueillent jusqu’à un gramme de ganja.

Étape 1 : Emiettez

Utilisez un grinder pour séparer et broyer uniformément votre tête de weed. Un grinder produit une taille et une texture régulière des débris de fleurs, ce qui donne une fumée plus douce. Si vous n’avez pas de grinder, séparez les têtes avec vos doigts. Soyez doux avec vos fleurs pour minimiser les dommages aux trichomes.

Étape 2 : Faites un filtre.

Dans les années 60 et 70, les filtres étaient peu utilisés au Etats-Unis. Les adeptes de la weed consumée sont vite revenus de ces joints qu’il fallait finir avec une pince à épiler. Mettre un filtre change radicalement et pour le mieux votre expérience en augmentent le flux d’air et en minimisant le risque de se brûler les lèvres ou d’inhaler de minuscules morceaux de weed.

Etape 3: Assemblez

Remplissez le papier avec votre weed (éventuellement mélangée avec du tabac ou un substitut) et déposez le filtre à l’une des deux extrémités de la feuille, selon votre « main d’appel » (gaucher ou droitier).
Une fois les deux éléments en place, vous pouvez commencer à former et à façonner le joint avec vos doigts en rabattant légèrement les deux cotés de la feuille à rouler.
Assurez-vous que le côté adhésif du papier est du coté le plus éloigné de vous alors que vous tenez le joint en devenir entre les index et pouces de vos deux mains. Utilisez-les  pour pincer le papier en forme de taco, en tamisant le papier d’avant en arrière pour répartir le mélange uniformément et le tasser un peu. Travaillez le tout comme si vous vouliez lui donner la forme d’un cylindre en veillant à ne pas trop serrer, ce qui restreindrait le flux d’air.

Etape 4: Roulez

Voici venu le moment le plus difficile (et crucial) de ce cursus accéléré. Rentrez le côté non collé du papier dans le mélange de weed compressé, enroulez-le et utilisez le bord collé en donnant un léger coup de langue sur la bande collante de la feuille coté filtre.
Une fois le papier collé à cette extrémité, continuez de rouler jusqu’à l’extrémité
Rentrez le côté non adhésif du papier à rouler sur l’herbe et roulez-le lentement vers le côté adhésif. Utilisez vos pouces pour rouler et vos index pour soutenir l’extérieur. Léchez ou mouillez la bande collante et commencez encore une fois par l’extrémité filtre pour remonter vers l’embout à allumer.

Étape 5 : Scellez

Une fois que la feuille est collée, prenez une baguette, un stylo ou un autre objet cylindrique long pour tasser le mélange en direction du filtre. C’est là que vous pouvez rajouter toute l’herbe perdue pendant la phase de roulage.
Tournez entre votre pouce et index le reste du papier à l’opposé du filtre pour fermer le joint.
Et voilà, il ne vous reste plus qu’à savourer le fruit de votre travail. Pas de panique si vous n’y parvenez pas du premier coup, l’erreur ne vous aura couté qu’une feuille à rouler.

Bon voyage!

Savez-vous ce qu’il y a (vraiment) dans votre weed?

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Alors que le marché du cannabis légal se développe aux Etats-Unis, la nécessité d’un label qualité garantissant au consommateur un produit sain et sans risque se pose comme une obligation incontournable pour producteurs et distributeurs. Pionniers dans l’audit qualité de la weed, Floride ACS Laboratory propose un spectre d’analyse complet qui pourrait bien servir de référence à ce marché estimé à 65 milliards de dollar en 2022.

Lorsque la Californie a légalisé ce cannabis que l’on dit récréatif, la plupart des consommateurs s’attendaient à pouvoir profiter d’une weed saine, voir bio, mais en  tous cas sans autre danger que celui de trop planer.
Las! Ce qu’ils ont trouvé chez le dispensaire, c’est une weed qui à 85% était couverte de pesticides.
Pire encore, d’après une étude menée par Steep Hill Labs, Inc pour Green Entrepreneur, 65% des échantillons soumis à leur laboratoire contenaient du myclobutanil, un pesticide qui, lorsqu’il est fumé ou vaporisé, est converti en cyanure d’hydrogène.

