Cannabis Thérapeutique

CBD: le compagnon de lit des rapports douloureux

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Cette semaine on aborde un sujet tabou: les douleurs durant les rapports sexuels, en particulier lors de la pénétration. Entre culpabilité et syndrome du « ça va passer », on a mis du temps à en parler et à se pencher sur les causes. Bonne nouvelle, les temps changent, les langues se délient et les douleurs ne sont plus une fatalité. Le bien nommé Cannabidiol (CBD) n’est pas en reste dans la reconquête d’une sexualité épanouie.

Plus courantes qu’on ne le pense, les dyspareunies – terme médical pour les douleurs pendant les rapports sexuels- ne sont pas normales pour autant. Il est donc important d’en comprendre les causes afin d’y remédier de façon durable.
Selon Brigitte Lacombe, gynécologue médical et obstétrique à Lille,  la douleur « peut être localisée au niveau du vagin, au début du rapport sexuel et de la pénétration, ou au niveau de l’abdomen, donc une douleur plus profonde. La douleur peut s’interrompre à la fin du rapport sexuel, mais elle peut également se poursuivre après ».

État des lieux des causes possibles :
Les infections : herpès génital, mycoses, vaginoses bactériennes
Endométriose
Douleurs post partum,
Dispositif Intra Utérin (DIU) mal placé
Réaction allergique au latex des préservatifs
Sécheresse liée à la ménopause
Vaginisme (contraction musculaire inconsciente du vagin empêchant la pénétration).
Le stress et l’anxiété peuvent également jouer un rôle et influer sur la lubrification du vagin.Qu’elles soient psychologiques ou physiologiques, les douleurs ne sont pas là par hasard, elles sont là pour nous avertir d’une anomalie que seul.e un.e gynécologue pourra établir.

Le CBD, un anti douleur naturel

On l’a vu, les causes sont multiples et méritent parfois un traitement médical, voire chirurgical (en cas d’endométriose). Mais pour celles comme moi, qui évitent les médicaments, le CBD est une très bonne alternative. Naturel, car issu de la plante de chanvre, il agit non seulement sur les douleurs, mais également sur l’inflammation et  aide à se détendre. On a donc toutes les raisons d’essayer !

Pour celles qui souffrent de douleurs liées à une infection ou au stress, je recommande les crèmes ou huiles en application locale qui ont une efficacité ciblée. Pour celles qui souffrent d’endométriose, de vaginisme ou de douleurs plus profondes, je conseille plutôt l’ingestion d’huiles full spectrum (concentrées à 20 ou 30%) en sub linguale pour une action plus globale. L’idéal dans tous les cas est d’utiliser un lubrifiant à base de CBD à chaque rapport. La marque américaine Foria a développé une gamme « intime » et « anti douleurs » qui proposent des huiles, crèmes, ovules, gel lubrifiants et sels de bains spécialement conçue pour nous.  On aurait tort de ne pas essayer !

L’ABC du CBG.

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Si le CBD et le THC sont les plus connus des cannabinoïdes, il est une molécule sans effet psycho-actifs et aux nombreuses applications thérapeutiques qui intéresses au plus au point médecins et scientifiques: le CBG. Focus sur une molécule des plus prometteuses.

Le CBG (à ne pas confondre avec le CBGB le club punk New-Yorkais) est l’abréviation de Cannabigérol, c’est un des 120 cannabinoïdes présents dans la plante au niveau naturel, découvert en 1964 par un scientifique Israélien du nom de Raphael Mechoulam (qui fut aussi le premier à isoler le THC).
On parle d’alcaloïde précurseur (ou de molécule mère) parce c’est grâce à l’utilisation de cet élément au niveau acide que le THC et le CBD peuvent se développer dans la plante. Le CBG sert de substrat (ou de bloc fondateur) pour leur développement ainsi que celui de 60 autres cannabinoïdes.
Cette dimension précurseuse est à l’origine de l’élément le plus intéressant du CBG : il n’est absolument pas psychotrope, même en importantes quantités.

Les bénéfices médicaux :
Le professeur Ethan Russo, médecin-chercheur américain, parle du CBG comme étant un des anti-anxiolytiques les plus efficaces à l’état naturel et précise qu’il est soupçonné d’être responsable de la sensation de faim causée par le Cannabis.
Un effet particulièrement intéressant, quand on prend aussi en compte sa nature anti-cancérigène, qui en fera potentiellement un allié indispensable pour les patients subissant une chimio ou une radiothérapie qui affaiblissent le système immunitaire et coupent la faim.

D’après ses recherches, la molécule permet même d’envisager un traitement à des infections résistantes aux médicaments (en particulier celles développées en milieu hospitalier comme le staphylocoque doré) puisque c’est un antibiotique et un antifongique très prometteur. De par son origine naturelle, la molécule semble plus appropriée pour les patients immunodéficients, comme les malades du sida par exemple, ou pour les personnes âgées souffrant de cancer de la prostate.
Le médecin prévient tout de même de se méfier des isolats et autres huiles de serpents des industriels du cannabis qui ne comprennent qu’une seule molécule. Pour lui, cet effet thérapeutique est avant tout le résultat d’une chaîne de composants présents dans la plante, l’effet entourage.

