Green Food

La raclette au CBD est arrivée!

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L’été indien s’achève, et même si le temps est encore ensoleillé, l’hiver approche inexorablement, c’est le moment de rentrer les derniers vêtements d’été et de ressortir les tenues d’hiver. Toutefois, dans cette période que je n’appréhende jamais avec une grande joie, une pensée me vient à l’esprit et me ravit : c’est la saison de la Raclette qui commence.

Grand amateur de fromages et toujours intéressé par de nouvelles découvertes, j’avais déjà pu apprécier les créations de la Laiterie de Paris, cette fromagerie qui fabrique et affine ses fromages à Paris dans le quartier de Château Rouge (18e).
Leurs chèvres frais aromatisés (spécialement celui au yuzu et celui enveloppé d’une feuille de cerisier japonais, sakura), leurs Brie aux noix ou aux fruits secs, mais aussi leurs Raclettes en différentes versions m’ont toujours beaucoup plu.

Lorsque j’ai vu il y a 2 semaines qu’ils avaient lancé la Raclette au CBD, j’y suis aussitôt allé, car sachant que tout est produit sur place dans leur atelier en quantité limitée, il fallait faire vite.
J’ai pu ainsi rapporter un peu de cette précieuse Raclette au CBD pour la déguster avec quelques amis.
Cette Raclette a été préparée en coupant la meule entière en deux morceaux, parsemée de feuilles de CBD dont une partie a été séchée au four préalablement, puis refermée et laissée à affiner quelques jours.

Une fois coupée en tranches, de loin elle ressemble à du Morbier, mais de près l’arôme du CBD est présent. Elle sera accompagnée de pommes de terre, cornichons, charcuteries, toute la panoplie classique.
Je choisis quelques sakés qui remplacent aisément les vins blancs et mes amis leur font honneur, c’est effectivement un accord qui fonctionne à merveille.

La Raclette est excellente, et le CBD apporte un arôme herbacé très plaisant.
L’expérience est plus que concluante, nous en aurions volontiers mangé davantage mais j’avais acheté tout ce qui restait en stock à la boutique.
Nous nous promettons de renouveler cela très prochainement tandis que le saké contribue à l’euphorie ambiante.

Alors si vous aussi vous voulez attaquer l’hiver dans la bonne humeur, je ne peux que recommander cette Raclette au CBD de la Laiterie de Paris, appelez avant pour vérifier la disponibilité, et pensez à l’accompagner de saké.

 

La page Facebook de la Laiterie de Paris est accessible via ce lien

Dominique Andiran, le sorcier de Montréal

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Chaque semaine, je vous emmène à la découverte d’un vin qui sent bon la nature et le soleil, à l’image d’une belle weed qui nous offre le meilleur de la terre. Aujourd’hui, direction le Gers où Dominique Andiran élabore de remarquables crus en biodynamie.

Il cultive ses vignes à Montréal…dans le Gers, région surtout connue pour le Tariquet, un domaine si vaste (1300 hectares) que beaucoup pensent qu’il s’agit d’une appellation.
C’est en fait un immense domaine privé qui pratique la viticulture intensive à grand renfort de pesticides (rendement de 120hl /ha, quand St Emilion en fait 60 hl/ha) et produit plus de 8 millions de bouteilles par an.

Ancien moniteur de ski et de planche à voile, Dominique Andiran s’est mis à la vigne il y a une vingtaine d’années, et n’utilise aucun pesticide dans ses vignes, aucun intrant dans ses vins. Sa démarche bio et nature vient en fait d’une expérience personnelle : en 1998, en aidant son oncle petit viticulteur à traiter ses vignes avec des pesticides il est tombé très malade et s’est retrouvé à l’hôpital. C’est alors qu’il décida qu’il ferait du vin sans produit chimique ou n’en ferait pas.

Le Sauvignon Rose, un des 11 cépages des vignes de Dominique Andiran.

Aujourd’hui sur ses 7 ha de vignes il produit en moyenne 30.000 bouteilles (85% en blanc), avec un rendement qui n’excède pas les 40 hl/ha.
Si les vins de Dominique ont fait figure d’OVNI dès ses débuts et continuent à surprendra aujourd’hui, force est de constater qu’ils ont trouvé leur public car il est maintenant devenu difficile de s’en procurer.
L’approche de Dominique est libre, sans contrainte, et fait la part belle aux cépages oubliés.

