Glou Glou

Aoma, le 1er gin français au CBD

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Glou-glou, c’est votre rendez-vous avec des alcools surprenants, naturels et conviviaux. Après le rhum au CBD, le vin au CBD, voici le gin au CBD. Et à l’instar du Dead man’s Finger, c’est une réussite!

C’est encore l’été en Provence et j’ai la chance de pouvoir goûter en primeur le 1er gin français au CBD.
Après le rhum et les vins au CBD, le gin Aoma vient compléter l’offre de boissons au CBD disponible en France, et il est fabriqué par une distillerie artisanale à Colmar, en Alsace.
Présenté dans un magnifique flacon, ce gin est d’un abord séduisant. Avec un tel écrin de luxe, le produit devra être à la hauteur.
Pur, on reconnaît les arômes classiques du gin, mais la nouveauté est que le CBD amène une touche herbacée et fraîche très agréable.

Je profite de l’environnement paradisiaque du mas provençal pour aller cueillir un peu d’herbes aromatiques dans le jardin.
Je commence par une branche de romarin, que j’ajoute au gin avec un peu de tonic artisanal Three Cents et 3 gouttes de concentré d’hisbiscus et pamplemousse Antésite, fameuse marque de concentré de fruits sans sucre.

Ce cocktail simple à réaliser est délicieux, c’est la garrigue qui s’invite dans mon verre.
J’essaie ensuite d’autres combinaisons intéressantes, pour varier les gin tonics, avec de la menthe et du citron, puis avec du concombre et de l’Antésite hibiscus et pamplemousse.

L’assemblage du gin Aoma est vraiment réussi et s’il donne envie d’expérimenter toutes sortes de cocktails, il est aussi très agréable pur sur des glaçons.
C’est une boisson parfaite pour un apéro sous le soleil et tout aussi agréable en digestif.

Le lancement du gin Aoma aura lieu à Paris le 9 octobre prochain, à la nouvelle boutique Aoma rue Keller à Paris.
Pour tous ceux qui seront à Paris ce jour là, n’hésitez pas à venir à la fête de lancement, ce sera une excellente occasion de goûter le gin Aoma, mais aussi d’autres produits de la marque Aoma, qui a choisi de sélectionner des produits au CBD de qualité et n’hésite pas à montrer son savoir-faire dans la gastronomie (foie gras et saucisses entre autres).

Bon week-end et à la semaine prochaine.

Le site de la marque Aoma via ce lien

De Vercingétorix à Action Bronson: voici les vins d’Auvergne

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Chaque semaine, je vous emmène à la découverte d’un vin qui sent bon le terroir et le Soleil, à l’image d’une belle weed qui nous offre le meilleur de la nature. Aujourd’hui, direction l’Auvergne et ses crus aussi subtils que volcaniques/

Alesia, 52 avant JC. La défaite de Vercingétorix marque le début de la culture du vin en Auvergne par les romains, et ce jusqu’à son apogée à la fin du 19è siècle avec quelque 40.000 hectares de vignes.
Favori des rois de France depuis Henri IV, le vin auvergnat est largement commercialisé à Paris par les bougnats qui y ont ouvert les premiers « bistrots ».
Cette belle aventure s’achèvera au début du XXème siècle, lorsque le phylloxéra puis le mildiou décimèrent les vignobles auvergnats.
Aujourd’hui, avec seulement 800 hectares de vignes, l’Auvergne n’est pas en mesure de rivaliser en volume avec les autres régions viticoles même si quelques irréductibles vignerons continuent à y produire des vins aussi étonnants que gouleyants.

Grand amateur de weed devant l’Eternel, le rappeur new-yorkais Action Bronson avait déjà créé son propre concentré de cannabis dans un laboratoire de Seattle.
Egalement grand fan de vins nature, c’est en Auvergne qu’il a choisi de produire sa première cuvée: « A la Natural « .
Malgré son image d’ogre, l’ancien chef new-Yorkais Action Bronson a le palais bien aiguisé. En 2016, il crée avec le vigneron Patrick Bouju (Domaine La Bohème) sa 1ère cuvée de 8 000 bouteilles: un assemblage de syrah, de gamay et de pinot noir qui accompagnera sa vidéo sur le thème Quel est le meilleur sandwich du monde ? Le succès est immédiat : « A la Natural  » en est maintenant à sa 3ème cuvée.