Le goût et les effets pour les consommateurs :
Lors d’un test de la « White Frost », une fleur presque uniquement constituée de CBG  (avec 19,23 % de concentration) les américains de la CBD Hemp Library parlent d’un goût correct mais surtout d’un effet de relaxation bien plus important que le CBD, qui touche l’intégralité du corps. Il décrit « une sensation de tensions qui disparaissent palpablement »Les fleurs de CBG sont caractérisées par une robe blanche car elles sont sous-développées.

À quelle température le consommer en vaporisateur?
Contrairement à des légendes urbaines qui voudraient qu’il se vaporise à des températures très basses (52 degrés Celsius) de nombreux utilisateurs confirment sur les forums en profiter de manière optimale à 230 degrés Celsius sur leur vaporisateurs pour un maximum d’effets.
Le cannabis, toute une pharmacie en une plante.

Quand le cannabis sauve les soldats Américains.

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Revenus du front, un nombre croissant de soldats ne jurent que par le cannabis pour soulager leurs syndromes de stress post-traumatique (SSPT). Parmi les associations américaines qui militent pour la reconnaissance du cannabis comme traitement du SSPT, la Battle’s Brother Foundation.

Pendant 9 ans, Bryan Buckley a été un bon petit soldat. Un US Marine Corp plus précisément. Son premier déploiement a été à Fallujah, en Irak. Puis l’Afrique et l’Asie du Sud-Est.
«Je me suis engagé dans l’armée juste après les événements du 11 septembre » se souvient le militaire décoré de la Medal of Honor.
Après avoir été nommé commandant d’équipe des Marine Raiders (la force d’opérations spéciales des Marines américains), Bryan aura aussi servi en Afghanistan, dans la vallée de l’Helmand.
«Des hauts-gradés m’ont dit que l’été 2012, lorsque nous étions en Afghanistan, a été un des plus sanglants pour l’armée américaine depuis le Vietnam» me confesse le sergeant Bryan alors qu’il évoque l’opération Enduring Freedom (Enduring Freedom, le nom donné par l’armée US pour sa guerre globale contre le terrorisme).
«Et je suis sorti de l’armée à 100% handicapé et avec 100% de stress post-traumatique».

Je dégluti avant de dégainer ma prochaine question qui porte sur ses blessures.
«En 2012, nous nous battions dans la province de Helmand. Durant une reconnaissance, j’entends un siffle au dessus de ma tête. C’était une roquette. La grenade a explosé juste à côté de moi. J’ai pris des éclats d’obus sur ma jambe, mon dos et mon visage. Deux de mes coéquipiers ont également été blessés. L’un d’eux a perdu une partie de son triceps et l’autre a pris des éclats d’obus dans son estomac« .
Bryan a failli perdre sa jambe gauche à la suite des blessures qu’il a subies ce jour-là.

Quelques mois plus tard, Bryan fera une chute de 5 mètres depuis d’un hélicoptère, se disloquant la cheville et se fracturant la colonne vertébrale.
«La guerre est une folie» me lâche l’ancien US Marine.

 

Crédits: Helmand Valley Growers Company.

« C’est une fois la guerre finie que les vrais problèmes arrivent »

Les blessures de Bryan ont guéri très rapidement. A peine une semaine après avoir été opéré pour sauver sa jambe des éclats de grenade, il était debout et prêt à en découdre avec l’ennemi.
Ce n’est que sorti de la Grande Muette que Bryan s’est rendu compte que ses traumas n’étaient pas que physiques.
«Dans l’armée, vous devez toujours rester concentré sur la mission, même lorsque vous déplorez des victimes. Le seul mot d’ordre est de concentrer sur l’ennemi jusqu’à son éradication. Le moindre questionnement, le moindre doute est inenvisageable».

« C’est une fois la guerre finie et le chaos derrière qu’arrivent des problèmes auxquels personne ne s’attend« .
Après son retour de guerre, le SSPT de Bryan a commencé à se manifester. Il souffrait  d’insomnie, de dépression et d’anxiété.
Souvent, il se surprenait à revivre des scènes de bataille alors qu’il est éveillé.
Contre toute attente, cette détresse s’est accrue avec l’arrivée de ses enfant.
«L’ennemi utilisait souvent des femmes et les gamins comme boucliers humains. On voit des choses abominables ».

Dans ces crises et ce désarroi, Bryan a le sentiment de n’être d’aucune utilité, de n’avoir aucun but, aucune raison d’être.
«Je n’ai pas pu regarder les informations pendant des années parce qu’ils parlaient des actions en Afghanistan et en Irak et je me sentirais coupable de ne pas être là», se souvient-il.
C’est ce manque d’intention qui laisse de nombreux anciens combattants désoeuvrés, en prise avec la dépression et les addictions.
C’est ce même mal à l’âme qui conduit chaque jour près de 22 « Vets » (vétérans de la guerre) américains à se suicider

Chaque jour, 22 Vets américains mettent fin à leur vie

L’équilibre, Bryan va le retrouver grâce à deux amis ancients combattants:  Andy Miears et Matt Curran.
Ensemble,  ils vont monter la Helmand Valley Growers Company (HVGC), une association militant pour que les Vets aient accès au cannabis.
Aux côtés de HVGC, Bryan, Andy et Matt vont aussi  fonder la Battle Brothers Foundation:  une ONG à but non lucratif qui vise à aider les anciens combattants américains, autant sur le plan psychologique, familiale que professionnel.

