Santé

Pilule contraceptive et joint: un dangereux mélange.

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Et si votre vie sexuelle ou celle de votre partenaire était dangereuse pour la santé? Depuis quelques semaines, les autorités Canadiennes et Américaines alertent leur concitoyens sur les risques liés à l’association de la pilule contraceptive et du cannabis.
Zeweed fait le point.

En 1956, l’américain Gregory Pincus mettait au point la pilule contraceptive.
Élément important de la révolution sexuelle, elle est adoptée en 1967 en France (sous l’impulsion de Simone Veil) puis en 1969 au Canada.
65 ans plus tard et en dépit de toutes les avancées faites en la matière, la pilule anti-bébé non désirés n’est toujours pas appropriée pour toutes les femmes, ni tous les rapports.

La raison ? Pléthore d’effets secondaires non négligeables.
Les plus fréquents sont bénins bien que gênants: acné, sécheresses vaginales, saignements.
A ces inconvénients, il convient d’ajouter un problème de taille: le risque d’accidents cardio-vasculaires.
Un danger statistiquement très faible, mais qui est accru chez les fumeuses régulières de weed.

Risques d’AVC et infarctus

Chez ces dernières, le risque de thromboses (caillot de sang qui bouche les veines), d’infarctus ou d’AVC (Accident Vasculaire Cérébral) est fortement augmenté.
Début de solution : des pilules microdosées beaucoup moins concentrées, mais qui n’éliminent pas complètement la possibilité d’une fâcheuse réaction. 
C’est dans la combustion que se situe le danger : fumer un joint augmente la pression arterielle et le rythme cardiaque, en particulier si il est associé au tabac,  facteur aggravant majeur.
Mieux vaut donc vapoter ou consommer sous forme de Space Cakes votre weed pour limiter les risques

De plus, et même si sur ce point les études en sont encore à leurs balbutiements, il a été suggéré par Shawna Zylenko (une infirmière spécialisée dans le Cannabis) que l’usage fréquent de CBD pourrait limiter l’efficacité de la pilule.
Les conclusions de Shawna se basent sur une étude de 2011 que vous pouvez retrouver ici et partent du postulat que le cannabis entrave un enzyme qui est vital dans le traitement de l’estrogène par l’organisme : le CP450.
Le Dr Jordan Tishler, président de InhaleMD (un site spécialisé dans les traitements médicaux ou paramédicaux à base de Cannabis) souligne à cet effet que le CBD stimule les niveaux de progestérone, une hormone féminine qui est la clef de certains traitements contraceptifs. Le docteur recommande à ses patientes d’avoir recours à des alternatives contraceptives tant que possible..

Messieurs,  si vous aimez partager des joints avec votre dulcinée sans avoir envi de procréer, le préservatif est votre ami !
Et après toutes ces années de sacrifices de la part du beau sexe, il est aussi temps que les hommes fassent un petit effort…

Nepeta Cataria : À la découverte de la Ganja des chats.

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Saviez-vous qu’il existe une plante aux vertus psychoactives qui fait planer les chats? Une herbe qui rend gaga tous les félins qui s’y frottent ? Nous parlons ici de Nepeta Cataria AKA Cataire AKA Herbe aux Chats, une création des plus naturelle, non addictive et sans danger pour la santé de nos ronronnant amis. Mais qui leur procure de sacrés trips.

Elle s’appelle la cataire ou Nepeta Cataria, et, si elle est maintenant cultivée partout dans le monde pour le bonheur des matous, est originaire d’Europe. Ce sont les feuilles et les tiges de ce végétal qui s’apparentent à la menthe, tant visuellement que dans sa classification, qui contiennent de la népétalactone, un composé terpénique  qui va  allumer le cerveau de minet comme un sapin de Noël sur Rockefeller Plaza.
Au-delà de dégager une odeur à défroquer un chat-moine, la népétalactone est tout aussi efficace sur lions, lynx, panthères et tigres, provoquant généralement une vive excitation sexuelle chez les raminagrobis de toutes tailles. La parade des chats en contact avec la cataire est d’ailleurs assez similaire à celui qu’ils adoptent en période de reproduction.

