Stoner Lifestyle

Arnaque, beusherie et botanique

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La troisième et dernière saison de Family Business est disponible sur Netflix depuis le 8 octobre. Au programme : de l’humour, une famille déjantée et beaucoup de cannabis. Retour sur cette série à l’humour bon enfant qui raisonne étonnement avec l’actualité.

Qu’obtient-on en mélangeant une écriture acérée, un des meilleurs castings français de ces dix dernières années et un beau budget Netflix ?
Une véritable pépite télévisée qui nous propose de suivre les aventures de la famille Hazan alors qu’elle essaye de s’imposer dans le business du cannabis.

Divertissement efficace et complètement fou

Quelques années après la très regrettée série américaine Disjointed (qui parlait d’un dispensaire de cannabis), mais bien avant le très mauvais En passant pécho, sortait Family Business, une création du comédien/réalisateur Igor Gotesman, le jeune créateur qui s’est fait connaître grâce à la mini-série Casting(s) co-écrite avec Pierre Niney, pour Canal +.

Contrairement à « Marseille » (la première création Netflix française), les saisons sont courtes, presque nerveuses, avec seulement 6 épisodes qui passent à une vitesse folle.
Cela peut sembler un désavantage, mais c’est ce qui a sauvé cette création, qui bénéficie d’un format à l’anglaise. Ainsi, la première saison (la plus faible) sert d’introduction à cette famille aussi dysfonctionnelle que soudée, qui tente de passer de la boucherie au cannabis (en renommant le commerce “la beucherie”) dans l’espoir d’une prochaine légalisation.
Un plan assez étrange… Mais qui fait sens, quand on découvre qu’il est concocté par l’éternel optimiste qu’est Joseph (le poilant Jonathan Cohen, qui s’est fait connaître grâce à son personnage culte Serge le mytho et à La Flamme), sous l’impulsion des “sources sûres” de son amie la délicieusement démente Clémentine – le meilleur personnage de la série – avec l’aide de son père, le magistral Gérard Darmon.

C’est à travers à son casting et à l’alchimie qu’elle dégage que cette série brille. Les personnages évoluent (certains passant même le cap de la parentalité), leurs relations influent directement sur les intrigues et c’est finalement ensemble qu’ils survivent le mieux à toutes les calamités.
Après tout, rien ne vaut un joint partagé .
Fun fact : les acteurs fument en réalité des herbes de provence.

Réelle fiction

La série est indéniablement dans l’air du temps : pas mécontente d’avoir prédit la une du Nouvelle Obs dédiée à la légalisation du cannabis (qui est parue 8 jours avant sa sortie), elle est aussi sortie en même temps que des rapports d’économistes appuyant les effets très positifs d’une telle légalisation sur l’économie.


On peut aussi évoquer un article de la très réputée agence israélienne JTA (Jewish Telegraph agency), qui a vanté les louanges de cette série représentant les juifs vivant en France et l’a comparée à un Breaking Bad gaulois, en bien plus relax, cannabis oblige.
C’est, depuis « Marseille », la première série Netflix française à avoir eu les faveurs d’une publication dans la presse internationale…Et pour de bonnes raisons.

THCV: le cannabinoïde anti-munchies

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Corne d’abondance pour le corps médical, le cannabis continue de livrer ses secrets. Parmi les molécules prometteuses, le THCV, un alcaloïde de la plante aux étonnants pouvoirs dynamisants et anorexigènes. A la découverte de ce cousin du THC aux très sains effets secondaires.

Le tétrahydrocannabivarine (ou THCV) est présent, de manière naturelle, dans de nombreuses variétés.
Après avoir été longtemps ignoré par des cultivateurs préférant créer des variétés plus puissantes, les weed fortes en THCV (et sa molécule pure) ont le vent en poupe. Avec ses effets ciblés et adaptés, le THCV pourrait bien devenir de meilleur ami des amateurs de cannabis, qui souhaitent rester actifs et planer “moins stone “sans dévaliser le frigo.

Potentiel thérapeutique

Ce composant du Cannabis a été découvert seulement en 1973, en raison de sa structure moléculaire très (et trop) proche de son grand cousin, le THC.
Longtemps délaissé au profit de cannabinoïdes plus populaires et psychotropes, il aide notamment à la régulation de la glycémie et agit comme un coupe faim.
C’est la raison pour laquelle il est actuellement étudié pour soigner des personnes ayant des troubles alimentaires de type boulimie, souffrant d’obésité ou encore pour aider les diabétiques dans la régulation de leur glycémie.

Attention cependant, il ne s’agit pas d’un remède miracle pour perdre du poids, mais plutôt pour mieux réguler son appétit. La guerre contre les munchies pourrait enfin être gagnée par nous autres, simples consommateurs.
On peut aussi souligner que des études mettant en valeur le potentiel anxiolytique et anti-inflammatoire offrent des résultats très prometteurs. De ce fait, il est aussi étudié dans le traitement des troubles post-traumatiques.
Enfin, grâce à ses effets neuro-protecteurs, il offre un véritable espoir pour le futur des thérapies contre Parkinson et Alzheimer, deux maladies pour le moment malheureusement dépourvues de remèdes.