C’est en 2016 que l’aventure HVGC va débuter, lorsque Bryan remarque que son copain de garnison Andy a l’air en meilleur forme que d’habitude.
«Il n’avait pas ce regard léthargique habituel, ce regard du type qui a trop bu».
Buckley me confesse que la consommation d’alcool est l’une des façons les plus courantes pour les anciens combattants de faire face aux symptômes qui frappent une fois le service à la patrie rendu.
« Quand j’ai demandé à Andy comment il avait trouvé la force de sourire il m’a dit: » J’ai troqué ma bouteille de Jack Daniel’s pour un joint « .
Au delà d’avoir recours à l’herbe pour soulager ses symptômes de SSPT, Andy était en train de monter une exploitation de culture de cannabis thérapeutique (et légale).

Andy (à gauche) Brian (au milieu) et Matt.

«Le cannabis n’est pas le remède de  tous les soldats»

«Un jour, Andy m’a dit que le cannabis lui avait permis de passer du statut de guerrier à celui de jardinier».
Après avoir vu l’effet positif du cannabis sur son ami de tranchés, Brian essaie cette médecine douce.
« C’était incroyable. Je dormais mieux, je me réveillais revigoré, sans anxiété ni symptômes dépressifs. Aujourd’hui, le cannabis fait parti de mon quotidien ».

Et il n’aura pas fallut pas longtemps avant que Brian se rende compte que le cannabis pourrait bien être ce but dans la vie qui lui faisait tant défaut au sortir de la guerre.
Dès le départ, l’un des principaux objectifs de Battle Brothers était de changer le paysage médical américain en faisant du cannabis une option de traitement légale et accessible pour les Vets.
Que ce soit pour le soulagement de la douleur, un meilleur sommeil ou toute autre condition médicale.
«Le cannabis n’est pas le remède de tous les soldats», pondère Bryan d’une voix ferme.
«Mais ça devrait être dans notre kit de survie».

«Mais ça devrait être dans notre kit de survie»

A ce titre, la fondation Battle Brothers est en bonne voie d’accomplir sa mission: l’association vient d’obtenir l’approbation d’un comité d’examen pour mener une étude d’observation qui évaluera l’efficacité du cannabis dans le traitement des SSPT.
«En 2016, nous nous sommes adressés au Congrès afin de savoir ce qu’il faudrait faire pour rendre le cannabis disponible aux vétérans. Ils nous ont dit de collecter des données fiables aux côtés de médecins américains et de construire un dossier à présenter aux Anciens combattants. C’est ce que nous faisons.  »

L’étude devrait être lancée en juillet et impliquera 60 Vets californiens atteints de SSPT.
Les participants achèteront et doseront des produits à base de cannabis à leur propre discrétion pendant 90 jours et feront rapport à une équipe de NiaMedic (une société d’études cliniques Israëlienne).
Confiant que l’étude apportera des résultats concluants, Bryan voit en cette recherche les bases nécessaires à l’élaboration d’une politique de traitement au cannabis des Vets sujets au SSPT.
Et ils sont nombreux.

«Ces hommes et femmes prêtent serment pour leur pays  et signent un chèque en blanc payable de leur vie. Et quand ils sont de retour ici en Amérique, ils sont peut-être dici physiquement, mais plus spirituellement ni mentalement. Chez Helmand Valley Growers Company, nous voulons être ce phare dans la nuit. Nous voulons pouvoir assurer aux à ceux qui se sont battus pour la paix d’enfin la trouver« .

 

 

CBD, THC et sommeil: mode d’emploi.

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Avec ses vertus relaxantes, anxiolytiques et apaisantes, le chanvre se pose comme un merveilleux sédatif naturel. Une aide au sommeil à laquelle un nombre croissant d’insomniacs ont recours pour bien dormir sans béquille médicamenteuse. Une invitation au rêve efficace, à condition de connaître les limites de son corps et d’avoir quelques clefs. 

Dès lors que l’on envisage le cannabis pour retrouver un bon sommeil se pose une première question: CBD ou THC?
Les deux cannabinoïdes les plus connus de la belle plante ayant chacun des effets et mécanisme d’action très différents.
A ce premier distingo s’ajoutera un autre paramètre non négligeable: contrairement au CBD, le THC est encore une substance prohibée aux yeux d’une majorité de gouvernements.
Et si l’Amérique du nord a en grande partie légalisé l’usage du cannabis récréatif (et donc du THC), la consommation de ce dernier reste proscrite dans la quasi-totalité de l’Europe.
Un paramètre a prendre en considération si vous ne souhaitez pas (mal) dormir au commissariat. Il est donc impératif de bien se renseigner sur les lois en vigueur dans le pays où réside votre lit.

CBD: le régulateur de sommeil soft et naturel

Le cannabidiol (CBD), c’est l’alcaloïde « sobre » du cannabis.
Si, contrairement à célèbre son cousin THC, le CBD n’a aucun effet psycho-actif (entendez par là qu’il ne fait pas planer), son action sur le système endocannabinoïde (SEC) n’est plus à prouver. Via ses vertus myorelaxantes, le CBD se pose comme un très bon agent relaxant et surtout un extraordinaire régulateur du SEC, et donc de votre horloge interne. Une action régulatrice qui a de nombreux points communs avec celle de la mélatonine. C’est d’ailleurs cette similitude et complémentarité qui explique qu’un nombre croissant de marques ajoutent aujourd’hui de la mélatonine à leurs huiles ou teintures au CBD, pour une efficacité maximum… et sans danger.