Hallucinogène comparable au LSD

L’effet de la népétalactone dure une dizaine de minutes avant que n’apparaisse une phase dite  « réfractaire » d’environ 1h30 pendant laquelle le chat n’est plus sensible au produit.
Exactement sur le même principe de tolérance active observée chez l’homme avec la psilocybine… la substance hallucinogène que l’on trouve dans les champignons magiques mexicains.
Une similitude qui s’explique par la composition moléculaire de la népétalactone qui, selon chercheurs et observateurs aguerris, est comparable à celle du LSD ou de la marijuana !
La différence avec la weed ou d’autres substances hallucinogène consommés par les hommes est qu’au lieu d’absorber la substance, les chats …la sniff ! Ou plutôt la respire, par le biais d’un canal sensoriel appelé organe de Jacobson. Cet organe vomeronasal est considéré comme un sixième sens des félins, entre l’olfactif et le gustatif.

Cataire et sixième sens du chat

C’est en humant les terpènes du catnip (autre nom de la cataire)  la gueule ouverte, que minet absorbera les informations chimiques de la plante via son organe vomeronasal, pour immédiatement en savourer tous les effets.
Après,  il n’est pas rare de les voir lécher les feuilles ou se frotter la tête sur la plante, se rouler dessus ou la tenir entre leurs pattes un peu comme ils le feraient avec une proie. (en bref, ils partent gentiment en vrillette, et ça a l’air très agréable pour eux).

Il est à  noter qu’environ 30% des chats sont insensibles au catnip, de même que les jeunes minets ou les matous très âgés. Cette sensibilité semble par ailleurs être héréditaire.
Précisons de nouveau qu’à l’instar de l’Herbe des hommes, la cataire n’est ni toxique ni nocive pour les chats et n’entraîne aucune accoutumance. Il est cependant recommandé de ne l’utiliser qu’occasionnellement pour qu’elle conserve tout son potentiel sur le chat (une fois par semaine par exemple). Une utilisation trop fréquente atténuera les effets de la weed à félin sur votre miaou de compagnie. Comme pour les hommes, le plaisir est dans la mesure.

Si vous voulez trouver des graines de ganja à chats, c’est ici

 

Bill Clinton voit dans le CBD une possible sortie de la crise des opioïdes qui frappe les Etats-Unis

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Une récente étude sur l’efficacité du CBD en tant qu’analgésique vient d’être saluée par l’ancien président Bill Clinton qui voit en ces résultats « une piste très prometteuse » pour sortir les Etats-Unis de la crise sanitaire liée à l’abus d’opioïdes. En 20 ans, cette dernière a couté la vie a plus d’un million d’américains.

L’essai clinique, mené par des chercheurs du NYU Langone Health (Etat de New York) et du Baptist Health of Jacksonville  (Etat de Floride), a démontré qu’un comprimé de cannabidiol (CBD)  absorbé par voie orale « gérait en toute sécurité la douleur après une chirurgie mini-invasive et ne produisait aucun effets secondaires« .

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont suivi durant deux semaines  99 volontaires de plus de 18 et moins de 75 ans. Un premier groupe recevant un placebo et l’autre du CBD absorbé par voie orale. Les deux groupes recevaient une faible dose de Percocet  de façon décroissante afin de les sevrer des opiacés en faveur du CBD. Les 99 patients devaient  prendre le placebo ou le CBD 3 fois par jour pendant 14 jours après une intervention chirurgicale.

Le CBD aussi efficace que les opiacés à faible dose.

Le premier jour suivant la chirurgie, les patients recevant du CBD ont ressenti en moyenne 23% de douleur en moins par rapport aux patients recevant le placebo. Soulignant ainsi que chez les patients souffrant de douleur modérée, le CBD a un effet significatif.

Une seconde  analyse a également démontré que les patients recevant 50 mg de CBD faisaient état d’une douleur moindre par rapport aux patients recevant un placebo. Aucun effet secondaire majeur n’a été signalé chez les patients recevant du CBD.
Les résultats de l’étude ont été présentés en mars lors de la réunion annuelle 2022 de l’American Academy of Orthopaedic Surgeons (AAOS) à Chicago.

Lundi 11 juillet,  l’entreprise à l’origine de l’étude TR Processing déclarait dans un communiqué de presse que Bill Clinton « avait suivi  l’étude par le biais de la Fondation Clinton ».

