Grow

Growing: Comprendre la génétique du cannabis pour en tirer le meilleur profit.

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Lorsque vous achetez des graines, les termes sativa et indica se poseront comme la première alternative. Si ce sont bien là deux familles de cannabis, nombre d’idées reçues (et fausses) sont de nature à vous induire en erreur avant même que vous ayez planté. Un tord que nous nous proposons de redresser dans ce premier chapitre du Zeweed Grow Guide.

Indica, Sativa et Ruderalis: les trois fondamentaux de la cannabis-génétique.

Un cliché trop souvent pris pour parole d’évangile consiste à estimer que les termes indica et sativa détermineront les effets psycho-actifs associés à la plante: les variétés indica sont supposées être relaxantes et sédatives, tandis que les sativas sont euphorisantes et énergisantes.
Las! La réalité est tout autre.

Les termes indica et sativa décrivent en fait 2 espèces (ou sous-espèces différentes) de cannabis, chacune avec des traits physiques et des schémas de croissance distincts.

Le cannabis a été étudié et décrit pour la première fois par le botaniste suédois Carl Linnaeus dans Species Plantarum en 1753. Linnaeus travaillait avec des plants de cannabis européens très probablement cultivées à des fins industrielles et médicinales. Ces plantes arboraient un feuillage vert clair, des feuilles aux fanions étroits qui pouvaient demander jusqu’à 3 mois de croissance avant de fleurir . Il les a appelé  Cannabis sativa L.

Cannabis, Sativa,
Cannabis Sativa L., après pollinisation

30 ans plus tard, le botaniste français Jean Baptiste Lamarck étudie des plants de cannabis ramenés d’Inde. Ces plants étaient très différentes de celles décrites par Linné, si différents dans leur forme que Lamarck les appellera Cannabis indica Lam. Les plantes étaient plus courtes, plus touffues, avec un feuillage vert foncé, des feuilles larges et une floraison atteinte en moins de 2 mois. Le Cannabis indica Lam produit des fleurs plus denses et plus résineuses que ceux de Cannabis sativa L de Linnaeus? Lamarck observera qu’ils provenaient de régions plus froides et montagneuses que celles étudiées par Linnaeus.

Dans les années 1920, le botaniste russe D. E. Janischewsky  découvre et décrit ce qu’il appellera le Cannabis ruderalis, une troisième variété originaire d’Europe centrale et de Russie. Les plants sont plus petites (dépassant rarement 60 cm de haut), ont des tiges minces et produisent peu de branches. Certaines sources décrivant leur croissance comme étant beaucoup plus semblable à « une mauvaise herbe » (Weed en anglais).

Contrairement au Cannabis sativa et au Cannabis indica, qui sont tous deux photopériodiques et fleurissent en fonction des changements de leur cycle lumineux, les plantes de Cannabis ruderalis fleurissent «automatiquement»: c’est à dire après 5 à 7 semaines de croissance.

Cannabis, Ruderalis,
Plant de Cannabis Ruderalis

Déchiffrer les gènes pour trouver votre bonne souche

Aujourd’hui, la plupart des variétés de cannabis disponibles sont ce que les cultivateurs appellent des «hybrides». Ce qui signifie qu’elles ont à la fois des génétiques indica et sativa. C’est parce que le cannabis a été méticuleusement croisé au cours des 50 dernières années, alors que les sélectionneurs essaient de créer des variétés avec des arômes uniques, plus fortes en THC et plus adaptées à la culture indoor, législation oblige.

Les variétés de cannabis dites automatiques ou «autofloraison» ont également gagné en popularité depuis un dizaine d’années. Ces variétés contiennent un mélange de génétiques sativa, indica et ruderalis, ce qui leur donne l’avantage d’une floraison en fonction de l’âge plutôt qu’en réponse aux changements photopériodiques. Et sont donc plus facile à cultiver.

Lorsque vous achetez des graines de cannabis, il s’agit donc de  garder à l’esprit que les termes indica, sativa et ruderalis ne sont pas gage de tel ou tel effet. Ce qui régit l’effet d’une plante sur le corps humain, c’est sa composition chimique, la chimie corporelle de la personne qui la consomme et la voie d’administration choisie (que ce soit le tabagisme, la vaporisation ou l’ingestion). Quelques information à ce sujet sont disponibles ici.