Cafeïne verte

Contrairement au CBD, le THCV est psychoactif. Même s’il contre en partie les effets planants du THC, en offrant une expérience alternative bien plus douce., Les consommateurs décrivent un high énergétique, inspirant et beaucoup plus doux pour l’organisme, tout en restant très euphorique. Une molécule particulièrement efficace quand elle est associé aux effets relaxants du Delta-8, comme dans les cartouches de la marque Binoid.

La  concentration de ses cartouches  allant de 5 à 20 % de THCV, nous recommandons cependant de les consommer en soirée pour éviter de sauter toutes vos collations .

De nombreuses variétés de grande qualité sont déjà disponibles pour votre consommation, mais uniquement dans les pays proposant du cannabis légalement.

Parmi les plus marquantes,  la Durban Poison, une variété Sud-Africaine importée par Ed Rosenthal  dans les années 70 (5 % de THCV) et la championne absolue au niveau naturel : la Doug’s Varin qui affiche  jusqu’à 25% de THCV.
Et qui sait, dans le futur la journée parfaite pour perdre du poids sera peut-être un sauna aux lauriers… et au THCV.

Note: si vous souhaitez en profiter lors de vos séances de vaporisation, il a une température d’ébullition plus importante à 157°C (donc 315°F).

THC Delta-10: le cannabinoïde de la vie active.

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Les jours du THC sont-ils comptés? Entre le CBD, le CBG, le CBN, le THC Delta-8 et le THC O, les alternatives au bon vieux tétrahydrocannabinol se font de plus en plus nombreuses, au risque de s’y perdre. Pas d’inquiétudes, Zeweed vous dit tout sur ces nouveau cannabinoïdes avec aujourd’hui un zoom sur le THC Delta-10, dernière découverte majeure des molécules isolées de la belle plante.

Si vous n’avez jamais entendu parler du Delta-10 c’est normal. C’est un cousin du Delta-9 (le psychoactif principal du cannabis) qui commence juste à faire parler de lui. Il n’existe presque pas à l’état naturel et a été découvert en 1984 par le Saint père des cannabinoïdes Raphael Mechoulam , dans une version impropre à la consommation humaine. Tel un fossile dans Jurassic Park ce n’est que récemment que les scientifiques Californiens de la société Fusion Farms ont exhumés une version consommable de l’isolat.
La société, spécialisée dans les concentrés, installe tout d’abord une plantation en plein air pour étendre son activité à l’abri des violents feux de forêts de la région.

Plants contaminés

Une bonne idée… Jusqu’au moment où elle réalise que des centaines de litres de mousses retardantes ignifuges sont lâchées par des Canadair dans une région très venteuse. La société se retrouve donc avec des dizaines de plants contaminés et donc inexploitables.
Tant pis, les scientifiques décident tout de même d’étudier la plante après en avoir extrait la biomasse et ils découvrent… Le Delta-10. Après avoir procédé à deux procédures très poussées (le HPLC et le NMR) ils trouvent comment l’identifier mais aussi son nom, qui vient de sa fréquence de résonance magnétique.

Structure moléculaire du THC Delta-10

Pourquoi n’entend-on parler du cannabinoïde que maintenant? C’est tout simplement parce qu’il a fallu trouver un moyen plus sain que les acides de Mechoulam ou les mousses retardantes de Californie pour extraire le produit.
Dorénavant on produit le Delta-10 grâce à une réaction utilisant de la Vitamine C qui est bien plus saine pour l’organisme et dont les rendements sont bien importants.

« The green cocain » »

Je vous entends déjà: “il est gentil l’autre mais moi j’ai envie de savoir ce que ça fait”.
Eh bien grâce aux experts et aux youtubeurs nous avons la réponse.
Le patron du laboratoire privé “Private Label Hemp Lab” David Reckles explique que l’effet du Delta-10 est comparable aux propriétés boostantes, hédoniste et euphoriques de la Sativa de la même manière que le Delta-8 se rapproche des propriétés relaxantes/ apaisantes/ de l’indica.
En résumé consommer du Delta-10 c’est profiter du côté psychotrope désinhibant du Cannabis sans partir sur la dimension hallucinogène parfois néfaste du THC (tout en stimulant les mêmes neurorécepteurs). D’aucun parle d’un « cannabinoïde actif « , en référence au CBG surnomé le  « cannabinoïde endormie » et dont les effets sont sédatifs. Ces effets étants toniques et lucides, avec une euphorie stimulante, le « cocaine canabinoïde » comme le surnomment ses aficionados, serait la parfaite weed de l’homme actif. Ciao Colombia!

Testé par des pigeons

La théorie de ce THC qui rend moins con est confirmée par une étude de Mechoulam sur des pigeons dans les années 80, lesquels pigeons étaient notoirement “plus éveillés que la normale” que ceux sous Delta-9 qui étaient stone. Du côté des humains c’est un retour par Seby G, un youtubeur américain, qui nous marque il décrit un état “de clarté mentale […] et de liberté” pour un high très cérébral loin d’être désagréable.

Après avoir parcouru internet en quête de bons plans, Zeweed vous conseille de tester le Delta-10 en e-cigarettes à usage unique ou en cartouches de marques recommandées. Le consensus semble être autour de la marque Delta Effex dont les produits sont d’une qualité constante. La marque propose dans sa collection Euphorica de mixer Delta 8 et Delta 10 pour être capable d’affronter toutes les activités avec un doux goût de terpènes extraits de plants de Sativa.
Alors vous laisserez vous tenter par la très dynamique Hawaiian Haze ou par l’euphorique Maui Wowie pour un voyage garanti sans turbulences.

