Santé

L’ABC du CBG.

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Si le CBD et le THC sont les plus connus des cannabinoïdes, il est une molécule sans effet psycho-actifs et aux nombreuses applications thérapeutiques qui intéresses au plus au point médecins et scientifiques: le CBG. Focus sur une molécule des plus prometteuses.

Le CBG (à ne pas confondre avec le CBGB le club punk New-Yorkais) est l’abréviation de Cannabigérol, c’est un des 120 cannabinoïdes présents dans la plante au niveau naturel, découvert en 1964 par un scientifique Israélien du nom de Raphael Mechoulam (qui fut aussi le premier à isoler le THC).
On parle d’alcaloïde précurseur (ou de molécule mère) parce c’est grâce à l’utilisation de cet élément au niveau acide que le THC et le CBD peuvent se développer dans la plante. Le CBG sert de substrat (ou de bloc fondateur) pour leur développement ainsi que celui de 60 autres cannabinoïdes.
Cette dimension précurseuse est à l’origine de l’élément le plus intéressant du CBG : il n’est absolument pas psychotrope, même en importantes quantités.

Les bénéfices médicaux :
Le professeur Ethan Russo, médecin-chercheur américain, parle du CBG comme étant un des anti-anxiolytiques les plus efficaces à l’état naturel et précise qu’il est soupçonné d’être responsable de la sensation de faim causée par le Cannabis.
Un effet particulièrement intéressant, quand on prend aussi en compte sa nature anti-cancérigène, qui en fera potentiellement un allié indispensable pour les patients subissant une chimio ou une radiothérapie qui affaiblissent le système immunitaire et coupent la faim.

D’après ses recherches, la molécule permet même d’envisager un traitement à des infections résistantes aux médicaments (en particulier celles développées en milieu hospitalier comme le staphylocoque doré) puisque c’est un antibiotique et un antifongique très prometteur. De par son origine naturelle, la molécule semble plus appropriée pour les patients immunodéficients, comme les malades du sida par exemple, ou pour les personnes âgées souffrant de cancer de la prostate.
Le médecin prévient tout de même de se méfier des isolats et autres huiles de serpents des industriels du cannabis qui ne comprennent qu’une seule molécule. Pour lui, cet effet thérapeutique est avant tout le résultat d’une chaîne de composants présents dans la plante, l’effet entourage.

Le goût et les effets pour les consommateurs :
Lors d’un test de la « White Frost », une fleur presque uniquement constituée de CBG  (avec 19,23 % de concentration) les américains de la CBD Hemp Library parlent d’un goût correct mais surtout d’un effet de relaxation bien plus important que le CBD, qui touche l’intégralité du corps. Il décrit « une sensation de tensions qui disparaissent palpablement »Les fleurs de CBG sont caractérisées par une robe blanche car elles sont sous-développées.

À quelle température le consommer en vaporisateur?
Contrairement à des légendes urbaines qui voudraient qu’il se vaporise à des températures très basses (52 degrés Celsius) de nombreux utilisateurs confirment sur les forums en profiter de manière optimale à 230 degrés Celsius sur leur vaporisateurs pour un maximum d’effets.
Le cannabis, toute une pharmacie en une plante.

Ze recette: le Mojo Bango au CBD

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Cette semaine, on se réchauffe le corps et l’esprit avec un cocktail vitaminé au CBD, à confectionner avec ou sans alcool.

Les jours rallongent, la température grimpe lentement mais sûrement: pas de doutes, c’est le printemps. Afin de se détendre sainement et se faire la main pour les folles soirées des beaux jours,  je vous propose ma recette du Mojo Bango, un classic de bien-être à siroter en attendant l’été.

INGRÉDIENTS :

  • 2 cl jus de citron vert
  • 1 cuillère à café de miel
  • 2 cl jus de carotte
  • 4 cl jus de clémentine
  • 4 cl jus de mangue
  • 3 fraises
  • 3 kumquats (pour la déco)
  • 1 bouquet de menthe Huile
  • 1citron combava
  • Et une huile de coco concentré à  20% de CBD

PRÉPARATION :

  • Étape 1 : mélanger une cuillère de miel avec le jus du citron vert, bien remuer pour dissoudre le miel et obtenir un sirop.
  • Étape 2 : écraser les fraises au fond du verre avec un pilon ( le pilon de cuisine hein ) et mélanger la purée de fraise au sirop miel citron.
  • Étape 3 : ajouter un max de glaçons dans un grand verre  et verser le jus de mangue, puis le jus de carotte et enfin le jus de clémentine. Bien mélanger avec une cuillère pour refroidir la préparation.
  • Étape 4 : ajouter quelques gouttes d’huile coco au CBD (ou teinture THC ) remuer et c’est presque fini!
  • Étape 5 :  prenez  un  bouquet de menthe et taper le pour faire ressortir ses arômes, puis déposer le dans le verre (soyez généreux). Couper les kumquat en deux et faites une petite brochette, saupoudrer de combava rappée et déposer la déco sur le côté du verre.
  • Pour ceux qui veulent un cocktail plus corsé,  je conseille un bon rhum ambré.
flashmul

A servir avec un joint de Mojo Mango CBD, ça va de soi!

Bonne dégustation !