Indica, Sativa, Ruderlais… des termes qui ne concernent que la croissance de la plante.

Comme vu précédemment, les variétés à dominante indica auront tendance à pousser de manière plus courtes et touffues que les sativas. Ils ont également tendance à fleurir plus rapidement et à produire des bourgeons denses et résineux. Ils ont probablement développé ces caractéristiques en s’adaptant à la croissance dans des conditions plus froides et plus venteuses et des étés plus courts des régions dont ils sont originaires.

Les variétés à dominante Indica sont idéales pour les cultivateurs indoor travaillant dans de petits espaces ou les cultivateurs en extérieur vivant dans des régions plus froides, avec une saison de croissance courte. Alors que les variétés indica produisent de belles têtes denses et résineuses, leur petite taille signifie qu’elles produisent généralement des rendements plus petits que les variétés à dominance sativa.
Leur stature touffue et leur structure de têtes serrées les rendent également plus sensibles à l’humidité et plus sujettes aux problèmes de champignons ou de nuisibles lorsqu’ils sont cultivés dans des climats chauds et humides.

Les variétés de cannabis à dominance sativa peuvent pousser très grandes et longues jambes. Ils sont particulièrement réputés pour «s’étirer» une fois qu’ils commencent à fleurir et produisent des bourgeons plus gros et plus aérés. Les variétés de cannabis à dominance sativa ont également des cycles de floraison plus longs, certaines variétés prenant jusqu’à 14 semaines pour terminer correctement leur cycle de floraison. Le Cannabis Sativa L. a développé de tels caractéristiques en s’adaptant aux conditions chaudes et humides et aux longs étés des régions d’où ils proviennent.

Ces variétés sont idéales pour les cultivateurs en extérieur avec beaucoup d’espace (et une certaine expérience de culture) qui vivent dans des régions aux étés chauds et longs. Alors que les grandes variétés sativa peuvent produire d’énormes rendements, leurs principaux inconvénients sont leur taille et leurs longs cycles de floraison, ce qui peut être difficile à gérer pour les cultivateurs novices.

Cannabis, Autofloraison,
Plant de cannabis à autofloraison.

Les variétés de cannabis automatiques ou à autofloraison sont un mélange de génétiques sativa, indica et ruderalis.
Les « automatiques » sont plus petites (hauteurs moyennes de 60 à 100 cm), et produisent donc des rendements plus faibles. Cependant, leur petite taille et leur temps de floraison ultra-rapide (certaines autos passent de la graine à la récolte en 8 semaines) en font des candidats idéales pour les cultivateurs amateurs travaillant avec de petits espaces et ne cherchant qu’à cultiver une weed légère, mais facile à faire pousser.

Aujourd’hui, la plupart des variétés disponibles sur le marché sont ce que les breeders appellent des « hybrides F13 (ou première génération filiale).
Sans rentrer dans un cour de botanic trop technique, un hybride F1 est obtenue lorsque que  le pollen d’une plante de cannabis mâle pollinise un plant femelle. Vous vous retrouverez ainsi avec un croisement et  des centaines de graines contenant des traits génétiques des deux parents.

Pour autant, semez ces graines et vous vous retrouverez avec des centaines de phénotypes  très différentes les unes des autres. C’est parce que, bien que portant le même schéma génétique, ces plantes peuvent exprimer les traits génétiques qu’elles ont hérités de leurs parents de différentes manières (tout comme vous et vos frères et sœurs pouvez sembler très différents les uns des autres malgré les mêmes parents).

Voici donc vos toutes premières clefs pour se lancer dans l’auto-culture, une aventure toujours garante mille surprises…
Bonne récolte!

L’Uruguay, nouvel eldorado des chasseurs de graines ?

