Sexe

Cannabis et fertilité

//

Alors que le taux de fécondité est en chute libre -avec 2,65 naissances par femmes en 2005 contre 5 en 1950- et que la corrélation entre mode de vie et fertilité est prouvée, le cannabis se voit pointé du doigt. Une fois n’est pas coutume, ce serait aux hommes de faire un effort pour assurer leur descendance. Explications.

Cannabis et fertilité chez les hommes

Lorsque les scientifiques étudient la question de la fertilité masculine, il s’intéressent à la fois au taux de testostérone mais aussi aux spermatozoïdes : le nombre présents dans le sperme, la mobilité (comprenez leur rapidité à féconder l’ovule) et la morphologie des spermatozoïdes.

Aux Etats-Unis, plusieurs études ont montré que le THC présent dans le cannabis pouvait modifier l’activité des hormones et notamment diminuer la production de testostérone indispensable à la fabrication des spermatozoïdes.
En Grande Bretagne une étude publiée en 2014  dans la revue Human Reproduction  par Allan Pacey, professeur à l’université de Sheffield a été réalisée sur 2000 hommes désireux de procréer. Selon lui, la qualité des spermatozoïdes des consommateurs réguliers de cannabis serait directement impactée et ces derniers n’auraient que 4 % de sperme viable en réserve. (c’est à dire avec des spermatozoïdes ayant une forme normale).

Pour autant, ces résultats sont très controversés dans la communauté scientifique. Peu de médecins vont jusqu’à affirmer que la cannabis est un frein à la fertilité. En effet, d’autres facteurs peuvent biaiser les conclusions. À commencer par l’âge (après 30 ans les dommages seraient plus marqués) et les consommations annexes :  tabac, alcool, médicaments.  Par ailleurs,  selon le rapport des Nations unies (OMS/UNEP) de 2013 sur les perturbateurs endocriniens, le sperme de 20 % à 40 % des jeunes hommes au Danemark,  Finlande, Allemagne, Norvège et Suède est désormais au-dessous du seuil de fertilité. L’expertise collective OMS/UNEP pointe la responsabilité possible des perturbateurs endocriniens (pesticides, bisphénols, plastifiants, solvants, cosmétiques…) tout en précisant que « la question demeure controversée ». Le cannabis ne serait donc pas le seul responsable de la baisse de fertilité chez ces messieurs.

Enfin, notons que le sperme redeviendrait sain après environ trois mois d’abstinence cannabique. Pour le docteur Mohamed Jaber, il vaudrait mieux « restreindre l’usage de cannabis au moins trois mois avant de procéder à une relation sexuelle dans le but d’une procréation« . Voilà, c’est dit, rien d’irréversible donc !

Cannabis et fertilité chez les femmes

Chez les femmes, la fertilité est un poil plus complexe. L’état psychologique, les hormones, l’ovulation et l’implantation de l’embryon sont autant d ‘éléments qui doivent être analysés sous l’influence du cannabis pour tirer des conclusions sur la fertilité. Le Dr. Ricoardo Yazigi du Centre de fertilité Shady Grove dans le Maryland avait expliqué dans un article publié par Vice que « Le risque d’infertilité était plus grand parmi les femmes qui avait consommé du cannabis pendant l’année où elles tentaient de tomber enceinte, que parmi celles qui en avaient consommé dans le passé, sans rapport entre la fréquence / durée d’utilisation et l’effet. »
En effet,  il a été démontré que le THC perturbe le cycle menstruel en diminuant ou augmentant, suivant le stade du cycle, le niveau d’hormones produites par l’hypophyse. Le THC inhibe également l’ovulation, ce qui provoque une diminution de progestérone et d’œstrogènes.

Toutefois, tous les cannabinoïdes n’interagissent pas de la même façon sur l’organisme : le CBD ou le CBG communiquent avec le récepteur CB1 de notre système endocannabinoïde – au même titre que le THC- mais ils n’ont pas les  mêmes effets sur le cycle menstruel. Les études sur ces deux molécules manquent encore cruellement, mais tout porte à croire que la fertilité n’en souffrirait pas.
Le rôle du système endocannabinoïde sur la reproduction reste assez complexe et comme pour tout système, s’il connaît un dérèglement, il ne fonctionne plus correctement.
Que l’on se rassure, la plante est consommée depuis des millénaires et n’a jamais empêché les plus assidus consommateurs de procréer. Quand on pense à Bob Marley qui a eu une dizaine d’enfants (reconnus) ou à Mila Jansen « Hashqueen » qui est mère de quatre enfants, on peut se dire que le cannabis n’est pas la seule raison d’infertilité chez les femmes comme les hommes.

CBD: le compagnon de lit des rapports douloureux

///

Cette semaine on aborde un sujet tabou: les douleurs durant les rapports sexuels, en particulier lors de la pénétration. Entre culpabilité et syndrome du « ça va passer », on a mis du temps à en parler et à se pencher sur les causes. Bonne nouvelle, les temps changent, les langues se délient et les douleurs ne sont plus une fatalité. Le bien nommé Cannabidiol (CBD) n’est pas en reste dans la reconquête d’une sexualité épanouie.

Plus courantes qu’on ne le pense, les dyspareunies – terme médical pour les douleurs pendant les rapports sexuels- ne sont pas normales pour autant. Il est donc important d’en comprendre les causes afin d’y remédier de façon durable.
Selon Brigitte Lacombe, gynécologue médical et obstétrique à Lille,  la douleur « peut être localisée au niveau du vagin, au début du rapport sexuel et de la pénétration, ou au niveau de l’abdomen, donc une douleur plus profonde. La douleur peut s’interrompre à la fin du rapport sexuel, mais elle peut également se poursuivre après ».