CBD et bon dodo: comment bien s’y prendre

Le CBD étant certes un relaxant mais surtout un gentil gendarme du SEC, il est inutile de boire un demi litre d’huile au cannabidiol pour s’endormir: quelques gouttes toute les 24 heures suffiront à harmoniser SEC et sommeil.
Votre corps saura naturellement accueillir la molécule et la répartir afin de rééquilibrer un corps mis à mal par un stress passager comme une anxiété chronique.
Question posologie, les dosages thérapeutiques vont de 20 à 200mg pour une personne de 70 kilos et en bonne santé. Pour ce même poids, 50mg/jour est un dosage qui devrait rapidement vous réconcilier avec votre oreiller.
En ce qui concerne l’horaire de la prise, il est conseillé de le prendre en une seule fois à la meme heure; un peu avant le diner étant la fenêtre généralement recommandée.
En cas d’association CBD-mélatonine, il sera en revanche plus judicieux d’attendre 22h si vous comptez vous endormir vers 23h-23h30.

THC: le nightcap vert

Une idée aussi répandue que solidement ancrée en chaque cannabis enthousiaste consiste à penser que l’Indica est la variété la plus appropriée pour tomber rapidement dans les bras de Morphée. Inversement, les Sativa sont supposées avoir un effet tonique Un distingo qui peut aiguiller vos choix, mais qui n’est loin d’être systématique
Pour vous éviter des heures de recherche sur le Web, une fortune en essais plus ou moins fructueux et des nuits blanches ou vertes, nous avons sélectionné 5 variétés des plus efficaces en la matière, de la plus légère à la plus forte.
1- God’s Gift
2- La Tahoe OG Kush
3- La Granddaddy Purple
4- La Ogre
5- La 9 Pound Hammer

Cas sévères : Préférez avaler votre nightcap-weed plutôt que de le fumer

Si vous souffrez de réveils nocturnes post sommeil profond, c’est à dire à peu près trois heures après vous être assoupis, avaler votre somnifère naturel vous maintiendra dans la plus radicale horizontalité jusqu’au petit matin.
Au Canada les produits comestibles au THC (edibles) sont légaux depuis le 1er janvier et le sont dans 11 états américains.
Profitez-en si une simple aide à l’endormissement sous forme de fumée n’est pas suffisante.
Les comestibles au THC mettront plus de temps faire effet, mais ces derniers dureront beaucoup plus longtemps (entre 7 et 9 heures, c’est-à-dire une belle nuit).

« À bédot dodo, matin ramolo »

La consommation de cannabis avant de dormir, particulièrement de cannabis fort en THC à l’instar de la Granddaddy ou de la God’s Gift (et à plus forte raison pour les comestibles) peut provoquer une «gueule de bois de la weed», AKA « gueule de bois verte ».
Alors non, vous ne serez pas penché sur les toilettes avec une céphalée de 1er janvier russe,  mais vous pourriez vous sentir léthargique, mou, embrumé, déshydraté, avec une mémoire pas au top. Ce sont des signes de votre corps qui vous indiquent que vous avez dépassé la dose dont vous aviez besoin. Avantage de la déplaisante expérience : vous permettre d’ajuster quantité ou variété de weed selon vous besoins. Si vous vous réveillez dans un tel état, un peu comme un abus d’alcool, les gestes qui vous sauveront seront les mêmes : boire de l’eau (beaucoup) faire de l’exercice et ne pas rechigner à prendre 1000 mg de vitamine C… mais à distance de votre café, pour ne pas contrarier votre estomac qui aura pu être fragilisé par cet excès cannabique.

Cannabis et rêves : le paradoxe du sommeil paradoxal

En retrouvant le sommeil grâce au cannabis, vous pourriez y perdre vos rêves (ou une partie).  C’est tout du moins la conclusion de plusieurs études. Un comble pour une plante qui invite aux songes éveillés autant qu’elle fait voyager sans bouger.
Explication : les rêves se produisent au cours de la dernière étape de votre cycle de sommeil, appelé sommeil REM (Rapid Eye Mouvement). Il est démontré que la consommation de cannabis avant le coucher réduit le temps passé en sommeil REM, ce qui signifie que vous n’auriez pas autant de rêves ou de rêves vifs. Cependant, l’étude a aussi démontré que ce principe ne s’appliquait pas à tous. Une observation confirmée par le rédacteur qui n’a jamais cessé de rêver, même en dormant.

 

How Cannabis Helps Veterans Heal Their Battle Scars

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Many veterans swear cannabis helps them cope with their post-war symptoms. And thanks to Bryan Buckley and the team at the Battle Brother’s Foundation, US vets might soon have a stronger case to support their claim that cannabis can help treat PTSD. 

Bryan Buckley served in the US Marine Corps for 9 years, his first deployment was to Fallujah, Iraq. He has also served in Africa and SouthEast Asia.
I went into the military after the events of 9/11,
Once he made Team Commander for the Marine Raiders (the US Marines’ special operations force), Bryan also served in Afghanistan, particularly in the Helmand Valley. 