Sexe et weed: le guide

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Une partie de jambes en l’air à la ganja, c’est un peu comme un plan à trois: si on s’y prend bien, ça vaut sérieusement le coup. Petit guide personnel du bien-être sexuel et cannabique.

Timide, timoré, coquin, complexé, frivole ou fleur bleue, nous partageons tous une même envie: celle de bien s’éclater (à deux) entre les draps.
Las ! rallier le 7ème ciel en planant n’est pas toujours aussi facile qu’il n’y paraît: à double plaisir, double challenge…
De la parano inhibante à la débandade fatiguée, nombreux sont les obstacles qu’il conviendra de surmonter tel un bel étalon, avant de pouvoir se reposer heureux et satisfaits (à deux) sur l’oreiller.
Avertissement: je ne suis ni sexologue ni médecin. Juste un dude qui aime la weed autant que le sexe, et qui a appris à profiter des deux à la force du poignet.

Connaissez votre corps

La ganja est une plante magique et mystérieuse dont les effets varient d’une personne à l’autre. Au fur et à mesure de mes expériences, que se soit en fumant, en vapant ou des avalant un space-cake, j’ai appris que la règle d’or pour prendre son pied sans perdre les pédales est de bien connaître son corps (puis celui de votre partenaire). Pour certains, la weed aide à soulager stress et anxiété. Je suis tout le contraire; si je suis particulièrement tendu ou nerveux, la défonce ne fera qu’amplifier ces sentiments. Si je suis dans un bon état d’esprit, l’herbe aura sur moi un effet positif : je suis de bonne humeur calme, j’ai confiance en   moi. Par conséquent, je sais que si je fume alors que je suis mal, ça ne fera qu’amplifier mon état et ma misère. Inversement, je sais aussi que quand je suis bien , la weed me mettra en en phase avec moi-même et mon partenaire, intensifiera mes sensations, mon orgasme : le vrai grand pied, quoi. Si vous voulez consommer sans devenir un coup fumeux, il est essentiel de comprendre comment la weed affectera votre corps.

Connaissez votre partenaire

Il faut 2 personnes (ou plus) pour avoir des relations sexuelles. Et s’il est crucial de connaître son corps, il est tout aussi important de connaître celui de votre voisin le plus proche du moment. Pour certains, l’herbe est un excellent désinhibiteur, une aide à la baisse de garde. Pour d’autres, cela pourrait augmenter ces inhibitions lorsqu’ils sont avec quelqu’un de nouveau et intensifier la façon dont ils se connectent avec quelqu’un qu’ils connaissent. La communication est vraiment la clé ici (comme à chaque fois que vous vous lancerez dans un calin, herbe ou pas).

Connaissez votre weed

Les variétés de ganja sont aussi nombreuses que leurs effets. Et si vous vivez dans une région où elle est toujours illégale, vous n’aurez pas trop le monopole du choix. Par conséquent, chaque fois que vous prévoyez de planer et d’avoir une partie de jambes en l’air, assurez-vous de savoir quel genre d’herbe vous vous apprêtez à consommer avant de vous « mettre au lit ». Littéralement.
En général, j’aime les variétés de cannabis équilibrées qui ne sont ni trop cérébrales ni trop physiques; les hybrides type Girl Scout Cookies ou Gelato. Un high cérébral super intense genre pure sativa peut rendre parano et coincé, tandis qu’une weed type indica aux effets très corporelles sera plus susceptible d’endormir que d’endurcir.
Si vous avez la chance de vivre dans une région où le cannabis est vendu légalement, demandez conseil à votre budtender. Lui demander ce qu’il utiliserait dans votre cas, un bon moyen pour trouver une variété qui produit les effets recherchés. Si l’herbe est toujours illégale là où vous vivez, essayez toujours une nouvelle souche seule avant d’essayer de la coupler avec le sexe.

Connaissez votre dose (et respectez-là)

Je suis, et malgré des années de pratique, un mec des plus économique qui soit en matière de ganja : deux tafes me sont suffisantes pour me sentir détendu (pas trop), concentré et… chaud.

Il n’y a pas que la fumette

La façon dont nous utilisons et apprécions le cannabis a radicalement changé en quelques années, et le fumer est loin d’être la seule option possible. «Votre cannabis n’a pas non plus besoin d’ être ultra- psychoactif», explique Ashley Manta, éducatrice sexuelle et «cannasexuelle», dans une interview accordée à VICE. « Le THC est un vasodilatateur, ce qui signifie qu’il apporte plus de flux sanguin dans la région », poursuit-elle. Les lubrifiants au THC sont un super coup de pouce pour les hommes et les femmes, un excellent stimulant, un truc magique pour augmenter la sensation physique et la lubrification naturelle. Deux parts de space-cake ou un funky-cookie partagé sont un bon moyen de profiter des vertus de la belle plante sous la couette. Si la montée met plus de temps et est plus lente, le plaisir lui n’en est que plus long et multiplié. Assurément mes meilleurs moments.
Bonne nuit blanche!

SPORT ET CBD : LE COMBO GAGNANT

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« Un corps sain dans un esprit sain ». Ca tombe bien, le CBD est bon pour les deux. Explications.

