Cannabis Thérapeutique

CBD: le compagnon de lit des rapports douloureux

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Cette semaine on aborde un sujet tabou: les douleurs durant les rapports sexuels, en particulier lors de la pénétration. Entre culpabilité et syndrome du « ça va passer », on a mis du temps à en parler et à se pencher sur les causes. Bonne nouvelle, les temps changent, les langues se délient et les douleurs ne sont plus une fatalité. Le bien nommé Cannabidiol (CBD) n’est pas en reste dans la reconquête d’une sexualité épanouie.

Plus courantes qu’on ne le pense, les dyspareunies – terme médical pour les douleurs pendant les rapports sexuels- ne sont pas normales pour autant. Il est donc important d’en comprendre les causes afin d’y remédier de façon durable.
Selon Brigitte Lacombe, gynécologue médical et obstétrique à Lille,  la douleur « peut être localisée au niveau du vagin, au début du rapport sexuel et de la pénétration, ou au niveau de l’abdomen, donc une douleur plus profonde. La douleur peut s’interrompre à la fin du rapport sexuel, mais elle peut également se poursuivre après ».

État des lieux des causes possibles :
Les infections : herpès génital, mycoses, vaginoses bactériennes
Endométriose
Douleurs post partum,
Dispositif Intra Utérin (DIU) mal placé
Réaction allergique au latex des préservatifs
Sécheresse liée à la ménopause
Vaginisme (contraction musculaire inconsciente du vagin empêchant la pénétration).
Le stress et l’anxiété peuvent également jouer un rôle et influer sur la lubrification du vagin.Qu’elles soient psychologiques ou physiologiques, les douleurs ne sont pas là par hasard, elles sont là pour nous avertir d’une anomalie que seul.e un.e gynécologue pourra établir.

Le CBD, un anti douleur naturel

On l’a vu, les causes sont multiples et méritent parfois un traitement médical, voire chirurgical (en cas d’endométriose). Mais pour celles comme moi, qui évitent les médicaments, le CBD est une très bonne alternative. Naturel, car issu de la plante de chanvre, il agit non seulement sur les douleurs, mais également sur l’inflammation et  aide à se détendre. On a donc toutes les raisons d’essayer !

Pour celles qui souffrent de douleurs liées à une infection ou au stress, je recommande les crèmes ou huiles en application locale qui ont une efficacité ciblée. Pour celles qui souffrent d’endométriose, de vaginisme ou de douleurs plus profondes, je conseille plutôt l’ingestion d’huiles full spectrum (concentrées à 20 ou 30%) en sub linguale pour une action plus globale. L’idéal dans tous les cas est d’utiliser un lubrifiant à base de CBD à chaque rapport. La marque américaine Foria a développé une gamme « intime » et « anti douleurs » qui proposent des huiles, crèmes, ovules, gel lubrifiants et sels de bains spécialement conçue pour nous.  On aurait tort de ne pas essayer !

A la découverte du CBN

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Si CBD et THC sont des cannabinoïdes désormais bien connues, ils ne sont jamais que deux parmi les 120 principes actifs que compte le cannabis. Et dans cette grande famille des alcaloïdes de l’herbe, le CBN, molécule faiblement psychotrope, intéresse au plus haut point le corps médical pour ces vertus sédatives et anti-inflammatoires.
Zeweed vous emmène à la découverte du cannabinol, un atout santé aussi efficace que naturel.

Découvert en 1899 en Angleterre le cannabinol, doit ses origines aux mauvaises conditions de conservation de l’herbe, à l’époque mal conservée et qui subissait de très longs voyages.
En effet, c’est grâce à la dégradation du THC (que ce soit par vieillissement ou via l’influence des éléments, comme le soleil ou des pluies abondantes) que le CBN se forme de manière naturelle.
Les chercheurs Wood, Spivey et Easterfield ont donc pu isoler ce composant avant le CBD ou même le THC  grâce à sa structure moléculaire inédite ; mais ce n’est pas avant 1930 (grâce à un chercheur nommé Robert Sidney Conn) que ses avantages ont été déterminés.