Cyanure d’hydrogène

Comme son nom l’indique ou le laisse supposer, le produit chimique est extrêmement toxique. C’est exactement ce genre de mauvaise surprise qui souligne l’importance d’imposer des règles et des normes, afin de garantir aux acheteurs un produit sain, que ce soit à des fins médicales ou récréatives.
Alors que le cannabis fait des petits pas vers la légalisation fédérale, les marques de cannabis et les consommateurs ont plus que jamais besoin de faire confiance aux réseaux légaux de distribution.
A cette problématique, le laboratoire d’essais de Floride ACS Laboratory propose des solutions. En plus du certificat d’analyse standard obligatoire, l’équipe  de Floride ACS Lab. travaille à l’élaboration d’un label qualité pour la weed. Bien qu’il soit encore en développement, cette certification pourrait bien servir de standard et repère pour les distributeurs et consommateurs.

Pollution aux Hydrocarbures

Gagner la confiance du consommateur, c’est la mission que s’est donnée ACS. l’entreprise d’audit chimique a déjà été certifiée  « Emerald » 21 fois (Emerald est une certification interlaboratoires et un test de compétence décerné deux fois par an et un indicateur de qualité reconnu aux États-Unis. Ils sont également agréés CLIA, ce qui leur permet de mener des essais sur l’homme et d’effectuer des études pharmacocinétiques.
Alors que de nombreux laboratoires testent les cannabinoïdes les plus courants (THC, CBD, CBG, CBN…), l’ACS teste plusieurs composés uniques. Il s’agit de l’un des rares laboratoires à proposer des tests pour le Delta 8 THCV, l’EXO-THC (présent dans le THC synthétique), les flavonoïdes et les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP). Cette dernière catégorie est particulièrement importante puisque les  HAP sont des produits chimiques formés à partir de la combustion du bois ou d’autres matériaux comme les ordures, le pétrole ou le charbon.

La confiance du consommateur en jeu

La Californie, le Colorado, l’Oregon et plusieurs autres États ont lutté cette année contre des incendies de forêt records. Résultat: l’air est hautement pollué aux  particules d’HAP. Celles-ci peuvent facilement s’infiltrer dans l’eau, le sol ou les nutriments et sont extrêmement dangereux pour l’homme. Hors, il n’y a actuellement, aucun test obligatoire pour les cancérogènes de type HAP.
Pour assurer la sécurité des consommateurs et maintenir la réputation de leurs clients, ACS ont offert un test HAP gratuit avec un panel complet aux cultivateurs de la côte oust (Californie et Oregon) pendant tout le mois de novembre dernier, après les grands feux. Un engagement en faveur de la sécurité et du bien-être qui contribue à donner à cette industrie florissante la crédibilité dont elle souffre toujours.

Vers un label qualité commun

Si aujourd’hui, les cannabis-aficionados achètent des produits bien plus surs et sains qu’ il y a à peine quelques années, c’est  grâce à une surveillance réglementaire et ce genre de techniques d’audit qualité. Comme pour toute industrie naissante, il faudra du temps et de la recherche pour créer des protocoles de sécurité pérennes. Les pesticides en sont un excellent exemple. Testés comme étant sans danger dans l’alimentaire, ils se sont révélés êtres ultra-toxiques quand inhalés.
La réhabilitation du cannabis ne se fera pas sans que tous les acteurs se plient aux mêmes contraintes qui pèsent sur l’industrie agro-alimentaire ou pharmaceutique. C’est en tous cas dans le plus grand intérêt des producteurs et des consommateurs.

Syndrôme cannabinoïde: quand l’abus de THC se paie trop cher le lendemain

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Avec la légalisation du cannabis, les cas de « syndrôme cannabinoïde » ont explosé aux Etats-Unis. Alors que les hôpitaux US voient affluer aux urgences des consommateurs en proie à l’affection, Zeweed fait le point sur cette gueule de bois de l’herbe, conséquence directe d’un marché débridé où des entrepreneurs peu scrupuleux proposent des produits toujours plus forts en THC.

« Depuis quatre ou cinq ans, le matin, j’avais assez systématiquement une légère nausée latente, une petite heure après le réveil » témoigne Vincent*, 43 ans. « Dès que je me mettais à lire ou regardais mon écran trop près, c’était vertiges, hypersalivation et une franche envie de vomir. En général, vers midi-une heure, ça passait. » explique ce dessinateur projeteur en architecture et gros consommateurs de cannabis » Il y a eu des jours où j’étais carrément incapable de travailler le matin, alors je rattrapais le temps perdu le soir » poursuit Vincent, qui ne boit pas d’alcool, ne se drogue pas, mais fume de l’herbe depuis ses 18 ans. « Au début je pensais que j’avais un problème oculaire et je suis allé voir un ophtalmologiste qui n’a rien trouvé. Mon médecin traitant n’a à ce moment-là rien trouvé non plus au niveau gastrique ni quoi que ce soit d’anormal après un bilan sanguin complet. Puis, en juillet dernier, je suis parti en croisière en Grèce et ça a été régime sec question weed. Au bout de quatre jours, plus de tête qui tourne, plus de nausées alors que je m’attendais à avoir le mal de mer! » s’amuse-t-il.

