CBD business

François Verdonnet, pionnier du chanvre bien-être

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Il y a six ans, François Verdonnet était le premier à vendre du CBD à Genève et ses environs. En 2022, dans le cadre d’un projet pilote de légalisation, ce fils d’horticulteur fournira en cannabis récréatif les villes de Zurich, Lausanne et… Genève. Entretient avec le français dont l’herbe fait un tabac en Suisse.

« Non seulement je suis le premier à avoir vendu du CBD à Genève, mais en plus je suis français! » s’amuse François Verdonnet, 39 ans et à la tête de Chanvre DC. C’est en 2015 et dans une station service Piccand (une chaîne indépendante de distribution de carburant) qu’il fera ses armes dans le business de la belle plante.
A coté des cigarettes et du tabac à rouler, François propose en primeur à ses clients des fleurs de CBD à fumer (En suisse, les stations-services sont aussi débitants de tabac), et ce en toute légalité.

« Quand j’ai appris que l’on pouvait produire et vendre du chanvre CBD,  je n’ai pas hésité. Je savais que nous avions un bon produit bien-être, sain et sans dangers sur la santé. »  explique ce savoyard qui a grandi au milieu des serre de son père, lui aussi horticulteur. « Avec une première infrastructure existante et l’aide de mes deux frères, ça a été assez rapide à monter. Ce qui a encore plus fulgurant, c’est la demande: en quelques semaines, il y avait  la queue sur des dizaines de mètres pour se fournir en CBD. »

De la station service au laboratoire R&D high-tech

« Au tout début, nous vendions notre chanvre CBD sous la marque Swiss Alps CBD, toujours quand je travaillais dans cette station service où je faisais aussi le pompiste. C’est d’ailleurs là-bas, que j’ai rencontré le gars qui allait devenir mon associé. Nous étions tous deux des grands passionnés de cannabis et savions le potentiel bien-être et commercial du CBD. »
Aujourd’hui, François peut se féliciter d’avoir misé sur la bonne plante, ou plutôt la bonne fleur: les ventes de sommités florales représentent en effet 80% des ventes de Chanvre DC. Les 20% restant se répartissent entre huiles sublinguales, huiles de massage et baumes.

 

Coté quantité, nous sommes loin des 5 tonnes du géant du CBD Phytocann, dont les installations sont à 60 km de celles de François, de l’autre coté du lac Léman. Chanvre DC mise plus sur la qualité et un réseau de proximité.
« Cette année on a pas fini de récolter mais on devrait faire environ 500kg produits sous serre et pour la fin de l’année 100kg en indoor, parce que nous venons juste de commencer ce type de culture. On a pas fait pousser en  outdoor cette année à cause de la mauvaise météo. On a juste fait un partenariat de production d’où nous devrions tirer 300kg. Soit environ 900kg, à peu près la même chose que l’année dernière. « 

Culture organique et production éthique.

Si les plantes de François rencontrent un franc-succès en Suisse, où se situe son exploitation, elles sont très peu commercialisées dans l’hexagone.
Une stratégie assumée:  » Si nous ne sommes pas très présent sur le marché français, c’est pour une raison simple : quand il faut réduire à 0,2% le taux de THC  (alors qu’en Suisse c’est 1% NDLR), il devient très difficile de proposer un bon produit. D’ailleurs, sur la plupart des fleurs vendues en France, les producteurs rajoutent des terpènes à base d’huile essentielles ou d’alcool. Sans ce petit tour de passe-passe,  les têtes ne sentiraient rien. Mais ce genre de pratique n’est pas dans notre approche. Je ne tiens pas à jouer avec la santé des gens. D’ailleurs, la totalité de notre production est garantie sans engrais chimique et labellisée en culture organique. » précise l’entrepreneur.

François Verdonnet dans son élément.

