Glou Glou

Radikon Chic

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Chaque semaine, je vous emmène à la découverte d’un vin qui sent bon la nature et le soleil, à l’image d’une belle weed qui nous offre le meilleur de la terre. Aujourd’hui, direction l’Italie et la région du Frioul où la famille Radikon produit un sublime vin de macération.

Aujourd’hui allons découvrir ce qui se fait de mieux en vin de macération (communément appelé vin orange) dans la région italienne du Frioul, à la frontière de la Slovénie : les vins de la famille Radikon.
Franz Mikulus, le grand-père de Stanko Radikon avait acquis en 1899 11 hectares de vigne qu’il avait plantés en Friulano (cépage local blanc), Pinot Grigio et Merlot.
Stanko (décédé en 2016) a poursuivi toute sa vie l’œuvre de son grand-père et fait de son domaine une icône du vin nature, dont les vins s’arrachent de New York à Tokyo en passant par Londres et Moscou.
Aujourd’hui le fils de Stanko, Sasa Radikon poursuit son œuvre et a aussi créé ses propres cuvées avec la lettre « S » : Sivi, Slatnik et Rosso Sasa.Le domaine compte maintenant 17 hectares de vigne avec d’autres cépages en plus des précédents, comme le Chardonnay, le Sauvignon, le Ribolla Gialla (cépage blanc autochtone) et le Pignolo (rouge).Mais comment ce petit domaine dans une région un peu isolée du nord-est de l’Italie a-t-il pu se hisser à un tel niveau de hype ?

Dans la famille Radikon: le père et le fils

Il faut remonter au milieu des années 90 lorsque Stanko Radikon décida de retourner aux techniques de macération des raisins blancs utilisées par son grand-père.
Bien que sa philosophie ait toujours été de faire des vins les plus naturels possibles, sans aucun pesticide, sans intrant dans la vinification et sans soufre ajouté, il n’a pas cherché pour autant à reprendre toutes les techniques du passé comme par exemple l’élevage des vins en amphore.
Les rendements sont volontairement faibles, il n’est pas rare qu’une bouteille de vin Radikon nécessite les raisins d’un pied de vigne entier.

Lorsqu’il décide de vinifier tous ses vins blancs en macération, Stanko est loin de faire l’unanimité, mais il est convaincu que cette technique fait ressortir le meilleur des cépages de son terroir, en plus d’une conservation naturelle des vins. En effet les tanins des peaux protègent le vin, qui aura ainsi moins besoin de sulfites.
Il commence par des macérations de 7 jours pour arriver à 3 mois, dans des cuves en bois.
Non filtrés ni collés, sans ajout de soufre, les vins sont ensuite élevés jusqu’à 5 ans en botti (grandes barriques de chêne slavonien, de 25 à 35 hl).
L’idée de Radikon a toujours été de vendre ses vins seulement lorsqu’ils sont prêts à boire, ce qui explique cet élevage assez long.

30 ans après, force est de constater que la technique de Stanko Radikon a fait énormément d’émules dans le monde du vin, et il est reconnu à juste titre comme un pionnier du vin nature, et du vin orange en particulier.
Et finalement, est-ce que les vins de Radikon sont à la hauteur de cette hype actuelle ?

La réponse est oui, largement, c’est même une expérience que chaque personne devrait avoir au moins une fois dans sa vie, ne serait-ce que pour changer son opinion sur le vin et même son opinion sur la vie.
Chacun des vins de Radikon procure un moment unique, de relaxation et de contemplation, et bouscule les idées reçues.

Le Pinot Grigio Sisi est une bonne introduction au Radikon Wonderland : d’un rouge très pâle qui rappelle un vin rouge du Jura il a des arômes de framboise avec des notes florales, un vin d’une grande fraîcheur, facile à boire et totalement envoûtant.

La cuvée Oslavje (Chardonnay et Sauvignon) a des arômes de miel et d’herbes séchées comme le thym et le romarin, un goût de fruits (ananas et pomme) et une belle minéralité finale.
La production de Radikon est limitée (35000 bouteilles) et comme le monde entier se les arrache, mieux vaut en acheter dès qu’on en trouve (entre 28 et 35 euros la bouteille suivant les cuvées).

Le site de radikon est accessible ici

A la semaine prochaine!

Pourquoi il ne faut pas boire le vin de Cameron Diaz

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Bourrée des meilleurs intentions, l’actrice à la carrière qui trinque veut nous faire boire un vin « propre » et  bon pour notre santé. Décryptons un peu le produit.

Les peoples ne savent pas toujours quoi faire de leur argent. Certains meublent leur salon avec des fossiles de dinosaures. D’autres s’offrent des îles dans le Pacifique. Les plus raisonnables jettent leur dévolu sur des domaines viticoles. Gérard Depardieu, David Beckham, Sting, Cliff Richards ou Antonio Banderas sont parmi les plus célèbres de ces vignerons star.
Souvent, leurs productions sont indignes de leur talent. Mais certains, comme l’acteur Pierre Richard, embouteillent des breuvages dignes d’intérêt. Et cela peut créer des vocations. La dernière en date n’est pas la moins médiatique. A coup d’articles dans la presse branchée et de relais par les réseaux sociaux, Cameron Diaz nous fait savoir qu’elle est désormais la mère d’une gamme de vins « propres ». Vous avez bien lu : propre. On connaissait les vins cashers, bio, biodynamiques, vegan, natures. Place, désormais, aux vins propres. De quoi s’agit-il ?