Pour être en pleine forme, indépendamment de bien dormir et s’alimenter, pratiquer une activité physique régulière est indispensable. Pour autant, le sport n’a pas que des bénéfices, en témoigne les grands athlètes comme les sportifs du dimanche. Tandis que les un.e.s subissent le stress  à l’approche d’une compétition, les autres souffrent des inévitables courbatures provoquées par l’effort musculaire. Bref, le sport est bon pour la santé mais on peut en éviter certains désagréments en y ajoutant quelques gouttes de CBD.

Le Cannabidiol, agit sur le système endocannabinoïde de notre corps.Il influe directement sur le système nerveux central et immunitaire de notre organisme sans créer de dépendance ni d’effet planant. Sa consommation régulière aurait une multitudes d’avantages tant sur le plan mental que physique avant et après l’effort.

Zoom sur ses effets :

  • Action régulatrice sur le sommeil qui agit indirectement avant un entrainement ou une compétition.
  • Réduit le stress lié à la compétition ou à la performance.
  • Facilite la récupération mentale en stabilisant le taux de sérotonine après un entraînement ou une compétition.
  • Stimule la  concentration  avant et pendant  une compétition ou un entraînement intensif.
  • Booste l’énergie sans créer de nervosité comme le café et les boissons énergisantes.
  • Calme les douleurs liées à la sollictiation intense des muscles (crampes, courbatures, blessures musculaire et tendineusess). Ils se substituent très bien aux anti-douleurs à base d’opioïdes très addictifs.
  • Réduit les inflammations cutanées (eczéma, psoriasis, hématomes).
  • Favorise la décontraction musculaire pendant la récupération après l’effort.

Tous ses bénéfices pour la santé des sportifs ont amené L’AMA ( Agence mondiale anti dopage ) a enlevé le CBD de la liste des produits interdits lors des compétitions sportives le 1er janvier 2018.  Toutefois, il faut bien s’assurer que les produits à base de CBD contiennent moins de 0,2% de THC qui elle, reste une substance dopante prohibée. En France. Cette grande avancée pour le milieu sportif professionnel et amateur a boosté le développement de produits à destination de cette niche plus si minoritaire que ça.

Cédric Doumbé, grand champion français de Kickboxing vante désormais les mérites du CBD  pour le compte de la marque Green Fit Recovery, « une marque française indépendante crée par des sportifs pour les sportifs. » lui même inspiré par les vidéos éloquentes de son homologue outre Antlantique Nate Diaz.  D’autres athlètes de haut niveau ne se sont pas fait prier pour mettre en avant les multiples vertus de la super molécule. Un article a même été consacré à Klay Thompson, joueur de NBA qui HYPERLINK «  »rebondit dans le commerce de weed pour sportifs. D’autres disciplines comme le football, le skate board et le running sont concernés. La Fédération Internationale de Surf (World Surf League) surfe elle aussi sur la green wave puisqu’elle a donné son aval pour la consommation de CBD aux surfeurs inscrits en compétition afin de limiter l’usage des opiaoïdes et autres substances néfastes aux consommateurs.
Sport et CBD : un beau et long mariage en vue.

CBD, le plus sain des anti-dépresseurs.

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Les oiseaux chantent de nouveau alors que l’on se surprend à se promener en T-shirt… Pas de doutes, le printemps est arrivé!  Si l’action du Soleil sur le moral n’est plus à démontrer, il existe d’autres éléments qui jouent un rôle essentiel sur notre santé mentale. Parmi eux, le cannabidiol (CBD).

L’année que nous venons de traverser ressemble à un hiver sans fin et pour cause, la crise sanitaire nous a retiré bon nombre de plaisirs qui participent à notre bien être. Cette période difficile a fait naître chez beaucoup d’entre nous des troubles de l’humeur : stress, anxiété, dépression. Rien d’étonnant lorsque l’on sait que l’anxiété est symptomatique d’une inquiétude constante face à un événement traumatique ( deuil, séparation, catastrophe naturelle).

L’accompagnement psychothérapeutique est nécessaire mais pas toujours suffisant. Car si certains sont enclins à se confier, d’autres n’ont pas la même facilité. D’autre part, les troubles de l’humeur sont souvent provoqués par des éléments externes mais ils génèrent des dérèglements internes notables de l’organisme. En cause, la sécrétion de sérotonine, molécule responsable de l’humeur. Lorsque le corps humain en produit moins, notre système nerveux central est affecté provoquant ainsi des symptômes plus ou moins invalidants. Fatigue chronique,  perte d’appétit, absence de libido, pensées négatives, baisse de motivation… La liste est longue et la réponse médicale pas toujours adaptée car elle favorise la prescription d’anxiolitiques et d’anti dépresseurs qui ont des effets secondaires indésirables ( prise de poids, sevrage difficile).

CBD, l’alternative saine et non addictive

Le CBD apparaît alors comme une alternative intéressante puisqu’il ne provoque pas d’accoutumance et agit directement sur notre bien être. En atteste les nombreuses études démontrant le rôle prépondérant des récepteurs CB1 et CB2 présent dans notre système endocannabinoïde. Il agit sur l’homéostasie du corps, c’est-à-dire la capacité de notre organisme à s’auto réguler.  Tandis que Le CB2 gère l’immunité, la douleur et l’inflammation, le CB1 se charge du système nerveux central, donc de la production de sérotonine. Souvenez-vous, la molécule responsable du bonheur. Le CBD favorise donc la production de cette molécule lorsque celle-ci ne se synthétise plus correctement. Adieu donc, insomnie, irritabilité, et stress.