État des lieux des causes possibles :
Les infections : herpès génital, mycoses, vaginoses bactériennes
Endométriose
Douleurs post partum,
Dispositif Intra Utérin (DIU) mal placé
Réaction allergique au latex des préservatifs
Sécheresse liée à la ménopause
Vaginisme (contraction musculaire inconsciente du vagin empêchant la pénétration).
Le stress et l’anxiété peuvent également jouer un rôle et influer sur la lubrification du vagin.Qu’elles soient psychologiques ou physiologiques, les douleurs ne sont pas là par hasard, elles sont là pour nous avertir d’une anomalie que seul.e un.e gynécologue pourra établir.

Le CBD, un anti douleur naturel

On l’a vu, les causes sont multiples et méritent parfois un traitement médical, voire chirurgical (en cas d’endométriose). Mais pour celles comme moi, qui évitent les médicaments, le CBD est une très bonne alternative. Naturel, car issu de la plante de chanvre, il agit non seulement sur les douleurs, mais également sur l’inflammation et  aide à se détendre. On a donc toutes les raisons d’essayer !

Pour celles qui souffrent de douleurs liées à une infection ou au stress, je recommande les crèmes ou huiles en application locale qui ont une efficacité ciblée. Pour celles qui souffrent d’endométriose, de vaginisme ou de douleurs plus profondes, je conseille plutôt l’ingestion d’huiles full spectrum (concentrées à 20 ou 30%) en sub linguale pour une action plus globale. L’idéal dans tous les cas est d’utiliser un lubrifiant à base de CBD à chaque rapport. La marque américaine Foria a développé une gamme « intime » et « anti douleurs » qui proposent des huiles, crèmes, ovules, gel lubrifiants et sels de bains spécialement conçue pour nous.  On aurait tort de ne pas essayer !

Sexe et cannabis : 8 ganjas pour 8 positions.

/

Le sexe est une source de plaisir universelle. La consommation de cannabis, elle, réjouit à ce jour 160 millions de consommateurs réguliers sur le globe. Alors, sexe et ganja, un duo gagnant? Oui, mais à condition de bien s’y prendre. Afin de vous garantir grande banane et sourire aux lèvres, Zeweed a passé en revue huit variétés de cannabis à marier avec huit situations envisageables.

« En plus d’intensifier les rapports sexuels, le cannabis augmente leur fréquence ». Voici les encourageantes  conclusions d’une étude de la Stanford University of Medecine (Californie).
Betty Dodson, célèbre sexologue outre-Atlantique détaille les résultats de l’étude :« Lorsque l’on est sous l’effet de de la marijuana, nos ondes cérébrales ralentissent. Nous sommes beaucoup plus dans l’instant. Et quand on fait l’amour, l’idée est de ne pas penser, de sentir davantage son corps. Et ces dispositions sont favorisées par les effets de la marijuana.  Vos papilles gustatives et votre peau deviennent plus sensibles. Le sens olfactif est plus développé et vous détecterez inconsciemment les phéromones libérées par votre partenaire » analyse l’experte.
« À cela il faut aussi ajouter l’effet vasodilatateur du cannabis qui fournit au clitoris et au pénis un plus grand afflux sanguin, et donc des sensations de plaisir plus intenses » poursuit le docteur Dodson.

Des sensations qui varient évidemment selon la quantité de cannabinoïdes, leur répartition, et le type de terpènes, mais qui sont en revanche peu tributaires du contexte environnemental. « Quand on fait l’amour, on fait abstraction du milieu extérieur. Il n’y a donc que très peu d’interférences qui viennent perturber les effets des cannabinoïdes » conclu Dodson. En bref, quand on s’envoie en l’air avec son partenaire, on ressent plus précisément les effets de la ganja.  Et donc les variations entre variétés.  Quatre bonnes raisons alors, d’observer les huit commandements du stoner-lover.

Pour les ascensions en solo 

Avouons-le la masturbation, c’est génial, c’est simple et c’est sain, surtout quand on n’a pas le choix. Si, pour parvenir au nirvana fait main on se repose en général sur un auxiliaire genre YouPorn, rien ne pourra égaler la vision de scènes calées sur nos fantasmes et d’images défilant au gré de notre inspiration, les yeux fermés.
Ze Conseil : La Durban Poison, une sativa qui donne un bon et rapide coup de fouet à votre imagination-libido, sans vous laisser sur le carreau.

Pour les agité(e)s du buccal

À moins d’être frappé d’un perpétuel herpès labial ou de ne jamais sortir sans gag-ball coincé entre les mâchoires, il sera raisonnablement acquis que la bouche est un organe sexuel à part entière.  Capable de procurer autant de plaisir qu’une classique partie de zob à minou, de minou à minou ou de zob à zob. Las! L’effet secondaire le plus courant de la weed consiste à laisser le consommateur avec une bouche déshydratée, limite lyophilisée. Une sécheresse buccale qui freine sérieusement toute velléités de sexe oral… A moins d’avoir la bonne ganja, celle qui vous laissera l’eau à la bouche.
Ze conseil : La Super Sweet, une dominante indica particulièrement appréciée pour son absence d’effets secondaires anti-salivaire et son coté myorelaxant…

Pour les hommes trop enthousiastes 

Cette section concerne les hommes pressés et les femmes fâchées. Oui, nous parlons ici d’éjaculation précoce. Et soyons francs, après avoir affiché son dépit un certain nombre de fois, il y a de fortes chances que mademoiselle s’affiche au bras d’un autre,  qui saura faire durer le plaisir.
Ze conseil : la Strawberry Milkshake, un hybride fruité aux pouvoirs relaxants  aux vertus anxiolytiques et tranquillisantes. Le remède parfait pour les grands sentimentaux qui peinent à freiner leurs effusions de… sentiments.