5 cépages européens

L’inoubliable interprète de Mary à tout prix (on peine à trouver dans sa filmographie d’autres films méritant d’être visionnés) s’est associée à la serial entrepreneuse Katherine Power pour nous faire es vins Avaline, disponibles en blanc et en rosé. Le premier est fabriqué avec du xarello, du macabeu et de la malvoisie, trois cépages massivement utilisés par les producteurs de cava, un vin pétillant espagnol. Le rosé est issu des variétés françaises grenache et cinsault. Dans les deux cas, les raisins sont issus de la viticulture biologique, nous dit-on. Voilà à peu près tout ce que l’on racontera aux consommateurs.
Pour le reste, il faut lire entre les lignes. Les producteurs de raisins ? On ne sait pas. Les vins sont réputés vegan. C’est grave docteur ? Non. Cela signifie simplement que leur collage a été réalisé avec de l’argile et non avec des protéines d’origine animale : caséine, albumine, collagène, colle de poisson. Cela n’a aucune incidence sur le goût. Et ce n’est pas nouveau non plus.

Bourré de sulfites

Les deux apprenties vigneronnes jurent qu’elles n’ont rien ajouté aux moûts pour faire leur nectar. C’est embêtant. Parce que dans le meilleur des cas, cela ne pourra pas donner autre chose que du … vinaigre. Pour transformer le jus de raisin en vin, il faut, a minima, des levures (introduites par le vigneron) et des bactéries. Et il est évident qu’Avaline en est bourré.
Comme gage de qualité, Power et Diaz promettent que le taux de sulfite de leurs vins restera inférieur à 100 mg/l. Rien de prodigieux : cette teneur est très largement supérieure aux doses moyennes observées dans les vins rouges français, par exemple.
En résumé, le pinard « propre »  Avaline est un nouveau prototype de jaja industriel californien que la côte ouest s’apprête à avaler à tout prix puisque le jus de Cameron est quand même vendu une vingtaine d’euros la bouteille. A ce tarif, mieux vaut investir dans des coteaux du Vendômois en biodynamie : trois fois moins chers ; quinze fois meilleur.

 

Les sakés Keigetsu

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Chaque semaine, je vous emmène à la découverte d’un vin ou d’un saké qui sent bon la nature et le soleil, à l’image d’une belle weed qui nous offre le meilleur de la terre. Aujourd’hui, focus sur les sakés Keigetsu.

Pour accompagner l’été indien et ses douces températures, j’ai choisi de déguster les sakés de la brasserie Keigetsu, située au sud du Japon (préfecture de Kôchi) sur la petite ile de Shikoku, dans la ville de Tosa. Kôchi est aussi très renommée pour la production de yuzus.


Le domaine Keigetsu, situé dans un cadre idyllique entre les montagnes et un grand lac, est exploité par la même famille depuis 1877 et produit des sakés de très haute qualité.

Les rizières Keigetsu

Avant de relater ma dégustation, quelques éléments sur la fabrication du saké : Contrairement à une opinion encore trop répandue, le saké n’est pas un alcool fort.
On parle de brasserie de saké car le processus de fabrication s’apparente à celui de la bière. Il faut un riz spécial pour faire du saké (il en existe une centaine de variétés).
Un fois récolté, le riz est poli (ce processus apporte des goûts plus complexes), cuit et mis à fermenter avec l’adjonction d’un champignon de culture (Kôji).  Il est ensuite pasteurisé et filtré (il existe aussi des sakés non pasteurisés et/ou non filtrés).
Le saké fini titre alors autour de 15°.

La brasserie du domaine Keigetsu

Il est de préférence dégusté frais et jeune (dans l’année de production). On peut aussi faire vieillir le saké en lui ajoutant de l’alcool distillé et en le conservant en fûts.
Les arômes du saké peuvent parfois ressembler à ceux des vins blancs (pomme, poire, ananas, pêche etc.) mais ce qui est spécifique au saké est le goût umami (la 5e saveur, que l’on trouve dans les champignons ou la sauce soja).

Keigetsu utilise des variétés de riz locales, cultivées en bio, dans un rayon de 5 km autour de la brasserie, ainsi que la plus fameuse variété de riz à saké, le Yamada Nishiki.
J’ai eu l’occasion de déguster 3 sakés de la gamme Keigetsu.

Le Keigetsu 55 (par référence à son taux de polissage de 55%), produit à partir de riz local Gin No Yume, est léger et fruité, très rafraîchissant, avec beaucoup d’arômes qui se superposent (mandarine, thé vert, litchi, concombre, basilic et jasmin).

Le Keigetsu 58 (taux de polissage de 58%) est produit aussi avec du riz Gin No Yume cultivé dans des rizières en terrasse. Il a un très bon équilibre entre l’umami et le fruit, avec une belle acidité finale.