Il cultive ainsi du Chardonnay, du Colombard, Petit Manseng, Gros Manseng, Muscadelle, Ugni Blanc, Sauvignon Rose, et en rouge Merlot, Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc et  Tannat.
Il maîtrise en outre parfaitement la technique du vin oxydatif, ce qui est un vrai bonheur pour les amateurs, dont je fais partie.
Pour lui l’essentiel du travail se fait à la vigne, dans la cave il est adepte du zéro intervention.

Comme tous les vins sont vendus en Vin de France (pas de millésime autorisé sur l’étiquette), car non conformes aux règles de l’AOC, il utilise des codes pour désigner les millésimes, ainsi le 9102 est le 2019.

La dégustation: 

« Vain de Rû »
Le 1er vin de la gamme, issu du cépage Colombard.
Une belle couleur dorée, très légèrement perlant, ce vin est à la fois fruité (poire mûre), herbacé et minéral, avec une grande vivacité ! Un vin à boire en toute occasion, un vrai vin de plaisir.

« Montis Regali »,
Un assemblage de Chardonnay et d’Ugni est un vin oxydatif avec une belle robe orangée. Floral au nez, il est fruité en bouche (abricot et orange), délicieux avec des plats asiatiques.

« Les Pissenlits »
Un 100% Chardonnay non houillé, et élevé en fût pendant 7 ans (selon la méthode jurassienne pour éviter l’oxydation, on houille le fût, c’est-à-dire qu’on lui rajoute du jus pour que l’air n’y entre pas). Ici, non : l’oxydation par l’air est voulue, le fût est seulement recouvert d’un tissu.
Il en résulte un vin avec des arômes tourbés et de noix, d’une grande complexité aromatique. Un vin qui ne laisse pas indifférent, une grande émotion de dégustation.

« Magnus »
Un rouge (Merlot), frais et rond, avec des arômes de fruits rouges, d’épices et de poivre, avec une belle acidité finale.
Pas étonnant que les vins de Dominique Andiran soient appréciés aux 4 coins du monde, ils représentent aujoud’hui ce qui se fait de mieux en terme de vin nature, et à prix raisonnable, à condition d’en trouver (12 euros la bouteille de Vain de Rû, 14, 95 euros le Montis Regalis).

Les vins de Dominique Andiran sont disponibles ici 

Saké Materia : le saké japonais avec la french touch

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Chaque semaine, je vous emmène à la découverte d’un vin ou d’un saké qui sent bon la nature et le soleil, à l’image d’une belle weed qui nous offre le meilleur de la terre. Aujourd’hui, je vous fait découvrir un saké qui ravira les fins palais français:  le Saké Materia.

A Nagano, au nord du Japon, et hôte des Jeux Olympiques d’hiver en 1998 il n’y a pas que le ski. C’est aussi une région très renommée pour le saké, grâce notamment à son eau très pure qui descend directement des montagnes connues comme les « Alpes japonaises ».
Nagano est la 2e région du Japon en nombre de brasseries de saké et certaines d’entre elles ont plus de 300 ans.
C’est dans cette région bénie par les dieux que deux jeunes entrepreneurs français ont décidé de créer leur marque de saké, Materia.

Ils avaient constaté que même si la consommation de saké en France est en progression constante, dans un pays de buveurs de vin les arômes subtils du saké peinent à se faire apprécier. D’où l’idée de créer un saké qui, tout en gardant les caractéristiques de pureté du saké japonais traditionnel puisse plaire au consommateur occidental.
Le projet a mis deux ans pour aboutir, depuis la sélection de la brasserie jusqu’à l’élaboration du packaging de la bouteille.
Créée en 1834, la brasserie qui élabore le saké Materia appartient à la même famille depuis 10 générations.

Le saké Materia est fabriqué à partir d’une variété de riz Hitogokochi, et est poli à 55% (il reste 55% du grain de riz après polissage), d’eau ultra douce de la montagne, et du koji (le champignon microscopique qui permet la fermentation du riz).
Vient ensuite le savoir faire du maître Toji (maître de chai) pour donner naissance au saké Materia.

La bouteille a également fait l’objet d’une attention particulière.
En effet même si Materia est entièrement élaboré au Japon, toutes les indications figurant sur la bouteille sont en français, ce qui facilite beaucoup la compréhension pour qui ne lit pas le japonais (et ne connaît pas non plus la différenciation entre les sakés).
Sobre et élégante, l’étiquette du saké Materia s’inspire du mouvement artistique d’avant-garde japonais GUTAI, fondé en 1954 par le peintre Jiro Yoshihara.

