Pollution

Comment laver son linge sans salir.

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Alors que nous essayons de sauver la planète en consommant propre, la salir en lavant son linge serait regrettable. Pour ne pas faire de crasses à l’environnement, quelques gestes simples suffisent.

Qu’on se le dise, rester propre… salit. Un seul lavage consomme des décalitres d’eau potable. Éjectée de la machine, l’eau est souillée de votre saleté, de détergents. Sans oublier les matières en suspension. À commencer par le plastique. Vous vous souvenez de ces continents de micro déchets de plastiques qui flottent entre deux eaux au milieu de tous les océans ? Le tiers d’entre eux est directement issus de vos jeans et autres sous-vêtements.

Machines à laver: à tambour battant contre la planète

Le mouvement perpétuel ne fait pas (encore) tourner le tambour de la machine, et encore moins le sèche-linge qui va derrière. Laver, essorer, sécher consomme de l’électricité. Des électrons dont la production rejette, selon les pays, plus ou moins de polluants atmosphériques et de CO2.

Peut-on redonner figure humaine à ses frusques sans saloper fleuves et mers ? Oui. À condition de prendre quelques précautions. La première d’entre elles est la plus évidente : remplissez le plus possible (mais pas trop non plus) votre tambour. L’important est de trouver le juste compromis entre le volume d’eau qui sera utilisé et la qualité du lavage. Une grosse boule de linge trop dense sera mal lavée et mal rincée. Lancer un cycle de lavage pour trois slips, c’est souiller des dizaines de litres d’eau et consommer autant d’électricité qu’il ne le faut pour alimenter un téléviseur non-stop pendant un mois.

Vers un nettoyage vert

Pour laver vert et bien, il conviendra de choisir la plus basse température possible. Environ 90% de l’électricité consommée à l’occasion d’un cycle de lavage servent à chauffer l’eau. Plus cette eau de lavage sera fraiche, moins vous gaspillerez de courant. Je vous parlais des micros plastiques. Pour éviter de contribuer à la plastification des mers, n’hésitez pas à laver le linge contenant des matières synthétiques dans des sacs de lavage spéciaux. Ces derniers laissent entrer eau et agents lavants, mais retiennent les particules. On peut aussi amener son filtre de machine. Mais là, faut être pote avec le gérant de la laverie.

Plus facile, en revanche, est le changement de lessive. Nos laveries préférées mettent des lessives industrielles à notre disposition. Elles sont efficaces, mais riches en phosphates et détergents chimiques : incompatibles avec le bonheur de la faune et de la flore aquatiques. L’ONG américaine EWG a évalué les performances environnementales des lessives : 80% d’entre elles sont à éviter. Priorité sera donc donnée aux produits au savon végétal dotés d’un label écologique, comme l’Ecolabel européen et Ecodétergent. On peut aussi préparer sa lessive, à base de savon végétal (40 g/l), de cristaux de soude (45 g/l) et d’eau chaude (1 l). Utilisez 15 cl de ce mélange par cycle.
Ne vous en lavez pas les mains, ça marche !

 

 

Comment compter sur la décroissance.

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Compter autrement est plus efficace pour protéger la planète que de réduire l’activité économique. Voici pourquoi.

Rien n’échappe aux satellites. Depuis l’espace, leurs caméras suivent le recul régulier de la forêt, culbutée par l’agriculture intensive, l’urbanisation, la production de charbon et j’en passe. Selon le dernier décompte publié cette semaine par le Centre commun de recherche, le Cirad, le Cifor et l’INPE, les massifs forestiers de la planète ont perdu 220 millions d’hectares, entre 1990 et 2020. Comme si on coupait, chaque année, une forêt occupant la surface de l’Irlande, résume Ghislain Vieilledent, écologue spécialiste des forêts tropicales au Cirad.

Pendant que le monde perdait 5% de sa surface forestière, sa production de richesses a pratiquement quadruplé. De là à en déduire qu’il faut engager la décroissance de l’économie pour protéger la planète, il n’y a qu’un pas, allègrement franchi par certains économistes. Le problème est-il aussi simple que cela ? Sûrement pas.