 

Sexe et cannabis : 8 ganjas pour 8 positions.

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Le sexe est une source de plaisir universelle. La consommation de cannabis, elle, réjouit à ce jour 160 millions de consommateurs réguliers sur le globe. Alors, sexe et ganja, un duo gagnant? Oui, mais à condition de bien s’y prendre. Afin de vous garantir grande banane et sourire aux lèvres, Zeweed a passé en revue huit variétés de cannabis à marier avec huit situations envisageables.

« En plus d’intensifier les rapports sexuels, le cannabis augmente leur fréquence ». Voici les encourageantes  conclusions d’une étude de la Stanford University of Medecine (Californie).
Betty Dodson, célèbre sexologue outre-Atlantique détaille les résultats de l’étude :« Lorsque l’on est sous l’effet de de la marijuana, nos ondes cérébrales ralentissent. Nous sommes beaucoup plus dans l’instant. Et quand on fait l’amour, l’idée est de ne pas penser, de sentir davantage son corps. Et ces dispositions sont favorisées par les effets de la marijuana.  Vos papilles gustatives et votre peau deviennent plus sensibles. Le sens olfactif est plus développé et vous détecterez inconsciemment les phéromones libérées par votre partenaire » analyse l’experte.
« À cela il faut aussi ajouter l’effet vasodilatateur du cannabis qui fournit au clitoris et au pénis un plus grand afflux sanguin, et donc des sensations de plaisir plus intenses » poursuit le docteur Dodson.

Des sensations qui varient évidemment selon la quantité de cannabinoïdes, leur répartition, et le type de terpènes, mais qui sont en revanche peu tributaires du contexte environnemental. « Quand on fait l’amour, on fait abstraction du milieu extérieur. Il n’y a donc que très peu d’interférences qui viennent perturber les effets des cannabinoïdes » conclu Dodson. En bref, quand on s’envoie en l’air avec son partenaire, on ressent plus précisément les effets de la ganja.  Et donc les variations entre variétés.  Quatre bonnes raisons alors, d’observer les huit commandements du stoner-lover.

Pour les ascensions en solo 

Avouons-le la masturbation, c’est génial, c’est simple et c’est sain, surtout quand on n’a pas le choix. Si, pour parvenir au nirvana fait main on se repose en général sur un auxiliaire genre YouPorn, rien ne pourra égaler la vision de scènes calées sur nos fantasmes et d’images défilant au gré de notre inspiration, les yeux fermés.
Ze Conseil : La Durban Poison, une sativa qui donne un bon et rapide coup de fouet à votre imagination-libido, sans vous laisser sur le carreau.

Pour les agité(e)s du buccal

À moins d’être frappé d’un perpétuel herpès labial ou de ne jamais sortir sans gag-ball coincé entre les mâchoires, il sera raisonnablement acquis que la bouche est un organe sexuel à part entière.  Capable de procurer autant de plaisir qu’une classique partie de zob à minou, de minou à minou ou de zob à zob. Las! L’effet secondaire le plus courant de la weed consiste à laisser le consommateur avec une bouche déshydratée, limite lyophilisée. Une sécheresse buccale qui freine sérieusement toute velléités de sexe oral… A moins d’avoir la bonne ganja, celle qui vous laissera l’eau à la bouche.
Ze conseil : La Super Sweet, une dominante indica particulièrement appréciée pour son absence d’effets secondaires anti-salivaire et son coté myorelaxant…

Pour les hommes trop enthousiastes 

Cette section concerne les hommes pressés et les femmes fâchées. Oui, nous parlons ici d’éjaculation précoce. Et soyons francs, après avoir affiché son dépit un certain nombre de fois, il y a de fortes chances que mademoiselle s’affiche au bras d’un autre,  qui saura faire durer le plaisir.
Ze conseil : la Strawberry Milkshake, un hybride fruité aux pouvoirs relaxants  aux vertus anxiolytiques et tranquillisantes. Le remède parfait pour les grands sentimentaux qui peinent à freiner leurs effusions de… sentiments.

Pour une soirée sweet love

Barry White en musique de fond, feu de cheminée et diner aux chandelles (les bougies, pas l’établissement), tout est réuni pour une sensuelle session de soft sexe. Votre moitié, lascive et pensive vous attend en petite tenue sur la peau de bête de votre chalet savoyard, ou sur le moquette  de votre studette. Problème : vous en êtes à votre huitième expresso et vous êtes tendus comme un string… Et il y a mieux que trois verres de calva et un Xanax pour retrouver une  coolitude appropriée aux circonstances.
Ze conseil : Bubblegum Kush, une indica vous rendra sensible à souhait, un véritable  MDMA cannabique.

Pour du sexe sportif

Vous avez enfin emballé Camille, objet de tous vos désirs. Mais Camille (prénom unisexe) a une réputation d’athlète des dessous de couette. Un décathlon du sport en chambre se profile donc.
Ze Conseil :  la Sour Diesel, une herbe à dominante Sativa qui fera de monsieur, un Rocco Siffredi sous stéroïde et de madame, une Julia Chanel sous amphét’’. Une ganja qui donne envie de sauter sur tout ce qui bouge, en gros. À ne pas utiliser seul si vous avez un animal de compagnie..