Pour une soirée sweet love

Barry White en musique de fond, feu de cheminée et diner aux chandelles (les bougies, pas l’établissement), tout est réuni pour une sensuelle session de soft sexe. Votre moitié, lascive et pensive vous attend en petite tenue sur la peau de bête de votre chalet savoyard, ou sur le moquette  de votre studette. Problème : vous en êtes à votre huitième expresso et vous êtes tendus comme un string… Et il y a mieux que trois verres de calva et un Xanax pour retrouver une  coolitude appropriée aux circonstances.
Ze conseil : Bubblegum Kush, une indica vous rendra sensible à souhait, un véritable  MDMA cannabique.

Pour du sexe sportif

Vous avez enfin emballé Camille, objet de tous vos désirs. Mais Camille (prénom unisexe) a une réputation d’athlète des dessous de couette. Un décathlon du sport en chambre se profile donc.
Ze Conseil :  la Sour Diesel, une herbe à dominante Sativa qui fera de monsieur, un Rocco Siffredi sous stéroïde et de madame, une Julia Chanel sous amphét’’. Une ganja qui donne envie de sauter sur tout ce qui bouge, en gros. À ne pas utiliser seul si vous avez un animal de compagnie..

Pour le petit coup matinal

Le câlin du matin, rien de mieux pour bien commencer une journée. Mais si l’exercice est délicieux, l’addition joint + bisous peut se payer cher au bureau où vous aurez toutes chances de piquer du nez devant la photocopieuse.
Ze conseil : l’Harlequin. Une weed riche en CBD et faible en THC, qui vous mettra à l’abri du coup de bambou que peut procurer la ganja et qui surtout ne vous retournera pas la tête au point d’en oublier votre mot de passe sur le PC de votre open-space.

C’est bien quand ça mal: pour les plans bondage

Ce soir, c’est soirée menottes, cuir et piment sur les parties génitales. Si vous faites partie des gens qui se sentent bien quand ils ont mal, il y a, à part le psy, une solution pour tenir le coup.
Ze Conseil : ACDC, ou Redwood Kush, deux indicas qui sont connues pour leurs vertus analgésiques et anti-inflammatoires.

Une pipe et au lit

Ce soir, c’est soirée bouillotte-marmotte… mais vous n’avez pas, mais pas du tout envie de faire l’amour (sur la bouche). et manque de bol, votre moitié est chaud bouillante.
Ze conseil : Mieux que le coup du mal de tête, le joint à la White Russian. Cette herbe qui affiche un impressionnant taux de 35% de THC est surtout réputée pour son côté ultra sédatif. À ne pas fumer avec un expert : cette weed est aussi réputée pour très bien soigner… les migraines.

 

Interview dans un bordel de La Haye

//

En route pour Amsterdam, notre journaliste s’est intéressé aux bordels qui peuplent La Haye, une ville située sur la côte de la mer du Nord, dans la partie ouest des Pays-Bas.

La Haye est une ville aisée dans laquelle de nombreux diplomates vivent. C’est notamment ici que le tribunal international est implanté. Dans cette ville la Weed est bio, on voyage en tram et il y a tellement d’argent qui circule, qu’on peut avoir un gramme de Coke pour 30 euros. Depuis 2000, la prostitution est légale en Hollande un choix logique, car comme me le dit mon ami Scott, un canadien qui habite ici depuis 14 ans: “Les Hollandais sont les personnes les plus pragmatiques d’Europe”. Ils aiment l’argent, les pâtisseries fourrées et les règles établies. 

Alors que je suis en train de tirer sur un “Thaï stick” (un joint préroulé qui serait l’équivalent du cidre pour un alcoolique), je reçois un appel de notre éditeur canadien: “Mike, ce serait bien que tu visites un Bordel pour nos lecteurs”. Je fonce joint à la bouche et lunettes de soleil sur le nez dans le quartier rouge, bien que ce ne soit pas des bordels c’est la face la plus connue de la prostitution. Les vitrines peuplées de femmes baignant dans une lumière rouge sont intimidantes. Contrairement à Amsterdam ici la rue est calme, il n’y a ici aucun groupe touristes pour prendre des selfies. Les hommes qui passent baissent les yeux et vont calmement vers la femme de leur choix.

Après une journée de recherche sur internet, j’apprends que les bordels de La Haye sont tous très différents. Leur gamme de prix va de 80 euros à près de 300 pour la demi-heure. Je choisis le “Diane’s Secret” parce qu’il est opéré par des femmes.  Une part de moi espère que les filles seront mieux traitées que dans les vitrines du quartier rouge.vJ’arrive à l’adresse indiquée, on ne pourrait jamais deviner qu’il s’agit d’un bordel, c’est une élégante maison hollandaise recouverte de lierre. Je comprends que je suis à la bonne adresse, car deux hommes chauves (peut-être par excès de Testostérone) parlent en anglais de leur expérience:
 – Elle est vraiment chaude Alex
– Oui, mais elle suce quand même moins bien que Julia

Au balcon deux femmes fumant le cigare m’interpellent, j’explique que je cherche le Diane’s secret. Elles me font rentrer.

Une jolie brune en mini robe moulante me fait monter au premier étage. J’arrive dans un salon qui évoque le confort bourgeois haussmannien. La Mère maquerelle est derrière un bureau matelassé de cuir et de clous, elle est blonde et assez enrobée. Son assistante, qui s’est chargée de me faire rentrer, à la trentaine et je n’arrive pas à déterminer si elle porte ses lunettes afin de se rapprocher de l’image d’une secrétaire sexy ou par prescription. Sur le bureau de la patronne, il y a un panneau indiquant qu’elles acceptent les Visa et les Mastercard. Une fille remonte de sa passe et semble s’entretenir avec elle de son rendez-vous pour savoir si tout s’est bien passé (le bordel étant géré par des femmes c’est probablement elle-même une ancienne prostituée).