Le premier français à vendre (légalement) du cannabis récréatif

Parce qu’il a anticipé l’évolution du marché, François Verdonnet fera très probablement parti des premier fournisseurs en Suisse d’un autre type de chanvre : le cannabis récréatif.
En 2022, les villes de Zurich, Genève, Lausanne, Berne et Bâle mèneront un projet pilote de légalisation du cannabis récréatif.

Pour fournir en weed pharmacies et Social Clubs des villes en question, François et ses associés ont mis les petits pots dans les grands.
« Dès que l’expérimentation a été confirmée, j’ai fait ma demande d’autorisation pour produire du cannabis thérapeutique et récréatif auprès de l’OFSP, (l’équivalent du ministère de la santé suisse NDLR). Et si mon dossier a été accepté, ce n’est pas par hazard.  Nous avons  engagé deux docteurs en biologie végétale et en pharmacie, et un laborantin qui travaillent dans notre laboratoire estimé à 13 millions d’euros que nous avons obtenus dans de très bonne conditions. C’est l’opportunité du siècle pour une entreprise comme la nôtre. »
Rendez-vous à Genève en 2022!

Fan de free ride, François Verdonnet a fait un partenariat avec le grand Izaac Simon pour un sublime ride promotionnel.

Le site de chanvre DC est accessible via ce lien

CBD, l’allié green des golfeurs

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De tous les sports anglais qui se jouent sur l’herbe, le golf est incontestablement -avec le lawn bowling- le moins accidentogène. Et pourtant, la majeure partie des golfeurs sont sujets à des maux ou pathologies causées par la pratique du club sur gazon. Depuis quelques années, le CBD a fait son entrée sur les parcours et s’est glissé dans les caddies des plus grands professionnels du 18 trous. Zeweed a mené l’enquête et vous dit tout sur la molécule qui sublimerait les handicaps.

Les exemples d’amateurs de CBD parmi les plus grands joueurs mondiaux ne manquent pas, à l’instar de Lucas Glover (vainqueur de l’US Open 2009) ou Phil Mickelson, qui a été filmé à Augusta pendant le Masters 2019, en train de se ravitailler.

Ses avantages sont variés : le vétéran Scott McCarron, maintenant âgé de 56 ans, s’est tourné vers le CBD pour prolonger sa carrière. Professionnel depuis 1992 et titulaire de 3 titres de championnat, il a récupéré une bonne partie de son endurance et de sa tonicité, grâce au cannabinoïde.
Un résultat qu’il a pu confirmer, grâce à son WHOOP (un appareil qui suit le sommeil et la tension, sans gêner son porteur). Il témoigne : “Pour la première fois depuis environ deux ans que je portais l’appareil, je prenais l’huile de CBD, j’ai commencé le lundi et j’ai eu un sommeil dans le vert, ce qui est un sommeil fantastique. Pendant sept jours consécutifs […] j’ai pris cette huile de CBD le soir, pour m’aider à dormir. »

Scott Mc Carron

Scott Mc Carron en consomme régulièrement depuis 2018, l’année du retrait du CBD de la liste des substances interdites de l’Agence mondiale antidopage et de l’autorisation de son usage en compétition. La PGA (la fédération internationale de golf) a elle-même donné le feu vert au CBD, et l’a inscrit dans sa catégorie de suppléments autorisés.

Endurance et récupération

Avec un temps moyen de 4h30 de jeu, pour un parcours de 18 trous, il n’est pas surprenant que les golfeurs apprécient le soutien du CBD.
Il favorise la récupération, soulage les articulations douloureuses et permet aux golfeurs d’avoir la main plus sûre, grâce à ses effets anxiolytiques.
Un fait confirmé en interview par Glover, dans Golf Digest : « Ma récupération est meilleure […] Je peux voir la différence quand je me réveille le matin.”

Lucas Glover

Dans la même interview, le golfeur a aussi confié avoir beaucoup moins de soucis d’anxiété lors des compétitions, depuis qu’il en consomme régulièrement.
Chaque partie étant un mélange d’endurance, de concentration et de stratégie, être à son meilleur niveau est capital.
Même le chouchou autodidacte du circuit, Bubba Watson, s’est exprimé sur le sujet :
« Après une dure journée sur le terrain de golf, je veux pouvoir mieux dormir et laisser l’inflammation dans mon corps diminuer« .