Avec un quart de la puissance psychotrope du THC, mais des effets sédatifs, anti-inflammatoires, antibiotiques et anti-nauséeux pouvant être tout aussi puissants, c’est le choix idéal pour tous les patients qui souhaitent bénéficier des effets médicinaux, sans être high.

Meilleur des somnifères naturels, anti-inflammatoire reconnu

Grâce à la stimulation de l’appétit qu’il procure, il est envisagé pour le traitement de l’anoréxie et des insomnies, puisqu’il pourrait être même aussi efficace que de nombreux médicaments hypnotiques, quand associé au THC.
Une molécule ultra-efficace, particulièrement lorsqu’elle est associée avec le spectre complet de la plante.
De nombreux historiens de la pharmacologie présument qu’il est possible que son utilisation soit bien plus ancienne qu’on l’imagine. Les premières traces de ce cannabinoïde datent de 2700 avant J.-C. avec 789 grammes retrouvés dans un tombeau en Chine.

Le CBN fait maison, un jeu d’enfants

Il est donc possible d’obtenir du CBN simplement en laissant vos fleurs mûrir, un peu à la manière d’un bon vin, qui s’adoucit avec le temps.
L’idéal étant dans une jarre transparente, exposée au soleil, pour éviter toute moisissure qui rendrait le tout toxique.

Si vous êtes impatients ou que vous souhaitez préserver votre réserve pour des sessions plus récréatives, il est aussi possible d’acheter des fleurs de cannabis aspergées d’isolat ou des cartouches spécifiques chez les spécialistes de MettaHemp.
Prévues en particulier pour favoriser le sommeil, celles-ci sont affectueusement nommées “Nitetime” (pour la nuit en français). Elles sont “Full Spectrum”, ce qui implique qu’elles contiennent tous les composants de la plante, en quantité plus limitée.

Des huiles très faciles d’utilisation, et déployant elles aussi tout le potentiel de la plante, sont aussi disponibles chez The CBD Distillery.
Tous ces produits contenant moins de 0,2 % de THC, ils sont donc légaux, aussi bien au Canada qu’en France.

Le cannabis, meilleur traitement connu contre l’épilepsie infantile

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Le cannabis serait-il le plus prometteur des traitements contre l’épilepsie? Alors que 15 millions d’enfants et 50 millions d’adultes en sont atteints dans le monde, de nombreuses études attestent désormais de l’efficacité thérapeutique de la plante pour venir à bout de cette pathologie lourdement invalidante.

Parmi les nombreuses études démontrant l’efficacité du cannabis pour lutter contre l’épilepsie, de récents travaux publiés dans le British Journal of Pharmacology  (BJP) font déjà office de référence et pourraient bien servir de base pour un accès plus ouvert aux médicaments dont les principes actifs sont extraits du chanvre. Les auteurs de l’étude en question ont en effet clairement souligné le rôle clef de trois cannabinoïdes dans la réduction des symptômes liés au syndrome de Dravet. Forme intraitable d’épilepsie infantile, le syndrome de Dravet se caractérise par des crises fréquentes entrainant des retards dans le développement cognitif et moteur de l’enfant.

« Dès le début du XIXe siècle, des extraits de cannabis ont été utilisés en médecine occidentale pour traiter les crises, mais la prohibition du cannabis a empêché l’avancement de la science. Aujourd’hui, nous sommes en mesure d’explorer comment les composés de cette plante peuvent être adaptés à des traitements thérapeutiques modernes. » précise en exergue de l’étude publiée dans le BJP le professeur Jonathan Arnold de l’Initiative Lambert, groupe de recherche pionnier et  rattachée à université de Sydney*.