Glou-glou, Ganja et Kebab, trio gagnant

Le succès des vins d’Auvergne s’explique en grande partie par leur très grande buvabilité (indice glouglou +++) mais aussi par l’histoire de ce territoire enclavé dans les volcans.
Les vins sont influencés par ce terroir volcanique variant entre basaltes, calcaire, argilo-calcaire et parfois pouzzolane.

Patrick Bouju cultive une cinquantaine de cépages autochtones : mirefleurien, limberger, damas rouge ou encore damas noir (syrah d’Auvergne), même si le gamay d’Auvergne (décliné en de nombreuses variétés) le pinot noir (appelé localement noirien ou neyrou) et le chardonnay dominent l’encépagement.

Patrick et Bronson, duo perché.

Le travail de la vigne est principalement fait à la main. Les méthodes biodynamiques sont employées, avec un usage d’extrait de plantes pour fortifier les vignes et sans aucun produit de synthèse ajouté.
Les parcelles sont vinifiées séparément pour mettre en valeur les caractéristiques des différents sols et les vendanges, manuelles, ont rarement lieu avant le 15 octobre pour se prolonger parfois jusqu’à la fin de novembre (vendanges en surmaturité).

Patrick pratique des macérations longues, de soixante à cent jours selon la cuvée.
Les vins reposent longuement, jusqu’à six mois, après leur mise en bouteilles. Il n’ajoute pas de sulfites dans ses vins et a pu constater que si les raisins sont sains et concentrés, l’équilibre se fait tout seul, quelles que soient les phases que traverse successivement une cuvée.
Les vins sont droits et nets, avec des notes florales, minérales et parfois épicées.
Ce sont des vins étonnants, gourmands et d’une grande fraîcheur, qui donnent une très belle image des terroirs de l’Auvergne.

Un autre excellent domaine d’Auvergne, qui cultive aussi une image très rock est le « No Control « , de Vincent Marie.
Après plusieurs années dans le marketing sportif, Vincent a décidé de poursuivre sa passion, apprenant la viticulture biodynamique chez Julien Meyer en Alsace, avant de s’installer à Volvic.
4,5 hectares de Gamay, Pinot Noir, Syrah et Chardonnay auxquels s’ajoutent 0,5 hectares de Sauvignon, Sylvaner et Pinot Auxerrois.
Ici on ne s’embarrasse pas des directives de l’AOC où seuls Gamay et Pinot Noir en rouge et Chardonnay en blanc sont autorisés.

Du coup tous les vins No Control sont vendus en appellation « Vin de France » et la demande dépasse largement la capacité de production.
Vifs et plein d’énergie les vins No Control sont des vins de plaisir, à partager pour toutes les occasions.
Aujourd’hui si les vignerons nature d’Auvergne jouissent d’un prestige inédit dans les bars de l’Est parisien comme dans ceux des grandes capitales, la production reste minimale, précipitez vous !

 

Les vignerons recommandés :

Patrick Bouju La Bohème

Vincent Marie – No Control

Cannabis et vin: comment créer l’accord parfait.

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Le cannabis et le vin ont en autre point commun celui d’être cultivés aux quatre coins du globe. Si ces deux délices de la nature nous offrent le meilleur d’elle-même, bien les marier n’est pas chose facile. Pourtant, quand l’association est réussie, c’est le nirvana garanti. Notre guide Weed & Wine.

La première chose à prendre en compte est que fumer de la weed assèche la gorge, tout comme boire un vin tannique.  La combinaison des deux n’est donc pas recommandée.
Il convient donc d’exclure tous les rouges tanniques comme le Cabernet Sauvignon de Californie, le Bordeaux, le Châteauneuf du Pape rouge ou encore les vins italiens charpentés comme le Barolo ou le Nebbiolo.

Si l’on veut affiner un tant soit peu, il vaut mieux choisir des vins assez légers en alcool avec une bonne acidité finale, qui va amener de la fraîcheur.
Les vins allemands, que j’avais déjà évoqués dans cette rubrique, correspondent tout à fait à ce profil, mais aussi les vins d’Auvergne et les vins des Pouilles produits par Valentina Passalacqua.