Anti-inflammatoire et ralentisseur de l perte osseuse, le CBD est l’allié idéal des golfeurs, ce sport dont la moyenne d’âge (35 ans) est largement supérieure à celle des autres activités physique licenciées.
Une étude de la société Darren Clarke a d’ailleurs montré que 75 % des joueurs souffrant de blessures récurrentes ont été soulagés partiellement ou complètement par une prise quotidienne de CBD.
La plus connue étant la bien nommée “tendinite du golfeur”, qui peut être extrêmement douloureuse (et qui est la raison principale pour laquelle les joueurs portent des gants spéciaux).

Alors que le golf gagne de plus en plus de terrain et d’adeptes et que le cannabidiol est en plein boom, le marché du CBD à usage sportif ne devrait pas manquer de swing dans les prochaines années.

Kanavape: relaxe complète pour les pionniers français du CBD.

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En prononçant jeudi la relaxe complète des deux dirigeants de Kanavape, la cour d’Appel d’Aix en Provence confirmait le statut légal du commerce de CBD dans l’Hexagone. Malgré cet énième camouflet pour le gouvernement, la filière chanvre bien-être Française reste encore prisonnière de la politique prohibitionniste dans laquelle s’est enfermé l’exécutif. Explications et réactions.

C’est l’épilogue d’un feuilleton judiciaire de 7 ans qui aura tenu en haleine la filière chanvre bien-être et libéré le commerce de CBD en Europe.
En seconde instance, la cour d’appel d’Aix en Provence a décidé jeudi de rejeter les charges pénales à l’encontre d’Antonin Cohen et de Sébastien Beguerie, les fondateurs de Kanavape.
Les deux marseillais avait été respectivement condamnés en 2015  à 18 et 15 mois de prison avec sursis et 10.000 euros chacun. Les deux prévenus avaient demandé leur relaxe auprès de la cour d’appel d’Aix-en-Provence.

Relaxe historique

« Cette décision marque l’histoire par la reconnaissance du marché du CBD en France, un produit légal »,  commentait Antonin Cohen auprès de l’AFP. « J’ai un peu d’amertume car cette procédure a freiné mon aventure entrepreneuriale sur un marché de plusieurs milliards d’euros. J’étais un précurseur et je me retrouve à la remorque ».
Sébastien Beguerie s’est plus humblement dit heureux « d’être enfin reconnu comme un entrepreneur innovant et non comme un délinquant »,  souhaitant aussi que « la France puisse saisir la formidable opportunité économique que représente le cannabis, en sortant de sa posture idéologique ».
Si le verdict libère de toutes poursuites les deux dirigeants, il n’aura d’autre impact sur la politique prohibitionniste menée par le gouvernement que celui d’un énième (et vain) rappel à la loi (en l’occurence la législation européenne sur le commerce de denrées alimentaires), que la France continuera  d’ignorer au dépend de centaines de milliers d’emplois et d’une filière qui ne demande qu’à fleurir.

Le chanvre CBD français toujours interdit

«La décision est d’importance pour Sébastien Beguerie et Antonin Cohen, et on ne peut que se féliciter qu’ils soient définitivement relaxés. Mais concrètement, cela n’aura aucun impact sur la légalité de nombre de produits CBD en France. Une fois de plus, les juges ont décidés de suivre les recommandations de la CJUE, et une fois de plus, le gouvernement campera sur ses positions, difficilement justifiables mais hautement préjudiciables pour notre filière » commentait pour Zeweed Aurélien Delcroix, président du Syndicat Professionnel du Chanvre.
Si l’exécutif semble peu disposé à jouer fair play en observant le droit commercial européen, le calendrier, lui, joue en faveur de la filière chanvre bien-être Française. Entre une cinquième vague Covid-19 qui se profile, une grogne sociale sur fond de pouvoir d’achat qui monte et des élections présidentielles dans moins d’un semestre, les entrepreneurs et commerçants de CBD devraient dormir relax.