Sur la table basse en face de moi, il y a un bol de bonbons en forme de vagins et des cartes à jouer érotiques.
À droite, il y a un écran géant avec du porno Harcore. Que des pénétrations en gros plan. Bien qu’amateur de porno, c’est un peu trop concret à mon goût. Nous sommes trois hommes autour de la table, un mec qui semble sorti d’un clip de PNL (lunettes argentées comprises), un mec ostensiblement défoncé et moi.
La secrétaire vient prendre nos commandes, je prends un Fanta sans réfléchir ayant besoin de sucré après le joint de Skunk que j’ai fumé avant de rentrer. Je décide de m’adresser au mec High car clairement nous avons déjà quelque chose en commun:
– “Tu viens souvent dans ce genre d’endroits?” 
-”Dès que j’ai un peu de sous” me lâche-t-il avec un sourire. 

Le regard désapprobateur de la patronne me fait comprendre que ça n’est pas le moment de parler. C’est le moment de choisir.
Je prends un morceau de papier et je marque mon numéro whatsapp pour pouvoir parler avec mon stoner plus tard. Le mec avec les lunettes Aviator part avec une petite Asiatique qui fait la moitié de son gabarit. Un peu comme chez le coiffeur, il voulait absolument être avec sa préférée, quitte à ce qu’elle ai enchaînée deux passes.

La patronne claque dans ses mains et 3 jeunes filles arrivent.  La première est grande, aux larges seins et aux yeux bleus. La seconde une métisse avec des seins en poire et des yeux verts. La troisième une petite indienne aux traits marqués, mais au physique d’adolescente.

Je choisis Sandy, elle me dit bonjour d’une petite voix et d’un sourire timide. Je me reconnais dans sa gêne. D’après sa fiche sur le site, elle a 27 ans, mais elle est clairement trentenaire. Je paye 80 euros pour une trentaine de minutes, mais j’aurais droit à cinq minutes « pour me mettre à l’aise » vu que je suis un petit nouveau. Sur les murs, un papier peint floral couleur fuchsia répond à l’odeur de parfum bon marché et de lubrifiant. Elle me demande si c’est ma première fois je lui réponds que oui, mais que je travaille sur un scénario et que je ne suis pas là pour baiser. Son étonnement est palpable, elle m’explique qu’il est interdit de filmer et je lui demande si ça la dérange qu’on se contente de parler. Elle accepte, à condition que je ne dise rien à la patronne.

Sandy n’est pas son vrai nom bien entendu. Elle est en Hollande depuis 5 ans et se prostitue depuis 4. Le coût de la vie est très haut dans cette ville peuplée de diplomates.  Elle a tenté de trouver autre chose, mais n’ayant pas fait de hautes études seuls des boulots de caissière s’offraient à elle. « J’ai un enfant » m’avoue-t-elle après que je me sois inventé une famille en France pour la mettre à l’aise. C’est la raison principale pour laquelle elle est revenue au Diane’s secret après deux mois de recherche active d’emploi. La loi hollandaise est très claire : un étranger sans travail doit quitter le territoire après 3 mois.

Elle paye un loyer dans le bordel donc qu’importe si elle à 15 clients ou 2 à la fin du mois, la note tombe toujours. Elle précise cependant qu’elle est bien plus en sécurité qu’à l’époque ou elle travaillait dans une des vitrines d’Amsterdam. 

La plupart des prostituées là-bas on des Macs qui, commerce légal ou pas, ne sont pas des enfants de chœur. Elle me raconte le déferlement d’une armée de Turcs défoncés au hash qui frappent aux portes vitrées du quartier rouge après une nuit à fumer .J’entends une pointe de frayeur dans la voix de Sandy quand elle évoque la scène.  Il y a une petite cour intérieure. Je sors un joint pré roulé et m’apprête à le fumer en continuant la conversation. Elle me dit à voix basse “Si tu veux qu’on parle évite de laisser la porte ouverte”. Sandy semble bien trop douce pour ce milieu, et j’ai du mal à garder ma contenance quand régulièrement elle me demande « si je ne veux pas m’y mettre malgré tout ».

Sandy ne fume pas, mais elle prend des capsules de CBD pour « se détendre ».  Elle n’a rien contre le cannabis, mais je comprends à demi-mot qu’elle a besoin de rester clean pour « jouer son rôle ». En bref, qu’elle ne peut pas simuler si elle n’est pas sobre. Il reste 5 minutes. Je lui demande enfin si elle a beaucoup d’hommes mariés elle sourit et me dit « l’adultère est bien moins affiché qu’en France la norme est donc de retirer son alliance « .

Je termine en lui demandant si elle a souvent des Stoners parmi ses clients, le visage de Sandy s’éclaire un tout petit peu : « ce sont souvent des clients plus gentils ». Mon temps est passé, je remonte dans le bureau de la patronne pour demander une facture avant de partir. Je retrouve le Stoner au Cremers. Le seul bar de la Haye dans lequel il est autorisé de fumer et je lui demande si c’est courant pour lui d’aller au bordel. Il tire une énorme taffe d’un joint de Jack Herrer pur avant de me le passer et me lâche : « toutes les semaines, j’ai ma préférée. J’ai même le droit à un COF avec elle ». Je lui demande ce que cela veut dire et il me le traduit : « Cum On Face » Ainsi donc, le Graal serait l’éjaculation faciale.