A l’instar du monde du vin, du cigare ou du chocolat, il existe maintenant aux Etats-Unis des «cannabis sommeliers». Le site www.ganjier.com propose même une certification avec un diplôme comme pour le WSET (vins et spiritueux).
Il y a en Californie deux cultures très importantes économiquement et culturellement, qui sont le vin et le cannabis.

La culture du vin est déjà très ancienne mais celle du cannabis a récemment pris une telle ampleur que ces deux mondes qui s’ignoraient se trouvent maintenant de plus en plus de points communs, le concept de sommelier du cannabis en étant la dernière manifestation.
Le rôle du sommelier de cannabis est donc de trouver les meilleurs accords entre le cannabis et le vin, mais aussi d’autres boissons (café, thé, bière etc).

Pour rester sur des notions simples, on peut diviser la weed en 3 types : Indica, sativa ou hybride.
L’indica provoque une montée dans tout le corps, un effet relaxant qui va ensuite facilement provoquer l’endormissement.
La sativa donne de l’énergie et a un effet plus cérébral.
L’hybride, comme son nom l’indique a les effets combinés des deux variétés précédentes.
Le mariage weed et vin dépend ainsi de l’effet que l’on veut obtenir, de l’ambiance générale de la soirée. Si vous voulez rester tranquillement à la maison et bien dormir, alors une indica avec un verre de rouge fera l’affaire.

En revanche si vous recevez des invités à dîner, il vaut mieux choisir une sativa ou éventuellement une hybride.
Dans les rouges nous irons chercher un pinot noir d’Alsace ou de Sancerre, un Gamay d’Auvergne ou un Beaujolais, pour des arômes de fruits rouges frais, voire un Grenache jeune pour le côté mentholé.Il est important aussi d’éviter les vins au degré d’alcool trop élevé, quelle que soit la couleur car une weed forte avec un vin très alcoolisé provoque des effets multiplicateurs.

Si l’on choisit une sativa ou une hybride plutôt citrique, il y alors de multiples possibilités d’accords très harmonieux avec les vins blancs.
On choisira alors un Sauvignon (Sancerre ou Pouilly Fumé de préférence), un Pinot Blanc d’Alsace, un Riesling allemand, un Pinot Grigio italien ou encore un Vinho Verde portugais.

Les rosés par leurs arômes plus neutres et leur acidité s’accordent très bien avec une weed citrique ou florale.
Les vins pétillants blancs ou rosés, que ce soit un pet’nat, un crémant ou un champagne sont aussi une bonne suggestion.
Les vins blancs de macération (dits «vins oranges») représentent sans  doute le meilleur accord possible, par leurs arômes complexes, une certaine amertume et une grande fraîcheur finale.

Hors catégorie vin mais se révélant être un parfait compagnon de la weed, il y a le saké japonais, une boisson très pure, sans sulfites ni produits œnologiques ajoutés, au taux d’alcool assez modéré et surtout qui induit une euphorie proche de l’effet de la sativa.
Vaste monde que celui du saké, je vous en parlerai davantage dans ma prochaine rubrique.

Bonne fin de weekend et à la semaine prochaine.

Serum: la boisson idéale pour tenir un vrai dry January

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Nouvelles restrictions liées au Covid, fleurs de CBD interdites le 31 décembre, mois sans tabac, dry January… L’année 2022 commence mal pourvu que l’on suive les recommandations morales ou légales du moment. Pas de panique, j’ai la solution idéale pour remplacer et votre bière de fin de journée et la petite cigarette de CBD devant la télé:  il s’agit de Sérum, une boisson bien corsée en cannabidiol créé par la jeune société française Shake It Easy.

Shake It Easy, spécialiste des cocktails créatifs nous propose son  « Sérum », soit une boisson au thé noir, jus d’aloe vera, hibiscus, pomme et grenade, hautement dosée en CBD puisque chaque bouteille ne contient pas moins de 33 mg de CBD (le plus fort taux de CBD pour une boisson sur le marché français).

« Fabriqué en France avec amour » indique  l’étiquette. Voilà qui donne déjà envie de goûter le breuvage sans édulcorant ni colorants
Peu sucré et rafraîchissant, avec un goût de thé noir assez présent au début qui laisse ensuite place à la pomme, l’hibiscus et la grenade.
Il y a actuellement peu de boissons au CBD sans alcool disponibles dans l’Hexagone, et ce sont généralement des sodas ou des eaux aromatisées. Ici nous avons un vrai cocktail.