Passons maintenant à la dégustation : au nez l’attaque est puissante, avec des notes de fruits et de fleurs blanches et légèrement anisée. En bouche il est très équilibré, avec des fruits (pomme, agrumes) et une saveur distincte d’umami (le 5e goût).
C’est un saké qui se boit très facilement à l’apéritif mais qui est aussi un compagnon idéal d’un plateau de fromages, il faut le boire frais dans un verre à vin pour l’apprécier pleinement.
Une belle découverte en tout cas, une boisson délicate et versatile qui est une belle alternative au vin.

Le saké Materia est disponible ici

Bon weekend et à la semaine prochaine.

Vignoble Klur : L’Air frais de l’Alsace

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Chaque semaine, je vous emmène à la découverte d’un vin ou d’un saké qui sent bon la nature et le soleil, à l’image d’une belle weed qui nous offre le meilleur de la terre. Cette semaine, direction l’Alsace avec un focus sur le vignoble Klur.

C’est dans le petit village de Katzenthal (« la vallée des chats »), dans le Haut Rhin, que se trouve le vignoble Klur, qui est aussi le plus petit vignoble en biodynamie d’Alsace (moins de 2 hectares).
Clément Klur avait déjà quitté la coopérative en 1999 pour cultiver ses vins en bio puis en biodynamie, et est passé en 100% nature en 2017.
Depuis 2019 sa fille Elisa a repris les rênes du domaine même si Clément reste toujours le maître de chai.
Les vins sont issus de 4 cépages alsaciens : en blanc le riesling, le muscat et le gewurztraminer, et en rouge le pinot noir.

Clément Klur a depuis 2017 pratiqué ce qu’il appelle la « décroissance joyeuse », dans un esprit libre et de respect de la nature, n’hésitant pas à faire des assemblages dans une région qui a toujours été connue pour ses vins de monocépages.
L’air est ici le leitmotiv qu’on retrouve sur toutes les étiquettes des vins du domaine : Pet en l’Air (pet’nat), Tête en l’Air (vin orange), Appel d’R (riesling), Ô Grand R (riesling grand cru Wineck-Schlossberg), et Un Air de Famille (pinot noir).

Air de Famille, toute la convivialité du pinot noir

Une grande fraîcheur, du travail d’orfèvre du père et de sa fille (Elisa a suivi une formation de joaillerie et fabrique aussi des bijoux en argent recyclé), les vins du domaine Klur sont des vins vivants, libres et anticonformistes.
Des vins qui peuvent être dégustés tout au long de la journée et qui sauront accompagner un apéro de fromages et charcuterie ou un repas complet.

Seul cépage rouge cultivé en Alsace, le Pinot Noir mérite ici une mention spéciale, très élégant, avec des arômes de groseille et de griotte, un rouge qui ne vous fera pas mal à la tête et vous amènera vers une rêverie contemplative. J’aurais dû juste goûter un verre et je m’aperçois que la bouteille a déjà diminué des 2/3.
Les autres vins ne déçoivent pas, toujours fan des vins de macération ou vins oranges, j’apprécie énormément le « Tête en l’Air », assemblage de cépages blancs macérés pendant 8 jours, avec une belle acidité finale, et produit seulement à 150 exemplaires.

Frais et salin, Appel d’R est parfait pour accompagner poissons et fruits de mer.

Il ne faudrait pas non plus oublier le riesling, le roi des cépages d’Alsace, que l’on trouve ici en 2 terroirs distincts même si très proches. L’Appel d’R est frais, salin, parfait pour accompagner poissons et fruits de mer tandis que Ô Grand R, issu du grand cru Wineck-Schlossberg montre plus de puissance et à condition de ne pas être servi trop froid, accompagnera très bien un repas complet, de l’entrée au dessert.

Avec une production annuelle qui n’excède pas les 8000 bouteilles, tous les vins du Domaine
Klur sont hautement recommandables et aideront je l’espère à changer l’opinion que certains ont encore des vins d’Alsace (des goûts trop standardisés pour beaucoup d’entre eux). Vive les Vins Libres d’Alsace et à la semaine prochaine !