6 ans de recherche

Les travaux préliminaires de cette étude ont commencé en 2015, lorsque l’Université de Sydney a reçu un don historique de 33,7 millions de dollars de la part Barry et Joy Lambert, mécènes de ces recherches sur le potentiel thérapeutique de l’herbe. A l’origine de ce généreux élan, leur petite-fille Katelyn qui, atteinte du syndrome de Dravet, a vu la maladie reculer grâce à un traitement à base de cannabis. Barry et Joy ont ensuite décidé de monter un programme de recherche préliminaire sur l’épilepsie afin de mieux  comprendre comment certains extraits de cannabis, mélangés à des principes bioactifs, montraient des propriétés anticonvulsives jusque là jamais observées.

« Notre programme de recherche vise à tester systématiquement chaque principe actif présent dans le cannabis afin de juger de l’efficacité de chacun dans la réduction des crises observées chez les patients atteints du syndrome de Dravet. A ce jour, plusieurs constituants du cannabis font montre d’intérêts thérapeutiques bien supérieurs aux traitement existants   » poursuit le Pr Arnold, toujours dans le BJP.

Réduction significative des crises

Dans l’étude, le groupe de chercheurs de l’initiative Lambert a démontré les effets anticonvulsifs de trois cannabinoïdes rares. Il s’agit d’alcaloïdes acides (des cannabinoïdes biosynthétisés ) qui ont été isolés dans les extraits de cannabis préparés de façon artisanale par des parents désespérés qui ont eu recours -avec succès- à ce médicament naturel  pour traiter leurs enfants épileptiques. L’une de ces molécules, le CBGA, serait selon le Pr Arnold la « mère de tous les cannabinoïdes » car agent précurseur de cannabinoïdes plus connus comme le CBD et le THC.
D’après les chercheurs, le CBGA serait beaucoup plus efficace que le CBD pour réduire les crises liées au syndrome de Dravet.

« Nous avons évalué les cannabinoïdes un par un et maintenant nous explorons ce qui se passe lorsque vous les réunissez tous, dans un effet entourage qui a tendance à booster les propriétés de chacun de ces composants. Tous ces cannabinoïdes anticonvulsifs individuels sont en effet bien plus efficaces lorsqu’ils sont combinés » conclue le professeur avant d’ajouter que « le rôle du THC est prépondérant dans l’effet entourage. Se priver des propriétés du THC sous couvert de prohibition du cannabis récréatif tiendrait de la non-assistance à patients en danger ».
Avis aux pays qui n’ont pas encore légalisé le cannabis thérapeutique.

*L’initiative Lambert est un groupe de recherche qui a publié en 2020 une étude très remarquée sur les effets du THC et du CBD sur la conduite.

THC, CBD, CBN et CBC, quatre cannabinoïdes à retenir.

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Parmi les nombreux alcaloïdes présents dans la ganja, quatre d’entre eux méritent une attention particulière quant à leur rôle dans les sensations et effets ressentis.

Le THC, ou Δ-9-tétrahydrocannabinol, est le cannabinoïde le plus abondant et connu.  Il possède des propriétés psychoactives agissant sur le psychisme en modifiant le rythme cérébral. En gros, c’est la molécule euphorisante et grisante de la marijuana.
Médicalement, il est antinauséeux, antidépresseur, antalgique, et psychotrope (qui modifie la conscience et perception de la réalité). La sativa contient de manière générale plus de THC que l’indica.

Structure moléculaire du fameux THC

Le CBD, ou cannabidiol est le deuxième cannabinoïde le plus étudié après le THC. Il en module par ailleurs les effets, via ses vertus relaxantes et sédatives.
Certaines recherches démontrent que le CBD augmente la vigilance.et jouerait un rôle dans l’arrêt et le sevrage du tabac.
Il est utilisé comme antiépileptique, anxiolytique, et antiinflammatoire.
Il est aussi établi qu’il inhibait la croissance des cellules cancéreuses.  Des études récentes ont mis en avant son efficacité dans le traitement de la schizophrénie.
L’indica et ses dérivés contiennent significativement plus de CBD que la sativa.

Structure moléculaire du CBD: des points d’accroche aux récepteurs CB1 et CB2 légèrement différents… qui font toute la différence.