Le Sérum peut aisément se boire à tout moment de la journée, le CBD apportant un réel effet relaxant.
Comme toutes les boissons au CBD, il est préférable de le prendre régulièrement sous forme de cure pour en apprécier pleinement les effets à long terme sur la santé.

Véritable boisson de bien-être, sans THC, les autres ingrédients du Sérum ajoutent d’autre bienfaits, comme le jus de grenade connu pour ses vertus anti-inflammatoire et le jus d’aloe vera qui renforce le système immunitaire.

Le Sérum est disponible ici

Dead Man’s Fingers, le mortel rhum au CBD !

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Glou-glou, c’est votre rendez-vous avec des alcools surprenants, naturels et conviviaux. La semaine dernière, je vous avais parlé de l’Etonnant, un remarquable vin au CBD. Aujourd’hui, place à un breuvage distillé sur les îles et sous le Soleil : le rhum. Mais pas n’importe lequel puisqu’à la fermentation de la canne à sucre s’ajoutent les délicieux effets du cannabidiol  : voici Dead Man’s Fingers, le premier rhum au CBD. De quoi réchauffer les morts au Réveillon!

Le nom déjà : Dead Man’s Fingers. Ensuite la bouteille et son étiquette affichant un crâne humain. On se croit dans un univers de pirates, même si l’histoire de ce rhum est beaucoup plus sage.
Dead Man’s Fingers désigne les pattes de crabe en anglais pour cette marque créée en 2015 par le restaurant Rum & Crab Shack, en Cornouailles (Angleterre).
Comme son nom l’indique, ce restaurant offre des spécialités de crabe et autres crustacés, et a développé ses propres recettes de rhum arrangé à partir de rhums des Caraïbes (provenant de Trinidad et de la Barbade).
Les rhums Dead Man’s Fingers ont connu un succès rapide qui a vite dépassé la région de Cornouailles et s’exportent aujourd’hui dans le monde entier.

La gamme propose des saveurs originales : ananas, noix de coco, café, épices, et chanvre (Hemp) que j’ai eu l’occasion de goûter.
C’est donc un rhum infusé au CBD : au nez c’est très herbacé, surprenant pour un rhum, on sent aussi des notes de café torréfié et de chocolat noir.
En bouche les arômes traditionnels du rhum sont bien présents, mais le CBD donne un goût vraiment différent, frais et mentholé. On sent aussi un léger goût de violette, étonnant mais agréable.

J’avoue avoir été un peu déconcerté à la première gorgée, mais j’y ai vite pris goût, le 1er verre en appelle aussitôt un 2ème.
Le Dead Man’s Fingers Hemp est un bon compagnon de vacances, que ce soit au bord de la piscine, en balade en montagne, ou en terrasse, et c’est un rhum qui se prête très bien à toutes sortes de cocktails.

Le plus simple et apprécié des cocktails:

Le HEMP RUM & COKE :
-6cl de Dead Man’s Fingers Hemp
-4cl de jus de citron vert
-15cl de cola
Garnir d’un quartier de citron vert

Pour ceux qui veulent aller plus loin, voici quelques autres recettes originales avec du Dead Man’s Fingers Hemp :

DEAD MULE :
-5cl de Dead Man’s Fingers Hemp
-20cl de ginger ale
Garnir de quelques feuilles de menthe

PURPLE HAZE (mon préféré, que Jimmy Hendrix aurait probablement apprécié ) :
5cl de Dead Man’s Fingers Hemp
6cl de jus de cranberry
2,5cl de sirop de rhubarbe
Un filet de citron vert pressé
Garnir d’un zeste d’orange ou de citron

DANKUIRI :
5cl de Dead Man’s Fingers Hemp
3cl de jus de citron vert
2,5cl de sirop de sucre
Mélanger et passer dans un verre

HEMP HIGHBALL :
5cl de Dead Man’s Fingers Hemp
20cl d’Indian Tonic
Mélanger et servir sur des glaçons
Garnir d’une tranche de concombre

Vous pouvez commander le Dead Man’s Fingers sur ce lien ou le trouver chez tous les bons cavistes.
A la semaine prochaine pour de nouvelles découvertes !