100.000 américains morts de surdose d’opioïdes en 2021

L’ancien locataire de la Maison Blanche voit en ces résultats un prometteuse façon de réduire la dépendance aux opioïdes.
Alors que ces mêmes opiacés font de plus en plus de victimes TR Processing (citant des données des Centers for Disease Control and Prevention) soulignait dans le même esprit que « plus de 100 000 Américains sont morts de surdoses de drogue en 2021 et qu’un million de vies ont été perdues à cause de surdoses au cours des deux dernières décennies« .

Au-delà du tragic bilan humain, cette crise des opiacés (opioid crisis) coûte aux États-Unis plus de 1 000 milliards de dollars par an. La légalisation du CBD au niveau fédéral en 2018 pourrait bien permettre au pays de sortir de la plus grande crise sanitaire qu’il ait connu avec celle du Covid-19.

4 conseils pour sauver sa peau au Soleil.

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Quel que soit votre âge,  carnation et type de peau, il est important de ne pas négliger l’impact des rayons UVA et UVB sur notre doux derme. Pour éviter déshydratation et coups de Soleil, quelques gestes simples et sains suffisent.

Si l’hiver a protégé notre doux derme à coup de couches de vêtements superposés, les températures estivales nous incitent à nous découvrir et à exposer notre peau au soleil. Cet astre délicieux nous délivre la précieuse vitamine D et nous permet de produire plus d’endorphines et de mélanine: une vraie recette du bonheur ! Toutefois,  l’exposition prolongée peut-être très nocive  pour le corps. En effet, les radicaux libres libérés par les UV endommagent le collagène et l’élastine qui sont responsables du vieillissement prématuré de la peau, de tâches brunes, voire de certains cancers.
Il est donc indispensable de la préserver et d’adopter de bonnes habitudes pour pouvoir profiter des bénéfices du soleil sans en payer le prix fort. Plus on avance en âge, plus notre capital soleil diminue, on est donc plus sujets aux coups de soleil et à la sécheresse de la peau. Je vous livre ici mes secrets pour en optimiser l’hydratation et amorcer un bronzage sans rougeurs ni tiraillement.

Conseil N° 1 : buvez beaucoup d’eau! Eh oui, on a tendance à l’oublier mais l’hydratation passe d’abord par les voies internes: vous aurez donc beau vous badigeonner de crème, si vous ne buvez pas assez d’eau, votre peau sera toujours sèche, voire déshydratée dans certains cas. Buvez donc au moins 1,5 litres d’eau par jour.

Conseil N° 2 : mettez de la couleur dans vos assiettes et misez sur les aliments qui vous aideront à synthétiser la mélanine, autrement dit à boster le bronzage de votre peau et à ralentir la production de radicaux libres. Favorisez toujours les fruits et légumes de saison en fonction de la région où vous vivez. Ces derniers sont remplis de principes actifs que je vous détaille ici:

  • Les flavonoïdes : on les trouves dans les baies (myrtilles, framboises, mûres…) le café, le thé vert, les agrumes, jus de raisin et le cacao.
  • Les acides aminés : sont présents dans les œufs, avocat, bananes, germe de blé, soja, graines de courge, de tournesol, amandes, noix de cajou, pois chiche et dans quelques aromates comme la ciboulette, la menthe verte, le persil ou la coriandre.
  • Luthéine, Zéaxanthyne et Lycopène : derrière ces noms savants ce cachent en réalité des fruits et légumes savoureux que l’on trouve facilement à cette période : les carottes, les poivrons rouges et jaunes, les tomates, les mangues, les agrumes, les légumes à feuilles vertes. (choux verts, épinards, brocolis) et les fruits d’été comme les abricots, les nectarines, la pastèque ou le melon.
  • Le Bétacarotène ou la provitamine A sont présents bien sûr dans la carotte mais aussi dans les patates douces ou les légumes à feuilles vertes.

Conseil N°3 : lorsque le soleil est au rendez-vous, appliquez une crème solaire indice 30 ou 50 le matin après votre douche sur le visage et/ou le corps pour être prêt.e à affronter les UV les plus sournois. Un déjeuner en terrasse ou une promenade exposent votre visage tout autant qu’une session plage !