L’argent n’est pas le bonheur

L’un des grands hiatus vient du fait que les politiques et la plupart des économistes présentent le produit intérieur brut (PIB) comme un indice d’évaluation du bonheur humain. Ce qu’il n’a jamais été, de l’aveu même de ses concepteurs. « Le PIB se focalise sur un champ assez restreint d’activités humaines et reste aveugle à de nombreux aspects de la vie qui influent pourtant notablement sur le bien-être. De plus, il ne prend pas en compte les externalités sur l’environnement qui résultent des processus productifs », résume l’économiste Marion Navarro.

Financer la transition

Réduire le PIB est-il la meilleure façon de réduire les atteintes à la planète ? Cela n’a rien d’évident. Stabiliser le réchauffement à 1,5 °C — l’objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris — oblige à remplacer les centrales électriques consommant des énergies fossiles (qui produisent les deux tiers de l’électricité mondiale) par des installations décarbonées. Cela suppose aussi de revoir la plupart des pratiques agricoles, à l’origine de 20% du renforcement anthropique de l’effet de serre. N’oublions pas non plus de remplacer 99% du parc automobile mondial qui, carburent à l’essence ou au gazole. Pas d’impasse non plus sur les cargos qui, en brûlant du fioul lourd, transportent plus de 80% des marchandises du monde. Même remarque pour l’aviation commerciale. Les rédacteurs du rapport du Giec sur la stabilisation rapide du réchauffement rappellent qu’il faudra probablement enrichir cette liste de systèmes d’extraction du CO2 de l’atmosphère. Ce qui ne sera pas gratuit non plus.

Devis élevé

Le montant du devis de la décarbonation de nos modes de vie est incroyablement élevé. Difficile de financer ces transformations, avec une économie en déclin. D’autant qu’il est inimaginable d’amorcer de telles transformations sans faire en sorte que leurs retombées bénéficient aux plus modestes et aux plus vulnérables (souvent les mêmes). N’oublions pas que 820 millions de terriens ne mangent pas à leur faim, qu’un bon milliard n’ont pas accès à l’électricité et que l’eau potable est rare pour 40% d’entre eux.

Intégrer le contexte

Des pistes pour sortir de l’ornière ? Affirmatif. La principale est sans doute de modifier l’indicateur en chef de notre mode de vie. Ce super PIB devrait non seulement agglomérer les chiffres d’affaires de nos activités, mais aussi intégrer les externalités, telles les effets des changements climatiques et de la perte de biodiversité, par exemple. Ces manquements expliquent pourquoi la majorité des économistes minorent, par exemple, les conséquences économiques du réchauffement. «En incluant tous les facteurs, la fonction de dommage du modèle suppose que les dommages représentent 2,1 % du revenu mondial en cas de réchauffement de 3 °C et 8,5 % du revenu en cas de réchauffement de 6 °C », écrit ainsi le prix Nobel d’économie William Nordhaus.

Intégrer les limites physiques

Comment affiner l’indicateur économique de référence ? D’abord, en intégrant (ou en mettant les deux jeux de données en parallèle) les limites physiques de la planète. On pourrait, pour ce faire, s’inspirer des travaux du physicien Dennis Meadows. Le co-auteur du rapport The Limits to Growth a conçu, un modèle physique et systémique intégrant données économiques et environnementales (pollutions, ressources épuisables). « Et, contrairement aux modèles économiques dont aucun ne peut se targuer d’être backtesté avec succès même sur cinq ans, il a fait ses preuves, puisqu’il « colle » aux données empiriques observées sur 35 ans, de 1980 à 2015 », souligne l’économiste Alain Grandjean.

Objectifs de développement durable

Suffisant ? Pas forcément. Pour faire converger les impératifs économiques, écologiques et sociaux, prospectivistes et investisseurs devront intégrer aussi les objectifs de développement durable, définis en 2015 par l’ONU. Au nombre de 17, ils visent à réduire les prélèvements de ressources naturelles, à améliorer l’éducation, à réduire le gaspillage, à favoriser les transports doux et collectifs, à défendre les droits de l’homme, à planter des arbres, etc.