Pour le petit coup matinal

Le câlin du matin, rien de mieux pour bien commencer une journée. Mais si l’exercice est délicieux, l’addition joint + bisous peut se payer cher au bureau où vous aurez toutes chances de piquer du nez devant la photocopieuse.
Ze conseil : l’Harlequin. Une weed riche en CBD et faible en THC, qui vous mettra à l’abri du coup de bambou que peut procurer la ganja et qui surtout ne vous retournera pas la tête au point d’en oublier votre mot de passe sur le PC de votre open-space.

C’est bien quand ça mal: pour les plans bondage

Ce soir, c’est soirée menottes, cuir et piment sur les parties génitales. Si vous faites partie des gens qui se sentent bien quand ils ont mal, il y a, à part le psy, une solution pour tenir le coup.
Ze Conseil : ACDC, ou Redwood Kush, deux indicas qui sont connues pour leurs vertus analgésiques et anti-inflammatoires.

Une pipe et au lit

Ce soir, c’est soirée bouillotte-marmotte… mais vous n’avez pas, mais pas du tout envie de faire l’amour (sur la bouche). et manque de bol, votre moitié est chaud bouillante.
Ze conseil : Mieux que le coup du mal de tête, le joint à la White Russian. Cette herbe qui affiche un impressionnant taux de 35% de THC est surtout réputée pour son côté ultra sédatif. À ne pas fumer avec un expert : cette weed est aussi réputée pour très bien soigner… les migraines.

 

Marché noir : coup de froid sur les fours

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Concurrencés par les livraisons à domicile prises via WhatsApp ou Signal, sérieusement pénalisés par la pandémie,  les ventes de weed en points fixes perdent du terrain. À l’heure des packaging collectors, des livreurs branchés sur tous les réseaux sociaux et d’un service plus rapide que Deliveroo , les « fours » sont de plus en plus délaissés. Enquête sur le déclin du street-deal.

La nuit, la ligne 4 du métro est désormais animée de son charme du vintage … et l’indisponibilité de mes livreurs. Je descends à la station Simplon dans le 18ème. Le point de vente est à 200 mètres. Ils sont trois dans la rue, mais n’ont plus rien. Direction le terrain central (ou four, dans le jargon) à 20 minutes à pied. Le trajet est étonnamment bien balisé. Un premier guetteur nous indique un trou dans le mur qui donne sur un parking aux lampadaires cassés. Le seul endroit éclairé est un hall d’immeuble où sont assis une dizaine de personnes.

« Seuls les clients montent ». 6 étages, je laisse mon pote y aller. Il y a un monde fou pour un jeudi soir : je regrette presque le métro en heure de pointe. C’est une vraie industrie qui tourne « 24 sur 24, 7 jours 7 » : guetteur, vendeurs, gérants pour une centaine de clients par jour. Impossible de différencier les uns des autres. Surpris, je me retrouve à indiquer un étage à des acheteurs.

La livraison à domicile, secteur en plein essor

La livraison à domicile n’est pas un phénomène nouveau mais il a connu une nette  augmentation depuis 2012. Soit la restructuration d’un secteur qui s’adapte et achève sa transformation digitale en empruntant tous les codes du marketing (promotion des clients fidèles, centre d’appel pour répartir les livreurs, estimation du temps de trajet, pubs régulières et relances – avec des photos parfois dignes de L’Oréal -, sans parler des emballages de plus en plus attractifs. Preuve en est la campagne de communication sous l’égérie du rappeur Mister You qui vendait la qualité du produit sur une vidéo Snapchat.

Le coup de grâce pour les « terrains » ?

L’affaiblissement des fours par les opérations de polices et le développement de ces nouvelles techniques de vente transforme le marché : le « démantèlement de points de vente a poussé les dealers à aller à la rencontre des clients » précise une publication Tendance de 2016.

Les clients sont en effet réticents à « s’exposer » en allant sur place (contrôle de police, qualité aléatoire du produit…). Le luxe du cocooning bedo/série a de quoi attirer ! Bien qu’il faille pour cela consentir à acheter au minimum pour 50€. Création d’une nouvelle fracture socio-économique ? Les clients ne pouvant pas se permettre de mettre autant constituent un public pour les terrains et explique leur maintien.

Malgré tout, la pandémie et le confinement ont donné le coup de grâce aux pratiques des fours alors que l’Office anti-stupéfiants a constaté « un recours massif aux réseaux sociaux ». L’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies s’est par ailleurs alarmé des conséquences sur le long terme de la pandémie et du risque de « renforcer la dématérialisation des marchés de drogues ».

Elliot

« It’s a new deal », le génial spot publicitaire de la chaine de dispensaires OCS

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C’est à l’Ontario Cannabis Store que nous devons le meilleur spot publicitaire du mois. La chaîne canadienne de dispensaires signe ici une première et très réussie campagne télé dans laquelle elle se paye le marché noir et ses produits à la discutable traçabilité. Un chef d’oeuvre de la ganja-pub qui ne manquera pas de faire écho outre-Atlantique, alors que 5 millions de consommateurs français continuent de se fournir en cannabis auprès de ce même marché noir, avec tous les dangers sur la santé que cela représente.