Pour lui c’est une évidence, il enchaîne le travail et ses journées au Coffeeshop à fumer. Il n’a pas eu de copines depuis 5 ans. Je repense à ce que m’avait dit mon ami Scott : « Ce n’est qu’une transaction. »

Sus à la débandade avec le CBD!

//

Dans un monde aussi flippant que flippé, de plus en plus de couples ont mis leur bien-être sexuel entre parenthèse, la faute au stress. Le CBD, lui, se pose comme le relaxant naturel du siècle. Le cannabis mettra-t-il fin à la crise (de fesse) ?

C’est la débandade chez les homme ! tout de moins est-ce la conclusion d’une étude Louis Harris portant sur ce sexe que l’on dit fort. Nous autres mâles y apprenons, la queue entre les jambes, que deux hommes sur cinq seraient concernés par des dysfonctionnements érectiles. Mené auprès de 1 000 questionnés de 25 à 40 ans, le sondage précise que  39 % des interrogés  ont connu un rude coup de mou.
Face à des chiffres qui appellent à la plus grande fermeté, plusieurs solutions, dont le cannabidiol (CBD).
Explications : l’anxiété est, dans les pays développés, la principale cause de dysfonctionnement érectile. Une angoisse de la performance qui s’invite entre les draps au point de devenir la première raison de non-bandaison, avant âge et maladie. Heureux hasard, le CBD et le THCn  aussi connus pour être désormais plus célèbre que le Christ (voir notre article) , ont des vertus relaxantes et apaisantes prouvées .

Bon pour les lève-tard

Si la molécule n’est pas la seule à pouvoir se targuer de telles propriétés, elle est la seule sans effet secondaire contre-productif comme l’alcool ou les anxiolytiques qui vous plongeront tout droit dans les bras… de Morphée. Et surtout, contrairement aux deux décontractants précités, le chanvre n’est pas addictif. Quant au Viagra, son prix prohibitif et ses effets indésirables fréquents (maux de tête, vertiges, troubles digestifs, accidents cardio-vasculaires) en auront refroidi plus d’un.
Pas d’accoutumance, pas de dose à ne pas dépasser, cliniquement prouvé pour être un redresseur de tords, inviter les cannabidiol entre vos draps peut être une bonne idée pour renouer avec les soirées coquines.

Bon pour les couche-tôt

Fermement efficace pour ceux qui n’arrivent pas à se lever à l’heure, le cannabis est aussi une bonne idée pour les couche-tôt: nous parlons ici d’éjaculation précoce.
Une étude commandée par GW auprès de 5398  Américains dévoile que les participants prenants du CBD avaient un rapport qui duraient  31 % plus longtemps que d’accoutumer, et que 33 % des femmes atteignaient l’orgasme plus rapidement. Une assez bonne nouvelle en termes de synchronisation pour les grands sentimentaux qui peinent à freiner leurs effusions de joie.
Une propriété « retardateur » du CBD  qui fut découverte par surprise,  nous explique le New England journal of Medicine, alors qu’un groupe de scientifiques menait une étude visant à confirmer les vertus antiépileptiques de l’alcaloïde miracle. Des propriétés antispasmodiques et myorelaxantes qui, à l’instar des antiépileptiques chimiques, sont une très bonne parade aux élans trop vites emballés.

Y’a pas de mal.

En 2015, le  Pr Debby Herbenick et ses collègues de l’université de l’Indiana et du Texas se sont penchés sur le douloureux problème des rapports qui font mal.
Commandée en 205 par le National Institut of Health Américain et menée auprès de  1700 personnes, l’étude fait état d’une vraie gène puisque l’on y apprend que plus d’une femme sur quatre (27,6 %) a eu des rapports douloureux et que 16% en ont toujours. Non sans stoïcisme puisque la moitié des femmes ne signalent pas à leur partenaire qu’elles ont eu mal en faisant du bien.

En Amérique du Nord, deux femmes sur trois ont déjà utilisé un lubrifiant lors de rapports, avant tout «pour le plaisir» pour les moins de 40 ans.
D’ailleurs 85 % des femmes estiment que les lubrifiants rendent le sexe plus agréable, 69 % qu’ils augmentent l’excitation et 56 % qu’ils facilitent l’orgasme. La situation est à peu près la même pour les hommes, sauf peut-être pour les moins de 25 ans qui ne sont qu’un sur deux à en utiliser.

Une consommation de lub’ qui a explosé avec l’arrivée des gels au CBD, tant les résultats sont efficaces. Médicalement, le CBD favorise et améliore la circulation sanguine et stimule la lubrification naturelle, appui une série de tests menés par le Journal of Experimental Medicine en 2012. Son côté anti-inflammatoire et analgésique est aussi apprécié en cas de fougueux ébats. De quoi redonner envie de se faire plaisir toute la nuit.
Est-ce l’une des raisons du succès du CBD chez les seniors suisses?

Booster d’orgasme ?

L’étude du New England Journal of Medecine fait aussi part d’une autre donnée invitant les hommes à la plus grande humilité: sur 2699 femmes sondées,  seules 29 % atteindraient l’orgasme (durant un rapport à deux).
Une statistique qui n’a heureusement rien de définitif puisque le même groupe de chercheur nous informe qu’après avoir consommé de la ganja, 76 % des femmes estimaient avoir eu un orgasme plus intense.

En 1974, l’Organisation mondiale de la Santé inscrivait ceci  dans sa charte « L’individu possède des droits fondamentaux, dont le droit à la santé sexuelle et au plaisir, et le pouvoir de contrôler son activité sexuelle et reproductrice en fonction d’une éthique sociale personnelle ».
Le cannabis se pose aujourd’hui comme l’un des plus remarquables alliés de notre épanouissement sexuel ainsi qu’un remarquable aphrodisiaque naturel.
Il n’appartient désormais  plus qu’aux gouvernements encore récalcitrants de légaliser le plaisir.