En prenons-nous le chemin ? Très doucement. L’Union européenne est en passe d’adopter un règlement qui distinguera les projets « durables » des ceux qui ne le sont pas. Ce qui facilitera le travail des investisseurs souhaitant verdir leur portefeuille d’actifs. En cours d’évolution, les normes comptables internationales vont progressivement imposer aux entreprises (à commencer par les multinationales) de montrer comment elles intègrent le climat et la biodiversité dans leur stratégie. A charge pour les agences de notation de trier les vrais pionniers de l’écologie industrielle des greenwashers. Un vrai boulot !

Green R : la top appli écolo conçu par un lycéen.

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Green R, c’est la géniale application qui permet de signaler une zone polluée et d’organiser un ramassage avec d’autres utilisateurs. Conçue par un français de 16 ans, L’appli est à l’image de la génération de son créateur; impliquée, intelligente et farouchement écologiste

La nouvelle génération n’a pas peur du futur. Elle s’arme, prête  à en découdre avec la pollution.
S’appuyant sur la technologie et sur la capacité de mobilisation des citoyens, Green R compte aujourd’hui des milliers de personnes. Le principe : Si vous apercevez un dechet sur la voie publique et que vous n’avez pas le temps ou l’équipement ; Green R vous permettra de donner la localisation de la vilaine ordure pour que quelqu’un d’autre s’en charge. Mais ce n’est pas tout ! Vous pouvez aussi organiser des « Green walk ». Lorsqu’il y a beaucoup d’ordures, les gens peuvent se donner rendez-vous pour nettoyer un endroit à quatre ou cinq personnes en une heure .

« Quand j’ai eu l’idée de cette appli, je me suis dit que j’allais la faire sans trop savoir comment ». On est une génération de plus en plus engagée, on peut faire des choses même en étant jeune », assure Ruben Longin, 16 ans . Fort de son idée et ses convictions,  il n’a pas hésité à soumettre son projet à un codeur informatique rencontré par hasard lors d’un repas avec ses parents. Convaincu, l’homme âgé de 40 ans s’associe à lui. C’est le début de la collaboration et du projet.

Après quelques mois de conception, l’application GreenR voit le jour le 26 juillet 2020.

Les multinationales intègrent-elles le climat à leur stratégie ?

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Malgré les annonces, les grandes entreprises ne sont pas encore entrées dans le monde du bas carbone. Ce n’est pas une fatalité.

Pas une semaine sans qu’une multinationale n’annonce son engagement en faveur du climat. Apple sera neutre en carbone d’ici à 2030, jure la firme à la pomme. Le pétrolier BP ou le fabricant de yaourt Danone font la même promesse, mais pour 2050.  Est-ce à dire que les géants de l’industrie et des services entrent de plain-pied dans le monde bas carbone ? Ce n’est, peut-être, pas aussi simple.

Paradoxe climatique

Le consultant KPMG a passé au crible la communication institutionnelle des 100 plus  grandes entreprises des 52 pays les plus développés. Verdict : une sur trois intègre le risque climatique dans ses rapports annuels. Environ une sur six l’envisage comme un risque financier. Ce qui n’empêche pas 65% d’entre elles de se fixer des objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre (GES).

Comment expliquer ce paradoxe ? Première explication : de nombreux entrepreneurs, notamment dans les services, n’imaginent pas que leurs activités contribuent au renforcement de l’effet de serre. Les administrateurs de société sont d’autant moins enclins à agir qu’ils sont rares (environ 1%) à avoir un bagage scientifique leur permettant d’appréhender la réalité du changement climatique.

Évaluation et grille de lecture

Les actionnaires font peu de choses aussi pour faire évoluer la stratégie des entreprises. Certes, on ne compte plus les appels d’investisseurs en faveur du climat. Mais dans les faits, très rares sont les résolutions bas carbone votées par les assemblées générales des actionnaires.

Cette situation est elle désespérément figée ? Pas forcément. En 2017, la TCFD, groupe de travail émanant du Conseil de stabilité financière des pays du G20, a proposé une méthode permettant à chaque entreprise d’évaluer son risque climatique et d’adapter sa stratégie en conséquence. Adoptées par un faible nombre de compagnies, les recommandations de la TCFD pourraient néanmoins devenir la norme.

De son côté, l’Union européenne s’apprête à publier une grille de lecture. Ce cadre carbone distinguera les investissements « verts » de ceux qui contribuent à la dégradation du climat ou de l’environnement. Cette « taxonomie » aidera les investisseurs à placer, à coup sûr, leur argent (qui est souvent le nôtre !) là où ça ne fait pas mal.