Le CBN ou cannabinol n’est pas présent dans la ganja lorsqu’elle est fraîche. C’est en fait un cannabinoïde qui se crée lorsque le THC s’oxyde au contact de l’oxygène.
Médicalement, c’est un alcaloïde très sédatif, qui serait responsable de dépression, de perte de motivation et de perte de mémoire à long terme. Il est très légèrement psychoactif
Bref, moins votre weed contiendra de CBN, meilleure en sera sa qualité. Le haschisch contient une assez grande quantité de CBN, expliquant son effet généralement assommant et étourdissant.

Le CBN, un THC dégradé aux propriétés largement sédatives

Le CBC ou cannabichromène est un alcaloïde non psychoactif (ça ne procure aucun effet psychotrope).
En revanche, il intéresse au plus haut point chercheurs et laboratoires pour ses vertus médicales. Il est scientifiquement acquis que le CBC est antiinflammatoire, antibiotique, antifongique, analgésique, et antidépresseur. Il stimule aussi la croissance osseuse comme il  freine significativement la progression  de tumeurs cancéreuses.
La sativa en contient nettement plus que l’indica.

Le CBC, prometteuse molécule qui n’a pas encore livré tous ses secrets.

C’est quoi, le CBG?

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Si le CBD et le THC sont les plus connus des cannabinoïdes, un autre alcaloïde de l’herbe commence à faire parler de lui: le cannabigérol (CBG). Focus sur une molécule aux pouvoirs thérapeutiques prometteurs.

Le CBG (à ne pas confondre avec le CBGB le club punk New-Yorkais) est l’abréviation de cannabigérol et a été découvert en 1964 par le scientifique Israélien Raphael Mechoulam (qui fut aussi le premier à isoler le THC). C’est un des 120 cannabinoïdes que compte la plante, mais surtout un cannabinoïde précurseur.
Il est dit du CBG que c’est un cannabinoïde précurseur (ou de molécule mère) car c’est grâce à lui que les molécules de THC et de CBD pourront ensuite se former. Le CBG sert ainsi de substrat (ou de bloc fondateur) pour leur développement de 60 cannabinoïdes.
Une caractéristique qui fait du CBG une molécule non-psychotrope, même à hautes doses.

Les bénéfices médicaux :
Le professeur Ethan Russo, médecin-chercheur américain, parle du CBG comme étant un des anti-anxiolytiques les plus efficaces à l’état naturel. D’après lui, c’est le CBG qui serait  responsable de la sensation de faim causée par le Cannabis.
Un effet particulièrement intéressant, quand on prend aussi en compte sa nature anti-cancérigène, qui en fera potentiellement un allié indispensable pour les patients subissant une chimio ou une radiothérapie qui affaiblissent le système immunitaire et coupent la faim.

D’après les recherches d’Ethan Russo,  le CBG pourrait être un traitement aux des infections résistantes aux médicaments conventionnels (en particulier les infection développées en milieu hospitalier comme le staphylocoque doré) puisque’il a des propriétés antibiotiques et un antifongiques avérées.
Le médecin prévient tout de même de se méfier des isolats et autres huiles de serpents des industriels du cannabis qui ne comprennent qu’une seule molécule. Pour lui, cet effet thérapeutique est avant tout le résultat d’une chaîne de composants présents dans la plante, l’effet entourage.

Le goût et les effets pour les consommateurs :
Lors d’un test de la « White Frost », une fleur presque uniquement constituée de CBG  (avec 19,23 % de concentration) les américains de la CBD Hemp Library parlent d’un goût correct mais surtout d’un effet de relaxation bien plus important que le CBD, qui touche l’intégralité du corps. Il décrit « une sensation de tensions qui disparaissent  « Les fleurs de CBG sont caractérisées par une robe blanche car elles ne sont pas totalement développées.

À quelle température consommer le CBG en vaporisateur?
Contrairement à des légendes urbaines qui voudraient qu’il se vaporise à des températures très basses (52 degrés Celsius) de nombreux utilisateurs confirment sur les forums en profiter de manière optimale à 230 degrés Celsius sur leur vaporisateurs pour un maximum d’effets.
Le cannabis, toute une pharmacie en une plante.