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Que vous fassiez pousser trois plants dans votre placard ou possédiez une ferme légale de plusieurs hectares, il y a fort à parier que la weed que vous cultivez soit le fruit d’une graine venue d’Espagne ou des Pays-Bas.
Ce monopole, une poignée de breeders uruguayens vient le taquiner à coup de variétés aussi détonantes qu’exotiques.
Notre correspondant Steve a mené l’enquête.

Il est 16h30 par une journée lourde et grise à Buenos Aires.
J’émiette consciencieusement une belle tête de Ganja vert foncé aux jolis reflets violets.
Alors que j’allume mon spliff et avale ma première taf, une douce et épaisse fumée remplit la pièce pendant qu’une délicieuse sensation monte en moi.
Je suis en train de savourer une Blueberry Automatique qu’un ami a fait pousser l’été dernier, sur sa terrasse et sous le Soleil argentin exactement.
Les graines, à ma grande surprise, provenaient de Del Plata Genetics, une seed bank uruguayenne.

Graine de star

En 2013, la petite nation latino-américaine devient le premier pays à légaliser entièrement le cannabis. Si vous êtes résident uruguayen, vous pouvez acheter de l’herbe dans une pharmacie, un cannabis-club ou alors la cultiver.
Il est aussi possible de s’en griller un partout où il est légal de fumer une cigarette, et on peut même pousser le plaisir lié à cette émancipation en demandant du feu à un policier.
Mais depuis la légalisation,  la croissance de l’industrie du cannabis en Uruguay a été lente. Très lente.
Une image : si le business américain du cannabis était un mall sur cinq étages, l’industrie de la weed en Uruguay (pour autant qu’on puisse appeler ça une industrie ) serait une épicerie de proximité.
Face à cette lacune en la matière verte, le pays a décidé (à son rythme) de prendre les choses en main en créant les premières banques de graines uruguayennes.

Les 25 récompenses et trophées  d’Alberto Huergo. Image Silver River Seeds

Silver River Seeds, basé à Montevideo, propose un catalogue assez impressionnant de plus de 20 variétés féminisées et automatiques différentes, avec des noms  aussi funky et tropicaux que Despink, Sourflash, River Haze, ou Apple Cookies.
Des variétés qui sont l’œuvre d’Alberto Huergo, un mystérieux cultivateur et auteur d’une bible du growing : Sativa: Cultivo Interior disponible ici en V.O.
Avec 30 ans d’expérience cannabique et deux décennies passées à faire pousser de la weed, Alberto n’est rien d’autre qu’une sommité dans le milieu des breeder sud-américains.
Il est l’homme derrière la Desfran de Dutch Passion, vainqueur de la Copa Del Mar 2011 en Argentine et de la Copa De Rio 2012 au Brésil… entre autre. (voir photo ci-dessus)
Son livre, publié en 2008, est une encyclopédie de 600 pages qui couvre tout ce qu’il y a à savoir sur la culture de la weed indoor, sur les cycles photopériodiques, sur la façon d’identifier et de traiter carences et parasites, sur l’art du triming, du curing… liste non-exhaustive.
Alberto est également à la tête de Haze, un magazine sur la culture de la marijuana, publié en Argentine, en Uruguay et au Brésil.

Banque de graine

Hélas, après avoir attendu avec impatience une réponse de Silver River Seeds en vue d’un entretient avec Alberto dans le cadre de cet article,  je reçois ce message:
«Merci Steve pour votre intérêt et votre proposition. Nous préférons continuer à voler bas pour éviter d’être détecté par les radars. Il est légal de cultiver en Uruguay, de posséder un Cannabis Club,  de produire vos propres graines mais  il n’est pas  clair s’il est légal de faire de la publicité et de les vendre. Si je savais que c’était légal, j’irais à la télévision et je vous donnerais plusieurs interviews. Mais malheureusement, nous sommes dans une zone grise, et même l’IRCA [Institut uruguayen de réglementation et de contrôle du cannabis) ne saurait quoi vous dire [sur la légalité de la commercialisation et de la vente des semences NDLR]. »
Cette absence de réglementation précise est un problème récurrent de l’Uruguay et de son approche de la culture du cannabis.