Le « Saké Nature » est fait avec du riz Yamada Nishiki, poli à 45% (il reste 45% du grain de riz après polissage). Il a des arômes de fleurs blanches et fruits à noyau, en bouche on perçoit très nettement la poire et la pêche, avec une belle fraîcheur.

Les sakés Keigetsu sont primés chaque année dans les concours internationaux, y compris au Kura Master (Concours des sakés vendus en France). Par le sérieux de sa sélection, le Kura Master est même devenu une référence au Japon, les sakés lauréats bénéficient ainsi d’une nouvelle aura.

La gamme de sakés Keigetsu convient tant aux novices qu’aux connaisseurs de saké et accompagnera parfaitement une sativa en cette fin d’après-midi de septembre, pour commencer la soirée dans la gaieté.

Bon weekend et à la semaine prochaine

Le site de Keigetsu est accessible en cliquant ici,

Pour commander le Keigetsu en France, c’est ici 

Cannabis et vin: comment créer l’accord parfait.

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A la demande d’un ami californien amateur de weed mais peu connaisseur en vin, voyons aujourd’hui les meilleures suggestions d’accord cannabis et vin, pour toutes celles et ceux qui vivent dans un territoire où le cannabis sous toutes ses formes est légal.

La première chose à prendre en compte est que fumer de la weed assèche la gorge, tout comme boire un vin tannique.  La combinaison des deux n’est donc pas recommandée.
Il convient donc d’exclure tous les rouges tanniques comme le Cabernet Sauvignon de Californie, le Bordeaux, le Châteauneuf du Pape rouge ou encore les vins italiens charpentés comme le Barolo ou le Nebbiolo.

Si l’on veut affiner un tant soit peu, il vaut mieux choisir des vins assez légers en alcool avec une bonne acidité finale, qui va amener de la fraîcheur.
Les vins allemands, que j’avais déjà évoqués dans cette rubrique, correspondent tout à fait à ce profil, mais aussi les vins d’Auvergne et les vins des Pouilles produits par Valentina Passalacqua.

A l’instar du monde du vin, du cigare ou du chocolat, il existe maintenant aux Etats-Unis des «cannabis sommeliers». Le site www.ganjier.com propose même une certification avec un diplôme comme pour le WSET (vins et spiritueux).
Il y a en Californie deux cultures très importantes économiquement et culturellement, qui sont le vin et le cannabis.

La culture du vin est déjà très ancienne mais celle du cannabis a récemment pris une telle ampleur que ces deux mondes qui s’ignoraient se trouvent maintenant de plus en plus de points communs, le concept de sommelier du cannabis en étant la dernière manifestation.
Le rôle du sommelier de cannabis est donc de trouver les meilleurs accords entre le cannabis et le vin, mais aussi d’autres boissons (café, thé, bière etc).

Pour rester sur des notions simples, on peut diviser la weed en 3 types : Indica, sativa ou hybride.
L’indica provoque une montée dans tout le corps, un effet relaxant qui va ensuite facilement provoquer l’endormissement.
La sativa donne de l’énergie et a un effet plus cérébral.
L’hybride, comme son nom l’indique a les effets combinés des deux variétés précédentes.
Le mariage weed et vin dépend ainsi de l’effet que l’on veut obtenir, de l’ambiance générale de la soirée. Si vous voulez rester tranquillement à la maison et bien dormir, alors une indica avec un verre de rouge fera l’affaire.

En revanche si vous recevez des invités à dîner, il vaut mieux choisir une sativa ou éventuellement une hybride.
Dans les rouges nous irons chercher un pinot noir d’Alsace ou de Sancerre, un Gamay d’Auvergne ou un Beaujolais, pour des arômes de fruits rouges frais, voire un Grenache jeune pour le côté mentholé.Il est important aussi d’éviter les vins au degré d’alcool trop élevé, quelle que soit la couleur car une weed forte avec un vin très alcoolisé provoque des effets multiplicateurs.

Si l’on choisit une sativa ou une hybride plutôt citrique, il y alors de multiples possibilités d’accords très harmonieux avec les vins blancs.
On choisira alors un Sauvignon (Sancerre ou Pouilly Fumé de préférence), un Pinot Blanc d’Alsace, un Riesling allemand, un Pinot Grigio italien ou encore un Vinho Verde portugais.

Les rosés par leurs arômes plus neutres et leur acidité s’accordent très bien avec une weed citrique ou florale.
Les vins pétillants blancs ou rosés, que ce soit un pet’nat, un crémant ou un champagne sont aussi une bonne suggestion.
Les vins blancs de macération (dits «vins oranges») représentent sans  doute le meilleur accord possible, par leurs arômes complexes, une certaine amertume et une grande fraîcheur finale.

Hors catégorie vin mais se révélant être un parfait compagnon de la weed, il y a le saké japonais, une boisson très pure, sans sulfites ni produits œnologiques ajoutés, au taux d’alcool assez modéré et surtout qui induit une euphorie proche de l’effet de la sativa.
Vaste monde que celui du saké, je vous en parlerai davantage dans ma prochaine rubrique.