I’ve had some high ranking people tell me that the summer of 2012 when we were in Afghanistan was the bloodiest summer for American special operation forces since Vietnam”, Bryan explains, remembering his service in Operation Enduring Freedom (the US government’s tag name for its Global War on Terror).
“And I came out of the military 100% disabled and with 100% post-traumatic stress.”

I swallowed before asking Bryan about his injuries.
In 2012, we were fighting in the Helmand province”. His words cut through the silent phone line like a knife.
During one of those days, I heard a round go past my head. It was from an underbarrel grenade launcher. The grenade exploded right next to me. I took shrapnel to my leg, all throughout my back and to my face. Two of my teammates were wounded as well; one of them lost part of his tricep and the other guy took shrapnel to his stomach.
Bryan nearly lost his left leg following the injuries he sustained that day.
Later that year, he also fell 15 feet from a helicopter, dislocating his ankle and fracturing his spine.
War is a crazy place”.

Image courtesy of Helmand Valley Growers Company.

Bryan’s physical wounds healed quickly. In fact, he was back out in the field just 1 week after having surgery to save his leg from the grenade shrapnel.
But when he transitioned out of the military, Bryan realized that he’d brought home emotional wounds that were a lot harder to heal than the physical ones.
In the military, you always have to stay focused on the mission, even when you’re taking casualties. You just have to focus on the enemy and keep the fight on them. You can’t go internal because that’ll just create more casualties« .
War is a crazy place indeed.


Once I got out and life slowed down, that’s when some of the things you suppress in your mind start to come back up”.
After coming back from war, Bryan’s PTSD started to make its mark. He suffered from sleep issues, depression, and anxiety.
He often found himself reliving his past on the battlefield, especially once he had children. 

The enemy would often use women and children as human shields. You just see some gnarly things”.
Most importantly, Bryan felt like he’d lost his identity and purpose after he returned home to a civilian life.
I couldn’t watch the news for years because they’d talk about actions in Afghanistan and Iraq and I’d feel guilty for not being there” remembers Bryan.
It’s this lack of purpose that leaves many vets battling depression and substance abuse.
It’s also what leads almost 22 US veterans to take their own lives every day

Luckily, Bryan was able to regain that lost sense of purpose by teaming up with fellow Marine veterans Andy Miears and Matt Curran to form the Helmand Valley Growers Company (HVGC); a Californian cannabis company that donates 100% of its profits to researching the benefits of medical cannabis for veterans.
Alongside HVGC, Bryan, Andy, and Matt also founded the Battle Brothers Foundation; a non-profit NGO that aims to empower US veterans through personal development, employment opportunities, and the right kind of medical support. 

It all started in 2016, when Bryan suddenly noticed his friend and co-founder Andy looking better than usual.
He didn’t have that lethargic look about him like he’d been drinking the night before”.
He admits that drinking is one of the most common ways veterans face the symptoms that strike once they end their service.
It’s just part of our culture, but when I asked Andy what was going on, he said ‘I’ve traded in a 5th of Jack for a joint.”
Besides using cannabis to sleep better and relieve his PTSD symptoms, Andy was also working to become a licensed cannabis cultivator. 

Image courtesy of Helmand Valley Growers Company.

One day, Andy told me that cannabis was helping him transition from a warrior to a gardener”, Bryan recalls.
After seeing the positive effect cannabis was having on his friend, Bryan decided to try cannabis for himself.
It was incredible. I was sleeping better, I was waking up feeling refreshed, it was helping my anxiety and depression. Now, cannabis is just part of my daily routine« .

And it wasn’t long before he realized that cannabis could be the purpose he’d been missing after leaving the army.
From the get-go, one of Battle Brothers main goals was to change the US medical landscape by making cannabis a legal and accessible treatment option for veterans, be it for pain-relief, better sleep, or any other medical condition.
Cannabis isn’t for everyone” Bryan says firmly. “But it should be a tool in the toolkit”.

And the Battle Brothers foundation is well underway to completing its mission; it just got approval from a private institutional review board to conduct an observational study that’ll evaluate the safety and efficacy of using medical cannabis in the treatment of PTSD.
In 2016, we spoke to members of Congress to see what it would take to make cannabis available to veterans, they told us to collect reliable data alongside American doctors and build a strong case to present to Veteran’s Affairs. And that’s what we’re doing.”

The study is expected to launch in July and will involve 60 Californian veterans with moderate to severe PTSD.
The participants will purchase and dose cannabis products at their own discretion over 90 days and report to a team from NiaMedic, a medical data company from Israel, to evaluate the effects the different products have on their PTSD symptoms.
And while this is a huge milestone for Bryan and his team, they show no signs of slowing down.
Confident that this study will harbour positive results, Bryan believes this research will put down the foundations for more aggressive studies in the future that will help build a better reality for America’s veterans. 

These brave men and women raise their right hand and sign a blank cheque that’s payable with their lives. And when they’re back here in America, maybe they’re back here in a physical sense, but not spiritually or mentally. At Helmand Valley Growers Company, we want to be that beacon in the night that lights the path so that these people can live the life of peace that they deserve, and live the American dream that they fought so hard to defend.” 

 

 

Le cannabis thérapeutique arrive dans les pharmacies françaises.

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Repoussée pour cause de pandémie, l’expérimentation du cannabis thérapeutique a officiellement débuté. L’essai se fera auprès de 3000 volontaires. Ce sont les entreprises canadiennes Tilray et Aurora qui fourniront pharmacies et patients Français.