Les lois de l’Uruguay sont ainsi faites qu’elles continuent d’alimenter un marché noir; celui  de la weed destinée aux touristes,  qui ne peuvent acheter légalement de cannabis dans le pays. Un marché noir à l’approvisionnement favorisé par des frontières très mal contrôlées, ce qui facilite la contrebande venant des pays limitrophes.
La ville de Rivera, au nord, partage par exemple une rue avec la ville brésilienne de Santana do Livramento.
Passer de l’Uruguay au Brésil est ici littéralement une question de traverser la rue qui, au cours des 3 jours que j’ai passés à Rivera en 2019, n’a jamais été surveillée, aussi bien par les autorités uruguayennes que brésiliennes.

Zones grise-verte.

Malheureusement, ce manque de réglementation ne fait pas seulement la part belle à l’économie parallèle. Il affecte aussi les cannabis-entrepreneurs locaux.
Des gens comme Alberto qui s’efforcent de transformer leur expérience et leur passion pour la weed pour en faire un gagne-pain.
Pour autant, et malgré ses nombreuses lacunes, l’Uruguay garde, socialement, une bonne longueur d’avance.
Après tout, c’est le premier pays à avoir légalisé l’usage et la culture du cannabis.
Et pour toute personne vivant dans un pays qui criminalise toujours la consommation d’herbe, ça vaut tout l’or du monde…
Avec un peu de chance, et pendant que le marché et l’industrie de la weed se développent en Uruguay, la visibilité et les contours de ces zones grises-vertes  ( à l’instar du commerce de graines) se préciseront.
Donnant enfin à des innovateurs comme Alberto la possibilité d’étendre les racines et branches de leurs vertes entreprises.

 

Cannabis Genetics: Understanding What They Mean And What They Tell Us About The Plants We Grow

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In our previous chapter, we walked you through the cannabis life cycle in order to help you better understand how cannabis plants grow in nature and avoid surprises when you’re growing them yourself in a tent, room, or outdoor garden. In this chapter, we’ll take an in-depth look at cannabis genetics. When you shop for seeds, you’ll encounter a bunch of jargon that can be hard to understand and makes it difficult to find a strain suited to your personal setup and skills as a grower. 

With the info in this chapter, however, you’ll learn to understand some of the basics of cannabis genetics and what terms like indica, sativa, and ruderalis tell us about a strain and the way it’s likely to grow. 

Indica, Sativa, And Ruderalis: Understanding The Core Of Cannabis Genetics

When you shop for cannabis seeds, you’ll constantly run into the terms sativa and indica. However, there’s a lot of misconception among growers and even breeders about what these terms actually mean. 

One huge misconception that’s still held even by experienced cannabis professionals is that the terms indica and sativa tell us about the psychoactive effects of a particular plant. There’s still a strong consensus among the cannabis community, for example, that indica strains are relaxing and sedating, whereas sativas are uplifting and euphoric.
The reality, however, is a bit more complicated. 

The terms indica and sativa actually describe 2 different species or subspecies of cannabis, each with distinct physical traits and growth patterns. 

Cannabis sativa, for example, was first described by Swedish botanist Carl Linnaeus in Species Plantarum in 1753 . Linnaeus was working with European cannabis plants most likely being grown for industrial and medicinal purposes. These plants had bright green foliage, narrow-fingered leaves, and took up to 3 months to flower. He classified them as Cannabis sativa L. 

Roughly 30 years later, French botanist Jean Baptiste Lamarck was studying cannabis specimens collected in India. These plants, however, were very different to those Linnaeus described in his book; so different, in fact, that Lamarck invoked a second species of Cannabis, namely Cannabis indica Lam. These plants were shorter and bushier, with dark-green foliage, wide-fingered leaves, and a faster flowering time of under 2 months. They also produced denser, more resinous flowers than the cannabis plants first described by Linnaeus, and originated from colder, mountainous regions.

In the 1920s, Russian botanist D. E. Janischewsky discovered and described Cannabis ruderalis, a third cannabis variety native to Central Europe and Russia. These plants are small (rarely growing over 60cm tall), have thin stems, and produce few branches, with some sources describing their growth as much more “weed-like.”