 

 

Le boom des bonbons à la beuh

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La légalisation du cannabis au Canada et dans 16 Etats américains a vu la commercialisation de friandises au cannabis de haut niveau et d’une multitude de bonbons, chocolats ou crèmes glacées aux vertus bienfaisantes. Petit point sur l’incroyable univers des edibles au THC et au CBD.

Les bons vieux Space-Cake ou Cookies sont faits avec du beurre de Marrakech ou des fleurs ou feuilles mixées et decarboxilées ( technique qui consiste à chauffer la fleur à une certaine température pendant 30 min afin d’activer les cannabinoïdes pour diffuser le THC), ce qui donne des produits trop ou pas assez dosés, donc sans grande précision sur la quantité de cannabinoïdes ingérée. Avec l’arrivée du BHO et du rosin tout ceci a changé : on peut désormais trouver des produits au dosage précis, sans résidu végétal et à la composition uniforme. Petite révolution en terme de qualité !

Haribeuh et Señor Gato

Les États-Unis ont été les premiers à commencer à développer des marques exclusivement comestibles comme Wana, qui est un des leaders du marché Américain avec une gamme thérapeutique et une autre récréative. Suivi de près par l’Espagne – même si la vente reste encore illégale – qui propose des dizaines de marques plus ou moins qualitatives avec des packaging léchés et une image soignée comme Señor Gato ou encore les bonbons Haribeuh, qu’on retrouve dans pas mal de cannabis social club.

Avec Haribo, c’est bien beuh la vie!

La France se démarque pour sa variété de sucreries au CBD comme la marque Bouchard Dassault qui propose pas moins de 10 goûts différents de bonbons gélifiés.Si les edibles ont le vent en poupe, c’est aussi parce qu’ils ne s’adressent pas qu’aux fumeurs, étant très efficaces pour soulager les douleurs chroniques ou musculaires, ils sont plebscitées par ceux et celles qui préfère un petit Teddy bear au THC plutôt qu’un Doliprane !

Bonbons Bouchard Dassault, pour voler en sécurité.

Teddy bear au CBD vs Doliprane

Personnellement j’en utilise en micro dosage tous les mois pendant mes règles et ça a changé ma vie!! Nos amis vegan peuvent se réjouir car il  existe de plus en plus de produits qui n’utilisent aucune matière animale. Les edibles présentent un certain nombre d’avantages non négligeables : ils sont très accessibles (entre 5 et 10 € le parquet de bonbons), s’emportent partout et se consomme à discrétion sans attirer l’attention. Et surtout, ils sont en général assez bons, c’est donc un vrai moment de plaisir bénéfique pour les papilles et pour le corps. Que demande le peuple?
Restez vigilants: même s’ils ont l’allure de petits caramels fondants ou de bonbons acidulés inoffensifs, ils n’en restent pas moins très puissants ! Respectez le dosage en fonction de son poids ou privilégiez les bonbons au CBD pour un plaisir sans modération.

Dude attitude : Jugé pour possession de weed, il allume un joint à la barre du tribunal.

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Alors qu’il comparaissait pour possession de cannabis, Spencer Boston s’est livré à un acte de militantisme rare en allumant un joint à l’énoncé du verdict. Un geste aussi courageux que crétin: alors qu’il ne devait écoper que d’un rappel à la loi, le prévenu a été condamné à dix jours de prison pour outrage à la cour.

Meet Spencer Allan Boston, ganja-enthousiaste et stoner couillu comme on en fait plus. Jugé au tribunal de la ville de Lebannon (Tennessee) pour possession de weed, l’américain aux 20 printemps a estimé adéquate de s’allumer un joint au moment de l’énoncé de sa sentence: un simple rappel à la loi.
Le Shérif Robert Bryan, qui avait procédé à l’arrestation de l’intéressé quelques jours auparavant était présent lorsque Spencer s’est fait sa pause-pétard au timing discutable.
« Je croyais avoir à peu près tout vu » a commenté le Shérif après les faits, confirmant que la cigarette du délit était bel et bien constituée de cannabis.

( C’est à 1’40, juste après que le jugement a été rendu, que le joint contestataire sera allumé.)

C’est au moment de l’énoncé du verdict que l’étudiant au look de Lebowski Jr a sorti de sa veste un joint et une boîte d’allumettes, se lançant entre deux taffes dans un (très court) plaidoyer en faveur de la weed. Très vite interrompu, Spencer aura eu le temps de dire « We, the people, deserve better » (nous, le peuple, méritons mieux).
Une performance qui, si elle n’a pas fait rire le juge Haywood Barry, a provoqué l’hilarité de public qui assistait à l’audience.
Boston a été immédiatement placé en détention, avec une caution de 3 000 $ à la clef.

Quelques heures après ce coup d’éclat, un GoFundMe (un système de cagnotte participative) a été créé afin de réunir la somme nécessaire à sa libération, avant qu’il ne repasse en jugement pour outrage à la cour.
En moins de 24 heures, la somme de 3000$ était non seulement atteinte, mais dépassée.