Le cannabidiol booste nos défenses immunitaires, détend, apaise et procure une sensation de bien-être.  Une cure de 21 jours serait donc un bon moyen de retrouver notre bonne humeur et d’aborder ce printemps comme il se doit, en dépit des frustrations annoncées pour les quatre prochaines semaines !

Sus à la débandade avec le CBD!

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Dans un monde aussi flippant que flippé, de plus en plus de couples ont mis leur bien-être sexuel entre parenthèse, la faute au stress. Le CBD, lui, se pose comme le relaxant naturel du siècle. Le cannabis mettra-t-il fin à la crise (de fesse) ?

C’est la débandade chez les homme ! tout de moins est-ce la conclusion d’une étude Louis Harris portant sur ce sexe que l’on dit fort. Nous autres mâles y apprenons, la queue entre les jambes, que deux hommes sur cinq seraient concernés par des dysfonctionnements érectiles. Mené auprès de 1 000 questionnés de 25 à 40 ans, le sondage précise que  39 % des interrogés  ont connu un rude coup de mou.
Face à des chiffres qui appellent à la plus grande fermeté, plusieurs solutions, dont le cannabidiol (CBD).
Explications : l’anxiété est, dans les pays développés, la principale cause de dysfonctionnement érectile. Une angoisse de la performance qui s’invite entre les draps au point de devenir la première raison de non-bandaison, avant âge et maladie. Heureux hasard, le CBD et le THCn  aussi connus pour être désormais plus célèbre que le Christ (voir notre article) , ont des vertus relaxantes et apaisantes prouvées .

Bon pour les lève-tard

Si la molécule n’est pas la seule à pouvoir se targuer de telles propriétés, elle est la seule sans effet secondaire contre-productif comme l’alcool ou les anxiolytiques qui vous plongeront tout droit dans les bras… de Morphée. Et surtout, contrairement aux deux décontractants précités, le chanvre n’est pas addictif. Quant au Viagra, son prix prohibitif et ses effets indésirables fréquents (maux de tête, vertiges, troubles digestifs, accidents cardio-vasculaires) en auront refroidi plus d’un.
Pas d’accoutumance, pas de dose à ne pas dépasser, cliniquement prouvé pour être un redresseur de tords, inviter les cannabidiol entre vos draps peut être une bonne idée pour renouer avec les soirées coquines.

Bon pour les couche-tôt

Fermement efficace pour ceux qui n’arrivent pas à se lever à l’heure, le cannabis est aussi une bonne idée pour les couche-tôt: nous parlons ici d’éjaculation précoce.
Une étude commandée par GW auprès de 5398  Américains dévoile que les participants prenants du CBD avaient un rapport qui duraient  31 % plus longtemps que d’accoutumer, et que 33 % des femmes atteignaient l’orgasme plus rapidement. Une assez bonne nouvelle en termes de synchronisation pour les grands sentimentaux qui peinent à freiner leurs effusions de joie.
Une propriété « retardateur » du CBD  qui fut découverte par surprise,  nous explique le New England journal of Medicine, alors qu’un groupe de scientifiques menait une étude visant à confirmer les vertus antiépileptiques de l’alcaloïde miracle. Des propriétés antispasmodiques et myorelaxantes qui, à l’instar des antiépileptiques chimiques, sont une très bonne parade aux élans trop vites emballés.

Y’a pas de mal.

En 2015, le  Pr Debby Herbenick et ses collègues de l’université de l’Indiana et du Texas se sont penchés sur le douloureux problème des rapports qui font mal.
Commandée en 205 par le National Institut of Health Américain et menée auprès de  1700 personnes, l’étude fait état d’une vraie gène puisque l’on y apprend que plus d’une femme sur quatre (27,6 %) a eu des rapports douloureux et que 16% en ont toujours. Non sans stoïcisme puisque la moitié des femmes ne signalent pas à leur partenaire qu’elles ont eu mal en faisant du bien.

En Amérique du Nord, deux femmes sur trois ont déjà utilisé un lubrifiant lors de rapports, avant tout «pour le plaisir» pour les moins de 40 ans.
D’ailleurs 85 % des femmes estiment que les lubrifiants rendent le sexe plus agréable, 69 % qu’ils augmentent l’excitation et 56 % qu’ils facilitent l’orgasme. La situation est à peu près la même pour les hommes, sauf peut-être pour les moins de 25 ans qui ne sont qu’un sur deux à en utiliser.

Une consommation de lub’ qui a explosé avec l’arrivée des gels au CBD, tant les résultats sont efficaces. Médicalement, le CBD favorise et améliore la circulation sanguine et stimule la lubrification naturelle, appui une série de tests menés par le Journal of Experimental Medicine en 2012. Son côté anti-inflammatoire et analgésique est aussi apprécié en cas de fougueux ébats. De quoi redonner envie de se faire plaisir toute la nuit.
Est-ce l’une des raisons du succès du CBD chez les seniors suisses?

Booster d’orgasme ?