« Simplement du vin », le domaine italien simplement divin

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Chaque semaine, je vous fait découvrir un vin, un saké ou un spiritueux naturel qui fleure bon le soleil et la terre, à l’image d’un plant de chanvre cultivé avec amour. Aujourd’hui, nous partons en Italie découvrir les crus élevés en biodynamie « Semplicemente Vino ».

« Semplicemente Vino » (« simplement du vin » en Français), c’est le nom de l’étonnante gamme de vins élaborée par Stefano Bellotti (1969-2018).
Dans la région de Gavi, au sud du Piémont, ce pionnier de la biodynamie a démarré sa première viticulture bio en 1977 avant de passer en biodynamie en 1984. Il était aussi le président de la section italienne de « Renaissance des Appellations », l’association de vignerons en biodynamie créée en France par Nicolas Joly (Domaine La Coulée de Serrant).
Stefano Bellotti était l’un des plus importants représentants du mouvement du vin nature en Italie. Depuis sa disparition, sa fille Ilaria poursuit son œuvre au sein du domaine Cascina degli Ulivi.

Stefano Bellotti

Les vignes ont en moyenne 20 ans d’âge, la culture suit les préceptes de la biodynamie, et toutes les vendanges sont manuelles.
Le domaine compte 33 hectares, dont 22 de vignes, le reste étant composé de champs de céréales, d’un potager, d’arbres fruitiers et de pâturages pour les vaches. Cascina degli Ulivi produit ainsi du pain au levain, des fromages et du miel.
Il est aussi possible de dîner sur place, où 90% des ingrédients des plats servis viennent du domaine.

La gamme « Semplicemente Vino » constitue l’entrée de gamme du domaine et c’est déjà une très belle introduction aux vins de Stefano Bellotti.
Disponible en rouge, blanc et rosé, la bouteille arbore une étiquette très simple et une capsule, signe qu’il s’agit d’un vin « glouglou ».

Le rouge est un assemblage des cépages Barbera et Dolcetto. Vinifié uniquement avec les levures indigènes, sans soufre ajouté, les raisins sont égrappés, pressés puis fermentés pendant 3 semaines en vieux fûts avant d’être vieillis en barriques de 2000 à 3000 litres.
L’arôme est de fruits rouges mûrs, en bouche le vin est charpenté mais vivace, avec une belle fraîcheur finale.

Le blanc est issu de Chardonnay et Cortese.  Les raisins utilisés pour élaborer le Bellotti Semplicemente Vino Bianco sont égrappés et pressurés doucement. Le moût est ensuite nettoyé de ses impuretés par décantation statique pendant 24 heures. Par la suite, on procède à une fermentation alcoolique et malolactique spontanée, qui se fait dans un réservoir en acier inoxydable. Après fermentation et dans ce même réservoir, le vin passe par un élevage sur lies de trois mois.

De couleur jaune paille, il a des arômes beurrés avec des touches citriques et de noix. Il développe ensuite des arômes floraux, on perçoit une certaine réminiscence des vins du Jura. Le final est très frais et envoûtant, et incite à se reservir aussitôt.
Les vins Semplicemente Vino sont excellents jeunes mais peuvent très bien vieillir quelques années. S’agissant de vin vivant, il est également intéressant de déboucher une bouteille et la déguster sur plusieurs jours d’affilée, on perçoit alors les différentes phases par lesquelles passe le vin.

Il y a d’autres vins de très haut niveau produits par Cascina degli Ulivi, mais à environ 15 euros la bouteille, en rouge comme en blanc, le Semplicemente Vino est d’un excellent rapport qualité-prix, un vrai vin de plaisir que je vous recommande pour de bons moments en famille ou entre amis.
Bon weekend et à la semaine prochaine.

Les vins sont disponibles ici

Faut-il encore boire du Beaujolais Nouveau ?

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Chaque semaine, je vous fait découvrir un vin, un saké ou un spiritueux naturel qui fleure bon le soleil et la terre, à l’image d’un plant de chanvre cultivé avec amour. Aujourd’hui, et quitte à surprendre, c’est du Beaujolais Nouveau dont je vous parle.