Cannatracking trace la piste du commerce de CBD en France

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Alors qu’en France, producteurs et distributeurs de CBD sont sous étroite surveillance, la traçabilité des produits et des analyses est devenu un enjeu majeur pour les acteurs de la filière. Pour répondre à leurs attentes et celles des autorités, Hempetik propose Cannatracking, un outil de suivi ultra-sécurisé sur blockchain. Explications.

Cannatracking, c’est la solution SAS proposée par la société Hempetik pour garantir un suivi irréprochable de tous les produits au CBD (fleur, huile, extrait …) transitant ou étant commercialisés en France. Mis en ligne sur une blockchain, les documents rattachés à un stock de produit ou à un article sont infalsifiables et consultables à tout moment par les tierces parties.
Lors de la création du certificat, une empreinte numérique validée par plus d’un million de postes génère l’enregistrement d’un PDF unique, une « carte d’identité » inviolable qui est rattaché au produit. Chaque certificat est issu avec un QR code spécifique qui est accessible à tout moment sur la blockchain publique, avec un accès aux normes RGPD.
Considérée comme valeur probante en cas de litiges, la certification Cannatracking assure l’authenticité et la confidentialité de chaque document pour un coût très compétitif : un suivi blockchain coûte dix fois moins cher qu’un suivi papier/numérique classique.
Le périmètre couvert par Cannatracking va de l’authentification d’analyses à la certification complexe de contrats multi-parties.
Développé en partenariat avec le Syndicat Professionnels du Chanvre, la solution proposée par Hempetik arrive à point nommé pour rassurer autorités et intermédiaires sur la composition des stocks, tout en garantissant aux consommateurs un produit d’une qualité irréprochable.

Plus d’informations sur Cannatracking, le fonctionnement de la blockchain ou la solution paiement cryptée en cliquant sur ce lien ou sur le site https://www.cannatracking.fr

Martha Steward mise sur le marché de la CBD housewife

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Véritable référence américaine des arts de la table, Martha Stewart fait parler d’elle depuis 1982 et la sortie de son premier livre de recettes. Après avoir connu la gloire et la prison, la célébrité et ses dérives, ce sont les vertus apaisantes du CBD que Martha prône au travers de Cebedia, sa marque de friandises bien-être. Une reconversion qu’elle doit à très bon ami Snoop Dogg.

Née en 1941, dans une famille de classe moyenne du New Jersey, Martha est la seconde d’une fratrie de six. C’est en aidant sa mère qu’elle apprend la cuisine, ainsi que la couture et en assistant son père, qu’elle apprend le jardinage. Les deux étant professeurs, ils lui enseignent aussi un certain sens de la pédagogie qui sera un des piliers de sa carrière. Martha est une jeune femme aussi brillante que ravissante ; elle paye ses études grâce à une bourse et à des petits boulots de mannequinat.
Après avoir commencé dans la finance en 1967, elle se reconvertit une première fois dans les arts de table en 1976. Elle crée un service de traiteur, puis dirige une épicerie de luxe.
En 1982, après une fastueuse réception, elle est contactée par un éditeur pour lancer un livre de recettes : « Entertaining ». La première pierre de la marque Martha Stewart.

De la gloire à 5 mois ferme

La future idole des arts domestiques se lance ensuite dans l’écriture de best seller du housing, produit son émission télé en 1993,  inaugure une marque d’accessoires pour téléachat et fonde le désormais incontournable « Martha Stewart Living ».
Jusqu’en 2004, elle semble absolument intouchable, la Martha Mania a fait d’elle une icône, au même titre qu’Oprah Winfrey ou Tom Cruise.
Cette année-là, elle est pourtant condamnée à 5 mois de prison ferme, reconnue coupable de délit d’initié.
On lui retire le droit d’exercer à la tête de toute entreprise pendant 5 ans et elle doit s’acquitter de  137 019 dollars d’amende pour fraude.
Une épreuve dont elle est sortie grandie, même si elle ne souhaite pas non plus revivre l’expérience, en suivant le personnage inspiré d’elle dans la série carcérale Netflix “Orange is the New Black”.