Le soutien à la légalisation au Tennessee est par ailleurs des plus fort dans l’État du Jack Daniel’s puisque dans un sondage réalisé en 2020 par la Middle Tennessee State University , 81% des électeurs inscrits estiment que le Tennessee devrait autoriser l’usage du cannabis.
Spencer Boston, lui, n’échappera pas à ses dix jours à l’ombre.
Quant à la fouille à son arrivée en détention, il y a fort à parier qu’elle aura été profonde.

Spencer revient (alors qu’il est encore incarcéré pour outrage) sur ce grand moment d’activisme  (entretient CBS)

 

La folle montée des Weedeogame

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Le monde du jeu vidéo a bien évolué depuis le jeu de Pong, le premier du genre sorti en 1972. Aujourd’hui on peut jouer partout, tout le temps et sur toutes les plate-formes, y compris sur votre portable.
Un nouvel eldorado qui est particulièrement réactif: depuis le début du mouvement mondial de la légalisation, de nombreux jeux dédiés au cannabis et à sa culture sont apparus.
Zeweed a fait pour vous le tri des meilleurs weedeogame du moment.

Le far west des IOS

Marché libre oblige, on trouve des jeux de toutes les qualités et pour tous les styles, chaque studio pouvant proposer des  créations uniques et n’ayant pour limite que l’ imagination des programmeurs. Coté cannabis, on  retrouve principalement des simulations, des “idle games” qui vous demandent de cliquer un bouton en boucle et des jeux brandés par des célébrités du weed-business.
Ce type de jeu se démarque du milieu généralement très sexiste des  “classique” – celui qu’on retrouve sur les consoles, les jeux de Nintendo étant une exception – les jeux pour portables sont conçus pour les deux genres. Une majorité des joueurs sur portables sont des femmes adultes et actives d’un âge moyen de 36 ans.

C’est important car cela explique pourquoi on retrouve dans notre sélection des jeux se penchent plus sur la réflexion, la stratégie et la créativité que sur l’action blindée de testostérone.
Cela tombe bien car que vous soyez branché CBD ou THC vous en profiterez forcément plus en vous détendant.

La crème de la crème

On ne peut pas parler des jeux mobiles dédiés au cannabis sans parler de Hempire, le méga hit mondial du studio Canadien LBC, qui est devenu culte et qui a été téléchargé plus de 20 millions de fois.

Le jeu qui vous propose de devenir un magnat du cannabis, un homme d’affaires et avant tout un cultivateur en croisant différentes variétés pour créer la weed suprême. Des fleurs que vous pourrez ensuite utiliser dans une multitude de produits allant du Space Cake aux concentrés les plus pointus.
Le mode scénario est particulièrement réussi grâce à de nombreuses interactions avec des personnages plus fantasques les uns que les autres. Il y a tellement à faire que le jeu à même eu les honneurs d’avoir son propre wikipédia pour établir les meilleures stratégies pour devenir le cultivateur ultime, gérer au mieux votre dispensaire et fonder un empire.

Wiz Kalifa, Cheech & Chong, B-real, Jay & Silent Bob… les VIP de la weed se bousculent pour être pixélisés

Si vous souhaitez plus de simplicité et moins de calculs mentaux, nous vous conseillons plutôt le jeu du rappeur et businessman Wiz KhalifaWiz Khalifa’s weed farm (un jeu téléchargé plus de 5 millions de fois).

Un jeu très coloré qui met en scène le fameux rappeur et qui vous propose de gérer une plantation dans ses moindre détails, qu’il s’agisse de la lumière, de l’arrosage ou de la récolte.
Pour progresser dans ce jeu il vous faudra surtout des pouces acérés (Idle game oblige) et pas mal de patience. L’alternative étant de devoir sortir la carte de crédit pour récupérer les dernières variétés les plus rares à la manières des cartes à collectionner de notre enfance.

Enfin si toutes ses histoires de business vous épuisent et que vous souhaitez simplement rire sachez que Cheech et Chong ont lancés leur propre jeu (aux alentours de 3 millions de téléchargements). Le tout avec l’aide du studio LDRLY (qui est aussi à l’origine du plus gros concurrent de Hempire, Bud farm et d’un futur jeu tout aussi cannabique dédié à B-real de Cypress Hill).

Le jeu est situé dans les années 70 et vous propose de retrouver l’humour typique des deux comédiens directement dans votre téléphone ainsi que tous les personnages secondaires cultes de leur univers.
C’est drôle, c’est Pop et c’est rempli de surprises comme Jay et Silent Bob, autres icônes de l’humour stoner, qui ont fait une apparition pour la promotion de leur nouveau film: Clerks 3.

 

Ses jeux sont-ils indispensables? Non bien entendu mais ce n’est pas le but de ce format. Connu aux Etats-unis sous le nom de “Time wasters” leur but est simplement de vous faire passer le temps en bonne compagnie.
Que vous souhaitiez construire un empire, faire pousser vos plantes ou juste vous amuser on peut difficilement imaginer meilleure occupation entre deux stations pour les amateurs de verdure qui fait rire.

Les Sept Papiers Capitaux.

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Parce que le contenant importe autant que le contenu, Zeweed vous a concocté un top 7 bien léché des meilleurs marques de papier à rouler.