Cannabis et troubles du comportement alimentaire.

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Les troubles du comportement alimentaire (TCA) touchent pratiquement 10% de la population française. Alors qu’il n’y a pas de traitement contre l’anorexie et que les  les médicaments coupe-faim ont de redoutables effets secondaires, le cannabis se pose comme une prometteuse réponse thérapeutique.

L’appétit vient en fumant

Nous vous en parlions; fumer un joint provoque bien souvent un besoin complusif de manger ou de boire. En cause, le THC présent dans le cannabis et qui joue un rôle d’inhibiteur des messages de satiété, activant de façon significative la sensation de « munchies ».
Le cannabis est d’ailleurs souvent prescrit à des patients atteints de cancer, VIH ou encore Alzeihmer qui ont perdu l’appétit soit à cause de la maladie elle-même, soit à cause des effets secondaires liés au traitement suivi.
Le cannabis apparaît alors comme une solution thérapeutique naturelle bénéfique lorsque l’appétit fait défaut. On peut donc légitimement se demander si la plante a les mêmes effets chez des patientes atteints d’anorexie et de boulimie.

Anorexie et boulimie

L’anorexie mentale est un trouble du comportement alimentaire majoritairement féminin qui apparait le plus souvent à l’adolescence. Il engendre une privation alimentaire stricte et volontaire. Ce TCA se caractérise par une perception déformée de l’image de son corps qui entraîne un désir obsessionnel de perdre du poids. Il s’agit donc d’une maladie d’ordre psychologique qui a des conséquences dramatiques sur l’organisme. Au delà de la perte de poids, il y a de nombreuses conséquences sur le corps (perte de cheveux, cycle menstruel perturbé, problèmes dentaires etc).

La boulimie quant à elle consiste à ingurgiter d’énormes quantités de nourriture (souvent crue, grasse ou sucrée) pour se « remplir » puis en général se faire vomir pour éviter la prise de poids. Ces deux troubles psychologiques sont souvent liés et apparaissent souvent en alternance.
Dans la mesure où il agit sur le système endocannabinoïde du cerveau en régulant le système nerveux central et la réponse immunitaire de l’organisme, le cannabis est un réponse appropriée à ces troubles.
Une récente étude  réalisée sur des souris par l’Université Catholique de Bruxelles a démontré que le cannabis avait une action significative sur les rongeurs qui refusaient de s’alimenter. Ils retrouvaient peu à peu l’attrait pour la nourriture et retrouvaient pour la plupart un poids sain.

Le CBG contre l’anorexie.

Le chercheur américain Ethan Russo a établi que la molécule de Cannabigérol (CBG) présente dans la plante aurait une action sur la ghréline, l’hormone responsable de la sensation de faim, inhibée en cas d’anorexie. D’autres composants comme le cannabidiol (CBD) qui favorise l’autorégulation du corps, pourrait calmer les compulsions et réduire ainsi les crises de boulimie.
Si le cannabis n’a pas encore livré tous ses secrets, la diversité de ses effets thérapeutiques en fait une plante prometteuse dans la gestion des troubles alimentaires.

De la weed aux effets sur mesure? C’est possible grâce à l’Intelligence Artificielle.

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Si THC et CBD sont connus de tous, ils ne sont jamais que 2 cannabinoïdes parmi les parmi les 120 que compte l’herbe.
A ces 120 cannabinoïdes, il faut ajouter l’effet des
terpènes et des flavonoïdes. Soit trois éléments pour une infinité de possibilités. En isolant et modélisant les profils thérapeutiques de ces trois substances actives, l’intelligence artificielle devrait nous permettre de créer des variétés de cannabis aux effets ultra-ciblés.

Il existe près de 400 agents actifs dans le cannabis, répartis en trois familles : Cannabinoïdes ( THC, THCV, CBD, CBDN, CBDV…), Terpènes ( Lemonène, Myrcène, Linalol , Pinède…) et Flavonoïdes (Apigénine, Quercétine, Cannaflavines A, B, C…). Or, les différentes propriétés et le nombre de variétés de cannabis sont si nombreuses et déclinables que s’il fallait faire des analyses en culture, il faudrait des siècles de recherche avant de pouvoir créer une variété aux effets puissants et précis.