Tous les vins du Domaine Klur sont disponibles ici

Aoma, le 1er gin français au CBD

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Glou-glou, c’est votre rendez-vous avec des alcools surprenants, naturels et conviviaux. Après le rhum au CBD, le vin au CBD, voici le gin au CBD. Et à l’instar du Dead man’s Finger, c’est une réussite!

C’est encore l’été en Provence et j’ai la chance de pouvoir goûter en primeur le 1er gin français au CBD.
Après le rhum et les vins au CBD, le gin Aoma vient compléter l’offre de boissons au CBD disponible en France, et il est fabriqué par une distillerie artisanale à Colmar, en Alsace.
Présenté dans un magnifique flacon, ce gin est d’un abord séduisant. Avec un tel écrin de luxe, le produit devra être à la hauteur.
Pur, on reconnaît les arômes classiques du gin, mais la nouveauté est que le CBD amène une touche herbacée et fraîche très agréable.

Je profite de l’environnement paradisiaque du mas provençal pour aller cueillir un peu d’herbes aromatiques dans le jardin.
Je commence par une branche de romarin, que j’ajoute au gin avec un peu de tonic artisanal Three Cents et 3 gouttes de concentré d’hisbiscus et pamplemousse Antésite, fameuse marque de concentré de fruits sans sucre.

Ce cocktail simple à réaliser est délicieux, c’est la garrigue qui s’invite dans mon verre.
J’essaie ensuite d’autres combinaisons intéressantes, pour varier les gin tonics, avec de la menthe et du citron, puis avec du concombre et de l’Antésite hibiscus et pamplemousse.

L’assemblage du gin Aoma est vraiment réussi et s’il donne envie d’expérimenter toutes sortes de cocktails, il est aussi très agréable pur sur des glaçons.
C’est une boisson parfaite pour un apéro sous le soleil et tout aussi agréable en digestif.

Le lancement du gin Aoma aura lieu à Paris le 9 octobre prochain, à la nouvelle boutique Aoma rue Keller à Paris.
Pour tous ceux qui seront à Paris ce jour là, n’hésitez pas à venir à la fête de lancement, ce sera une excellente occasion de goûter le gin Aoma, mais aussi d’autres produits de la marque Aoma, qui a choisi de sélectionner des produits au CBD de qualité et n’hésite pas à montrer son savoir-faire dans la gastronomie (foie gras et saucisses entre autres).

Bon week-end et à la semaine prochaine.

Le site de la marque Aoma via ce lien

Radikon Chic

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Chaque semaine, je vous emmène à la découverte d’un vin qui sent bon la nature et le soleil, à l’image d’une belle weed qui nous offre le meilleur de la terre. Aujourd’hui, direction l’Italie et la région du Frioul où la famille Radikon produit un sublime vin de macération.

Aujourd’hui allons découvrir ce qui se fait de mieux en vin de macération (communément appelé vin orange) dans la région italienne du Frioul, à la frontière de la Slovénie : les vins de la famille Radikon.
Franz Mikulus, le grand-père de Stanko Radikon avait acquis en 1899 11 hectares de vigne qu’il avait plantés en Friulano (cépage local blanc), Pinot Grigio et Merlot.
Stanko (décédé en 2016) a poursuivi toute sa vie l’œuvre de son grand-père et fait de son domaine une icône du vin nature, dont les vins s’arrachent de New York à Tokyo en passant par Londres et Moscou.
Aujourd’hui le fils de Stanko, Sasa Radikon poursuit son œuvre et a aussi créé ses propres cuvées avec la lettre « S » : Sivi, Slatnik et Rosso Sasa.Le domaine compte maintenant 17 hectares de vigne avec d’autres cépages en plus des précédents, comme le Chardonnay, le Sauvignon, le Ribolla Gialla (cépage blanc autochtone) et le Pignolo (rouge).Mais comment ce petit domaine dans une région un peu isolée du nord-est de l’Italie a-t-il pu se hisser à un tel niveau de hype ?

Dans la famille Radikon: le père et le fils

Il faut remonter au milieu des années 90 lorsque Stanko Radikon décida de retourner aux techniques de macération des raisins blancs utilisées par son grand-père.
Bien que sa philosophie ait toujours été de faire des vins les plus naturels possibles, sans aucun pesticide, sans intrant dans la vinification et sans soufre ajouté, il n’a pas cherché pour autant à reprendre toutes les techniques du passé comme par exemple l’élevage des vins en amphore.
Les rendements sont volontairement faibles, il n’est pas rare qu’une bouteille de vin Radikon nécessite les raisins d’un pied de vigne entier.