Le ministre français de la Santé Olivier Véran a donné vendredi 26 mars le coup d’envoi de l’expérimentation du cannabis thérapeutique en France. L’initiative, qui devait débuter en septembre dernier avait été repoussé de 7 mois pour cause de pandémie.
L’expérimentation sera pilotée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

3000 patients triés sur le volet

Les résultats de ce test à échelle nationale sont attendus en septembre 2023. Ils devraient permettre  « de juger de l’opportunité de généraliser l’usage des médicaments à base de cannabis en France  » (communiqué Ministère de la Santé)
En pratique, 3.000 patients se verrons prescrire de l’herbe pour cinq type de pathologies: douleurs neuropathiques réfractaires aux morphiniques, épilepsie aïgue, effets secondaires de traitement en encologie, certaines maladies du système nerveux central et soins paliatifs de dernier recours.

La première prescription de médicaments à base de cannabis devra être rédigée en milieu hospitalier encadré. Le renouvellement et la délivrance pourront ensuite être assurés par des médecins généralistes et distribuée en pharmacies.
« En tant que médecin, en tant que ministre, je suis fier que la France puisse expérimenter l’usage du cannabis à des fins médicales, et d’ainsi mieux accompagner des milliers de patients qui affrontent des pathologies lourdes« ,  s’est félicité Olivier Véran. 

Production Canadienne.

Alors que la production de cannabis en France est toujours interdite, ce sont des entreprises canadienne qui fourniront gratuitement le cannabis aux français. Un caribou-cocorico puisque c’est Tilray et Aurora, deux fleurons de l’industrie du cannabis au Canada, qui ont emporté le marché.
En pratique, les patients sélectionnés se verront essentiellement prescrire des flacons d’huile administrée par voie orale. « Ces produits sont généralement les plus prescrits, car ils offrent des possibilités de dosage plus précises aux patients », expliquait pour France Info un responsable de Tilray.

Dans un second temps, les patients pourront se voir prescrire des fleurs séchées. Mais là encore, pas question de les fumer : ces fleurs seront destinées à être chauffées à l’aide d’un vaporisateur.
Santé d’abord.

 

Avec Reuters

L’appétit vient en fumant

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Ce n’est pas un mythe, consommer du cannabis ouvre l’appétit. Toutefois, tous les cannabinoïdes présents dans cette plante n’ont pas le même effet. Tandis que le THC a tendance à provoquer des fringales, le CBD (cannabidiol) et le CBG (cannabigérol) agissent plutôt comme des régulateurs de l’appétit. Regardons de plus près les effets de ces molécules.

Comment ça se passe concrètement ?

Pour fonctionner notre corps a besoin d’énergie, donc de calories, une fois ce carburant ingéré, l’organisme nous envoie des signaux pour nous prévenir qu’il est rassasié et que la digestion peut s’enclencher. Ce mécanisme bien huilé se met en marche dès la prise alimentaire en envoyant une multitude de messages chimiques à notre corps (sérotonine, neurotensine, glucagon et cholécystokine…) activant ainsi le centre de satiété situé dans le cerveau (hypothalamus ventro-médian.) Or le THC qui agit sur les récepteurs cannabinoïdes de l’hypothalamus, inhibe les messages de satiété et excite au contraire les récepteurs responsables de la sensation de faim et de soif. D’où ce besoin compulsif de manger et de s’hydrater après avoir fumé du cannabis. Les fringales, autrement dit l’envie soudaine d’avaler des aliments, de préférence gras, sucrés, salés et de boire en quantité sont légion chez les stoners. Qui n’a pas connu cette envie irrépressible de vider son frigo après un bon joint ?   

Le CBG ou Cannabigérol est une molécule présente dans le Cannabis en très faible quantité (moins de 1%), c’est lui qui est à l’origine de la création du CBD. Il  aurait les mêmes propriétés que le THC l’effet psychoactif en moins. En 2016, des chercheurs britanniques se sont intéressés à ses effets sur l’appétit des rats. Ils ont découverts que les rongeurs mangeaient beaucoup plus sous l’effet du CBG sans présenter les inconvénients du THC : somnolence, « high ».  Intéressant donc pour les personnes qui ont peu d’appétit, voire des troubles du comportement alimentaire.

Et le CBD alors ?

Tandis que le THC et le CBG stimulent nos papilles, le CBD lui, aurait un tout autre rôle. En effet, le Cannabidiol agit sur l’homéostasie de notre organisme, autrement dit il participe à l’auto régulation de notre corps. Il interagit surtout avec notre système immunitaire préférant les récepteurs CB2 qui gèrent les sensations de douleurs, de manque et de stress. Ses vertus relaxantes et antalgiques agissent comme un calmant naturel sur les différentes alertes de notre organisme. La sensation de faim n’échappe pas à la règle. En augmentant le taux de sérotonine et d’amandanides, les hormones du bonheur, le CBD permet donc de se sentir plus calme et rassasié. Par ailleurs, les cannabinoïdes ont des effets anti-inflammatoires et anti-oxydants contribuant à la régulation du taux de sucre dans le sang.

N’oublions pas qu’avoir une alimentation saine et équilibrée reste le premier sésame vers le bien-être.

Rencontre avec une cannasexuelle.