Conseil N° 4 : faire une cure d’huile de CBD full spectrum (en sub lingual) pendant 21 jours. L’extraction à spectre complet de la plante de chanvre (graines, feuilles, fleurs et tige) permet de profiter de ses 140 molécules. Plus besoin de compléments alimentaires, le CBD contient entre autres du bétacarotène et du zinc. Le premier aidera votre peau à lutter contre les radicaux libres, tandis que le second réduira l’excès de sébum (effet peau grasse). Voilà donc l’allié idéal pour votre peau !

Bonne bronzette!

Du cannabis aux effets sur-mesure grâce à l’intelligence artificielle.

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Si THC et CBD sont connus de tous, ils ne sont jamais que 2 cannabinoïdes parmi les parmi les 120 que compte l’herbe.
A ces 120 cannabinoïdes, il faut ajouter l’effet des
terpènes et des flavonoïdes. Soit trois éléments pour une infinité de possibilités. En isolant et modélisant les profils thérapeutiques de ces trois substances actives, l’intelligence artificielle devrait nous permettre de créer des variétés de cannabis aux effets ultra-ciblés.

Il existe près de 400 agents actifs dans le cannabis, répartis en trois familles : Cannabinoïdes ( THC, THCV, CBD, CBDN, CBDV…), Terpènes ( Lemonène, Myrcène, Linalol , Pinède…) et Flavonoïdes (Apigénine, Quercétine, Cannaflavines A, B, C…). Or, les différentes propriétés et le nombre de variétés de cannabis sont si nombreuses et déclinables que s’il fallait faire des analyses en culture, il faudrait des siècles de recherche avant de pouvoir créer une variété aux effets puissants et précis.

Algorithmes et ganja

En 2019, le docteur Ramesh Jagannathan a commencé à utiliser des algorithmes de reconnaissance de formes pour mieux comprendre les interactions entre les trois éléments actifs du cannabis. Pour se faire, Jagannathan s’est servi d’une base de données de 468 métabolites du cannabis et a lancé une série de projections associées.

Plutôt que de choisir des cannabinoïdes pour les étudier au hasard, l’approche de Jagannathan consiste ainsi à cibler les molécules les plus efficaces et bien assimilées afin de proposer un cannabis aux propriétés optimales . « Il est très difficile d’effectuer des études sur l’homme ou l’animal en utilisant chaque cannabinoïde », détaille Jagannathan, se félicitant de pouvoir compter sur l’IA .

Antalgiques de demain

« Bien sûr, nous avons besoin de preuves plus expérimentales pour justifier ces résultats », pondère Ramesh dans un article publié dans la très sérieuse revue britannique Nature.
“Certains des métabolites de la liste peuvent être de bons candidats pour le cannabis thérapeutique, et d’autres parfaits pour un usage récréatif. »
Les études utilisant l’IA pourraient ainsi rapidement aboutir sur la création de variétés de weed qui donnent un buzz précis: pour faire la fête,  l’amour ou du sport. Un marché du sur-mesure très prometteur.

D’autres récepteurs, tels que les récepteurs opioïdes, qui sont responsables du soulagement de la douleur, sont aussi activables avec les bonnes clefs moléculaires via le cannabis, avec la même efficacité antalgique que la morphine.
Une approche qui pourrait bien, au-delà de créer des variétés aux effets très fun, proposer une alternative aux opiacés dans la gestion de la douleur.

 

Mieux que le CBD, voici le CBDA!

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Le CBDA est un cannabinoïde mineur qui commence à intéresser scientifiques et entrepreneurs au plus haut point. Son potentiel bien-être et médical, notamment contre la douleur, l’inflammation, le cancer et même le COVID-19  pourrait bien en faire le l’ombre au roi CBD. Explications.

CBDA, quels applications?

60 ans de prohibition oblige, la recherche sur les cannabinoïdes mineurs, dont le CBDA, en est encore à ses débuts. Les données disponibles à ce jour ne proviennent que d’études simulés sur ordinateur et sur des animaux. Ces études ont en revanche pu démontrer les possibles applications sur l’homme. Reste maintenant à objectiver définitivement le débat en testant le CBDA lors d’essais cliniques sur le mammifère homo sapiens.
L’enjeu et les attentes sont de taille puisque les résultats obtenus lors des recherche précliniques (sur animaux ou en simulation numérique) montrent que le CBDA a une action marquée sur :

  • Les nausées et vomissements
  • La douleur
  • L’inflammation
  • Le cancer du sein
  • L’anxiété
  • L’épilepsie
  • …et même le COVID-19!