Lorsqu’il décide de vinifier tous ses vins blancs en macération, Stanko est loin de faire l’unanimité, mais il est convaincu que cette technique fait ressortir le meilleur des cépages de son terroir, en plus d’une conservation naturelle des vins. En effet les tanins des peaux protègent le vin, qui aura ainsi moins besoin de sulfites.
Il commence par des macérations de 7 jours pour arriver à 3 mois, dans des cuves en bois.
Non filtrés ni collés, sans ajout de soufre, les vins sont ensuite élevés jusqu’à 5 ans en botti (grandes barriques de chêne slavonien, de 25 à 35 hl).
L’idée de Radikon a toujours été de vendre ses vins seulement lorsqu’ils sont prêts à boire, ce qui explique cet élevage assez long.

30 ans après, force est de constater que la technique de Stanko Radikon a fait énormément d’émules dans le monde du vin, et il est reconnu à juste titre comme un pionnier du vin nature, et du vin orange en particulier.
Et finalement, est-ce que les vins de Radikon sont à la hauteur de cette hype actuelle ?

La réponse est oui, largement, c’est même une expérience que chaque personne devrait avoir au moins une fois dans sa vie, ne serait-ce que pour changer son opinion sur le vin et même son opinion sur la vie.
Chacun des vins de Radikon procure un moment unique, de relaxation et de contemplation, et bouscule les idées reçues.

Le Pinot Grigio Sisi est une bonne introduction au Radikon Wonderland : d’un rouge très pâle qui rappelle un vin rouge du Jura il a des arômes de framboise avec des notes florales, un vin d’une grande fraîcheur, facile à boire et totalement envoûtant.

La cuvée Oslavje (Chardonnay et Sauvignon) a des arômes de miel et d’herbes séchées comme le thym et le romarin, un goût de fruits (ananas et pomme) et une belle minéralité finale.
La production de Radikon est limitée (35000 bouteilles) et comme le monde entier se les arrache, mieux vaut en acheter dès qu’on en trouve (entre 28 et 35 euros la bouteille suivant les cuvées).

Le site de radikon est accessible ici

A la semaine prochaine!

Les sakés Keigetsu

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Chaque semaine, je vous emmène à la découverte d’un vin ou d’un saké qui sent bon la nature et le soleil, à l’image d’une belle weed qui nous offre le meilleur de la terre. Aujourd’hui, focus sur les sakés Keigetsu.

Pour accompagner l’été indien et ses douces températures, j’ai choisi de déguster les sakés de la brasserie Keigetsu, située au sud du Japon (préfecture de Kôchi) sur la petite ile de Shikoku, dans la ville de Tosa. Kôchi est aussi très renommée pour la production de yuzus.


Le domaine Keigetsu, situé dans un cadre idyllique entre les montagnes et un grand lac, est exploité par la même famille depuis 1877 et produit des sakés de très haute qualité.

Les rizières Keigetsu

Avant de relater ma dégustation, quelques éléments sur la fabrication du saké : Contrairement à une opinion encore trop répandue, le saké n’est pas un alcool fort.
On parle de brasserie de saké car le processus de fabrication s’apparente à celui de la bière. Il faut un riz spécial pour faire du saké (il en existe une centaine de variétés).
Un fois récolté, le riz est poli (ce processus apporte des goûts plus complexes), cuit et mis à fermenter avec l’adjonction d’un champignon de culture (Kôji).  Il est ensuite pasteurisé et filtré (il existe aussi des sakés non pasteurisés et/ou non filtrés).
Le saké fini titre alors autour de 15°.

La brasserie du domaine Keigetsu

Il est de préférence dégusté frais et jeune (dans l’année de production). On peut aussi faire vieillir le saké en lui ajoutant de l’alcool distillé et en le conservant en fûts.
Les arômes du saké peuvent parfois ressembler à ceux des vins blancs (pomme, poire, ananas, pêche etc.) mais ce qui est spécifique au saké est le goût umami (la 5e saveur, que l’on trouve dans les champignons ou la sauce soja).