Nausées, crampes et douches chaudes

« Ca ne m’a pas pris longtemps pour comprendre d’où venait le problème, ou tout du moins  faire un lien de cause à effet. Une fois revenu à terre, j’ai cherché confirmation sur le Web et en ai parlé à mon médecin qui lui aussi s’est renseigné: j’avais tout les signes du syndrome cannabinoïde, symptômes qui ont disparu en mer avec l’abstinence. Depuis, je me suis mis au CBD et à la weed beaucoup plus légère alors qu’avant je faisais la course à la beuh la plus dosée. Si je n’avais pas fait moi-même le rapprochement, je serais encore à fumer ma GG4 ou ma Gelato (deux variétés à plus de 20% de THC NDLR) et à passer des grands moment de solitude après chaque réveil« .
Vincent a de la chance dans son malheur: en n’habitant pas dans un pays ayant légalisé où l’on peut acheter des concentrés (Dabs) à 80-90% de THC, il aura limité les dégâts engendrés par l’absorption régulière d’une trop grande quantité de THC et se sera épargné un passage par la case hospitalisation.

Aussi connu sous la dénomination « syndrome d’hyperémèse cannabinoïde », le syndrome cannabinoïde (SC) se caractérise cliniquement par l’association de douleurs abdominales, de nausées et de vomissements consécutifs à une consommation chronique/quotidienne de cannabis. Un syndrome qui peut être difficile à diagnostiquer pour le praticien qui a en face de lui un sujet en bonne santé qui est loin de se douter que c’est la weed de la veille qui l’amène aux urgences. Autre donnée connue: le SC est plus fréquent chez les adultes de moins de 50 ans qui consomment du cannabis de façon soutenue. Pour une raison inexpliquée, le SC ne semble pas toucher les stoners de la première heure. Enfin, dénominateur commun à tous les patients admis aux urgence: la consommation régulière de produits à haute teneur en THC (fleurs, Dabs, vape-pen, edibles…).

La légalisation sauvage en cause

Les crises peuvent durer jusqu’à 48 heures et se répéter tous les mois si la consommation de cannabis est poursuivie avec la même intensité. Le SC évolue classiquement en trois phases, avec une première phase dite « prodromique »  d’une à deux semaines, où le sujet est pris de nausées matinales, vomissements et troubles digestifs. Elle est suivie d’une phase dite « émétique » avec vomissements intenses, persistants et douleurs abdominales pouvant durer plusieurs heures. Les douleurs abdominales peuvent alors être soulagées par des bains d’eau chaude, parfois prolongés, remède de grand-mère stoner développés par des patients qui n’osent pas toujours se rendre à l’hôpital, pour ces raisons financières ou légales. Devant l’efficacité de la pratique et l’innocuité de la plupart des médicaments conventionnels, c’est ce même traitement qui est désormais adopté en milieu hospitalier.

Si la physiopathologie du syndrome cannabinoïde reste mal connue, de même que ses facteurs de prédisposition, une chose est certaine: à doses modérés, le cannabis n’engendre pas de SC. C’est le manque d’encadrement du marché du cannabis et de fait une offre de produits beaucoup trop corsés en THC, molécule dont le taux n’a toujours pas été limité aux Etats-Unis, qui sont les grands responsables de cette inédite vague du mal de l’herbe.

*le nom a été changé.
Sources:
-Allen JJ, de Moore GM, Heddle R (2004) Cannabinoid hyperemesis: cyclical hyperemesis in association with chronic cannabis abuse. Gut 53:1566–70
-Pelissier F, Claudet I, Gandia-Mailly P, et al (2016) Cannabis hyperemesis syndrome in the emergency department: how can a specialized addiction team be useful? A pilot study. J Emerg Med 51:544–51
-Fabries P, Renard A, Puidupin A, et al (2014) Diagnostic méconnu à la douche miraculeuse. Ann Fr Med Urg 4:334–5

5 idées pour remplacer le tabac dans un joint !

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En Europe, la plupart des fumeurs de weed mélangent leur herbe à du tabac. Cette habitude de consommation pose deux problèmes : une addiction à la nicotine et une addition salée à régler chez le buraliste . Voici 5  saines alternatives au gros tobbaco-bédot qui tâche les poumons et le portefeuille.