Harmonie et CBD: La renaissance de Martha et son amitié avec Snoop Dogg

Si l’expérience l’a fait évoluer c’est parce qu’elle l’a forcée à faire preuve d’une plus grande ouverture d’esprit et d’autodérision.
Au contact des détenues, elle a appris à sortir de sa coquille et de son image auto-imposée de perfection.
C’est en partie grâce à cela qu’elle s’est liée d’amitié avec Snoop Dogg (qui l’a, tout comme Dr Dre avant elle, convertie aux vertus du cannabis).
Après l’avoir rencontrée en 2008 dans une émission de cuisine, c’est finalement en 2014 qu’ils ont un véritable coup de foudre amical.
L’humour mordant de la femme d’affaire et l’énergie douce du rappeur leur permet d’atteindre une “harmonie”, pour citer Snoop.
C’est lors de cette émission, dont vous pouvez retrouver un extrait ci-dessous, que Martha vit son premier vrai high, rien qu’au contact de la fumée du rappeur.

C’est lors de cette émission, dont vous pouvez retrouver un extrait ci-dessus, que Martha vit son premier vrai high, rien qu’au contact de la fumée du rappeur.
Leur relation est aussi hédoniste que collaborative, Snoop qui ne boit jamais d’alcool, fait toujours un effort en compagnie de Martha (qui est apparement très douée en cocktails) et elle a confié à Forbes magazine que la fumée de cannabis était effectivement la meilleure chose à partager avec le rappeur.
Lui, qui ne se savait même pas préparer une purée lors de leur rencontre, en est arrivé à écrire un livre de recettes, préfacé par Martha Stewart.
Ils ont, par ailleurs, lancé une émission nominée pour un Emmy : “Potluck party challenge” et ils ont même tourné une publicité très fun sur la double utilisation des briquets.

De son côté, Snoop a aussi fait l’éducation musicale et médicinale de l’entrepreneuse.
C’est lui qui l’a initiée au CBD, quand elle n’arrivait plus à dormir. Fascinée par ce cannabinoïde miracle, qui lui permet aussi de gérer les situations les plus stressantes sans perdre ses moyens, elle a lancé Cebedia une gamme de bonbons très gourmands “évocateurs des friandises à la française”, selon le New-york Times.
Cette gamme est un des best sellers de Canopy growth et elle comprend des délices aux saveurs hivernales, si vous souhaitez gâter votre tante cet hiver.

Martha is in da house.

Bien entendu, elle a testé tous ses produits sur son ami Snoop, qui loge chez elle à chaque passage à New York. Comme il l’a déclaré chez Jimmy Fallon, c’est autant pour ses talents culinaires et pour sa compagnie que parce qu’elle a “la plus grande baraque de toute la ville”.
Il a ainsi validé toute la gamme (plusieurs fois apparement), avant qu’elle ne la mette en vente.

Le 11ème Cannafest de Prague ouvre ses portes ce week-end

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Incontournable rendez-vous des professionnels du cannabis et du CBD depuis 2009, le Cannafest s’apprête à souffler sa 11ème bougie. Le Salon International du Cannabis et des Herbes Médicinales se tiendra cette année au PVA Expo de Prague, du 5 au 7 novembre 2021.