Bonne fin de weekend et à la semaine prochaine.

Le glou-glou du weekend: les vins Allemands

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Glou-Glou, c’est votre rendez-vous avec des vins nature venant de toute l’Europe, avec des cépages oubliés et d’ancestrales méthodes de vinification remises au goût du jour.
Chaque semaine, Zeweed vous propose des vins sains à partager entre amis toute la journée. A boire avec ou sans modération, mais toujours dans l’esprit Glou-Glou.
Aujourd’hui, je vous parle des vins allemands et répond à la question que vous vous posez déjà « des vins allemand, sérieux? »

Parce qu’on ne produit pas que de la bière en Allemagne, et que la curiosité m’amène toujours à goûter des nouveautés, parlons un peu des vins allemands.
Déjà 1er consommateur de vins bio dans le monde, l’Allemagne a une production de vins  dont la qualité n’a cessé de monter depuis 20 ans. 100.000 ha de vignes, comparés à nos 900.000 ha en France, c’est peu mais suffisant pour qu’on s’y intéresse, et l’Allemagne est tout de même le 1er producteur de riesling au monde.
Essentiellement concentrée au sud et au sud-ouest, la culture de la vigne en Allemagne est répartie dans 13 régions avec 35% de rouges et 65% de blancs.

Le rouge est plutôt récent (cépage pinot noir, majoritaire mais aussi dornfelder et regent) et les cépages blancs les plus courants sont le riesling (20% de la superficie), le sylvaner, le gewürztraminer, le müller-thurgau, et aussi plus récemment le weissburgunder (pinot blanc), le grauburgunder (pinot gris) et le chardonnay.
Fait intéressant, la surface moyenne d’une exploitation viticole est de 3 hectares ou moins, faisant de l’Allemagne un pays de petits producteurs, où la coopération est primordiale.

La carte des réjouissances

Nous connaissons la plupart des cépages d’Allemagne car ils sont cultivés en Alsace depuis des siècles, mais le climat et le terroir donnent des résultats très différents de part et d’autre du Rhin. La plupart des vignobles allemands sont cultivés sur des coteaux ou des collines escarpées, protégés par des forêts qui les placent à l’abri du vent, et presque toujours près d’un fleuve, reflétant le soleil et permettant de tempérer le climat.
Le climat des régions de production est toujours frais et stable, il y a peu de canicules.

Les vins allemands sont ainsi relativement légers en alcool, rarement plus de 12 degrés pour les blancs, jusqu’à 13 degrés pour les rouges.
Traditionnellement les consommateurs allemands préféraient les vins blancs doux, aujourd’hui la situation a beaucoup changé et la plupart des vins blancs produits en Allemagne sont secs, et les meilleurs d’entre eux font preuve d’une grande finesse et d’une grande pureté.

Par cette belle journée d’été au bord de la piscine j’ai choisi 6 vins :  4 rieslings, 1 pinot blanc et 1 rosé, tous certifiés bio et/ou biodynamiques.

Rosé Heitlinger 2020, de la région de Baden :
Un assemblage de 3 cépages : le pinot noir (spätburgunder), le lemberger et le riesling noir, ce rosé vient du domaine Heitlinger, en biodynamie, dans une région magnifique entre Karlsruhe et Heidelberg.
C’est un vin aux arômes de fruits rouges (fraise et cranberry), mais très bien équilibré, il reste sec et c’est un parfait compagnon de piscine, terrasse ou barbecue. Il est léger en alcool (11°), ce qui est parfait pour les grosses chaleurs de l’été
Disponible en commande ici

Pinot blanc Kesselring, 2020, de la région de Pfalz (Palatinat rhénan) :
Ce vin de monocépage pinot blanc, produit par Lukas Kesselring, a des arômes de pomme verte et de citron, en bouche il est fruité (pomme, melon, ananas) avec une belle acidité finale. 12° d’alcool pour un vin à siroter agréablement toute l’après-midi.
Riesling Signature Kesselring 2020 :
Du même domaine, un Riesling bien sec, juteux et frais, de 12,5 °d’alcool. Assez floral au nez, avec des notes citriques, en bouche on goûte la poire, la pomme et une belle minéralité.
Disponibles en commande ici

Heitlinger Rosé, Kesselring et Meyerhof en bonne compagnie.

Riesling Meyerhof « Liaison » 2020, de la région de Rhénanie :
Ce riesling est nettement plus sec que le précédent, et aussi un peu perlant.
Très citrique, avec des notes de pomme verte, c’est un vin d’une grande fraîcheur, très agréable à boire en plein été, 12° d’alcool.
Disponible en commande ici

Peter Jakob Kühn, Doosberg Riesling 2018, de la région de Rheingau (près de Francfort) :
LE vigneron star du riesling en Allemagne, certifié en biodynamie depuis 2004. Ses vins sont classés en grand cru et ils le méritent !
Au nez des notes d’agrumes, de verveine et en bouche une grande pureté minérale avec un final long et persistant.
C’est un vin qui accompagnera à merveille poissons et crustacés mais aussi des fromages de chèvre.
Disponible en commande ici

Kirchenstruck, Signature et Peter Jakob Kühn, alliés indispensable d’un pique nique au Soleil sur et avec de l’Herbe.