A la question « Faut-il encore boire du Beaujolais Nouveau ? », on serait tenté de répondre non,  tant les vins produits par Georges Duboeuf  -pour ne pas le nommer-  nous ont fait mal à la tête et causé du tort à l’appellation Beaujolais.
Des millions de bouteilles de « Bojo' » livrées dans le monde entier chaque 3e jeudi de novembre, un goût de banane ou framboise selon les années et un plan marketing bien rôdé, pour un breuvage qui est un vin trop jeune, bourré de produits de synthèse et de sucre, ça suffit!

Heureusement depuis quelques années on redécouvre les vignerons nature du Beaujolais, ceux qui ont toujours cultivé leurs vignes sans désherbants et pesticides chimiques, et vinifié uniquement avec les levures indigènes, sans autre intrant.
Il est bon de rappeler qu’au début des années 80, tandis que les vignes de toute la France étaient abreuvées de pesticides, un groupe de jeunes vignerons autour de Marcel Lapierre à Villié Morgon élabore du vin avec seulement du raisin, sans levure ajoutée et sans soufre, suivant en cela les enseignements de Jules Chauvet, considéré à juste titre comme le père du vin naturel en France.

Bien choisir son Beaujolais permet d’éviter de déguster… le lendemain.

Marcel Lapierre, Jean Foillard, Yvon Métras, Jean-Paul Thévenet et Guy Breton figurent aujourd’hui sur la carte des plus grands restaurants du monde entier. Il faudrait aussi ajouter Karim Vionnet, qui cultive dans la plus pure tradition des vignes ayant appartenu à Jules Chauvet, ainsi que Jean-Claude Lapalu, Jean-Louis Dutraive ou encore Bruno,et Isabelle Perraud.

Mathieu et Camille Lapierre proposent un très bon Beaukolais Primeur, chic mais pas choc.

Aujourd’hui les « fils et filles de » ont pris le relais (Camille et Mathieu Lapierre, Alex Foillard, Jules Métras, Justin Dutraive etc) et ont attiré dans leur sillage de nouveaux venus comme Sylvère Trichard, David Large, Rémi Dufaitre, Pierre Cotton ou Yann Bertrand « la nouvelle star du Beaujolais » selon Les Echos.

Yann Bertrand , l’étoile montante du Beaujolais.

Aujourd’hui le Beaujolais a le vent en poupe et la quasi-totalité des nouveaux domaines sont en bio. De 60 domaines bio en 2010 on est passé à 188 en 2020.
Des salons comme « Bien Boire en Beaujolais », ou « Sous les Pavés la Vigne », organisé par Rue 89 à Lyon, contribuent à médiatiser ce phénomène.
Succès à l’exportation, le Beaujolais bio et nature se vend aussi très bien chez les cavistes et dans les bistrots.
Avec le réchauffement climatique qui fait sensiblement augmenter le % d’alcool des vins, des Côtes du Rhône à l’Alsace, le Gamay du Beaujolais reste relativement léger.

« Le petit vin que l’on boit sous les tonnelles » … et par tonneaux sur les barriques.

Grâce à l’absence de traitement chimique des vignes, les racines plongent plus loin dans le sol qu’en viticulture conventionnelle, et la vigne souffre ainsi moins de la chaleur.
Tous les vignerons nature du Beaujolais ne produisent pas du Beaujolais nouveau chaque année, et 2021 a été une année particulièrement éprouvante pour le vignoble français.
Le 18 novembre sera tout de même l’occasion de faire la fête, celle qu’on n’a pas eue en 2020, autour des vins du Beaujolais Nouveau et de redécouvrir les crus de la région.
Quelques références incontournables : Marcel Lapierre, Jean Foillard, Karim Vionnet, Jean-Paul Thévenet, Guy Breton, Sylvère Trichard, Yann Bertrand.

Le primeur de Karim Vionnet: un de mes favoris

Bonne fête du Beaujolais, bon weekend et à la semaine prochaine.

Les pépites du Jura

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Chaque semaine, je vous propose de découvrir un alcool qui sent bon la nature et le soleil, à l’image d’une belle weed qui nous offre le meilleur de la terre. Aujourd’hui, le Jura et ses vins naturels sont à l’honneur.

Lundi 8 novembre dernier avait lieu à Paris le salon « Le Nez dans le Vert », organisé par l’association du même nom, qui regroupe la plupart des vignerons nature du Jura.
Ce rendez-vous très attendu après une longue absence est aussi pour moi l’occasion de vous parler un peu de ces pépites qui s’arrachent à l’exportation mais restent encore méconnues en France.