Unlike Cannabis sativa and Cannabis indica, which are both photoperiodic and flower based on changes in their light cycle, Cannabis ruderalis plants flower “automatically” once they are about 5-7 weeks old. 

Deciphering The Cannabis Gene Pool And Finding The Right Strain

Today, most of the cannabis strains on the market are what growers regularly refer to as “hybrids,” meaning they have both indica and sativa genetics. That’s because cannabis has been meticulously cross-bred over the last 50 years, as breeders try to create strains with unique aromas, higher potencies, and growth traits better suited to indoor growing (given the plant’s complicated legal status). 

Automatic or “autoflowering” cannabis strains have also grown in popularity in recent years. These strains contain a mix of sativa, indica, and ruderalis genetics, giving them the advantage of flowering based on age rather than in response to changes in their photoperiod. 

When you’re shopping for cannabis seeds, remember that the terms indica, sativa, and ruderalis don’t really tell you anything about the effects of particular strain. What governs a plant’s effect on the human body is its chemical composition, the body chemistry of the person consuming it, and the route of administration they choose (be it smoking, vaporization, or ingestion). You can read more about this in our earlier blog posts on Indica Vs. Sativa. 

What the terms indica, sativa, and ruderalis CAN tell you about a strain, however, is the way it is likely to grow. For example: 
  • Indica-dominant cannabis strains tend to grow shorter and bushier than sativas. They also tend to flower quicker and produce dense, resinous buds. They likely developed these traits as they adapted to growing in the colder, windier conditions and shorter summers of the regions they originate from. Indica-dominant strains are ideal for indoor growers working with small spaces or outdoor growers living in colder, windier regions with a short growing season. While indica strains produce beautiful dense and resinous buds, their small stature means they typically produce smaller yields than sativa-dominant varieties. Their bushy stature and tight bud structure also makes them more sensitive to humidity and more prone to fungal or pest problems when growing in warm, humid climates.
     
  • Sativa-dominant cannabis strains can grow very tall and leggy. They are particularly renowned for “stretching” once they start to flower and produce larger, airier buds. Sativa-dominant cannabis strains also have longer flowering cycles, with some varieties taking up to 12 weeks or more to properly complete their bloom phase. They likely developed these traits as they adapted to the warm, humid conditions and long summers of the regions they come from. We recommend these strains for outdoor growers with a lot of space and growing experience who live in areas with warm, long summers and are looking for big harvests. While large sativa strains can produce huge yields, their main setbacks are their size and long flowering cycles, which can be hard for inexperienced growers to manage.
  • Automatic or autoflowering cannabis strains contain a mix of sativa, indica, and ruderalis genetics. These tend to be smaller plants, growing to average heights of around 60-100cm, and therefore also produce smaller yields. However, their short stature and ultra-fast flowering time (some autos go from seed to harvest in as little as 8 weeks) make them perfect candidates for hobby growers working with small spaces and only looking to grow enough weed for their own personal use. While some growers claim that autoflowering strains are less potent than their photoperiod cousins, we’ve never had any potency issues with the autos we’ve grown. 

Remember, the cannabis genetics on the market today are, for the most part, still very unstable. That’s because cannabis hasn’t yet undergone the same breeding procedures as other crops (such as corn or potatoes). 

Most of the cannabis strains on the market today are what geneticists would call F1 (or first filial generation) hybrids. Without getting too technical, a F1 hybrid is basically what you get if you take the pollen from one male cannabis plant and use it to pollinate a female. What you’ll end up with are hundreds of seeds containing genetic traits from both parents. 

Sow those seeds and you’ll now be left with hundreds of plants that’ll likely look very different from each other. That’s because, despite carrying the same genetic blueprint, these plants may express the genetic traits they’ve inherited from their parents in different ways (just like you and your siblings might look very different from one another despite having the same parents). 

Cannabis breeders can use techniques such as inbreeding to help stabilize their strains, but the genetics on the market are still far from being as reliably stable as those of other crops. If you’re looking for reliable cannabis seeds, we recommend buying from renowned seed banks such as Sensi Seeds, Royal Queen Seeds, Silver River Seeds, and Dutch Passion. Also consider keeping a mother plant (explained in more detail later on in this book) and growing clones if you want to preserve a particular strain.  