 

Sexe et weed: le guide

//

Une partie de jambes en l’air à la ganja, c’est un peu comme un plan à trois: si on s’y prend bien, ça vaut sérieusement le coup. Petit guide personnel du bien-être sexuel et cannabique.

Timide, timoré, coquin, complexé, frivole ou fleur bleue, nous partageons tous une même envie: celle de bien s’éclater (à deux) entre les draps.
Las ! rallier le 7ème ciel en planant n’est pas toujours aussi facile qu’il n’y paraît: à double plaisir, double challenge…
De la parano inhibante à la débandade fatiguée, nombreux sont les obstacles qu’il conviendra de surmonter tel un bel étalon, avant de pouvoir se reposer heureux et satisfaits (à deux) sur l’oreiller.
Avertissement: je ne suis ni sexologue ni médecin. Juste un dude qui aime la weed autant que le sexe, et qui a appris à profiter des deux à la force du poignet.

Connaissez votre corps

La ganja est une plante magique et mystérieuse dont les effets varient d’une personne à l’autre. Au fur et à mesure de mes expériences, que se soit en fumant, en vapant ou des avalant un space-cake, j’ai appris que la règle d’or pour prendre son pied sans perdre les pédales est de bien connaître son corps (puis celui de votre partenaire). Pour certains, la weed aide à soulager stress et anxiété. Je suis tout le contraire; si je suis particulièrement tendu ou nerveux, la défonce ne fera qu’amplifier ces sentiments. Si je suis dans un bon état d’esprit, l’herbe aura sur moi un effet positif : je suis de bonne humeur calme, j’ai confiance en   moi. Par conséquent, je sais que si je fume alors que je suis mal, ça ne fera qu’amplifier mon état et ma misère. Inversement, je sais aussi que quand je suis bien , la weed me mettra en en phase avec moi-même et mon partenaire, intensifiera mes sensations, mon orgasme : le vrai grand pied, quoi. Si vous voulez consommer sans devenir un coup fumeux, il est essentiel de comprendre comment la weed affectera votre corps.

Connaissez votre partenaire

Il faut 2 personnes (ou plus) pour avoir des relations sexuelles. Et s’il est crucial de connaître son corps, il est tout aussi important de connaître celui de votre voisin le plus proche du moment. Pour certains, l’herbe est un excellent désinhibiteur, une aide à la baisse de garde. Pour d’autres, cela pourrait augmenter ces inhibitions lorsqu’ils sont avec quelqu’un de nouveau et intensifier la façon dont ils se connectent avec quelqu’un qu’ils connaissent. La communication est vraiment la clé ici (comme à chaque fois que vous vous lancerez dans un calin, herbe ou pas).

Connaissez votre weed

Les variétés de ganja sont aussi nombreuses que leurs effets. Et si vous vivez dans une région où elle est toujours illégale, vous n’aurez pas trop le monopole du choix. Par conséquent, chaque fois que vous prévoyez de planer et d’avoir une partie de jambes en l’air, assurez-vous de savoir quel genre d’herbe vous vous apprêtez à consommer avant de vous « mettre au lit ». Littéralement.
En général, j’aime les variétés de cannabis équilibrées qui ne sont ni trop cérébrales ni trop physiques; les hybrides type Girl Scout Cookies ou Gelato. Un high cérébral super intense genre pure sativa peut rendre parano et coincé, tandis qu’une weed type indica aux effets très corporelles sera plus susceptible d’endormir que d’endurcir.
Si vous avez la chance de vivre dans une région où le cannabis est vendu légalement, demandez conseil à votre budtender. Lui demander ce qu’il utiliserait dans votre cas, un bon moyen pour trouver une variété qui produit les effets recherchés. Si l’herbe est toujours illégale là où vous vivez, essayez toujours une nouvelle souche seule avant d’essayer de la coupler avec le sexe.

Connaissez votre dose (et respectez-là)

Je suis, et malgré des années de pratique, un mec des plus économique qui soit en matière de ganja : deux tafes me sont suffisantes pour me sentir détendu (pas trop), concentré et… chaud.

Il n’y a pas que la fumette

La façon dont nous utilisons et apprécions le cannabis a radicalement changé en quelques années, et le fumer est loin d’être la seule option possible. «Votre cannabis n’a pas non plus besoin d’ être ultra- psychoactif», explique Ashley Manta, éducatrice sexuelle et «cannasexuelle», dans une interview accordée à VICE. « Le THC est un vasodilatateur, ce qui signifie qu’il apporte plus de flux sanguin dans la région », poursuit-elle. Les lubrifiants au THC sont un super coup de pouce pour les hommes et les femmes, un excellent stimulant, un truc magique pour augmenter la sensation physique et la lubrification naturelle. Deux parts de space-cake ou un funky-cookie partagé sont un bon moyen de profiter des vertus de la belle plante sous la couette. Si la montée met plus de temps et est plus lente, le plaisir lui n’en est que plus long et multiplié. Assurément mes meilleurs moments.
Bonne nuit blanche!

Rencontre avec une cannasexuelle.

///

Cannasexuel(le) : Se dit d’une personne qui consomme systématiquement de la weed avant d’avoir un rapport intime.

Melody a 27 ans, pour elle le Cannabis c’est assez nouveau. Sa première expérience c’est en 2017 à Rotterdam avec un Space Cake “ C’était hyper fort, hyper violent. Un mix de l’exorciste et de shining.” Un an plus tard, en compagnie de son copain de l’époque, elle retente l’expérience avec un joint de weed pur. Depuis, il l’a quittée, mais “la weed est restée”. Elle fume aux alentours d’un gramme par jour et fait des pauses de temps à autre: “Je ne cherche plus d’excuses, je suis une stoner”.