Alors que d’autres cannabinoïdes peuvent également aider à résoudre certains de ces problèmes, le CBDA s’est révélé particulièrement prometteur pour plusieurs pathologies  (Nausées, vomissements, douleurs, inflammations et anxiété), mais sans les effets secondaires du THC.

Dans une étude menée par GW Pharmaceuticals, le CBDA s’est montré nettement plus efficace que le CBD contre les crises d’épilepsie. Le CBDA a également montré sa capacité à supprimer la COX-2 et à réduire la migration des cellules cancéreuses du sein, qui sont des facteurs importants dans la lutte contre le cancer du sein.
Plus intéressant encore, une autre étude récente a démontré que le CBDA pourrait aider à prévenir l’infection au COVID-19 en se liant à la protéine Spike du virus.

CBDA, mode d’action

Le CBDA a une pharmacologie complexe. Comparé au THC, au CBG ou même au CBD, le CBDA montre une faible affinité (attraction) pour les deux principaux récepteurs cannabinoïdes:  CB1 et CB2. Au lieu de cela, le CBDA agit via plusieurs systèmes de récepteurs, y compris ceux de la sérotonine. En se liant aux récepteurs 5-HT1a, le CBDA est capable de produire des effets antiémétiques (antinauséeux) à des doses 1000 fois plus efficaces que le CBD. Le CBDA  inhibe aussi les enzymes COX, les mêmes enzymes qui sont bloquées par les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme l’ibuprofène et l’aspirine. Une belle alternative aux antalgiques classique, en somme.

Nous n’avons pas beaucoup d’informations sur les effets secondaires du CBDA, étant donné le manque d’études sur l’homme, mais il est possible qu’il puisse interagir avec la façon dont d’autres médicaments sont métabolisés – comme le CBD. Consultez toujours un médecin avant de mélanger le CBDA avec d’autres médicaments.

CBD vs CBDA

Le CBDA est un précurseur acide du CBD. Cela signifie que le CBD commence toujours par être du CBDA et se transforme ensuite en CBD. Ce processus s’appelle la décarboxylation et se produit au fil du temps, lors d’exposition à la lumière ou à l’oxygène, ou plus rapidement avec une exposition à une forte chaleur.

Ce processus est surtout connu pour convertir le THCa non psychoactif en THC puissamment psychoactif. Le THCa est abondant dans le cannabis et est converti en THC lorsque le cannabis est chauffé. Le CBDA (bien qu’il soit également généralement présent dans le cannabis) est plus abondant dans le chanvre industriel ou certaines (et rares)  souches de cannabis.

Bien que légèrement différents sur le plan chimique, le CBD et le CBDA partagent de nombreux avantages médicaux potentiels tels que la réduction de la douleur, de l’inflammation, des convulsions, du cancer, de l’anxiété et des nausées. Compte tenu du rôle établi du CBD dans la gestion des troubles épileptiques chez les enfants, le rôle du CBDA dans le traitement des crises suscite beaucoup d’intérêt, les premiers modèles animaux étant très prometteurs.

Le CBDA  fait-il planer ?

Comme le CBD, le CBDA n’a pas d’effet psycho-actif, autrement dit, il ne rend pas « stone ».
Pourtant, tout comme le CBD, Le CBDA montre la capacité d’avoir des effets « pseudo-psychoactifs » tels que la réduction de l’anxiété. Ainsi, bien qu’il soit « pseudo-psychoactif », il n’est pas altérant peut être utilisé sans risques si vous conduisez..

Quelques variétés riches en CBDA

Plusieurs variétés contiennent des niveaux élevés de CBDA.
Parmi les plus connues :

  • La Cannatonique
  • La Charlotte’ web
  • L’Arlequin
  • La Ringo’s Gift
  • L’AC/DC

Techniquement toute souche avec un taux de CBD élevé est également riche en CBDA … mais uniquement lorsque la plante n’est pas arrivée à pleine maturité (d’où le nom de « cannbinoïde précurseur »). Si vous cultivez vous même votre CBD, il suffira de le récolter lorsque les trichomes viennent de se former et sont encore transparents pour obtenir un chanvre bien-être fort en CBDA.