En 2019, le docteur Ramesh Jagannathan a commencé à utiliser des algorithmes de reconnaissance de formes pour mieux comprendre les interactions entre les trois éléments actifs du cannabis. Pour se faire, Jagannathan s’est servi d’une base de données de 468 métabolites du cannabis et a lancé une série de projections associées.

Plutôt que de choisir des cannabinoïdes pour les étudier au hasard, l’approche de Jagannathan consiste ainsi à cibler les molécules les plus efficaces et bien assimilées afin de proposer un cannabis aux propriétés optimal . « Il est très difficile d’effectuer des études sur l’homme ou l’animal en utilisant chaque cannabinoïde », détaille Jagannathan, se félicitant de pouvoir compter sur l’IA .

Perspectives thérapeutiques et récréationnelles

« Bien sûr, nous avons besoin de preuves plus expérimentales pour justifier ces résultats », pondère Ramesh dans un article de Nature. « Certains des métabolites de la liste peuvent être de bons candidats pour le cannabis thérapeutique, et d’autres parfaits pour un usage récréatif. »
Les études utilisant l’IA pourraient ainsi rapidement aboutir sur la création de variétés de weed qui donnent un buzz précis: pour faire la fête, l’amour, du sport… Un marché du sur-mesure très prometteur.

D’autres récepteurs, tels que les récepteurs opioïdes, qui sont responsables du soulagement de la douleur, sont aussi  activables avec les bonnes clefs moléculaires via le cannabis, avec la même efficacité que la morphine.

Une approche qui pourrait bien, au-delà de créer des ganjas aux effets très fun, proposer une alternative aux opiacés dans la gestion de la douleur. Quand

 

CBD, THC et sommeil: mode d’emploi.

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JAvec ses vertus relaxantes, anxiolytiques et apaisantes, le chanvre se pose comme un merveilleux sédatif naturel. Une aide au sommeil à laquelle un nombre croissant d’insomniacs ont recours pour bien dormir sans béquille médicamenteuse. Si le cannabis est une naturelle et efficace façon de s’assoupir, il est important d’avoir quelques clefs et de connaître les limites de son corps.

Keep Reading

Le cannabis à la rescousse des seniors.

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Déjà expérimenté dans plusieurs établissements pour personnes âgées en Suisse et aux États-Unis, le cannabis thérapeutique et le cannabidiol (CBD) attirent de plus en plus de seniors en quête de bien-être. Doit-on s’attendre à un renversement de la pyramide des âges en matière de consommation de  weed ? Nos grands-parents seront-ils un des moteurs de la légalisation? Eléments de réponse.

En février 2020, l’hebdomadaire suisse le Matin dimanche nous informait qu’un EMS genevois (Etablissement médico-social, l’EHPAD helvétique en somme) propose à ses résidents un cocktail léger à base de CBD et de THC. Évidemment, il ne s’agit pas de propulser les doyens de notre époque dans un dernier trip psychédélique, mais bien d’accompagner la fin de vie en douceur. La mission est la même partout : il faut réduire la souffrance ; car passé soixante-dix ans ou septante années comme disent nos amis suisses, les problèmes de santé se multiplient. Parmi les maux les plus courants : les douleurs musculaires, articulaires et osseuses, l’arthrose, les troubles moteurs liés à la maladie de Parkinson… Mais aussi des problèmes d’ordre mentaux bien compréhensibles à cet âge : la dépression, l’anxiété, la peur de se sentir isolé. Une enquête menée par Canal + en 2018 révèle que 93% des personnes agées pourraient se passer de médicaments à l’aide du cannabis.