Reichsrat Von Buhl Forster Kirchenstück Riesling 2016, de la région de Pfalz
Ce domaine familial fondé en 1849 et situé juste au nord de Strasbourg, produit des vins parmi les plus renommés d’Allemagne.
Avec ce 2016, on voit le potentiel de garde de ce magnifique riesling. D’une belle couleur dorée, il présente des arômes citriques et floraux (pétales de rose), en bouche de la pomme verte, de la pêche et de l’ananas, avec une acidité finale qui apporte une grande fraîcheur.
Disponible en commande ici

Le domaine Van Buhl

Tous ces vins montrent le chemin parcouru en une vingtaine d’années par les vignerons d’outre Rhin, avec des vins d’une grande buvabilité, très glou-glou, faisant preuve aussi d’une belle complexité aromatique pour les 2 derniers dégustés.
Bon weekend et à la semaine prochaine pour un nouveau glou-glou!

Dead Man’s Fingers, le premier rhum au CBD !

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Glou-glou, c’est votre rendez-vous avec des alcools surprenants, naturels et conviviaux. La semaine dernière, je vous avais parlé de l’Etonnant, un remarquable vin au CBD. Aujourd’hui, place à un breuvage distillé sur les îles et sous le Soleil : le rhum. Mais pas n’importe lequel puisqu’à la fermentation de la canne à sucre s’ajoutent les délicieux effets du cannabidiol  : voici Dead Man’s Fingers, le premier rhum au CBD.

Le nom déjà : Dead Man’s Fingers. Ensuite la bouteille et son étiquette affichant un crâne humain. On se croit dans un univers de pirates, même si l’histoire de ce rhum est beaucoup plus sage.
Dead Man’s Fingers désigne les pattes de crabe en anglais pour cette marque créée en 2015 par le restaurant Rum & Crab Shack, en Cornouailles (Angleterre).
Comme son nom l’indique, ce restaurant offre des spécialités de crabe et autres crustacés, et a développé ses propres recettes de rhum arrangé à partir de rhums des Caraïbes (provenant de Trinidad et de la Barbade).
Les rhums Dead Man’s Fingers ont connu un succès rapide qui a vite dépassé la région de Cornouailles et s’exportent aujourd’hui dans le monde entier.

La gamme propose des saveurs originales : ananas, noix de coco, café, épices, et chanvre (Hemp) que j’ai eu l’occasion de goûter.
C’est donc un rhum infusé au CBD : au nez c’est très herbacé, surprenant pour un rhum, on sent aussi des notes de café torréfié et de chocolat noir.
En bouche les arômes traditionnels du rhum sont bien présents, mais le CBD donne un goût vraiment différent, frais et mentholé. On sent aussi un léger goût de violette, étonnant mais agréable.

J’avoue avoir été un peu déconcerté à la première gorgée, mais j’y ai vite pris goût, le 1er verre en appelle aussitôt un 2ème.
Le Dead Man’s Fingers Hemp est un bon compagnon de vacances, que ce soit au bord de la piscine, en balade en montagne, ou en terrasse, et c’est un rhum qui se prête très bien à toutes sortes de cocktails.

Le plus simple et apprécié des cocktails:

Le HEMP RUM & COKE :
-6cl de Dead Man’s Fingers Hemp
-4cl de jus de citron vert
-15cl de cola
Garnir d’un quartier de citron vert

Pour ceux qui veulent aller plus loin, voici quelques autres recettes originales avec du Dead Man’s Fingers Hemp :

DEAD MULE :
-5cl de Dead Man’s Fingers Hemp
-20cl de ginger ale
Garnir de quelques feuilles de menthe

PURPLE HAZE (mon préféré, que Jimmy Hendrix aurait probablement apprécié ) :
5cl de Dead Man’s Fingers Hemp
6cl de jus de cranberry
2,5cl de sirop de rhubarbe
Un filet de citron vert pressé
Garnir d’un zeste d’orange ou de citron

DANKUIRI :
5cl de Dead Man’s Fingers Hemp
3cl de jus de citron vert
2,5cl de sirop de sucre
Mélanger et passer dans un verre

HEMP HIGHBALL :
5cl de Dead Man’s Fingers Hemp
20cl d’Indian Tonic
Mélanger et servir sur des glaçons
Garnir d’une tranche de concombre

Vous pouvez commander le Dead Man’s Fingers sur ce lien ou le trouver chez tous les bons cavistes.
A la semaine prochaine pour de nouvelles découvertes !

Glou-glou : l’Etonnant, vin au CBD

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Glou-Glou, c’est votre rendez-vous avec des vins nature venant de toute l’Europe, avec des cépages oubliés et d’ancestrales méthodes de vinification remises au goût du jour.
Chaque semaine, Zeweed vous propose des vins sains à partager entre amis toute la journée. A boire avec ou sans modération, mais toujours dans l’esprit Glou-Glou.