CBD, THC et conduite au volant: quels dangers?

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Peut-on consommer du CBD si on prend le volant? Combien de temps le THC reste-t-il actif et à quel point altère-t-il  la conduite ? A Sydney, les chercheurs de l’Initiative Lambert se sont penchés sur ces questions pour nous fournir des réponses précises.

Pour la première fois, des chercheurs ont étudiés les effets du cannabis sur notre capacité à conduire. L’étude, dirigée par l’Initiative Lambert* à l’Université de Sydney a été conjointement menée à l’Université de Maastricht, aux Pays-Bas.

Le CBD : sans danger sur la conduite

Les résultats ont été publiés en décembre dernier dans le très sérieux American Medical Association Journal.
Nous y apprenons entre autres que le cannabidiol (CBD), n’affecte nullement la conduite, mais que des quantités modérées de THC produisent en revanche des troubles légers, qui peuvent durer jusqu’à quatre heures, mais bien loin des troubles inhérents à la consommation d’alcool ou de tranquillisants précise le rapport. L’étude confirme la nécessité d’être vigilants lorsque l’on consomme du THC. Lors d’autres observations, les scientifiques auront donc confirmé que  le caractère non-psychotrope du CBD, et par là même son innocuité au volant.

Le THC : des effets invalidants pouvant persister quatre heure

Le directeur de la recherche, le Dr Thomas Arkell, détaille les résultats :  «les données recueillies indiquent pour la première fois que le CBD, lorsqu’il est administré sans THC, n’affecte aucunement la capacité d’un sujet à conduire. C’est une excellente nouvelle pour ceux qui utilisent ou envisagent un traitement utilisant des produits à base de cannabidiol  »
Depuis quelques années, de considérables avancées ont été faite dans les traitements médicaux à base de cannabis. Un nombre croissante de produits contenant du CBD ou/et du THC pour des conditions telles que l’épilepsie, l’anxiété, la douleur chronique ou encore le traitement d’addictions ont ainsi fait leur apparition en milieu clinique et en pharmacie dans certains pays.

Recherches menées conjointement en Australie et aux Pays-Bas

La recherche, menée aux Pays-Bas, a été menée auprès de sujets ayant inhalé du cannabis contenant différents mélanges de THC et de CBD. Les candidats ont ensuite effectué, dans des conditions contrôlées, un trajet de 100 kilomètres sur les routes publiques. Ces test ont été menés  40 minutes et quatre heures après la consommation. Le cannabis contenant principalement du CBD n’a aucunement altéré la conduite.  Le cannabis contenant du THC, ou un mélange THC / CBD, a provoqué une légère altération mesurée 40 minutes plus tard. Après quatre heures, aucune altération n’a été remarquée.

Etude de référence?

«Avec l’évolution des lois sur le cannabis à l’échelle mondiale, les Etats ayant légalisé ont besoin de légiférer sur des bases scientifiques précises et fiables. Ces résultats fournissent des informations indispensables sur les effets causés par les différents types de cannabis. Nous espérons que notre travail aidera à orienter la politique de sécurité routière, que ce soit en Australie, aux Pays-Bas ou ailleurs» , a conclu le scientifique, laissant entrevoir la possibilité que l’étude puisse servir de socle légal pour l’élaboration d’une politique internationale sur le cannabis au volant.

*L’initiative Lambert regroupe une vingtaine de chercheurs qui étudient les effets des cannabinoïdes sur l’organisme. Leurs laboratoires sont hébergés au sein de  l’Université de Sydney.

C’est quoi, le CBG?

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Si le CBD et le THC sont les plus connus des cannabinoïdes, un autre alcaloïde de l’herbe commence à faire parler de lui: le cannabigérol (CBG). Focus sur une molécule aux pouvoirs thérapeutiques prometteurs.

Le CBG (à ne pas confondre avec le CBGB le club punk New-Yorkais) est l’abréviation de cannabigérol et a été découvert en 1964 par le scientifique Israélien Raphael Mechoulam (qui fut aussi le premier à isoler le THC). C’est un des 120 cannabinoïdes que compte la plante, mais surtout un cannabinoïde précurseur.
Il est dit du CBG que c’est un cannabinoïde précurseur (ou de molécule mère) car c’est grâce à lui que les molécules de THC et de CBD pourront ensuite se former. Le CBG sert ainsi de substrat (ou de bloc fondateur) pour leur développement de 60 cannabinoïdes.
Une caractéristique qui fait du CBG une molécule non-psychotrope, même à hautes doses.