Keigetsu utilise des variétés de riz locales, cultivées en bio, dans un rayon de 5 km autour de la brasserie, ainsi que la plus fameuse variété de riz à saké, le Yamada Nishiki.
J’ai eu l’occasion de déguster 3 sakés de la gamme Keigetsu.

Le Keigetsu 55 (par référence à son taux de polissage de 55%), produit à partir de riz local Gin No Yume, est léger et fruité, très rafraîchissant, avec beaucoup d’arômes qui se superposent (mandarine, thé vert, litchi, concombre, basilic et jasmin).

Le Keigetsu 58 (taux de polissage de 58%) est produit aussi avec du riz Gin No Yume cultivé dans des rizières en terrasse. Il a un très bon équilibre entre l’umami et le fruit, avec une belle acidité finale.

Le « Saké Nature » est fait avec du riz Yamada Nishiki, poli à 45% (il reste 45% du grain de riz après polissage). Il a des arômes de fleurs blanches et fruits à noyau, en bouche on perçoit très nettement la poire et la pêche, avec une belle fraîcheur.

Les sakés Keigetsu sont primés chaque année dans les concours internationaux, y compris au Kura Master (Concours des sakés vendus en France). Par le sérieux de sa sélection, le Kura Master est même devenu une référence au Japon, les sakés lauréats bénéficient ainsi d’une nouvelle aura.

La gamme de sakés Keigetsu convient tant aux novices qu’aux connaisseurs de saké et accompagnera parfaitement une sativa en cette fin d’après-midi de septembre, pour commencer la soirée dans la gaieté.

Bon weekend et à la semaine prochaine

Le site de Keigetsu est accessible en cliquant ici,

Pour commander le Keigetsu en France, c’est ici 

Les Infos et Intoxs de la Weed-Detox

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Si le cannabis a été l’allié idéal durant la pandémie, nous en auront aussi beaucoup consommé. Hors, même une plante aussi miraculeuse que la weed pèse sur l’organisme.
Zeweed a passé en revue plusieurs méthodes de détox’ du THC pour vous garantir un nettoyage  rapide et réussi.

Commençons par un petit cours de sciences nat’.
Le THC  et le CBD sont des substances qui restent longtemps dans l’organisme en se fixant sur les graisses. Ces alcaloïdes sont structurellement destinées  à rester sur vos poignées d’amour comme dans la matière adipeuse de votre cortex.
Leur concentration et temps d’évacuation dépendront  de l’organisme, de la consommation faite et d’indice de masse graisseuse de chacun, le métabolisme du consommateur influant beaucoup sur la rapidité du nettoyage.

Il est impossible de calculer exactement le temps nécessaire pour une détox en profondeur mais il existe une moyenne pour se faire une idée. Un consommateur régulier (fumant une à deux fois par semaine) n’aura besoin que d’une d’une dizaine de jours tandis qu’un fumeur de l’espace (consommant de manière quotidienne) aura besoin d’un bon mois.
Ce nettoyage peut cependant être accéléré par certains produits naturels que nous allons évoquer.

Intox: La sudation
Si il est vrai que la peau relâche une partie des toxines, des études récentes suggère que cela ne serait pas en assez grande quantité pour avoir un impact suffisant en préparation d’un nettoyage en profondeur. Avec approximativement 1 pour cent qui sont relâchées par les pores ce n’est pas très intéressant de vous précipiter à la gym si ce n’est pour vous donner soif, l’énorme majorité étant évacuées dans les urines et dans les selles.

Pas la peine de se faire suer. Pas pour la détox, en tous cas…

Quitte à vous faire suer préférez le Sauna qui a l’avantage de booster le système immunitaire et d’accélérer vos fonctions corporelles naturelles. Un véritable allié santé.

Info: Le charbon végétal activé et l’alimentation
Le charbon végétal activé est le meilleur ami de votre détoxication. Il absorbe naturellement une grande partie des toxines en évitant qu’elles continuent leur cycle dans votre organisme. C’est aussi très bon pour votre peau, pour les troubles gastriques et pour vous blanchir les dents. Nous vous recommandons la version 2000 en poudre, la plus absorbante, que vous pouvez acheter directement ici ou chez votre pharmacien de quartier.