L’étude du New England Journal of Medecine fait aussi part d’une autre donnée invitant les hommes à la plus grande humilité: sur 2699 femmes sondées,  seules 29 % atteindraient l’orgasme (durant un rapport à deux).
Une statistique qui n’a heureusement rien de définitif puisque le même groupe de chercheur nous informe qu’après avoir consommé de la ganja, 76 % des femmes estimaient avoir eu un orgasme plus intense.

En 1974, l’Organisation mondiale de la Santé inscrivait ceci  dans sa charte « L’individu possède des droits fondamentaux, dont le droit à la santé sexuelle et au plaisir, et le pouvoir de contrôler son activité sexuelle et reproductrice en fonction d’une éthique sociale personnelle ».
Le cannabis se pose aujourd’hui comme l’un des plus remarquables alliés de notre épanouissement sexuel ainsi qu’un remarquable aphrodisiaque naturel.
Il n’appartient désormais  plus qu’aux gouvernements encore récalcitrants de légaliser le plaisir.

 

How Cannabis Helps Veterans Heal Their Battle Scars

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Many veterans swear cannabis helps them cope with their post-war symptoms. And thanks to Bryan Buckley and the team at the Battle Brother’s Foundation, US vets might soon have a stronger case to support their claim that cannabis can help treat PTSD. 

Bryan Buckley served in the US Marine Corps for 9 years, his first deployment was to Fallujah, Iraq. He has also served in Africa and SouthEast Asia.
I went into the military after the events of 9/11,
Once he made Team Commander for the Marine Raiders (the US Marines’ special operations force), Bryan also served in Afghanistan, particularly in the Helmand Valley. 

I’ve had some high ranking people tell me that the summer of 2012 when we were in Afghanistan was the bloodiest summer for American special operation forces since Vietnam”, Bryan explains, remembering his service in Operation Enduring Freedom (the US government’s tag name for its Global War on Terror).
“And I came out of the military 100% disabled and with 100% post-traumatic stress.”

I swallowed before asking Bryan about his injuries.
In 2012, we were fighting in the Helmand province”. His words cut through the silent phone line like a knife.
During one of those days, I heard a round go past my head. It was from an underbarrel grenade launcher. The grenade exploded right next to me. I took shrapnel to my leg, all throughout my back and to my face. Two of my teammates were wounded as well; one of them lost part of his tricep and the other guy took shrapnel to his stomach.
Bryan nearly lost his left leg following the injuries he sustained that day.
Later that year, he also fell 15 feet from a helicopter, dislocating his ankle and fracturing his spine.
War is a crazy place”.

Image courtesy of Helmand Valley Growers Company.

Bryan’s physical wounds healed quickly. In fact, he was back out in the field just 1 week after having surgery to save his leg from the grenade shrapnel.
But when he transitioned out of the military, Bryan realized that he’d brought home emotional wounds that were a lot harder to heal than the physical ones.
In the military, you always have to stay focused on the mission, even when you’re taking casualties. You just have to focus on the enemy and keep the fight on them. You can’t go internal because that’ll just create more casualties« .
War is a crazy place indeed.


Once I got out and life slowed down, that’s when some of the things you suppress in your mind start to come back up”.
After coming back from war, Bryan’s PTSD started to make its mark. He suffered from sleep issues, depression, and anxiety.
He often found himself reliving his past on the battlefield, especially once he had children. 

The enemy would often use women and children as human shields. You just see some gnarly things”.
Most importantly, Bryan felt like he’d lost his identity and purpose after he returned home to a civilian life.
I couldn’t watch the news for years because they’d talk about actions in Afghanistan and Iraq and I’d feel guilty for not being there” remembers Bryan.
It’s this lack of purpose that leaves many vets battling depression and substance abuse.
It’s also what leads almost 22 US veterans to take their own lives every day

Luckily, Bryan was able to regain that lost sense of purpose by teaming up with fellow Marine veterans Andy Miears and Matt Curran to form the Helmand Valley Growers Company (HVGC); a Californian cannabis company that donates 100% of its profits to researching the benefits of medical cannabis for veterans.
Alongside HVGC, Bryan, Andy, and Matt also founded the Battle Brothers Foundation; a non-profit NGO that aims to empower US veterans through personal development, employment opportunities, and the right kind of medical support. 

It all started in 2016, when Bryan suddenly noticed his friend and co-founder Andy looking better than usual.
He didn’t have that lethargic look about him like he’d been drinking the night before”.
He admits that drinking is one of the most common ways veterans face the symptoms that strike once they end their service.
It’s just part of our culture, but when I asked Andy what was going on, he said ‘I’ve traded in a 5th of Jack for a joint.”
Besides using cannabis to sleep better and relieve his PTSD symptoms, Andy was also working to become a licensed cannabis cultivator. 

Image courtesy of Helmand Valley Growers Company.

One day, Andy told me that cannabis was helping him transition from a warrior to a gardener”, Bryan recalls.
After seeing the positive effect cannabis was having on his friend, Bryan decided to try cannabis for himself.
It was incredible. I was sleeping better, I was waking up feeling refreshed, it was helping my anxiety and depression. Now, cannabis is just part of my daily routine« .