 

Ze weed Grow Guide: Outdoor VS Indoor

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When you embark on your weed-growing journey, one of the first decisions you’ll have to make is whether to grow outdoors under the sun or indoors under a light. Both are viable options with their own unique perks and challenges; below we’ll walk you through both setups to help you choose what’s best for you.

An Introduction to Outdoor Cannabis Cultivation

There are many benefits to growing cannabis outdoors. First and foremost, you’ll be working with the best light source there is; the sun. There’s simply no grow light on the market like it, and it’s completely free to use, whereas setting up and running an indoor grow room/tent can quickly become very expensive. 

Most importantly, growing cannabis outdoors is a lot less hands-on than growing it indoors, making it a great place to start for first-time growers. As you’ll see later on this chapter, indoor growing requires you to carefully measure and control variables like temperature, humidity, and airflow, which can be overwhelming for beginners and leaves a lot more room for error.  

However, that’s not to say that outdoor growing comes without its challenges. Outside, your plants are completely exposed to the elements. Strong winds, extended periods of rain, drought, and pests all pose serious risks to your plants and can dramatically impact the amount of weed you harvest and its quality. Growing outdoors also means you’ll be restricted by cannabis’ natural growing season, which runs from Spring through to Autumn (unless you live close to the equator, where you might be able to grow certain strains all year round). 

Here are a few things you’ll need to consider to see if outdoor growing is right for you: 

  • What’s the climate like in your area? Cannabis likes warm daytime temperatures between 20–30°C (or 70–85°F) and cool nighttime temperatures of roughly 15-20°C (or 59-68°F). High humidity and rainfall or extended droughts can lead to pest problems, while strong winds can damage your crops.
  • Do you have a sunny place to keep your plants? Cannabis is a sun-loving plant, and while some people attest to having grown it on windowsills and shady balconies, most growers agree that cannabis plants need at least 6 hours of undisturbed direct sunlight to grow healthily and produce good buds. 
  • Do you have the space for an outdoor garden? Outdoor cannabis plants grow best in large containers (anywhere from 25-50l) and can grow to heights of up to 2m (depending on the strain and amount of space available). In general, we recommend finishing your plants in 25-30l pots and keeping them roughly 1m apart to ensure they stay healthy. Plants grown in a crowded garden have to compete for light and space, causing them to stretch and develop long, flimsy stems and poorly structured buds. Lack of airflow and touching foliage in a crowded garden can also lead to humidity problems and pest issues. 
  • Is it legal to grow cannabis outdoors where you live? If not, consider investing in a more discrete indoor garden. 

What you need to start an outdoor cannabis garden: 

  • Cannabis seeds. We recommend beginners grow no more than 3 plants at a time and avoid planting Sativa-dominant strains, which tend to grow much taller and take much longer to flower. 
  • Pots. For each plant, you’ll want:
      • 1 x starter pot. A 0.5l plastic cup will work perfectly. 
      • 1 x 5l pot for the early vegetative phase
      • 1 x 15l pot for the rest of the vegetative phase. 
      • 1 x finishing pot. 25-30l pots work great for most medium-sized strains. 
  • Soil, fertilizers, and pesticides. Later on in this grow guide, we’ll teach you how to buy or make the perfect cannabis soil, properly use both organic and chemical fertilizers, and how to protect your plants against common cannabis pests.
  • Pruning scissors, gloves, buckets, and other generic gardening equipment. 

An Introduction to Indoor Cannabis Cultivation

Indoor growing is very popular, and for a very good reason; it gives you complete control over the lighting, temperature, humidity, air circulation, and even CO2 levels in your garden, allowing you to create the perfect environment for your plants all year round. 

Many growers find that, with so much control over the environment, they are able to grow healthier plants that produce bigger yields and more potent buds. Pest problems are also far less common indoors, given you keep the conditions in your grow room/tent optimal and clean. 