40 000 visiteurs attendus, 295 exposants, 27 pays représentés sur 18 000 m2 (auxquels il conviendra d’ajouter 5000m2 d’espace extérieur), voici les chiffres vertigineux de la 11 ème édition du Cannafest.
Résolument premium et high-tech, le Cannafest est l’évènement phare du cannabis-business en Europe.
Sous les vastes voutes du PVA Expo center, les stands de marques commercialisant huiles, cosmétiques, graines, bongs, matériel de culture ou vaporisateurs premiums se sont de nouveau donnés rendez-vous pour trois jours de foire, et souvent aux deux sens du terme une fois la nuit tombée.

Le militantisme pro-légalisation devrait aussi faire parti de ce 11ème opus: l’année dernière, les organisateurs avaient pris soin d’inviter une quarantaine de producteurs (qui sont venus avec une partie de leur récolte), des ONG, des spécialistes de la culture de weed (qui sont aussi venu avec un partie de leur récolte) et avait même mis à disposition une « salle récréative » entièrement dédiée à la consommation de toutes les weeds (la consommation de cannabis est dépénalisée dans la République Tchèque).

Dans un soucis de ne pas verser dans l’incitation, la parole avait été donnée aux partisans de tous bords: associations de promotion du cannabis comme associations préventives.

Une belle occasion de faire le plein de CBD, de gadgets ou d’essayer des vêtements en chanvre entre deux collations… au chanvre.
Les entreprises et partenaires de Cannafest 2021 proposeront durant trois jours des conférences gratuites portant sur leur activité.
La précédente édition avait attiré 31 228 visiteurs.

 

 

Informations et réservations pour le Cannafest 2021 en cliquant sur ce lien

 

Mika mise sur le cannabidiol

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Conquis par les effets de la molécule, Mika vient d’investir dans le CBD en se faisant partenaire de Divie, une marque de produits au cannabidiol. Certains fans ont du mal à s’en remettre.

C’est sur Instagram que l’auteur de « Relax, take it easy » a fait son coming-out cannabique en annonçant son intention d’investir dans le CBD.  « J’ai pu me rendre compte lors de mes tournées des bienfaits de cette molécule qui apporte un nouvel équilibre dans nos vies. J’ai donc décidé d’entrer au capital de Divie, cette jeune maison française afin d’en faire une référence européenne dans l’industrie du cannabidiol et du bien-être. » a entre autre posté le chanteur de 38 ans.

Divie est une entreprise française dont la production est en Aveyron. Avec des génétiques spécialement élaborées, Divie se donne pour ambition de proposer des fleurs naturelles, qui n’auront pas été traité chimiquement afin d’en rabaisser le taux de THC*.
« À titre de comparaison, le taux THC contenu dans le cannabis vendu illégalement en France (stupéfiant) oscille entre 15 % et 25 %. Soit plus de 200 fois le taux contenu dans nos huiles. Toutes nos huiles sont faites en France et analysées trois fois, par trois laboratoires indépendants. » détaille Divie dans son communiqué de presse.

Du coté des fans de l’ancien jury de la Star Ac’, l’engouement est moins palpable: «Donc quand on se fait du souci parce qu’il a l’air fatigué, en fait, il est juste défoncé» ou  «Personnellement, je regrette le temps où vous étiez musicien, auteur-compositeur et chanteur…» pouvait-on lire dans les commentaires Instagram du profil de Mika.
Selon le magazine Les Échos, le marché français du CBD pourrait atteindre 700 millions d’euros en 2022. De quoi oublier le courroux de quelques admirateurs pudibonds.

*En France, le taux de THC dans les produits chanvre bien-être ne doit pas dépasser 0.2%

CBD Expo: la filière chanvre bien-être française a son salon

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CBD Expo, le premier Salon professionnel du CBD en France vient de fermer ses portes. Premier enseignement de cet évènement qui a réuni à Paris la plupart des acteurs de la filière: le commerce du chanvre bien-être a de beaux jours devant lui.