Libido décuplée

Le Cannabis a complètement changé sa manière d’envisager le sexe, l’ouvrant à tout un volet jusque là ignoré de sa sensualité: “Je peux aller plus loin et ressentir plus ce qui est parfait”. Melody s’est longtemps sentie enfermée dans sa sexualité, bloquée par l’influence de ses proches et par la pression sociétale  “C’est une vraie liberté. Il n’y a pas cette honte et ce dégoût de soi post-sexe.”
Le Cannabis décuple sa libido et lui permet de vivre chaque expérience dans l’instant en  se laissant aller. Une soupape indispensable qui lui évite d’être coincé par le poids de sa propre psyché et surtout, de mieux s’accepter et de mieux accepter le regard de l’autre. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il existe de nombreuses huiles de massages au Cannabis et des variétés de weed spécialement dédiées au sexe.

Libération du corps

Melody a longtemps souffert du poids de son hypersensibilité. Elle parle de sa consommation comme d’une “protection” qui lui permet d’être plus détachée émotionnellement.  Une sensibilité qui s’est longtemps traduite par des douleurs chroniques aussi bien physique que psychique. Elle n’a jamais très bien su si elles étaient somatiques, mais elle apprend à vivre avec depuis qu’elle fume. Elle sent parfois une certaine gêne, de l’ordre de la tendinite, mais l’expérience est bien moins pénible:  “Disons que ça laisse la douleur physique, mais te retire la douleur psychique, et ça, c’est le mieux.

Il faut savoir que le Cannabis est actuellement en train d’être reconnu par une bonne partie de la communauté scientifique comme étant le traitement le plus efficace pour le traitement des troubles post-traumatiques et hypersensibles. Son seul regret? Une expérience pas très amusante de Camgirl (terme qui désigne les filles qui font des spectacles à caractère érotique pour des internautes). Elle a rapidement arrêté, trouvant que ça n’était “ni hyper glamour, ni hyper positif” de poser pour d’hommes se pensant des dieux du sexe, mais qui étaient en réalité assez lourdingue. Elle s’est sentie négligée et s’est retirée “comme un nom sur une liste”.

Quête de sens et de sensation

Melody m’explique qu’elle est plutôt dans une quête de contact, de connexion que de coups d’un soir.
La dernière fois qu’elle en a eu un justement c’était en deux temps: “Le soir même c’était ouf, on était complètement high et déchaînés.” Le lendemain en revanche c’était un autre registre bien plus gênant et bien plus sobre: “On savait plus où se mettre, on a quand même essayé de recommencer, mais j’avais mal dans les positions profondes” Elle soupire et lâche finalement “c’était beaucoup moins fun…”.

Melody confie qu’elle cherche plutôt des plans émotionnels avec des gens qui la rassure. Une recherche de sécurité et de confort qui joue aussi dans le choix de ses partenaires qui sont bien souvent des fumeurs comme elle. “Je préfère les consommateurs aux gens neutres” conclue-t-elle “ne serait-ce que pour aller au musée high ensemble, c’est merveilleux”.

Vice a enquêté sur le sujet, leur reportage (interdit aux moins de 18 ans) est disponible en deux clics à partir de ce lien

 

Le cannabis thérapeutique à la rescousse des libidos en berne

///

Selon une étude conjointe de l’Université du Connecticut et de Géorgie publié en décembre dernier dans le Journal of Health Economics, les patients consommant du cannabis thérapeutique auraient plus de relations intimes.

Parmi les avantages liés à la légalisation du cannabis,  l’une d’entre eux serait de donner un coup de boost aux relations charnelles et au taux de natalité.
Des chercheurs américains à l’origine d’une étude « visant à observer les changements de comportement des patients bénéficiant d’un traitement au cannabis thérapeutique »,  affirment que les patients en question ont « une augmentation de l’activité sexuelle ».
Pour en arriver à cette conclusion, les scientifiques ont interrogé des jeunes sur une période de 14 ans, entre 1997 et 2011, en leur posant ouvertement des questions sur leurs usages de consommation de cannabis ainsi que sur leurs habitudes sexuelles au cours du mois passé. Dans un contexte qui suit la légalisation du cannabis médical, l’étude relève une augmentation de 4,3% de la « probabilité d’avoir des relations sexuelles une ou plusieurs fois au cours du mois dernier ».  On note également « une augmentation des relations sexuelles commençant directement après le changement de loi ».

Légalisation et hausse du taux de natalité

Elle s’accompagne d’ailleurs d’une baisse de l’utilisation de contraceptifs et, de fait, d’une augmentation de 2% des naissances. On parle de 684 naissances en plus par trimestre. Pour les chercheurs ces résultats sont éloquents et « prouvent que la consommation de cannabis a un effet considérable, involontaire et positif sur les taux de natalité ».

Ils expliquent que les effets du cannabis « peuvent modifier les attitudes envers les risques sexuels en rendant les utilisateurs moins préoccupés par les conséquences des rapports sexuels, entraînant une diminution de l’utilisation des contraceptifs ».

Alors que l’étude met également en lumière des effets physiologiques qui peuvent être responsables d’une baisse de la fertilité, ces comportements insouciants envers les risques expliquent pourquoi la natalité est finalement en hausse. Pour conclure, l’étude explique que « les deux mécanismes suggèrent que les réponses comportementales peuvent être dues à une attention accrue aux effets hédoniques immédiats du contact sexuel, à une volonté accrue de s’engager dans des relations sexuelles, ainsi qu’à une insouciance des conséquences potentielles d’un rapport sexuel ».
Une découverte qui donne un autre sens au coach lock.