This level of control, however, also comes at a cost (both literally and figuratively). To grow cannabis indoors, you’ll need: 

  • A grow tent or room to house your plants. Cannabis plants need strict light and dark periods in order to grow healthily and flower properly. Grow tents/rooms help contain the light from your lamps and also help prevent light leaks from outside stressing your plants during their dark periods. 
  • A grow light. Cannabis plants need light to photosynthesize and grow. 
  • Fans. Your plants need a constant supply of fresh air in order to respire. Most growers will use a combination of intake and wall-mounted fans to draw fresh air into their tent/room and keep it circulating around their plants. 

Setting up an indoor grow tent/room isn’t cheap, and learning how to keep it at optimal conditions also isn’t easy. While we love indoor growing, we often recommend beginners grow at least 1 or 2 harvests outdoors before moving their garden indoors.
Here are a few things you’ll need to consider to see if indoor growing is right for you: 

  • Do you have the money to set up and run an indoor tent/room? Below you’ll find a cost sheet to help you get an idea of the price of buying and running basic grow equipment like lights and fans. 
  • Do you have the space for an indoor garden? You’ll need to buy/build a grow tent or transform a cupboard, spare room, or other space inside your home into a grow room to house your plants. For most hobby growers, a 1m2 grow tent/room will provide enough space for 1-3 plants, which will produce more than enough regular weed for even daily smokers. 
  • Do you have the time and will to dedicate to an indoor garden? Growing cannabis indoors requires you to manage all the environmental variables that affect the growth of your plants. While it’s far from rocket science, running an indoor garden is usually more hands-on than tending to plants outdoors. 

Equipment list and cost sheet for an indoor grow room:

Equipment Examples Outright cost (w/out shipping) Total running cost (from seed to harvest)** 
Grow tent AC Infinity Cloudlab 3ft X 3ft (1m2) Grow Tent: This is a budget grow tent that’ll do a fine job at housing 1-4 indoor plants.   $99 USD NA
Gorilla 3ft X 3ft (1m2) Grow Tent: The Gorilla brand is highly revered by growers all around the globe for making some of the best grow tents and equipment on the market.  $292.95 USD NA
Grow light  KINGLED King Plus 600W LED Grow Light: KINGLED is a leading brand in LED grow lights. This 600w light is perfect for small indoor gardens or tents like those mentioned above.  $74.99 USD $113.4 USD 
KINGLED King Plus 1200W LED Grow Light: This light is much higher-powered and suitable for larger grow spaces (up to 3m3).  $135 USD $226.8 USD
Intake fan 15.5W AC Infinity RAXIAL S4 4” Intake Fan: With 106 CFM capacity, this intake fan provides more than enough airflow for the grow tents listed above.  $23.99 USD  $5 USD
Rotular fan  30W Hurricane 12-Inch Wall Mount Fan: Perfect for keeping a gentle breeze blowing through your tent/room.  $44.30 USD $9.7 USD

** The running costs above are calculated based on a standard grow calendar that covers 4 weeks of vegetation (under a 18/6 light schedule) and 8 weeks of flowering (under a 12/12 light cycle) and an electricity cost of $0.15 USD per kilowatt hour.
To calculate the cost of running a piece of grow equipment, first calculate the number of kilowatt hours it will run for using this formula:
Number of hours running X (watts / 1000) = Kilowatt hours
Next, multiply this number by the price of electricity in your area.
EG:If you’re running the 600w KINGLED light listed above for roughly 540 hours during the vegetative phase (18 hours per day for 4 weeks) followed by 720 hours during flower (12 hours per day for 8 weeks), your formula should look like this:
1260 total running hours (veg + flower)  X (600 watts / 1000) = 756 kilowatt hours.
At $0.15 USD per kilowatt hour, the total cost of running your light from veg to flower would be $113.4 USD. 

Note: These are just estimative figures used to give you an idea of what the costs of running your grow room might look like. Costs will vary depending on what equipment you use and the cost of electricity where you live. 

Remember, there’s no right or wrong when it comes to choosing between indoor and outdoor growing. Take your time to consider the pros and cons of each setup and, if you still can’t decide, try an outdoor grow first. You can always invest in an indoor setup later if need be.