Je vous annonçais une surprise lors de la dernière rubrique, et je peux maintenant vous la dévoiler : j’ai dégusté les vins au CBD « L’Etonnant » du Domaine du Vieux Noyer, dans l’Aveyron.
Même si j’étais déjà convaincu des bienfaits du CBD pour la santé, j’avoue que j’étais un peu sceptique sur les qualités gustatives des vins au CBD. J’appréhendais cette dégustation car s’agissant de vin je ne pouvais me résoudre à boire un breuvage médicamenteux ou herbacé.
Le Domaine du Noyer exploite 15 hectares de vignes cultivées en bio, avec des cépages classiques du sud (Syrah) mais aussi des cépages autochtones, le Fer Servadou en rouge et le Mauzac en blanc.

Dans la gamme L’Etonnant, les rosés sont issus d’un assemblage de Syrah et de Gamay, les rouges de Syrah et Fer Servadou, le blanc est un 100% chenin (cépage traditionnel du Val de Loire).
Il y a déjà une certaine audace dans le choix des cépages de l’Etonnant, et si le dosage de CBD dans le vin et le procédé de fabrication restent secrets, on sait cependant que l’adjonction de CBD se fait artisanalement à froid. Heureusement, car tout procédé de chauffage ou de flash pasteurisation a des conséquences très néfastes sur le goût du vin.
Un peu plus rassuré sur l’origine des vins au CBD de l’Etonnant, je peux maintenant commencer la dégustation.
Le rosé, de couleur claire, présente des arômes floraux (rose) et mentholés, en bouche il est frais, fruité (fraise, framboise).
La bouteille au bord de la piscine se finit très très vite.


Le blanc, aux arômes de fruits blancs et de fleurs est aussi d’une grande fraîcheur, en bouche il révèle des goûts de pêche blanche, d’amande et d’agrumes.


Le rouge est très expressif au nez (fruits rouges, menthol, fleurs) et en bouche c’est le cassis qui prédomine, avec des notes d’épices et de menthol. Un vin à la fois riche en saveurs et gouleyant.

Cette dégustation s’est avérée une bonne surprise, et je ne peux que vous recommander les vins L’Etonnant. Ce sont des vins de copains parfaits pour les apéros de l’été, avec un subtil dosage de CBD qui n’altère pas le goût, avec juste cette petite touche de fraîcheur en plus.

Les trois  « L’Etonnant » sont disponibles chez Maxi CBD, en cliquant sur ce lien

Ze recette: le Mojo Bango au CBD

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Cette semaine, Zeweed vous propose une recette pour sourire de bonheur sous le Soleil en se se faisant bronzer le cerveau: notre Mojo Bango au CBD, à confectionner avec ou sans alcool.

Si les jours ont commencé à raccourcir, la température, elle, commence enfin à monter. Alors que nous entamons le mois d’août, il était plus que temps! Afin de se détendre sainement sous les cocotiers et sur le sable, je vous propose ma recette du Mojo Bango, un classic de bien-être à siroter tout l’été (et avec modération si vous y ajoutez du rhum).

INGRÉDIENTS :

  • 2 cl jus de citron vert
  • 1 cuillère à café de miel
  • 2 cl jus de carotte
  • 4 cl jus de clémentine
  • 4 cl jus de mangue
  • 3 fraises
  • 3 kumquats (pour la déco)
  • 1 bouquet de menthe Huile
  • 1citron combava
  • Et une huile de coco concentré à  20% de CBD

PRÉPARATION :

  • Étape 1 : mélanger une cuillère de miel avec le jus du citron vert, bien remuer pour dissoudre le miel et obtenir un sirop.
  • Étape 2 : écraser les fraises au fond du verre avec un pilon ( le pilon de cuisine hein ) et mélanger la purée de fraise au sirop miel citron.
  • Étape 3 : ajouter un max de glaçons dans un grand verre  et verser le jus de mangue, puis le jus de carotte et enfin le jus de clémentine. Bien mélanger avec une cuillère pour refroidir la préparation.
  • Étape 4 : ajouter quelques gouttes d’huile coco au CBD (ou teinture THC ) remuer et c’est presque fini!
  • Étape 5 :  prenez  un  bouquet de menthe et taper le pour faire ressortir ses arômes, puis déposer le dans le verre (soyez généreux). Couper les kumquat en deux et faites une petite brochette, saupoudrer de combava rappée et déposer la déco sur le côté du verre.
  • Pour ceux qui veulent un cocktail plus corsé,  je conseille un bon rhum ambré.

A servir accompagné d’un joli joint de Mojo Mango CBD.

Bonne dégustation !