La feuille de framboisier
Notre première proposition est la plus économique. Avec les feuilles de framboisier, le joint va se consumer sans soucis. Le seul bémol est le goût. En effet, la feuille de framboisier peut altérer les saveurs de votre herbe, ce qui peut lasser à terme. Privilégiez cette solution pour des petits joints ! Vous pouvez en trouver dans une herboristerie, en magasin bio ou encore sur des sites spécialisés dans la vape. La feuille de framboisier, le best buy des substituts de tabac. (6€ les 100 grammes).

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Le houblon
 Tout le monde connaît le houblon pour son utilisation dans le brassage de la bière. Mais saviez-vous que le houblon fait partie de la famille des Cannabaceae?
Cousin de la weed, le houblon s’y mari donc particulièrement bien. Niveau goût, c’est une solution plus viable que la feuille de framboisier. Cependant, soyez vigilants. Le houblon utilisé pour la bière ne fonctionnera pas, on parle bien ici de la plante initiale que l’on trouve aux mêmes endroits que la feuille de framboisier. Question prix, on reste dans le même ordre d’idées, 7e les 50 grammes. Il existe d’ailleurs différents types de houblons avec des fragrances différentes, à vous de trouver celui qui vous convient le plus !

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La weed vaporisée
Beaucoup parmi ceux qui vapotent leur weed considèrent leur herbe consommée de la sorte inutile une fois vaporisé. Il n’en est rien ! Outre les multiples utilisations possibles du résidu, on peut également le fumer. Ça n’a rien de sale ou de dangereux et c’est même le meilleur substitut. En effet, la vaporisation va laisser des cannabinoïdes qui seront consommés lors de la combustion. De plus, comme c’est déjà de la weed, il n’y aura aucun problème d’altération de goût, ça fera presque comme un pur !
Petite remarque, la weed grindée et vaporisée peut vraiment s’apparenter à des miettes. Pensez à mettre une amorce de ganja fraîche dans votre joint ou à préparer un filtre spécial afin de ne pas trop en avaler. C’est certainement la meilleure solution et assez économique!

Comparatif des meilleurs vaporisateurs

Le Greengo
Chaque ganja-enthousiaste qui s’est rendu à Amsterdam s’est retrouvé face à ce dilemme : rouler au tabac ou avec le pot d’herbe fourni par le coffee ? Pour ceux qui se posent la question, n’hésitez pas et dites oui au mélange maison proposé par le Coffee shop! Nommé Greengo, le goût est bien plus neutre que celui du tabac et fera plus ressortir celui de la weed que vous venez d’acheter.Niveau composition, ce substitut est un mix de feuilles de noisetier, de papaye, d’eucalyptus et de menthe. Ce mélange séché dégage très peu d’odeur. Encore moins lorsqu’il est mélangé aux bons produits néerlandais. Dénuée de nicotine et contenant un très faible taux de goudron, cette alternative a été avalisée par des labos luxembourgeois. Vous pouvez en trouver sur tous les bons sites internet à environ 10e les 30 grammes.

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La laitue vireuse
Beaucoup moins connue que les autres présentées : la laitue vireuse. Et pourtant! La laiture vireuse possède de multiples propriétés, dont celle d’être relaxante, voir sédative … Certaines la fument en substitut au cannabis ou à l’opium, rien que ça. Revers de la médaille: la plante peut provoquer une affreuse migraine. En guise de substitut, la mélanger à du houblon ou de la feuille de framboisier peut être une bonne idée. En tout cas, rien de dangereux ou toxique à l’horizon avec la laitue.
Prix de vente: environ 8 € les 80 grammes

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Bon mix et bon voyage!

La séance samedi soir « Reefer Madness » (1936)

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Alors que la légalisation du cannabis n’est qu’une question de temps sur le vieux continent, Zeweed vous propose un classique de la propagande anti-ganja: Reefer Madness.

Reefer Madness (1936).
Terreur sur la weed.
Trois ans après la levée de la prohibition sur l’alcool, l’Amérique pudibonde se trouve avec la marijuana un nouveau bouc émissaire. Commandé en 1936 par une communauté religieuse chrétienne, le film était initialement destiné à être projeté dans les écoles.  Mettant en scène des jeunes s’adonnant au vice vert, le moyen métrage est une violente charge contre la consommation de cannabis, objet de tous les maux d’une Amérique bien pensante des années 30 et 40 (chasse aux sorcières planantes entre autre  illustrée dans LA confidential). L’absurdité des situations comme du message, le tout interprété par des acteurs qui n’avaient visiblement jamais consommé la chose, fit de Reefer Madness un midnight movie culte.
Bonne séance!

 

 

 

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