OCB
En 1918, alors qu’il connaît un franc succès avec son «  papier bible  », un papier d’imprimerie d’une si grande finesse qu’il en est translucide, le breton Jean Guillaume Claude Bolloré a une brillante idée: celle d’imposer son produit phare sur le marché des papier à cigarette. La consommation de tabac explose en cet après-guerre, et l’industriel, fort de son savoir-faire sur ses outils de production bien rodés, fera des papiers OCB un véritable carton.

Une affaire qui roulera en amassant mousse pendant plus de huit décennies  pour la famille Bolloré. En avril 2000, Vincent Bolloré cèdera  81% des actifs de la société à l’américain Don Levin.

Côté qualité, ces feuilles ultraminces , frappées d’un élégant filagramme laissent toute la place à ce qu’elles enrobent,  tant on sent à peine leur présence.Cerise sur le space cake  : le bord collant est fait de gomme arabique, un composant 100% naturel garanti sans produits chimiques.

OCB propose ses services en plusieurs formats  : court, long, long avec filtres, il y a une dizaine de types de papiers, mais seules trois références sont facilement trouvables dans les tabacs  : les classiques (packaging blanc ), les longues et les longues avec filtre (packaging noir).

La recommandation Zeweed  : le paquet OCB longue (32 feuilles, 32 filtres en carton)
Verdict  : OCB est à la fumette ce que l’Iceberg est au Titanic  : un solide incontournable à l’effet coule garantie.

OCB papers.com

 

Juicy Jay
Dans un packaging très fluo et très bonbon (pour les non-ruminants, Juicy Fruit est une des marques de chewing-gum très courues en Amérique du Nord), pas moins de 24 fragrances «  tutti frutti  » sont proposées.

Des fragrances type Haribo que le géant de la mâche applique sur quatre formats différents (regular, slim, king size, roll). Si les feuilles Juicy Jay cartonnent autant aux US et au Canada, c’est pour leur côté «  mixologie gustative  »  :

Chaque variété de weed développe une odeur qui lui est particulière, via ses  terpènes. Et puisqu’on roule des fleurs, pourquoi ne pas marier les bouquets  ? Agrumes, menthe, fruits rouges, ananas champignons, pins et même fromage, sont des notes olfactives que l’on retrouve dans les ganja les plus appréciées. Le mélange des deux goûts (herbe et feuilles à rouler aromatisées) est ludique et fun.
Il peut se révéler salvateur pour les amateurs de variétés hardcore à avaler comme : la Cat Piss, la Sour Cheese  ou la Grand Pa’s breath …

La recommandation Zeweed  :Le Juicy Jay Pinnaple avec une Lemon Haze, et pour cacher une Cheese bien costaud, le sucré du JuicyJay Vanilla,
Le verdict  : Pas un produit de puriste, recommandé pour les amateurs d’ail.

Juicyjays.com

 

 

Blazy Susan’s Pink Rolling Papers
New York 1977,  Bill Murray, grand fan de papier à rouler rose, (voir notre article) revient au petit matin d’une longue nuit avec son ami John Belushi. Alors que les deux compères s’approchent de l’appartement  qu’ils partagent, Murray s’arrête acheter des feuilles et ne trouver que du papier blanc. Bill propose à John d’aller en trouver ailleurs. Ils reviendront victorieux. Après avoir ratissé la ville qui ne dort pas (non plus) pendant 6 heures. La marque était très probablement le « Blasy Susan’s Pink Rolling Paper ».

Sous un packaging assez sexy, frappé d’une Pin Up 50’s, se propose un produit de très bonne facture, garanti sans OGM, avec un colorant aux pigments bio fabriqué en France.

Au-delà de la caution « Healthy » et du moment Barbara Cartland qu’impose la couleur, le papier a un goût très fin et agréable, loin du piquant d’un Zigzag orange et se consume lentement et régulièrement; une très bonne façon d’éviter la désagréable carotte que certains smokers trop enthousiastes peuvent vous refourguer.

La recommandation Zeweed : Cherchez-le sur Amazon, pas dans la rue.
Le Verdict : Même si, comme Bill Muray, il vous faudra faire un petit effort pour obtenir le papier,  le jeu en vaut la chandelle.

Disponible sur amazon

   

 

Raw Papers
Comme son nom l’indique en anglais, les produits Raw occupent le créneau roots et ultra-nature de cette sélection. Pas d’agents chimiques, d’additifs comme la craie, pas traités au chlore, sans OGM et… sans gluten (  ?!), peut-on aussi lire dans le topo-promo du site.

Indépendamment de cet excès de zèle de quelque marqueteur trop joyeux, la gamme des papiers Raw offre une déclinaison de produits aussi variée qu’originale. On trouvera pas moins de quatre formats différents pour trois qualités de papier différentes  :  la classique, la Pure Hemp faite en chanvre et la série «  black  », qui propose des feuilles fines et solides, en gardant cette teinte beige/brune; couleur signature de la marque.

Le vrai bon plan Raw, c’est «  Roll  », un rouleau d’une seule et longue feuille de 3 ou 5 mètres pour deux largeurs  : classique et King Size. Un rouleau qu’il  vous conviendra de diviser à sa  guise, pour en faire soit un nanostick soit une batte de base-ball à la Bob Marley.