Détox: allez au charbon
Radis noir, artichaut et gingembre: y’a de la détox dans l’air…

Info: la détox aux légumes
Toutes les nourritures qui sont bénéfiques à vos fonctions hépatiques (a.k.a liées au foie) et dépuratives (a.k.a filtrantes) sont aussi les bienvenues comme le radis noir, les agrumes, le gingembre ou les artichauts.
Des aliments à consommer sans modération même pour les plus gourmands et qui sont aussi disponible en ampoules concentrées pour les plus pressés.

Intox: Les boissons drainantes
De nombreuses boissons miraculeuses sont proposées sur Internet avec des promesses dignes de vendeurs d’huile de serpent. Le problème c’est qu’il n’existe aucune preuve de leur réelle utilité dans le cadre d’une détox en profondeur et qu’elles peuvent même s’avérer nocives pour vous. Si la plupart d’entre elles se contentent de gommer les toxines en vue d’un test certaines forcent votre organisme à rejeter violemment le THC. C’est donc potentiellement dangereux pour les plus sensibles.
La Gatorade et les boissons énergisantes ne sont pas non plus des remèdes miracles.

Thé vert contre le THC, simple et efficace

Info: boire !
Boire de l’eau ou du thé vert est un simple et sain moyen de se purifier tout en aidant vos reins à fonctionner de manière optimale.
Enfin, ne vous désespérez pas de vous séparer momentanément du coté festif de la weed. Ca permet de retrouver la mémoire, la pêche, une cuisine rangée et dans quelques semaines les émois des premiers joints fumés.

Cannabis et vin: comment créer l’accord parfait.

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A la demande d’un ami californien amateur de weed mais peu connaisseur en vin, voyons aujourd’hui les meilleures suggestions d’accord cannabis et vin, pour toutes celles et ceux qui vivent dans un territoire où le cannabis sous toutes ses formes est légal.

La première chose à prendre en compte est que fumer de la weed assèche la gorge, tout comme boire un vin tannique.  La combinaison des deux n’est donc pas recommandée.
Il convient donc d’exclure tous les rouges tanniques comme le Cabernet Sauvignon de Californie, le Bordeaux, le Châteauneuf du Pape rouge ou encore les vins italiens charpentés comme le Barolo ou le Nebbiolo.

Si l’on veut affiner un tant soit peu, il vaut mieux choisir des vins assez légers en alcool avec une bonne acidité finale, qui va amener de la fraîcheur.
Les vins allemands, que j’avais déjà évoqués dans cette rubrique, correspondent tout à fait à ce profil, mais aussi les vins d’Auvergne et les vins des Pouilles produits par Valentina Passalacqua.

A l’instar du monde du vin, du cigare ou du chocolat, il existe maintenant aux Etats-Unis des «cannabis sommeliers». Le site www.ganjier.com propose même une certification avec un diplôme comme pour le WSET (vins et spiritueux).
Il y a en Californie deux cultures très importantes économiquement et culturellement, qui sont le vin et le cannabis.

La culture du vin est déjà très ancienne mais celle du cannabis a récemment pris une telle ampleur que ces deux mondes qui s’ignoraient se trouvent maintenant de plus en plus de points communs, le concept de sommelier du cannabis en étant la dernière manifestation.
Le rôle du sommelier de cannabis est donc de trouver les meilleurs accords entre le cannabis et le vin, mais aussi d’autres boissons (café, thé, bière etc).

Pour rester sur des notions simples, on peut diviser la weed en 3 types : Indica, sativa ou hybride.
L’indica provoque une montée dans tout le corps, un effet relaxant qui va ensuite facilement provoquer l’endormissement.
La sativa donne de l’énergie et a un effet plus cérébral.
L’hybride, comme son nom l’indique a les effets combinés des deux variétés précédentes.
Le mariage weed et vin dépend ainsi de l’effet que l’on veut obtenir, de l’ambiance générale de la soirée. Si vous voulez rester tranquillement à la maison et bien dormir, alors une indica avec un verre de rouge fera l’affaire.

En revanche si vous recevez des invités à dîner, il vaut mieux choisir une sativa ou éventuellement une hybride.
Dans les rouges nous irons chercher un pinot noir d’Alsace ou de Sancerre, un Gamay d’Auvergne ou un Beaujolais, pour des arômes de fruits rouges frais, voire un Grenache jeune pour le côté mentholé.Il est important aussi d’éviter les vins au degré d’alcool trop élevé, quelle que soit la couleur car une weed forte avec un vin très alcoolisé provoque des effets multiplicateurs.