De Vercingétorix à Action Bronson: voici les vins d’Auvergne

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Chaque semaine, je vous emmène à la découverte d’un vin qui sent bon le terroir et le Soleil, à l’image d’une belle weed qui nous offre le meilleur de la nature. Aujourd’hui, direction l’Auvergne et ses crus aussi subtils que volcaniques/

Alesia, 52 avant JC. La défaite de Vercingétorix marque le début de la culture du vin en Auvergne par les romains, et ce jusqu’à son apogée à la fin du 19è siècle avec quelque 40.000 hectares de vignes.
Favori des rois de France depuis Henri IV, le vin auvergnat est largement commercialisé à Paris par les bougnats qui y ont ouvert les premiers « bistrots ».
Cette belle aventure s’achèvera au début du XXème siècle, lorsque le phylloxéra puis le mildiou décimèrent les vignobles auvergnats.
Aujourd’hui, avec seulement 800 hectares de vignes, l’Auvergne n’est pas en mesure de rivaliser en volume avec les autres régions viticoles même si quelques irréductibles vignerons continuent à y produire des vins aussi étonnants que gouleyants.

Grand amateur de weed devant l’Eternel, le rappeur new-yorkais Action Bronson avait déjà créé son propre concentré de cannabis dans un laboratoire de Seattle.
Egalement grand fan de vins nature, c’est en Auvergne qu’il a choisi de produire sa première cuvée: « A la Natural « .
Malgré son image d’ogre, l’ancien chef new-Yorkais Action Bronson a le palais bien aiguisé. En 2016, il crée avec le vigneron Patrick Bouju (Domaine La Bohème) sa 1ère cuvée de 8 000 bouteilles: un assemblage de syrah, de gamay et de pinot noir qui accompagnera sa vidéo sur le thème Quel est le meilleur sandwich du monde ? Le succès est immédiat : « A la Natural  » en est maintenant à sa 3ème cuvée.

Glou-glou, Ganja et Kebab, trio gagnant

Le succès des vins d’Auvergne s’explique en grande partie par leur très grande buvabilité (indice glouglou +++) mais aussi par l’histoire de ce territoire enclavé dans les volcans.
Les vins sont influencés par ce terroir volcanique variant entre basaltes, calcaire, argilo-calcaire et parfois pouzzolane.

Patrick Bouju cultive une cinquantaine de cépages autochtones : mirefleurien, limberger, damas rouge ou encore damas noir (syrah d’Auvergne), même si le gamay d’Auvergne (décliné en de nombreuses variétés) le pinot noir (appelé localement noirien ou neyrou) et le chardonnay dominent l’encépagement.

Patrick et Bronson, duo perché.

Le travail de la vigne est principalement fait à la main. Les méthodes biodynamiques sont employées, avec un usage d’extrait de plantes pour fortifier les vignes et sans aucun produit de synthèse ajouté.
Les parcelles sont vinifiées séparément pour mettre en valeur les caractéristiques des différents sols et les vendanges, manuelles, ont rarement lieu avant le 15 octobre pour se prolonger parfois jusqu’à la fin de novembre (vendanges en surmaturité).

Patrick pratique des macérations longues, de soixante à cent jours selon la cuvée.
Les vins reposent longuement, jusqu’à six mois, après leur mise en bouteilles. Il n’ajoute pas de sulfites dans ses vins et a pu constater que si les raisins sont sains et concentrés, l’équilibre se fait tout seul, quelles que soient les phases que traverse successivement une cuvée.
Les vins sont droits et nets, avec des notes florales, minérales et parfois épicées.
Ce sont des vins étonnants, gourmands et d’une grande fraîcheur, qui donnent une très belle image des terroirs de l’Auvergne.

Un autre excellent domaine d’Auvergne, qui cultive aussi une image très rock est le « No Control « , de Vincent Marie.
Après plusieurs années dans le marketing sportif, Vincent a décidé de poursuivre sa passion, apprenant la viticulture biodynamique chez Julien Meyer en Alsace, avant de s’installer à Volvic.
4,5 hectares de Gamay, Pinot Noir, Syrah et Chardonnay auxquels s’ajoutent 0,5 hectares de Sauvignon, Sylvaner et Pinot Auxerrois.
Ici on ne s’embarrasse pas des directives de l’AOC où seuls Gamay et Pinot Noir en rouge et Chardonnay en blanc sont autorisés.

Du coup tous les vins No Control sont vendus en appellation « Vin de France » et la demande dépasse largement la capacité de production.
Vifs et plein d’énergie les vins No Control sont des vins de plaisir, à partager pour toutes les occasions.
Aujourd’hui si les vignerons nature d’Auvergne jouissent d’un prestige inédit dans les bars de l’Est parisien comme dans ceux des grandes capitales, la production reste minimale, précipitez vous !

 

Les vignerons recommandés :

Patrick Bouju La Bohème

Vincent Marie – No Control

Les vignerons rebelles du Sancerrois

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Glou-Glou, c’est votre rendez-vous avec des vins nature venant de toute l’Europe, avec des cépages oubliés et d’ancestrales méthodes de vinification remises au goût du jour.
Chaque semaine, Zeweed vous propose des vins sains à partager entre amis toute la journée. A boire avec ou sans modération, mais toujours dans l’esprit Glou-Glou.
Aujourd’hui, Sancerre et Pouilly-Fumé sont à l’honneur.