« Le Nez dans le Vert », le joyeux rendez-vous du bon jaja jurassien.

En effet pour beaucoup le Jura est synonyme de vin jaune, ce qui est très réducteur, d’autant plus que le vin jaune est une spécialité qui peut être assez clivante.
Les vins oxydatifs en général ont leurs fans, dont je fais partie mais restent des vins assez spéciaux.

Parmi les vins du Jura on trouve des rouges très intéressants, issus des cépages pinot noir, trousseau et poulsard (ces deux derniers étant des cépages autochtones du Jura).
Ce sont des rouges très fruités, peu taniques, et d’une grande fraîcheur.
Lorsqu’on ouvre une bouteille de rouge du Jura, elle ne dure pas longtemps, tant ce vin séduit par ses arômes de fruits rouges frais et d’épices délicates.

Le poulsard avec sa couleur très claire pourrait passer pour un rosé mais les parfums très distincts de ce vin très délicat le placent dans une catégorie à part.
On pourrait classer les rouges du Jura comme des vins d’été, mais c’est dommage car ils sont bons à boire toute l’année, pour un apéro ou un repas léger.

Du côté des blancs, les principaux cépages cultivés sont le chardonnay et le savagnin.
Le chardonnay du Jura est assez différent de celui cultivé en Bourgogne ; l’arôme est très floral, avec des notes de miel et fruits secs, et les chardonnay du Jura sont  des vins d’une grande vivacité.

Savagnin: arômes de noix, bouche puissante, notes de curry et une touche « beurrée » en finale.

Le savagnin, cépage originaire d’Autriche devenu emblématique du Jura, donne des vins très typés, qui peuvent être oxydatifs (des vins non ouillés, c’est-à-dire qu’on laisse le fût ouvert, ce qui provoque une évaporation et la formation d’un voile à la surface du vin).
Il est reconnaissable à son arôme de noix, une bouche puissante aux notes de curry et une texture très ronde avec une touche beurrée en finale. Les vins issus du savagnin ont un grand potentiel de vieillissement. Il peut aussi être assemblé avec un chardonnay.

Jura on the rocks

Etant la plus petite région viticole de France, privilégiant encore les méthodes de culture ancestrales, le Jura a un niveau de qualité très élevé.
Malgré la flambée des prix des vins jurassiens au cours des 15 dernières années, de jeunes vignerons viennent encore s’y installer, attirés par ces vins hors normes et héritiers d’une longue tradition.

Ainsi parmi les valeurs sûres de la région comme Overnoy-Houillon, Tissot, Pignier, l’Octavin ou Bornard, la jeune génération représentée par Valentin Morel (« Les Pieds sur Terre ») et le plus récent domaine, Novice, forgent déjà les futurs vins légendaires du Jura.

J’ai pu goûter chez Valentin Morel un vin étonnant et délicieux issu de 4 cépages résistants (ne nécessitant aucun traitement, même naturel), intitulé « Hommage à la Canaille ».
Chez Novice, le domaine d’Yves et Christelle Roy, installés depuis 2 ans, j’ai apprécié un vin de macération magnifique, « Jaja, à l’Envers à l’Endroit ».

La plupart des vins du Jura restent difficiles à se procurer tant la demande est grande, aussi si vous trouvez chez un caviste des bouteilles de l’un de ces vignerons, n’hésitez pas. Bon armistice, bon week end  et à la semaine prochaine!

Le glou-glou d’Halloween : la bière B7 & 1 More

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Chaque semaine, je vous emmène à la découverte d’un alcool qui sent bon la nature et le soleil, à l’image d’une belle weed qui nous offre le meilleur de la terre. Aujourd’hui, je vous parle de bière et pas n’importe laquelle: la  « B7 & 1 More « 

Il ne faut pas vendre la peau de l’ours… ni le tuer.
Parce qu’au delà d’être mon animal préféré, l’ours est sérieusement en voie de disparition.