And it wasn’t long before he realized that cannabis could be the purpose he’d been missing after leaving the army.
From the get-go, one of Battle Brothers main goals was to change the US medical landscape by making cannabis a legal and accessible treatment option for veterans, be it for pain-relief, better sleep, or any other medical condition.
Cannabis isn’t for everyone” Bryan says firmly. “But it should be a tool in the toolkit”.

And the Battle Brothers foundation is well underway to completing its mission; it just got approval from a private institutional review board to conduct an observational study that’ll evaluate the safety and efficacy of using medical cannabis in the treatment of PTSD.
In 2016, we spoke to members of Congress to see what it would take to make cannabis available to veterans, they told us to collect reliable data alongside American doctors and build a strong case to present to Veteran’s Affairs. And that’s what we’re doing.”

The study is expected to launch in July and will involve 60 Californian veterans with moderate to severe PTSD.
The participants will purchase and dose cannabis products at their own discretion over 90 days and report to a team from NiaMedic, a medical data company from Israel, to evaluate the effects the different products have on their PTSD symptoms.
And while this is a huge milestone for Bryan and his team, they show no signs of slowing down.
Confident that this study will harbour positive results, Bryan believes this research will put down the foundations for more aggressive studies in the future that will help build a better reality for America’s veterans. 

These brave men and women raise their right hand and sign a blank cheque that’s payable with their lives. And when they’re back here in America, maybe they’re back here in a physical sense, but not spiritually or mentally. At Helmand Valley Growers Company, we want to be that beacon in the night that lights the path so that these people can live the life of peace that they deserve, and live the American dream that they fought so hard to defend.” 

 

 

L’appétit vient en fumant

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Ce n’est pas un mythe, consommer du cannabis ouvre l’appétit. Toutefois, tous les cannabinoïdes présents dans cette plante n’ont pas le même effet. Tandis que le THC a tendance à provoquer des fringales, le CBD (cannabidiol) et le CBG (cannabigérol) agissent plutôt comme des régulateurs de l’appétit. Regardons de plus près les effets de ces molécules.

Comment ça se passe concrètement ?

Pour fonctionner notre corps a besoin d’énergie, donc de calories, une fois ce carburant ingéré, l’organisme nous envoie des signaux pour nous prévenir qu’il est rassasié et que la digestion peut s’enclencher. Ce mécanisme bien huilé se met en marche dès la prise alimentaire en envoyant une multitude de messages chimiques à notre corps (sérotonine, neurotensine, glucagon et cholécystokine…) activant ainsi le centre de satiété situé dans le cerveau (hypothalamus ventro-médian.) Or le THC qui agit sur les récepteurs cannabinoïdes de l’hypothalamus, inhibe les messages de satiété et excite au contraire les récepteurs responsables de la sensation de faim et de soif. D’où ce besoin compulsif de manger et de s’hydrater après avoir fumé du cannabis. Les fringales, autrement dit l’envie soudaine d’avaler des aliments, de préférence gras, sucrés, salés et de boire en quantité sont légion chez les stoners. Qui n’a pas connu cette envie irrépressible de vider son frigo après un bon joint ?   

Le CBG ou Cannabigérol est une molécule présente dans le Cannabis en très faible quantité (moins de 1%), c’est lui qui est à l’origine de la création du CBD. Il  aurait les mêmes propriétés que le THC l’effet psychoactif en moins. En 2016, des chercheurs britanniques se sont intéressés à ses effets sur l’appétit des rats. Ils ont découverts que les rongeurs mangeaient beaucoup plus sous l’effet du CBG sans présenter les inconvénients du THC : somnolence, « high ».  Intéressant donc pour les personnes qui ont peu d’appétit, voire des troubles du comportement alimentaire.

Et le CBD alors ?

Tandis que le THC et le CBG stimulent nos papilles, le CBD lui, aurait un tout autre rôle. En effet, le Cannabidiol agit sur l’homéostasie de notre organisme, autrement dit il participe à l’auto régulation de notre corps. Il interagit surtout avec notre système immunitaire préférant les récepteurs CB2 qui gèrent les sensations de douleurs, de manque et de stress. Ses vertus relaxantes et antalgiques agissent comme un calmant naturel sur les différentes alertes de notre organisme. La sensation de faim n’échappe pas à la règle. En augmentant le taux de sérotonine et d’amandanides, les hormones du bonheur, le CBD permet donc de se sentir plus calme et rassasié. Par ailleurs, les cannabinoïdes ont des effets anti-inflammatoires et anti-oxydants contribuant à la régulation du taux de sucre dans le sang.

N’oublions pas qu’avoir une alimentation saine et équilibrée reste le premier sésame vers le bien-être.

Endométriose: le CBD à la rescousse

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L’endométriose est une maladie inflammatoire et chronique de l’appareil génital féminin qui touche près d’une adulte sur dix.
Reconnu pour ses vertus anti-inflammatoires, relaxantes et analgésiques, le cannabidiol (CBD) s’avère être un allié de poids pour toutes celles qui souffrent régulièrement de cette pathologie contre laquelle aucun traitement n’existe à ce jour.