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Cannasexuel(le) : Se dit d’une personne qui consomme systématiquement de la weed avant d’avoir un rapport intime.

Melody a 27 ans, pour elle le Cannabis c’est assez nouveau. Sa première expérience c’est en 2017 à Rotterdam avec un Space Cake “ C’était hyper fort, hyper violent. Un mix de l’exorciste et de shining.” Un an plus tard, en compagnie de son copain de l’époque, elle retente l’expérience avec un joint de weed pur. Depuis, il l’a quittée, mais “la weed est restée”. Elle fume aux alentours d’un gramme par jour et fait des pauses de temps à autre: “Je ne cherche plus d’excuses, je suis une stoner”.

Libido décuplée

Le Cannabis a complètement changé sa manière d’envisager le sexe, l’ouvrant à tout un volet jusque là ignoré de sa sensualité: “Je peux aller plus loin et ressentir plus ce qui est parfait”. Melody s’est longtemps sentie enfermée dans sa sexualité, bloquée par l’influence de ses proches et par la pression sociétale  “C’est une vraie liberté. Il n’y a pas cette honte et ce dégoût de soi post-sexe.”
Le Cannabis décuple sa libido et lui permet de vivre chaque expérience dans l’instant en  se laissant aller. Une soupape indispensable qui lui évite d’être coincé par le poids de sa propre psyché et surtout, de mieux s’accepter et de mieux accepter le regard de l’autre. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il existe de nombreuses huiles de massages au Cannabis et des variétés de weed spécialement dédiées au sexe.

Libération du corps

Melody a longtemps souffert du poids de son hypersensibilité. Elle parle de sa consommation comme d’une “protection” qui lui permet d’être plus détachée émotionnellement.  Une sensibilité qui s’est longtemps traduite par des douleurs chroniques aussi bien physique que psychique. Elle n’a jamais très bien su si elles étaient somatiques, mais elle apprend à vivre avec depuis qu’elle fume. Elle sent parfois une certaine gêne, de l’ordre de la tendinite, mais l’expérience est bien moins pénible:  “Disons que ça laisse la douleur physique, mais te retire la douleur psychique, et ça, c’est le mieux.

Il faut savoir que le Cannabis est actuellement en train d’être reconnu par une bonne partie de la communauté scientifique comme étant le traitement le plus efficace pour le traitement des troubles post-traumatiques et hypersensibles. Son seul regret? Une expérience pas très amusante de Camgirl (terme qui désigne les filles qui font des spectacles à caractère érotique pour des internautes). Elle a rapidement arrêté, trouvant que ça n’était “ni hyper glamour, ni hyper positif” de poser pour d’hommes se pensant des dieux du sexe, mais qui étaient en réalité assez lourdingue. Elle s’est sentie négligée et s’est retirée “comme un nom sur une liste”.

Quête de sens et de sensation

Melody m’explique qu’elle est plutôt dans une quête de contact, de connexion que de coups d’un soir.
La dernière fois qu’elle en a eu un justement c’était en deux temps: “Le soir même c’était ouf, on était complètement high et déchaînés.” Le lendemain en revanche c’était un autre registre bien plus gênant et bien plus sobre: “On savait plus où se mettre, on a quand même essayé de recommencer, mais j’avais mal dans les positions profondes” Elle soupire et lâche finalement “c’était beaucoup moins fun…”.

Melody confie qu’elle cherche plutôt des plans émotionnels avec des gens qui la rassure. Une recherche de sécurité et de confort qui joue aussi dans le choix de ses partenaires qui sont bien souvent des fumeurs comme elle. “Je préfère les consommateurs aux gens neutres” conclue-t-elle “ne serait-ce que pour aller au musée high ensemble, c’est merveilleux”.

Vice a enquêté sur le sujet, leur reportage (interdit aux moins de 18 ans) est disponible en deux clics à partir de ce lien

 

CBD, le cannabinoïde qui règle tout?

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Alors que la semaine internationale des droits de la femme s’achève, j’ai choisi de vous parler d’un délicat sujet: les menstruations douloureuses. Un calvaire chronique pour nombre de femmes que le cannabidiol ( CBD ) peut soulager, sans les effets secondaires des calmants et antalgiques classiques.  Relaxant, analgésique et anti-inflammatoire, le CBD pourrait bien être notre meilleur allié pour faire face à cette période du mois que nous sommes trop nombreuses à redouter.

Pour certaines femmes, le fameux « SPM » (syndrome prémenstruel et les dysménorrhées des douleurs liées aux règles) est synonyme de cauchemar. Irritabilité, rétention d’eau, tension dans les seins, migraines, modification de l’appétit: pas moins de 150 symptômes désobligeants liés aux règles ont été répertoriées  à ce jour!  Et ces symptômes touchent aujourd’hui 2 milliards de femmes dans le monde. Le Cannabidiol apparaît alors comme une alternative naturelle précieuse lorsque les antalgiques ne sont pas une option efficace ou souhaitée. En effet, cette molécule magique extraite du cannabis, agit sur les récepteurs cannabinoïdes présents dans notre organisme et aurait le pouvoir d’apaiser les douleurs et de  diminuer les inflammations, sans effet psycho-actif, ni « high « ,  ni dépendance.