Verte monnaie, le bitcoin ?

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Energivore, le fonctionnement de la plus célèbre des cryptomonnaies contribue au renforcement de l’effet de serre. Et cela n’a rien de virtuel.

En 2010, le bitcoin n’a que quelques mois d’existence. Créée par Satoshi Nakamoto, un pseudonyme d’une ou de plusieurs personnes jamais identifiée, cette monnaie virtuelle n’est connue que de quelques geeks. L’un d’eux parvient à convaincre Pizza Hut de lui vendre deux pizzas moyennant le versement de 10 000 bitcoins. A l’époque, la cryptomonnaie vaut quelques cents de dollars. Devenue une valeur refuge, elle cote, aujourd’hui, près de 40 000 dollars. En 2020, chaque pizza millésimée 2010 vaudrait 200 millions de dollars. Ca fait cher l’anchois !

Nombre d’observateurs se réjouissent du développement de cet argent électronique, notamment parce qu’il ne consomme ni métaux pour les pièces ni papier monnaie. Exact, mais cela ne signifie pas que son bilan environnemental est blanc comme neige. C’est même tout le contraire !

Mieux vaut l’Amex

Vieux de quelques jours, le dernier bilan environnemental du bitcoin n’est pas flatteur. Selon Digiconomist, le système bitcoin consomme près de 80 TWh d’électricité par an : huit fois plus qu’en … 2017. Compte tenu du bouquet énergétique des compagnies d’électricité, cela alourdit notre bilan carbone global d’une quarantaine de millions de tonnes de CO2 par an : autant que la Nouvelle-Zélande. Vu du côté de l’usager, une seule transaction en bitcoin est 700 000 fois (vous avez bien lu) plus néfaste pour le climat que le même achat effectué avec une carte bancaire classique.

Comment est-ce possible ? Pour résumer, chaque transaction est découpée en fichiers informatiques éparpillés aux mille coins du web. Des centaines de milliers d’ordinateurs (des millions, peut-être ?) se consacrent au suivi et à la validation des échanges dans de grands livres comptables virtuels, réputés inviolables.

Un minage de fond

C’est cette myriade de PC, tournant H24, 7 jours sur 7, qui consomment des quantités faramineuses d’électrons. La Chine a développé de nombreux centres de données dédiés à ce « minage » de bitcoin. Le tiers de ce business mondial pourrait être réalisé dans l’empire du miieu, où l’essentiel de l’électricité est produite par des centrales au charbon. D’où le piètre bilan carbone de la monnaie virtuelle. Le billet vert a encore de beaux restes.

Ma petite planète : le jeu de société écolo

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Ma petite Planète c’est votre prochain challenge écolo ! Le principe ? Une compétition en ligne autour de la réalisation de défis écologiques.

Inventé par un groupe de jeunes Français aux profils variés et sérieusement engagés, le jeu « Ma Petite Planète » disponible en ligne (ainsi que via une application) propose d’opposer deux équipes composées de six à vingt-quatre joueurs. Pendant trois semaines, la « team Greta » et « la team Hulot » s’affronteront et devront réaliser une série de challenges « bons pour la planète ». Les joueurs peuvent créer leur propre ligue ou en rejoindre une déjà constituée.

L’idée est « d’accélérer le changement vers des pratiques plus écoresponsables à travers l’émulation et la cohésion d’équipe grâce à la mécanique de jeu » et ce, à travers des thèmes aussi divers que variés : alimentation, déchets, mobilités, énergie, biodiversité. »

Ce jeu de société version digitale propose à ses joueurs de relever un maximum de défis écolos en trois semaines chrono : deux équipes s’affrontent pour valider le plus d’actions possibles parmi les 60 proposées dans le jeu, tout en évitant les 20 « malus » qui leur feraient perdre des points. Exemples : se passer de la grande distribution pendant une semaine pour cocher 4 points supplémentaires, ou ne pas prendre la voiture ou les VTC pour les petits trajets sous peine d’en perdre 3.

Chaque année, l’association propose trois éditions dites « grand public » pour jouer en famille ou entre amis, mais aussi « en entreprises » pour jouer entre collègues. Pour les plus jeunes, deux éditions « à l’école » sont également mises en place. Le coup d’envoi de la prochaine partie grand public est prévu pour ce 25 janvier.