Aujourd’hui dans l’immense majorité des cas, les professionnels de la santé se servent de traitement médicamenteux pour soulager les souffrances qui pavent le chemin de nos vieilles années. Ces traitements ont souvent beaucoup d’effets secondaires et nuisent autant qu’ils apaisent. C’est ici que notre bonne vieille Marie-Jeanne a son rôle à jouer. Sans effets indésirables, le cannabis tranquillise autant les douleurs physiques que mentales. Dans l’hebdomadaire suisse, on découvre le récit de Roland Zosso, 78 ans, qui apprécie les effets du cannabis sur son épouse Liliane : « Je la sens plus apaisée. Avant elle souffrait, elle était triste quand je partais, maintenant elle est plus calme. »

Le cannabis commencerait- il son institutionnalisation en France, non pas dans des coffee shop crapuleux, mais dans l’atmosphère sereine d’un EHPAD où flotte ce parfum épicé de chanvre ? Le cannabis pourrait bien s’installer là où nous l’attendions le moins? C’est tout le bien que l’on souhaite à nos aînées… et aux autres.

USA:  le marché de l’or vermeille

 

 

La Colombie autorise l’exportation de cannabis thérapeutique

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Vendredi 23 Juillet, la Colombie a autorisé la production et l’exportation de fleurs de cannabis à visée thérapeutique. La décision arrive alors que plusieurs pays d’Amérique du sud ont déjà largement assoupli leur législation afin de ne pas rater l’opportunité économique de la décennie.

C’est lors de la visite d’une entreprise de cannabis thérapeutique à Boyaca que le président Colombien Ivan Duque a annoncé la levée de l’interdiction d’exportation de fleurs de cannabis. Cette évolution de la réglementation, qui peu paraître anecdotique, est pourtant l’annonce de grandes évolutions à venir dans le pays.
« La Colombie devient un acteur majeur sur le marché international » a alors estimé le président Duque, et non sans ironie  « Nous avons un environnement, des connaissances, du talent et désormais des règles » .

« Nous entrons par la grande porte sur le marché international » 

La Colombie a légalisé la production de cannabis à visée médicale en 2016, mais n’autorisait jusqu’à présent que l’exportation de teintures et extraits. Un manque à gagner certain puisque la vente de fleurs représente 53% du marché légal du cannabis thérapeutique dans le monde.

La nouvelle réglementation autorise également la culture de « dérivés non psychoactifs » à partir de la plante, comme le CBD.
« Nous ne sommes plus uniquement focalisés sur le pharmaceutique. Nous commençons aujourd’hui et comptons faire beaucoup plus, que ce soit dans les cosmétiques, les aliments, les boissons ou d’autre produits qui connaissent un essor notable dans plusieurs pays »  expliquait le Président, laissant entendre que la loi pourrait encore évoluer vers un cadre plus permissif.

Le président colombien Ivan Duque (à gauche) lors de sa visite à l’entreprise de production de cannabis thérapeutique Clever Leaves à Boyaca, le 23 juillet 2021. (Crédit Présidence Colombienne/AFP)

Après l’Uruguay, la Colombie?

Fabian Currea, directeur des cultures, expliquait à l’AFP que ces nouvelles dispositions  « nous donnent la chance d’explorer de nouveaux marchés et de profiter des faibles coûts de production de la plante en Colombie. A l’heure où de nombreux Etats sont demandeurs et démontrent que la légalisation est bénéfique, il serait dommage de rater une telle opportunité. Cette disposition aidera également à contrôler le marché informel des produits frauduleux  » a-t-il conclu.

L’Argentine, l’Équateur et le Pérou ont également légalisé récemment la production de marijuana à des fins médicales.
Alors que l’Amérique du Nord est en passe d’être le premier continent à avoir complètement légalisé  le cannabis (Le Mexique à dépénalisé son usage, au Canada, l’herbe est légale depuis 2018 et aux Etats-Unis, pas moins de 17 Etats ont déjà enterré la prohibition) et que l’Uruguay s’apprête à fêter une décennie de légalisation, plusieurs pays d’Amérique du Sud sont en train de changer de politique sur le cannabis, ne serait-ce que pour des raisons commerciales..

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