Ce ne sont pas moins de 50 exposants qui se donnés rendez-vous du 16 au 18 octobre à coté de la porte de la Villette pour le 1er salon français du CBD. Toutes les forces vives du chanvre avaient répondu présent à l’appel de Patrick Bédué, le créateur de l’évènement. Durant trois jours, rencontres et affaires se sont succédées au Paris Event center dans une ambiance conviviale et sur les quelques 1200m2 du salon.
« Le salon du CBD ne se concentre pas seulement sur le CBD. Il s’appelle CBD Expo parce que c’est vendeur, mais le vrai nom, c’est le salon du CBD et du chanvre et on veut inviter des acteurs comme des agriculteurs, des personnes du BTP qui font de l’isolation et autres produits dérivés de la plante. Nous n’allons pas montrer que des huiles sublinguales ou des gélules. Nous voulons montrer toutes les applications des dérivés du chanvre » expliquait Patrick Bédué la veille de l’ouverture de CBD Expo.

Au programme, de nombreuses conférences et animations en présence des grands acteurs du cannabiniol-trade, des ateliers conseils et surtout  une cinquantaine d’exposants, du producteur de graines à la solution traçabilité en ligne en passant par l’entreprise spécialisée dans le packaging. L’événement B2B, qui se veut aussi centre d’affaires du secteur, aura permis à de nombreux entrepreneurs de mieux approcher prestataires, fournisseurs et clients de ce tout nouveau marché composé en grande partie de start-up.

1200 m2, 50 exposants

Dans un contexte légal à géométrie variable où nombre de producteurs ne savent à quel loi se fier, un pôle juridique composé de plusieurs avocats proposait services et conseils. Lors de modules de 10 minutes environ, les visiteurs professionnels auront ainsi pu bénéficier d’un entretien avec un spécialiste. « Nous voulons vraiment aider les nouveaux entrepreneurs à éviter les problèmes juridiques, c’est pour ça que nous inviterons des spécialistes  pour répondre à toutes les questions. »  précisait Patrick Bédué en amont de la tenue du salon.

Plus de 5000 visiteurs

Pour Aurélien Delcroix, président du Syndicat Professionnel du Chanvre (SPC), cette première édition est un franc succès.
« En enregistrant plus de 5000 visiteurs sur trois jours, CBD expo confirme la bonne santé de la filière et l’engouement des français pour le CBD et le chanvre bien-être. Parce qu’il regroupait tous les acteurs du business, du producteur aux cabinets de conseils en passant par les distributeurs ou les solutions traçabilité, le salon CBD expo aura permis de concentrer l’ensemble des acteurs clefs de la filière. L’évènement aura aussi été un accélérateur de développement  pour de nombreux projets, tant sur la partie « marque » que sur la partie agricole et commerce de détail » se félicite le président du SPC, contacté par Zeweed.
« Avec des conférences qui ont permis de bien cerner les enjeux de la filière et l’une intervention remarquée de Ludovic Mendes (député  LREM de la Moselle) lors de la table ronde sur les enjeux politiques, je crois que nous avons assis notre position et démontré le sérieux de la profession. Et pour le SPC, ça aura été trois jours des plus productifs puisque nous avons enregistré un joli nombre de nouveaux adhérents » . Un pari réussi donc pour Patrick Bédué, qui avait du repousser de 4 mois cette première édition, initialement programmée en juin.
Rendez-vous l’année prochaine et sans masques!

 

Plus d’informations sur CBD Expo via ce lien

CBD: La France avance fleur au fusil

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Alors que le chanvre est en plein boom dans l’Union Européenne (UE), la France continu à jouer au réfractaire en voulant interdire le commerce de fleurs de CBD sur son territoire. Les réactions ne se sont pas fait attendre.

Mercredi 21 juillet, le gouvernement a fait part à la Commission européenne des modifications apportées à l’arrêté de 1990 relatif à la culture et la commercialisation du chanvre en France. Malgré les nombreux échanges engagés par le Syndicat Professionnel du Chanvre (SPC) et les principaux acteurs de la filière chanvre bien-être, la France annonce vouloir interdire la vente et la consommation de fleurs de chanvre dans l’hexagone. Ignorant au passage l’arrêt de la CJUE qui avait légalisé le commerce de fleurs de CBD dans l’UE et l’idée que le droit européen prévaut sur le droit français.