La nouvelle marque de bière artisanale B7& 1 More m’a tout de suite interpellé par sa démarche.
En effet B7 affirme son engagement environnemental en reversant 1 euro par carton de bière vendu à l’association Férus, spécialisée dans la protection de l’ours, du loup et du lynx.
L’ours est le symbole de la marque B7 qui affiche 7 références permanentes, correspondant aux 7 variétés d’ours et une référence éphémère (la 1 More).
Toutes les bières sont produites en Bourgogne par le maître brasseur Nicolas Sanchez de la brasserie Loro.
Dans les 7 références il y a la blonde Grizzly Bear, la blanche Polar Bear, la rousse Sun Bear, l’ambrée Brown Bear, la brune Black Bear, l’IPA Indian Bear, et enfin la Spectacled Bear aux fruits rouges.
La 1ere bière &1 More est la Panda Bear, produite en quantité très limitée (10.000 bouteilles). C’est le  résultat subtil d’un assemblage entre une bière blonde et le fameux saké Kenbishi (maison familiale fondée au Japon en 1505). Le saké Kenbishi était le préféré des samuraïs qui le buvaient pour se donner du courage avant d’aller à la bataille.
Ici c’est le saké Kenbishi Kuromatsu qui est utilisé. C’est un saké auquel on ajoute un peu d’alcool distillé avant de le faire vieillir en fût pendant 3 ans.
La bière est aussi infusée aux feuilles de bambou, l’aliment préféré du panda.
C’est avec impatience que je goûte cette Panda Bear, car le saké est l’une de mes boissons favorites, surtout le Kenbishi dont la réputation n’est plus à faire.
La Panda Bear est légère et fruitée, avec des saveurs complexes.
Au nez je perçois des notes végétales, boisées et de céréales.
Le goût est rond, suave, avec un umami assez présent et les feuilles de bambou apportent une grande fraîche finale.
C’est véritablement une réussite que cette bière, que je recommande vivement aux amateurs de belles sensations gustatives.
Bon week-end et à la semaine prochaine.

Gin Roku et CBD, l’accord Zen

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Après avoir essayé le gin au CBD Aoma qui m’a franchement convaincu, j’ai voulu réitérer l’expérience avec une autre marque que j’affectionne particulièrement: Roku. L’occasion de vous proposer quelques idées cocktails relevés à notre cannabinoïde favori.

Premier gin créé par Suntory, déjà célèbre pour ses whiskies, Roku signifie 6 en japonais.
C’est un chiffre synonyme de perfection et de beauté au Japon et c’est aussi le nombre d’ingrédients typiquement japonais qui entrent dans la composition de ce gin.

Ces ingrédients correspondent aux saisons : la fleur et la feuille de cerisier (sakura) pour le printemps, les thés sencha et gyokuro pour l’été, le poivre sanchô pour l’automne, et le zeste de yuzu pour l’hiver.
Les autres ingrédients sont les baies de genièvre, les baies de coriandre, les graines et racines d’angélique, la cardamone, la cannelle, le zeste d’orange amère et le zeste de citron.

A la dégustation ce gin présente des arômes très délicats, on perçoit la feuille de cerisier et le yuzu.
Je le bois pur pour commencer, et là je sens le thé vert avec un peu de poivre en note finale.
Les arômes sont si délicats qu’il est préférable de boire le Roku pur, bien frais.

Je trouve qu’en gin tonic ou en gin fizz on perd la finesse qui le caractérise.
J’ai testé les 2 recettes et ni l’une ni l’autre ne fonctionnaient à mon goût, cela donne même une amertume un peu désagréable.
Mieux vaut alors servir le gin Roku simplement avec quelques tranches de gingembre et de l’eau gazeuse.

J’ai ensuite poursuivi l’expérimentation avec 3 infusions Merry’s au CBD.

La première, CBD et menthe donne un goût herbacé très prononcé, on peut en mettre un petit peu (2 cl) mais au-delà le goût du gin est trop altéré.
La suivante, CBD et fruits rouges est particulièrement agréable, elle complémente harmonieusement les arômes du gin Roku.
La dernière, CBD et hibiscus est très intéressante aussi, d’une grande fraîcheur, et encore mieux si on y ajoute quelques fines tranches de gingembre.

Conclusion : ce gin Roku est un magnifique produit, encore un bel exemple du savoir-faire japonais. En cocktail avec une infusion de CBD aux fruits rouges ou à l’hibiscus il est particulièrement bon, frais et désaltérant.
Bon weekend  et à la semaine prochaine!

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