Les bénéfices médicaux :
Le professeur Ethan Russo, médecin-chercheur américain, parle du CBG comme étant un des anti-anxiolytiques les plus efficaces à l’état naturel. D’après lui, c’est le CBG qui serait  responsable de la sensation de faim causée par le Cannabis.
Un effet particulièrement intéressant, quand on prend aussi en compte sa nature anti-cancérigène, qui en fera potentiellement un allié indispensable pour les patients subissant une chimio ou une radiothérapie qui affaiblissent le système immunitaire et coupent la faim.

D’après les recherches d’Ethan Russo,  le CBG pourrait être un traitement aux des infections résistantes aux médicaments conventionnels (en particulier les infection développées en milieu hospitalier comme le staphylocoque doré) puisque’il a des propriétés antibiotiques et un antifongiques avérées.
Le médecin prévient tout de même de se méfier des isolats et autres huiles de serpents des industriels du cannabis qui ne comprennent qu’une seule molécule. Pour lui, cet effet thérapeutique est avant tout le résultat d’une chaîne de composants présents dans la plante, l’effet entourage.

Le goût et les effets pour les consommateurs :
Lors d’un test de la « White Frost », une fleur presque uniquement constituée de CBG  (avec 19,23 % de concentration) les américains de la CBD Hemp Library parlent d’un goût correct mais surtout d’un effet de relaxation bien plus important que le CBD, qui touche l’intégralité du corps. Il décrit « une sensation de tensions qui disparaissent  « Les fleurs de CBG sont caractérisées par une robe blanche car elles ne sont pas totalement développées.

À quelle température consommer le CBG en vaporisateur?
Contrairement à des légendes urbaines qui voudraient qu’il se vaporise à des températures très basses (52 degrés Celsius) de nombreux utilisateurs confirment sur les forums en profiter de manière optimale à 230 degrés Celsius sur leur vaporisateurs pour un maximum d’effets.
Le cannabis, toute une pharmacie en une plante.

Sport & Weed : Just dank it.

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Quand on évoque les fumeurs de cannabis, quelques stéréotypes viennent rapidement en tête: de l’ado neurasthénique scotché à sa Playstation au stoner qui reprend Bob Marley dans le métro, les images d’Epinal de la lose ne manquent pas. Or, depuis que l’herbe a été légalisée au Canada et dans 17 états américains, l’offre considérablement a évolué. Et les comportements avec.
Les consommateurs ont pu trouver des weed aux effets positifs et stimulants alors qu’il y a 10 ans, le commun du stoner fumait ce qu’il trouvait, c’est à dire une herbe ou un haschich aussi soporifique que sédatif. Parmi les variétés qui sont désormais disponibles, il est des souches aux pouvoirs toniques qui, sans addiction à la clef, sont d’excellentes auxiliaires d’activité physique.
La preuve par deux avec les champions du ganja-sport Avery Collins et Jim McApline.

Avery Collins, la no dude attitude

Avery Collins, 26 ans, est ultra-marathonien. C’est-à-dire qu’il court en compétition, des distances allant de 80 à 320 kilomètres. Selon ce sportif hors-norme, le cannabis peut être complémentaire avec sa pratique sportive. “Si vous arrivez à trouver le juste équilibre, la marijuana élimine le stress de la course » explique l’athlète. « Et c’est aussi un remède après l’effort.” Véritable OVNI de la planète running, Collins a décidé de promouvoir sa façon « spirituelle » de faire du trekking. Son but étant d’en finir avec l’image du stoner loser au profit  de celle d’un sportif proche de la nature.

Bienvenue aux JO de la Ganja: les 420 Games de Jim McAlpine

En Californie, Jim McApline, 49 ans, est le fondateur des 420 Games . Les 420 Games sont en quelque sorte des Jeux olympiques pour les consommateurs de weed. C’est dans cet esprit que deux fois par an, des milliers de personnes se réunissent pour un cross de 8 kilomètres,  mais avec une règle d’or vert:  avoir consommé du cannabis.
Parce que oui, sport et ganja font bon ménage.