Matignon et Bauveau vs l’Europe

Pour justifier de cette décision, le gouvernement met en avant un  « impératif d’ordre public » . Le motif de « santé publique »  qui avait été invoqué en premier lieu ayant été enterré, faute de tenir la route.

C’est une bien mauvaise nouvelle pour le commerce de CBD en France, dont les acteurs demandent simplement le respect de la loi; c’est à dire classer les fleurs de CBD comme « plante à fumer », à l’instar des belges ou des luxembourgeois.
En privant la France du commerce de sommités florales, le gouvernement prive la profession d’une part importante des revenus générés par la filière puisque sur les deux milliards d’euros de vente enregistrés, la moitié vient de la vente de fleurs.

Vain combat

En persistant dans la prohibition, la France persiste aussi dans l’incohérence : comment empêcher la vente de fleurs de CBD provenant d’autres pays de l’UE dans lesquels ces produits sont légaux ? Les fleurs de chanvre pourront continuer à être exportées sans crainte vers la France depuis n’importe quel État membre de l’espace Schengen où elles sont produites légalement. Les entreprises étrangères peuvent se régaler : en s’excluant de la compétition, la France leur offre son marché sur un plateau.

Dans un contexte de crise sanitaire et économique, refuser un avenir à la moitié de la filière CBD française (et son milliard d’euros de recettes) ne manquera pas de surprendre.
Certains voient en la politique anti-chanvre tout azimut menée depuis un an une manoeuvre électoraliste.
L’arrêté, si il venait à être approuvé pour être publié au Journal Officiel, ne pourrait rentrer en vigueur que dans six mois, soit en janvier 2022
A quatre mois des élections présidentielles.

La Cour de cassation confirme la légalité du commerce de CBD en France

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La Cour de cassation a rendu hier un arrêt d’importance sur la commercialisation de produits à base de CBD. Très attendu, ce jugement invalide la décision précédente qui avait déclaré illégal la vente de fleurs de chanvre bien-être. Les propriétaires de magasins spécialisés dans le CBD soufflent.

L’arrêt -un camouflé de plus pour le gouvernement sur la question CBD- casse le jugement de la Cour d’appel de Grenoble qui avait condamné le propriétaire de l’enseigne Foxseeds.
Ce dernier était poursuivi pour infraction à la législation sur les stupéfiants. Il avait été dans un premier temps relaxé, avant d’être à nouveau jugé et déclaré coupable par la cour d’appel.

« Le CBD doit pouvoir être commercialisé même s’il est extrait de la totalité de la plante, alors que la réglementation française n’accepte sa commercialisation que s’il est extrait de fibres et de graines« , a indiqué la Cour de cassation dans un communiqué qui a redonné le sourire à plus d’un propriétaire de magasins spécialisés dans la vente de chanvre bien-être.
« Une réglementation plus sévère ne peut être justifiée que pour protection de la santé publique« , rappelle-t-elle dans ce même communiqué, « et ne doit pas aller au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif« .

La Cour de cassation a en revanche précisé qu’elle n’a pas, dans cette affaire, tranché la question de savoir si la France peut valablement ou non se prévaloir de cet objectif de protection de la santé publique pour interdire la détention et la commercialisation de CBD sur son territoire. Laissant un dernier recours au gouvernement si il venait à vouloir maintenir la pression qu’il exerçait jusque lors sur la filière bien-être française.
De son coté, le ministère de la Justice faisait dos rond et revoyais sa position anti-CBD dure:  dans une note émanent de la direction des affaires criminelles et des grâces, il est demandé aux parquets de ne plus judiciariser les affaires relatives aux fleurs de chanvre contenant moins de 0,2 % de THC.
Les propriétaires de boutiques vendant du CBD peuvent (presque) dormir en paix.