Si l’on choisit une sativa ou une hybride plutôt citrique, il y alors de multiples possibilités d’accords très harmonieux avec les vins blancs.
On choisira alors un Sauvignon (Sancerre ou Pouilly Fumé de préférence), un Pinot Blanc d’Alsace, un Riesling allemand, un Pinot Grigio italien ou encore un Vinho Verde portugais.

Les rosés par leurs arômes plus neutres et leur acidité s’accordent très bien avec une weed citrique ou florale.
Les vins pétillants blancs ou rosés, que ce soit un pet’nat, un crémant ou un champagne sont aussi une bonne suggestion.
Les vins blancs de macération (dits «vins oranges») représentent sans  doute le meilleur accord possible, par leurs arômes complexes, une certaine amertume et une grande fraîcheur finale.

Hors catégorie vin mais se révélant être un parfait compagnon de la weed, il y a le saké japonais, une boisson très pure, sans sulfites ni produits œnologiques ajoutés, au taux d’alcool assez modéré et surtout qui induit une euphorie proche de l’effet de la sativa.
Vaste monde que celui du saké, je vous en parlerai davantage dans ma prochaine rubrique.

Bonne fin de weekend et à la semaine prochaine.

La fin du trop plein: les applications anti-gaspi!

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La révolution verte commencera dans nos assiettes! Avec prêt de 10 millions de tonnes de nourritures jetées par an en France (selon une récente étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) c’est un défi majeur de la transition écologique. Un problème qui est aussi économique puisque cela représente presque l’équivalent de  16 milliards d’euros de nourriture jetés! Pour remédier à cela, de nombreuses applications proposent des solutions malignes et pratiques. 

L’appli la plus gourmande: Too Good To Go

Too Good To Go c’est un service qui propose des paniers surprises constitués des invendus du jour, le tout 3 à 4 fois moins cher que vous n’auriez déboursé dans le commerce.
Si cette application se démarque de ses concurrents dans le secteur des invendus, c’est par l’excellence de son service client et par la qualité de ses partenaires. Des trattorias, aux salades gourmandes en passant par les petits déjeuners d’hôtel, vous aurez de quoi vous régaler sans vous ruiner et souvent sans aller très loin. Chaque panier-repas est noté sur la qualité et la quantité fournit ce qui garantit que les restaurateurs et magasins jouent toujours le jeu. Dans le cas contraire (et ça m’est arrivé une seule fois avec un supermarché radin) des solutions sont trouvées avec le service client. Dans mon cas, un remboursement intégral de la commande sur présentation d’une photo prise sur place de mon décevant panier. C’est mon application préférée du moment, je l’utilise facilement 4 fois par semaine. 

L’appli la plus écolo: Check Food

Et si la lutte contre le réchauffement climatique commençait dans votre frigo? Checkfood c’est l’application parfaite pour les grands distraits qui souhaitent s’améliorer. L’application vous envoie des notifications dès que vos denrées arrivent à leur date limite de consommation. Pour cela c’est très simple: il suffit de scanner les codes barres de vos produits avant d’y rajouter la date de péremption.
En moyenne c’est jusqu’à 1500 euros d’économie potentiels par personne et par an. De quoi vous offrir le vaporisateur de vos rêves sans aucun complexe.

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L’appli la plus conviviale: Olio

Vous passez votre temps à tester de nouvelles recettes? Vous avez acheté beaucoup trop de pommes?
Grâce à Olio vous pourrez devenir le Gordon Ramsay de votre quartier et cuisiner à votre soul sans risque de gaspillage. L’application à l’interface très instinctive vous propose de partager les plats que vous avez cuisinés et les denrées que vous avez en trop. C’est gratuit et un très bon moyen de rencontrer ses voisins. Qui a dit que l’écologie n’était pas conviviale? Attention l’application est uniquement en anglais.Image result for olio app

L’appli la plus maligne: Frigo Magic

Si comme moi vous détestez cuisiner, votre frigo ressemble probablement aux décors du dernier Mad Max. Une botte de persil par là, une tomate par ici, un peu de crème fraîche et un oeuf solitaire.
Un paysage désolé qui est souvent le résultat d’un manque d’inspiration. Grâce à Frigo Magic ce problème est facilement réglé: en fonction des aliments que vous avez dans votre frigidaire, l’application propose plusieurs idées de recettes faciles et rapides à préparer (même quand vous avez deux mains gauches comme moi).

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