Etant pour quelques jours dans la région, j’en profite pour évoquer deux appellations prestigieuses du Val de Loire, qui se font face, de chaque côté de la Loire, Sancerre à gauche et Pouilly Fumé à droite.
Sancerre produit des rouges et des rosés issus du pinot noir, des blancs issus du sauvignon, Pouilly Fumé uniquement des blancs du sauvignon.
Les deux appellations exportent dans le monde entier, avec hélas une tendance à la standardisation, avec une acidité souvent exacerbée.
Heureusement quelques vignerons rebelles refusent cette standardisation, allons à la découverte de deux d’entre eux, l’un en Sancerre, l’autre en Pouilly Fumé.

Sébastien Riffault exploite depuis 2004 les 12 hectares de vignes du domaine familial à Sury -en-Vaux, sur la route de Sancerre.
En biodynamie depuis 2007, Sébastien cultive ses vignes de manière traditionnelle, avec l’aide de sa jument Ophélia. Les vignes datent de l’époque de son grand-père, plantées pendant la seconde guerre mondiale et Sébastien poursuit le style de culture pratiqué à Sancerre à cette époque, avant l’arrivée massive des produits chimiques dans les vignes dans les années 50.

Sebastien Riffault, bouquet à la main.

Les vignes de Sébastien sont reconnaissables de très loin car elles sont très enherbées, pratique qui a bien failli lui coûter le droit d’utiliser l’appellation Sancerre.
En effet, l’INAO (qui régule les AOC) stipule que les herbes ne peuvent dépasser une certaine hauteur car elles risquent d’entrer dans les machines à vendanger et être ainsi mélangées au raisin.
S’agissant de vignes vendangées uniquement à la main on mesure l’absurdité de la réglementation.

Au-delà de la culture en biodynamie, Sébastien se distingue totalement des autres vignerons de l’appellation par son habitude de vendanger tardivement (vers la mi-octobre).
A cette époque de l’année une grande partie des raisins est affectée par le botrytis (la pourriture noble), ce qui donne des arômes de bonbon et une couleur de miel aux vins.

Vendanges tardives et cheval à labour.

Cette pratique de vendange tardive, courante dans le sancerrois dans la 1ère moitié du XXème siècle a été abandonnée depuis car difficile à contrôler (on risque d’obtenir des vins liquoreux, ce qui n’est pas le but ici).
Les vins de Sébastien sont élevés 2 ans en cuve en inox puis 1 an en vieille barrique.
Les arômes de fruits confits et de bonbon résultant de la vendange tardive sont subtilement équilibrés par l’acidité et la minéralité du sauvignon.

Ces cuvées de sauvignon parfaitement « nature » portent des noms lituaniens en l’honneur de la compagne de Sébastien, selon les terroirs de type calcaire – Akméniné (« fait de pierres »), Auksinis (« doré ») –, marnes kimméridgiennes – Saulétas (« ensoleillé ») – ou silex – Skeveldra (« éclat de pierre »).


J’ai dégusté la cuvée Akméniné 2016 : au nez du miel, des fruits confits, un peu de camomille, de l’abricot sec, en bouche de la pomme, de la confiture d’abricot, du citron vert et quelques notes florales, avec une grande longueur en bouche. Un vin vraiment unique et très addictif.

 

Autre vigneron rebelle, Alexandre Bain, à Tracy-sur-Loire, sur le terroir de Pouilly Fumé, rive droite de la Loire, produit des vins très éloignés des standards de la région.

Son domaine créé en 2007 est devenu célèbre pour ses blancs très aromatiques aux arômes de fruits exotiques, reflets de leur terroir.
Tout comme Sébastien Riffault, Alexandre cultive ses 11 hectares en biodynamie, avec son cheval de trait « Phénomène ».
L’idéal d’Alexandre est de mettre en bouteille des vins 100% jus de raisins.

Alexandre Bain dans ses vignes

Sur certaines cuvées il y arrive chaque année, sur d’autres cuvées il est parfois contraint d’ajouter un peu de sulfites. C’est d’ailleurs le seul produit intrant qu’il s’autorise, aucun autre produit œnologique n’est utilisé.

L’attrait discret du cheval de trait

La dégustation de L d’Ange 2014 (36 mois d’élevage), zéro sulfite ajouté, est un grand moment :
Des notes d’agrumes frais, de fruits confits, un peu de miel, du jasmin, de pierre chaude, et une grande finesse en bouche. C’est un vin de partage qui apporte le sourire et la bonne humeur.

En 2015 les vins d’Alexandre ont été exclus de l’appellation Pouilly Fumé car l’INAO les a considérés oxydés. Ce sont pourtant des vins que l’on trouvait déjà à l’époque sur les plus grandes tables du monde et dont la demande surpassait la production.


Au bout de 2 ans de bataille juridique Alexandre a retrouvé le droit à l’appellation, et au bout du compte ses démêlés ont eu pour principal résultat de montrer le décalage entre une INAO prisonnière de réglementations obsolètes et des vignerons nature plébiscités dans le monde entier.
Aujourd’hui les vins de Sébastien Riffault comme ceux d’Alexandre Bain se vendent sur allocation, donc si vous en trouvez chez votre caviste, foncez !

A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures bachiques, avec une petite surprise.