Un Dakar plus écologique

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 La mythique compétition automobile qui se déroule en Arabie Saoudite se voudrait plus écologique et donc 100% éco-responsable

« Le rallye Dakar provoque directement et indirectement des dégâts qui sont de plusieurs ordres. Le Dakar va émettre directement près de 40 000 tonnes de CO2 » explique Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’environnement, à propos de la course des 500 automobiles, motos, quads et camions qui vont parcourir quelque 9 000 km à travers le Pérou, la Bolivie et l’Argentine.

Selon l’association, ses conséquences en sont multiples : influence sur le dérèglement climatique, avec ses 40 000 tonnes de CO2 émises, sur les écosystèmes car le parcours traverse des milieux fragiles, mais aussi sur le public, qui va « avoir tendance à aller mimer les fous du volant en achetant des véhicules surdimensionnés par rapport à l’usage qu’ils en feront au quotidien« , le tout sans compter les « décès d’enfants et de personnes qui traversent les rues de leurs villages et qui subissent les vitesses inouïes de ces véhicules. »

Un Dakar plus écologique serait donc possible ? Oui, avec des véhicules plus respectueux des éco-systèmes qu’il traverse et faire taire les critiques qui l’accusent de polluer: ce sont les objectifs que se sont fixés les organisateurs du célèbre rallye-raid, dont l’édition 2020 se conclut vendredi en Arabie saoudite. «Nous avons acquis une certitude: les voitures et les camions de demain se déplaceront avec des moteurs électriques».

Dès la prochaine édition, en 2022, une nouvelle catégorie va voir le jour, réservée aux voitures et camions 100% électriques ou hybrides. En 2026, c’est tous les pilotes et équipages pros qui devront rouler dans des véhicules «zéro émission», c’est à dire sans gaz d’échappement. Enfin, après une période de transfert de technologie vers les concurrents amateurs, le Dakar veut être 100% électrique à l’horizon 2030. «Le principe d’une base de moteurs électriques sera la même pour tous», explique David Castera, «le défi de demain c’est comment on fabrique cette électricité». Les organisateurs laissent la porte ouverte à toutes les technologies existantes ou futures pour produire l’électricité des moteurs.

Pour l’environnement, le Brexit ne change rien.

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Londres et Bruxelles sont convenus de ne pas toucher aux règles encadrant l’environnement, l’énergie ou l’atome. Histoire de ne pas perturber le commerce.

Nous y sommes. Trois ans et demi après qu’une majorité de sujets de sa très gracieuse majesté s’est prononcée en faveur du Leave, le Royaume-Uni n’est plus membre de l’Union européenne (UE). En 63 ans d’existence, c’est la première fois qu’un pays membre quitte ainsi le bloc communautaire.

Un accord de 1450 pages

Malgré les nombreuses menaces, lancées par le premier ministre britannique Boris Johnson, le Brexit s’est finalement conclu par un accord. Après deux ans et demi de difficiles négociations, Londres et Bruxelles ont fini par sceller leur désunion dans un volumineux accord. Le 24 décembre 2020, les deux parties publient un acte de divorce de poids.
En 1450 pages, ils établissent de nouvelles règles bilatérales sur des sujets aussi divers que le commerce (mais pas celui de la weed), la pêche, la santé, la fiscalité (n’oublions pas les choses importantes), le commerce, la coopération scientifique. Sans oublier, l’énergie nucléaire, l’environnement ou la lutte contre le changement climatique.

Trois documents sinon rien

Dans le détail, l’acte de divorce est constitué de trois documents : un accord de libre-échange, le partenariat pour la sécurité des citoyens et l’accord de gouvernance. Dans leurs grandes lignes, ils établissent deux grands principes pour conforter les relations entre les deux parties : liberté de circulation pour les marchandises et maintien des règles communes pour, la protection des travailleurs, la transparence fiscale et les aides d’Etat à l’économie. Sans oublier la protection de l’environnement et du climat. A noter d’ailleurs, dans ce dernier cas, que 80 % des lois britanniques sont d’origine … européenne.