 

Chocolat et Ganja: le divin duo

//

Pour bien aborder ce weekend de Pacques, il est une splendeur sucrée que l’on ne saurait bouder : le chocolat. Un plaisir qui a le bon goût se marier impeccablement avec une autre merveille de la nature, le cannabis.

Tels Laurel et Hardy, Thelma et Louise ou Chandler et Joey, le chocolat et le Cannabis sont étonnements complémentaires.  Un duo de choc qui fonctionne déjà à un niveau simplement gustatif comme le prouve le légendaire Space Brownie.
Si votre plante préférée à la fâcheuse manie d’avoir un goût amer quand elle est cuisinée (que ce soit en beurre de Marrakech ou sous forme de teinture), le chocolat qui contient lui aussi une certaine amertume permet de “gommer” l’amertume tout en sublimant ses caractéristiques herbeuses. Un principe similaire à celui de la Zubrowska, la vodka contenant de l’herbe de bison.
Mais ce n’est pas tout puisqu’on retrouve une complémentarité à un niveau moléculaire.
Une étude publiée en 1996 par le NCBI (le centre national pour la biotechnologie américain) révèle que le chocolat contient des cannabinoïdes présents dans le cerveau humain, les neurorécepteurs responsables des effets du Cannabis sur notre corps.

Avec près de 113 cannabinoïdes présents dans le chanvre (dont les plus connus sont le THC et le CBD), notre corps fait appel à un kit pour décomposer tous les effets actifs de la plante appelés système endocannabinoïde, ce qui implique qu’ils sont produits par le corps humain.
Parmi ses endocannabinoïde on retrouve l’anandamide, un acide gras organique qu’on qualifie de Lipide et qui est surnommé “la molécule du bonheur” pour ses effets euphoriques.

Chocolat et Ganja: des alcaloïdes communs.

Le chocolat peut donc booster les effets du Cannabis parce que le THC et l’anandamide ont des structures chimiques très similaires et plus surprenantes, ils agissent sur les mêmes neurorécepteurs du système endocannabinoïde.
En français, manger du chocolat en fumant de l’herbe vous permet de vous sentir encore mieux que si vous aviez séparé les deux activités puisque les deux présentes des bénéfices anti anxiolytiques et antidépresseurs.  Niveau cuisine c’est aussi idéal puisque le THC est soluble dans les graisses et que le chocolat en contient un grand nombre au naturel.

On vous conseille d’autant plus fortement d’envisager des recettes gourmandes si vous avez la chance d’être enfermé(e) avec votre partenaire puisque le chocolat et le cannabis sont des aphrodisiaques puissants, mais surtout complémentaires.
Faire l’amour produit naturellement de l’ocytocine “l’hormone du plaisir” qui est responsable de la libération de… l’anandamide par le cerveau.
Cannabis, Cul et Chocolat… What else ?

Pilule et joint: un dangereux mélange.

//

Et si votre vie sexuelle ou celle de votre partenaire était dangereuse pour la santé? Depuis quelques semaines, les autorités Canadiennes et Américaines alertent leur concitoyens sur les risques liés à l’association de la pilule contraceptive et du cannabis.
Zeweed fait le point.

En 1956, l’américain Gregory Pincus mettait au point la pilule contraceptive.
Élément important de la révolution sexuelle, elle est adoptée en 1967 en France (sous l’impulsion de Simone Veil) puis en 1969 au Canada.
65 ans plus tard et en dépit de toutes les avancées faites en la matière, la pilule anti-bébé non désirés n’est toujours pas appropriée pour toutes les femmes, ni tous les rapports.

La raison ? Pléthore d’effets secondaires non négligeables.
Les plus fréquents sont bénins bien que gênants: acné, sécheresses vaginales, saignements.
A ces inconvénients, il convient d’ajouter un problème de taille: le risque d’accidents cardio-vasculaires.
Un danger statistiquement très faible, mais qui est accru chez les fumeuses régulières de weed.

Risques d’AVC et infarctus

Chez ces dernières, le risque de thromboses (caillot de sang qui bouche les veines), d’infarctus ou d’AVC (Accident Vasculaire Cérébral) est fortement augmenté.
Début de solution : des pilules microdosées beaucoup moins concentrées, mais qui n’éliminent pas complètement la possibilité d’une fâcheuse réaction. 
C’est dans la combustion que se situe le danger : fumer un joint augmente la pression arterielle et le rythme cardiaque, en particulier si il est associé au tabac,  facteur aggravant majeur.
Mieux vaut donc vapoter ou consommer sous forme de Space Cakes votre weed pour limiter les risques

De plus, et même si sur ce point les études en sont encore à leurs balbutiements, il a été suggéré par Shawna Zylenko (une infirmière spécialisée dans le Cannabis) que l’usage fréquent de CBD pourrait limiter l’efficacité de la pilule.
Les conclusions de Shawna se basent sur une étude de 2011 que vous pouvez retrouver ici et partent du postulat que le cannabis entrave un enzyme qui est vital dans le traitement de l’estrogène par l’organisme : le CP450.
Le Dr Jordan Tishler, président de InhaleMD (un site spécialisé dans les traitements médicaux ou paramédicaux à base de Cannabis) souligne à cet effet que le CBD stimule les niveaux de progestérone, une hormone féminine qui est la clef de certains traitements contraceptifs. Le docteur recommande à ses patientes d’avoir recours à des alternatives contraceptives tant que possible..

Messieurs,  si vous aimez partager des joints avec votre dulcinée sans avoir envi de procréer, le préservatif est votre ami !
Et après toutes ces années de sacrifices de la part du beau sexe, il est aussi temps que les hommes fassent un petit effort…