Ces deux  exemples illustrent une tendance croissante du healthy-weed. Et remettent au goût du jour le vieux proverbe de Juvénal : « Mens sana in corpore sano »: « un esprit sain dans un corps sain » .

 

Les Infos et Intoxs de la Weed-Detox

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Si le cannabis a été l’allié idéal durant la pandémie, nous en auront aussi beaucoup consommé. Hors, même une plante aussi miraculeuse que la weed pèse sur l’organisme.
Zeweed a passé en revue plusieurs méthodes de détox’ du THC pour vous garantir un nettoyage  rapide et réussi.

Commençons par un petit cours de sciences nat’.
Le THC  et le CBD sont des substances qui restent longtemps dans l’organisme en se fixant sur les graisses. Ces alcaloïdes sont structurellement destinées  à rester sur vos poignées d’amour comme dans la matière adipeuse de votre cortex.
Leur concentration et temps d’évacuation dépendront  de l’organisme, de la consommation faite et d’indice de masse graisseuse de chacun, le métabolisme du consommateur influant beaucoup sur la rapidité du nettoyage.

Il est impossible de calculer exactement le temps nécessaire pour une détox en profondeur mais il existe une moyenne pour se faire une idée. Un consommateur régulier (fumant une à deux fois par semaine) n’aura besoin que d’une d’une dizaine de jours tandis qu’un fumeur de l’espace (consommant de manière quotidienne) aura besoin d’un bon mois.
Ce nettoyage peut cependant être accéléré par certains produits naturels que nous allons évoquer.

Intox: La sudation
Si il est vrai que la peau relâche une partie des toxines, des études récentes suggère que cela ne serait pas en assez grande quantité pour avoir un impact suffisant en préparation d’un nettoyage en profondeur. Avec approximativement 1 pour cent qui sont relâchées par les pores ce n’est pas très intéressant de vous précipiter à la gym si ce n’est pour vous donner soif, l’énorme majorité étant évacuées dans les urines et dans les selles.

Pas la peine de se faire suer. Pas pour la détox, en tous cas…

Quitte à vous faire suer préférez le Sauna qui a l’avantage de booster le système immunitaire et d’accélérer vos fonctions corporelles naturelles. Un véritable allié santé.

Info: Le charbon végétal activé et l’alimentation
Le charbon végétal activé est le meilleur ami de votre détoxication. Il absorbe naturellement une grande partie des toxines en évitant qu’elles continuent leur cycle dans votre organisme. C’est aussi très bon pour votre peau, pour les troubles gastriques et pour vous blanchir les dents. Nous vous recommandons la version 2000 en poudre, la plus absorbante, que vous pouvez acheter directement ici ou chez votre pharmacien de quartier.

Détox: allez au charbon
Radis noir, artichaut et gingembre: y’a de la détox dans l’air…

Info: la détox aux légumes
Toutes les nourritures qui sont bénéfiques à vos fonctions hépatiques (a.k.a liées au foie) et dépuratives (a.k.a filtrantes) sont aussi les bienvenues comme le radis noir, les agrumes, le gingembre ou les artichauts.
Des aliments à consommer sans modération même pour les plus gourmands et qui sont aussi disponible en ampoules concentrées pour les plus pressés.

Intox: Les boissons drainantes
De nombreuses boissons miraculeuses sont proposées sur Internet avec des promesses dignes de vendeurs d’huile de serpent. Le problème c’est qu’il n’existe aucune preuve de leur réelle utilité dans le cadre d’une détox en profondeur et qu’elles peuvent même s’avérer nocives pour vous. Si la plupart d’entre elles se contentent de gommer les toxines en vue d’un test certaines forcent votre organisme à rejeter violemment le THC. C’est donc potentiellement dangereux pour les plus sensibles.
La Gatorade et les boissons énergisantes ne sont pas non plus des remèdes miracles.

Thé vert contre le THC, simple et efficace

Info: boire !
Boire de l’eau ou du thé vert est un simple et sain moyen de se purifier tout en aidant vos reins à fonctionner de manière optimale.
Enfin, ne vous désespérez pas de vous séparer momentanément du coté festif de la weed. Ca permet de retrouver la mémoire, la pêche, une cuisine rangée et dans quelques semaines les émois des premiers joints fumés.

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