Pour autant, le Brexit oblige les entreprises britanniques à quitter le marché communautaire du carbone, l’ETS. Malheureusement pour elles, Londres a ouvert, dès le 1er janvier, un système national
Les frontières pourront être de nouveau baissées d’un côté ou de l’autre du Channel si l’une des parties prouve que le principe de non régression de toutes ces règles de droit a été bafoué. Auquel cas, un tribunal spécial pourra accorder des mesures de compensation à la partie lésée.

Circulation (presque) libre

Même si les douaniers recommenceront à examiner les passeports, la liberté de circulation sera presque rétablie pour les citoyens. L’accord de Noël garantit l’égalité de concurrence entre les transporteurs de l’Union et du Royaume-Uni, de sorte que les droits des passagers, des travailleurs et la sécurité du transport ne soient pas compromis. Coup dur, en revanche, pour les grandes compagnies de charter aérien britannique : interdiction leur est désormais faite de faire du cabotage dans les aéroports des pays du continent.
Jadis fluide et détaxé, le commerce de l’électricité sera désormais soumis à des réglementations (tatillonnes, forcement !) et des droits de douane. Ce qui va renchérir le coût du MWh au Royaume-Uni, pays structurellement importateur de courant européen. Anticipant cette décision, les marchés de gros britanniques ont déjà vu doubler les prix de l’électron entre les mois de mai et décembre derniers.

Nuke is good

« Leaving European Union », c’est aussi quitter Euratom, l’organisation communautaire de coopération en matière d’énergie nucléaire. Pour le Royaume-Uni, pareil départ pouvait entraver la relance de son programme électronucléaire. Qu’à cela ne tienne : Bruxelles et Londres sont convenus de ne rien changer entre eux dans le domaine de l’atome. EDF va pouvoir continuer à construire des réacteurs outre-Manche.
Et à propos de Manche, les pêcheurs européens pourront continuer de jeter leurs filets dans les eaux anglaises, galloises ou écossaises. Les pêcheurs britanniques qui avaient massivement soutenu le Brexit pour pouvoir reprendre le contrôle de leurs stocks de poisson digèreront-ils cette arrête ?

France : quels sont les produits en plastique interdits en 2021 ?

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Pailles, touillettes, couverts… Depuis le 1er janvier 2021 et dans le cadre de la loi anti-gaspillage, ces objets en plastique à usage unique ne sont plus autorisés à la vente en France. Une liste qui devrait s’allonger d’année en année, selon le gouvernement.

De nombreux produits en plastique comme les couverts jetables, les pailles, les couvercles de gobelets à emporter, les agitateurs (à sucre), les boîtes de kebab en polystyrène, les piques à steak, les tiges pour ballons et encore les confettis, seront interdits dès ce vendredi 2021. Pour continuer à exister, ils devront être fabriqués en bois, en carton ou en plastique réutilisable.

L’usage du plastique jetable est de plus en plus restreint pour suivre les directives européennes, et ainsi permettre la réduction des déchets. Le tout bien sûr afin de préserver la planète. Saviez-vous par exemple que pour la seule Mer Méditerranée, ce sont chaque année 600 000 tonnes de plastique qui finissent au fond de son eau ? Ou encore qu’en France, moins de 2 % des plastiques usagés sont recyclés de manière optimale ? « Seuls les plastiques de type bouteilles en PET peuvent se plier aux contraintes du recyclage en boucle fermée et être régénérés pour une utilisation identique » détaille Nathalie Gontard, chercheuse à l’INRA à nos confrères de Reporterre.
Si rien n’est fait pour réduire leur utilisation, en 2050 il y aura plus de plastiques que de poissons dans les océans !

GreenLetter Club : des tutos pour devenir incollable sur l’écologie

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Faut-il manger moins de poissons ? Pourra-t-on bientôt voler en avion électrique ? A quoi ressemblera la France en 2050 ? A toutes ces questions et milles autres, la réponse est sur  Greenletter Club, la chaine vidéo 100% écolo !

Le Greenletter Club donne la parole à des spécialistes pour décortiquer de grands sujets écologiques. Du capitaine d’industrie au patron d’ONG, en passant par le spécialiste du pétrole, nous entrons pendant plus d’une heure dans le vif de sujets qui pourraient bien  changer le monde et notre quotidien.

 

Retrouvez le Greenletter Club juste ici !