Et c’est une vraie bonne nouvelle ! Outre les fameux SPM et autres gênes durant les menstruations, il y a celles qui souffrent (comme moi hélas!) d’endométriose, ou encore celles qui subissent les désordres liés à l’arrivée de la ménopause. Entre sécheresse vaginale (donc douleurs pendant les rapports sexuels), stress accompagné de culpabilité et dérèglement hormonal, il y a de quoi se pencher sérieusement sur la question des palliatifs. Et s’il est nécessaire de revoir son hygiène de vie (comprenez sommeil et alimentation) , il est plus que tentant d’aller découvrir les vertus de cette molécule aux super-pouvoirs et d’envisager le CBD comme un allié de taille pendant notre cycle.

En 2019, le Dr John Thiel, chef du département de gynécologie obstétrique de l’Université de Saskatchewanau au Canada faisait la découverte de récepteurs dans les cellules de l’appareil génital féminin. Il a ensuite étudié les effets du Cannabis médicinal sur 134 patientes souffrant de douleurs menstruelles chroniques. 60% d’entre elles ont  vu leurs douleurs diminuer. Autrement dit, l’action du CBD sur les cellules endocannabinoïdes des ovaires et de l’utérus serait incontestable. Ce n’est pas apparemment pas un scoop puisque déjà au XIXème siècle, la Reine Mère Victoria en consommait pour vaincre ses crampes menstruelles. Elle a même anobli le médecin qui lui prescrivait son remède royal !

Outre Atlantique, où le Cannabis médicinal est légal au Canada et dans 16 Etats US, la vente de produits à base de CBD à destination des femmes explose. En Californie, l’actrice Whoopi Goldberg a même lancé sa propre marque de produits pour en finir avec les inconforts périodiques. Si les huiles ont le vent en poupe, d’autres produits plus ciblés méritent toute notre attention. Le laboratoire américain Foria, a ainsi développé un ovule vaginal à base de CBD et de beurre de cacao: l’action est quasi immédiate puisque en 20 minutes, les principes actifs de la plante se libèrent et calment les contractions des muscles pelviens. La même société propose des lubrifiants destinés à la gent féminine. En France, des marques comme Merry’s ou Ho Karan proposent des tisanes, huiles de massage à l’usage des femmes en souffrance.
Ca donne envie d’essayer !

Nathalie

*Lundi 8 mars 2021, journée mondiale de la Femme.

L’intelligence artificielle au service du cannabis

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Si THC et CBD sont connus de tous, ils ne sont jamais que 2 cannabinoïdes parmi les parmi les 120 que compte l’herbe.
A ces 120 cannabinoïdes, il faut ajouter l’effet des
terpènes et des flavonoïdes. Soit trois éléments pour une infinité de possibilités. En isolant et modélisant les profils thérapeutiques de ces trois substances actives, l’intelligence artificielle pourrait bien nous permettre de créer des variétés aux effets ultra-ciblés. De la weed sur mesure?

Il existe près de 400 agents actifs dans le cannabis, répartis en trois familles : Cannabinoïdes ( THC, THCV, CBD, CBDN, CBDV…), Terpènes ( Lemonène, Myrcène, Linalol , Pinède…) et Flavonoïdes (Apigénine, Quercétine, Cannaflavines A, B, C…).

Or, les différentes propriétés et le nombre de variétés de cannabis sont si nombreuses et déclinables qu’il faudrait des années de recherche avant de commencer à en appréhender tous les pouvoirs curatifs (et récréatifs). Et c’est là que l’intelligence artificielle (AI) arrive.

Il y a un an, le docteur Ramesh Jagannathan a commencé à utiliser des algorithmes de reconnaissance de formes pour mieux comprendre les interactions entre ces trois éléments actifs du cannabis. Pour se faire, Jagannathan s’est servi d’une base de données de 468 métabolites du cannabis et a fait leurs projections associées.

Plutôt que de choisir des cannabinoïdes pour les étudier au hasard, l’approche de Jagannathan consiste ainsi à cibler les agents actifs les plus efficaces et bien assimilés, afin de proposer un cannabis aux propriétés optimal . « Il est très difficile d’effectuer des études sur l’homme ou l’animal en utilisant chaque cannabinoïde », détaille Jagannathan, se félicitant de pouvoir compter sur l’IA .

Perspectives thérapeutiques… et récréationnelles

« Bien sûr, nous avons besoin de preuves plus expérimentales pour justifier ces résultats », poursuit Ramesh Jagannathan dans un article de Nature relayant son étude. « Certains des métabolites de la liste peuvent être de bons candidats pour le cannabis thérapeutique, et d’autres parfaits pour un usage récréatif. »
Les études utilisant l’IA pourraient ainsi rapidement aboutir sur la création de variétés de weed qui donnent un buzz précis: pour faire la fête,  l’amour ou du sport. Un marché du sur-mesure très prometteur.

D’autres récepteurs, tels que les récepteurs opioïdes, qui sont responsables du soulagement de la douleur, sont aussi  activables avec les bonnes clefs moléculaires via le cannabis, avec la même efficacité que la morphine ( mais sans les très fâcheux effet secondaires).
Une approche qui pourrait bien, au-delà de créer des ganjas aux effets très fun, révolutionner les protocoles de traitement de la douleur actuels qui ont encore trop souvent recours aux opiacés.
Le cannabis n’a pas fini de livrer ses secrets.

 

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