Endométriose: causes et symptômes

L’endomètre est le tissu qui tapisse l’utérus, sous l’influence des hormones il s’épaissit à chaque cycle pour faciliter la fécondation. S’il celle-ci ne se produit pas, l’endomètre se désagrège et saigne provoquant ainsi les règles. Les cellules « déchets » impliquées dans ce processus sont normalement détruites par le système immunitaire. Or chez 10 % des femmes, ces tissus cellulaires ne sont pas éliminés. Au contraire, ils s’accumulent et provoquent des lésions, et dans certains cas des kystes ovariens (endométriomes), c’est l’endométriose. Cette maladie qui s’attaque principalement à l’appareil reproducteur, peut dans certains cas s’étendre aux appareils urinaires et digestifs provoquant des douleurs parfois difficiles à gérer.

Les symptômes les plus courants sont des douleurs chroniques aigües pendant les règles : crampes pelviennes (sur les ovaires), douleurs pendant les rapports sexuels, troubles digestifs (nausées, diarrhées ou constipation), migraine, infertilité ou difficulté à procréer, sans oublier l’anxiété et la fatigue liés à cette condition invalidante.
Autant de raisons qui amènent sérieusement à envisager le chanvre comme une réponse à ces multiples désagréments.

La solution CBD

Dans la plupart des cas, les gynécologues prescrivent des antalgiques ou proposent des solutions plus radicales comme la chirurgie pour retirer les lésions en cas d’endométriose sévère. Et si ces alternatives à la douleur sont efficaces à court terme, elles comportent des effets secondaires indésirables et n’apportent pas de soulagement sur le long terme.

Le Cannabidiol apparaît alors comme une solution plus que séduisante. En effet, des etudes canadiennes ont montré que l’appareil génital féminin est doté de récepteurs endocannabinoïdes. J’en parle dans mon article : « CBD le cannabinoïde qui règle tout » Autrement dit, l’action du CBD est quasi immédiate dans la cavité pelvienne. Il permettrait ainsi de calmer les crampes et de soulager les douleurs de façon significative.

Des recherches récentes sur la souris ont démontré que lorsque ces récepteurs cannabinoïdes sont activés, les tissus endométriosiques cessent de prolilférer.

Souffrant d’endométriose sévère, j’ai essayé tout ce que j’avais à disposition. Dernièrement, j’ai subi une opération pour retirer les kystes endométriosiques. Les douleurs post opératoires étant difficiles à supporter, je me suis tournée tout naturellement vers le CBD sous forme d’huile (application locale sur l’abdomen) et en sub linguale pour  une action antalgique plus globale. Le chanvre est donc mon meilleur allié car contrairement aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme l’Advil qui provoque des troubles du tube digestif, le CBD n’ a pas d’effet délétère sur les intestins.

Le CBD et le cannabis thérapeutique se posent comme d’efficaces palliatifs. Les deux molécules réduisent les douleurs, apaisent les esprits et empêchent les mauvaises cellules de proliférer. Une aubaine pour toutes celles qui comme moi veulent en finir avec les médicaments et l’inconfort lié à cette maladie.

Thierry Bedossa, vétérinaire pionnier du CBD thérapeutique en France.

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Thierry Bedossa soigne nos amis à quatre pattes depuis plus de 30 ans. S’ il est connu de tous pour avoir présenté de nombreuses émissions télé, c’est surtout son approche éthologique et intuitive du métier de vétérinaire qui a fait sa réputation. Nous avons rencontré « l’homme qui murmurait à l’oreille des chiens » pour discuter canins, cannabidiol et perspectives thérapeutiques.

Vous êtes en France un des pionniers dans le traitement au cannabidiol (CBD) de certaines pathologies chez les chiens, je me trompe?
Effectivement, j’ai été je crois parmi les premiers praticiens Français à me pencher sur les avantages liés aux traitements à base de CBD.
Pour mieux comprendre ce qui m’a amené à être convaincu de l’efficacité du CBD dans le traitement des certaines affections, il convient d’expliquer le contexte dans lequel j’ai découvert l’usage de cette molécule. J’ai fait la moitié de ma formation de vétérinaire en Amérique du nord, au Canada comme aux Etats-Unis.
À ce titre, j’ai gardé pas mal de contacts avec des propriétaires à Montréal, New-York ou encore Los Angeles. Or, depuis cinq ans environ, beaucoup de ces propriétaires avec qui je communique régulièrement me parlaient de façon très favorable de leur expérience de traitement au CBD avec leur animal de compagnie. Une possibilité de traitement lié à l’assouplissement, au niveau fédéral, de la vente de CBD, comme de la législation du cannabis dans certains Etats (douze Etats ont à ce jour légalisé la vente et consommation de cannabis NDLR). D’autre part, je suis Membre de L’American Animal Hospital Association (AAHA), qui défend une approche strictement rationnelle et scientifique de  tous traitements.
Je reçois régulièrement leurs conclusions d’essais clinique impliquant de nouvelles approches thérapeutiques pour pas mal de problèmes que rencontrent nos amis à poils. Or, depuis trois ans, je vois passer sous mes yeux études, colloques, essais cliniques et protocoles… tous en faveur de l’usage du CBD.
Ces essais cliniques menés par l’AHAA et les retours de mes amis vétérinaires en faveur de l’usage du CBD pour chiens et chats m’ont ainsi mis la puce à l’oreille, façon de parler (rires).
Enfin, allant aux États-Unis en 2017, j’ai pu constater que dans tous les « Pet-shops* », les étals étaient remplis de produits à base de CBD. Cette même année, au détour de conversations avec d’autres propriétaires, j’ai réellement pris la mesure de l’efficacité du produit… uniquement pour le traitement de certaines maladies.
Mais il ne s’agit pas de faire du CBD à tout va !