Tous les paquets de feuilles Raw sont vendus emballés d’une ficelle pour le côté authentique, mais surtout d’un élastique des plus pratiques pour bien fermer son distributeur de yeuf’.
Autre bonus, Raw s’associe régulièrement avec des artistes pour des collaborations et produits éphémères, comme des feuilles Wiz Khalifa, des filtres en verre B-Real…

La recommandation Zeweed  : le roll King Size pour le coté fun et la série Black, en format 1.1/4 pour sa finesse de feuille et sa  combustion lente et régulière.
Le verdict  : avec une offre de 20 formats différents largement distribués, dont une feuille de cinq mètres de long,  Raw est la marque idéale pour les fans de joints sophistiqués (voir notre article).

Raw Papers.com

 

Elements
La très écoresponsable entreprise Elements s’est donné pour tâche de proposer  un papier à cigarette dont la fabrication laisserait une empreinte carbone minimum sur notre belle planète.

Les usines sont exclusivement alimentées par l’énergie éolienne, au sein d’unités de production «  zéro déchet polluant  » que l’entreprise américaine a implantées dans les montagnes de la province espagnole  d’Alicante. Green attitude oblige, les feuilles Elements sont élaborées à partir  de matières premières dont la culture est éco-friendly, en harmonie avec  faune et flore. En l’occurrence , du  riz (pour le papier) et de la canne à sucre  (pour la bande collante). Aucun agent chimique ni de produit facilitant la combustion n’est ajouté.

Côté esthétique et pratique  : Les feuilles Elements sont  presque aussi fines qu’une OCB classique et  affichent, à l’instar de la marque bretonne, un filigrane qui est conçu pour empêcher les carottes  et permettre une brûlure plus douce. Coté saveurs,  le papier de riz peut se révéler âpre au goût, presque irritant en gorge particulièrement la version la plus épaisse de la marque.

Un autre bonus : tout comme les paquets de feuilles Cartel et Gizeh, les paquets Éléments sont munis d’une fermeture magnétique bien pratique.

La recommandation Zeweed : le paquet Elements 300 1.1/4, un bon rapport qualité prix.
Le verdict : Produire un papier qui permet de faire tourner les joints dans le même sens que  la planète, c’est la louable mission d’Éléments, mais hélas à un tarif peu economico-friendly.

Elementpapers.com

Randy’s
Randy’s, c’est un peu le  papier Mac Giver . La société basée à San Francisco propose un étonnant concept  : mettre un fil de fer dans chaque feuille. Une idée en somme assez bonne au pays de l’oncle Sam, où les ganja aficionados se passent souvent de filtre quand ils roulent un «  doobie  ». Entendez par là qu’arrivé à la fin de joint, il reste de la weed à fumer, mais au péril de vos doigts. À moins d’avoir sur vous une pince à épiler ou quelque outil de cet acabit; ce sera session Biafine assurée.

Et c’est là que le fil de fer intervient: après quelques tafs, arrivée à mi-joint/début joyeux,  le fil est resté intact lors de la combustion et s’offrira à vous dans sa splendide raideur.  Il  vous suffira de tordre à 90° le composant rigide et vous en servir de protège-doigt pour  fumer votre spliff jusqu’à la lie.
Côté goût, ce n’est pas exactement ça, la marque américaine s’étant peut-être un peu perdue dans ses velléités métalliques aux dépens de la qualité du papier.

Un aperçu ici  de la bête ici  :

La recommandation Zeweed  : la majeure partie des  papiers de Randy’s sont faits de «  pulpe d’écorce  de diverses provenances»  (l’argument commercialement correct pour dire «  chutes de bois low cost  »). Sur la gamme «  classique  », le goût n’est franchement  pas au rendez-vous.
Nous  conseillons plutôt les «  pures hemp  », dont les feuilles sont faites de  chanvre.
Le verdict  : Un produit pratique et fonctionnel comme les Américains en ont le secret…mais  probablement un peu trop exotique pour une clientèle européenne.

Randy’s.com

 

“80 Benny” Papers from Empire Rolling
L’instant bling-bling de ce dossier conso’. En 1984, dans un mémorable moment de télévision, Serge Gainsbourg avait allumé et brulé un billet de 500 francs en direct. Pour le commun des stoner qui n’ont pas les largesses financières du grand Serge, mais ne sont pas contre un petit show (off) à la West Coast,  il existe les “80 Benny” Papers from Empire Rolling sur chaque feuille king size au format d’un billet de banque US, figure une très fidèle réplique d’un  Benjamin. ( Entendez par là un billet de 100$, billets sur lesquels figure Benjamin Franklin.)

Si le bon goût du concept est des plus discutables, le goût (le vrai) est à peu près au rendez-vous : Les 80 Bennys, de Empire Rolling,  sont fabriqués à partir de fibres végétales naturelles, de colorants à base d’huile végétale non toxiques et de colle à sucre biologique. Bonus  : Leurs packs «portefeuille» contiennent 20 souches de filtre perforées.

La recommandation Zeweed  : Frimer, pourquoi pas, nous vous conseillerons néanmoins de frimer mollo  : les 80 feuilles étant au prix de 20 dollars.
Le verdict  :Flamber son fric n’aura jamais autant creusé l’appétit et donné envie de mater la télé.

Empirerolling.com


 

 

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