Quels types de pathologies sont concernées ?
L’usage du CBD est pertinent dans le traitement des douleurs chroniques, de l’épilepsie et surtout de l’anxiété comme de l’agressivité.
Je me concentre surtout sur l’anxiété et l’agressivité parce qu’en tant que comportementaliste, c’est uniquement sur cet axe que je me suis penché (Thierry Bedossa est LE comportementaliste animalier français, une spécialité qui a fait sa renommée, son succès comme celui de sa clinique).
J’ai donc tout naturellement orienté mon approche du CBD sur des problèmes d’agressivité, nervosité ou anxiété que les maîtres pouvaient rencontrer avec leurs animaux, plus particulièrement les chiens.

Quand avez-vous commencé à prescrire du CBD pour ces angoisses et états de grande nervosité ?
J’ai commencé il y a un an. Il faut savoir qu’à ce moment-là le CBD n’était pas disponible en France.
Je travaille en tant que chercheur et praticien avec quelques Start-Up et, en novembre de l’année dernière, Hector Kitchen m’a sollicité pour savoir si je trouvais pertinent de mettre du CBD dans certains compléments alimentaires afin de traiter les problèmes que je viens de citer.
Hector Kitchen commercialisait un « complément alimentaire », et donc vendu en tant que tel, et non comme un médicament.
Parallèlement à cela, j’ai été démarché par Creso Pharma, un laboratoire Suisse qui lui aussi fabrique un complément alimentaire au CBD.
Fin 2018, des représentants de Creso Pharma sont venus me voir à la clinique pour me pitcher et démarcher sur le sujet CBD. Avec cet argumentaire que l’on retrouve sur leurs sachets de croquettes au CBD : « favorise le bien-être tout en renforçant les défenses immunitaires et en soutenant l’équilibre comportemental et la vitalité de l’animal » (concerné par les troubles cités NDLR). Ce qui correspondait effectivement à ce que j’avais lu dans les rapports d’étude et eu comme retour de la part de propriétaires américains.
Aussi convaincu par les études scientifiques que j’avais lues qu’enthousiaste à la suite de conversations avec des propriétaires américains, je décide alors d’essayer, mais en envoyant mes clients à l’étranger pour qu’ils puissent obtenir cette molécule qui, encore une fois, n’était pas disponible en France.
Après avoir informé les propriétaires, je rédigeais une ordonnance qu’ils pouvaient déposer en Suisse, Belgique ou Luxembourg.

Les résultats ?
Ils confirmaient ce que j’avais lu et constaté aux États-Unis : les résultats étaient aussi probants que pérennes. Encore une fois, en tant que comportementaliste, je ne me suis penché que sur les problèmes liés à l’agressivité, l’anxiété et la nervosité excessive chez l’animal.
J’en ai prescrit à une petite dizaine de chiens et chats et prendrai un exemple pour illustrer mon propos, celui de Kid. Kid est un chien de 16 ans qui avait ce que nous appelons chez l’homme des terreurs nocturnes. Probablement liées à un syndrome de stress post-traumatique.
Non seulement Kid dort maintenant d’un sommeil normal, mais il a retrouvé -qualité de sommeil et repos oblige- une forme assez épatante pour un labrador de son âge. Les retours des autres propriétaires auxquelles j’ai prescrit du CBD sont du même acabit.

La législation sur le CBD a-t-elle évolué en France ?*
Oui, depuis juin 2019, le laboratoire Virbac commercialise en France l’Anibidiol, en tant que complément alimentaire. Ce qui permet de contourner le long processus d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), puisque l’Anibidiol est considéré comme un complément, et non comme un médicament.
Deux semaines après la commercialisation de l’Anibidiol en France, nous avons cependant assisté à une levée de boucliers.

Comment ça ?
Les organisations professionnelles auraient préféré que le CBD soit considéré comme un médicament et non comme un aliment complémentaire.  La mise sur le marché de médicaments vétérinaires est en effet corrélée à de bien plus grandes contraintes réglementaires et leur usage est soumis à prescription vétérinaire, ce qui aurait permis d’encadrer plus fortement l’utilisation du CBD.
Mais le temps d’obtention d’une AMM est aussi beaucoup plus long et réserver le statut de médicament aux produits avec du CBD entraînerait, à mon avis, une perte de chance pour de nombreux animaux dont l’état douloureux est susceptible d’être amélioré avec cette molécule.
Par ailleurs, la France est assez en retard par rapport à d’autres pays européens qui ont déjà assoupli les règles concernant l’usage thérapeutique du CBD et il serait dommage de s’isoler encore davantage en adoptant une position restrictive. Il nous faut réfléchir dans l’intérêt de nos animaux, de leur santé et de leur bien-être. Et après 30 ans au service du meilleur ami de l’homme, je pense savoir de quoi je parle.

*Les « Pet-Shop » sont des magasins distribuant des aliments, produits et médicaments pour animaux, mais en dehors du circuit vétérinaire, sans consultation ni ordonnance donc.

*(Interview réalisé en juillet 2019)

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