Agriculture

Quand l’Amérique encourageait la culture du chanvre pour gagner la guerre.

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Hemp for Victory, ou l’incroyable documentaire commandé par le gouvernement US afin de louer les vertus du chanvre. Sorti durant la seconde guerre mondiale, le film explique comment faire pousser du cannabis pour soutenir l’effort de guerre. Retour sur une période où la belle plante était un des étendards de la lutte contre le totalitarisme nazi et les velléités impérialistes nipponnes.

1942. Les Etats-Unis, KO-debout après l’anéantissement de leur base navale de Pearl Harbor rentrent du jour au lendemain en guerre contre le Japon et l’Allemagne.
Pris de court, l’administration Roosevelt se heurte à un gros soucis logistique : le pays de l’oncle Sam ne dispose pratiquement d’aucun moyen de production pour fabriquer cordes, toiles et textiles -pièces essentielles à la machine de guerre-, la plupart des fibres étant importées.
Face à la crise, le gouvernement n’aura d’autre choix que d’opérer un virage à 180 degrés quant à sa position sur le chanvre.
Car c’est ce même gouvernement qui avait tout fait pour freiner son essor commercial au niveau fédérale, en imposant en 1937 une très lourde taxe sur la production de chanvre, AKA cannabis.

Supervisé par l’USDA (United State Department of Agriculture), ce précieux segment de 13 minutes a été commandé afin d’encourager les agriculteurs à cultiver du chanvre pour soutenir l’effort de guerre. Nourri de louanges à l’égard du cannabis, d’explications sur la façon de le faire pousser et déclinant toutes les utilisation possibles que l’on peut en tirer, tout y est pour faire de l’agriculteur américain lambda un pro de la culture de chanvre.
Pendant près d’un demi-siècle, le documentaire restera des plus confidentiels. Le gouvernement des États-Unis allant jusqu’à nier avoir commandé un tel film .Les activiste Jack Herer et Marria Farrow réussiront à s’en procurer une copie en 1989, pour la dispatcher ensuite dans les milieux militants et le Congrès Américain. Sacré Jack!

 

 

Algoflash, des engrais très Weed-friendly.

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La célèbre marque d’engrais Algoflash propose en France une gamme «  plantes médicinales et aromatiques ». Soit trois produits qui, malgré les fumeux efforts de l’équipe marketing pour ne pas trop en dire sur la vraie cible, sont clairement destinés à la culture de weed. A la conquête (discrète) du homegrowing dans l’Hexagone?

En France, faire germer une graine de chanvre est interdit. Une disposition du code Pénal qui n’empêche pas le pays de compter plusieurs dizaines de milliers cultivateurs opérant dans l’illégalité. De l’étudiant aux trois plans dans un placard au quadra’ qui fait pousser sa beuh bio en Provence en passant par la bande de potes qui se ferait bien un billet en fumant gratuit, le marché de la micro-production n’a jamais compté autant de clients. Un marché de la botanique stupéfiante qu’Algoflash compte bien pénétrer en douceur (faudrait pas non plus se griller ou sombrer dans l’incitation)  avec trois produits. Trois essentiels couvrant le B.A-BA de la culture cannabique : un engrais de croissance, un engrais pour la floraison et un terreau light. Un rapide examen du visuel et de la fiche technique ne laisse planer aucun doute: le très bien nommé  Algoflash et son nain de jardin s’adresse au homegrower en herbe!

 

 

 

 

Sur l’étiquette, le prometteur engrais de croissance nous promet des tiges vigoureuses et feuillage dense…on oubliera le thym et la ciboulette, la sarriette ou l’aneth.

 

Ze docu: « Solutions locales pour un désordre global » de Coline Serreau

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La séance du dimanche, à regarder en vacances ou fin de week-end, c’est  « Solutions locales pour un désordre global », de Coline Serreau. Sorti en 2010, la réalisatrice en parlait ainsi: « Avec ce film, je montre qu’il existe partout dans le monde des gens qui, sans se connaître, font la même chose, ont la même philosophie de vie et les mêmes pratiques envers la terre nourricière. Mettre en lumière cette universalité des solutions, tout autant que leur simplicité, c’était vraiment le but.»

Bonne séance!

 

 

HpLVd, le virus qui menace les plantations de weed aux Etats-Unis

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En Californie, les plantations de cannabis commencent à être frappées par un virus fatal, le HpLVd.  Et là, pas de vaccin.

Vous avez aimé la Covid-19 ? Vous adorerez la HpLVd. D’accord, c’est un peu plus compliqué à prononcer avec un masque. Mais il va falloir, pourtant, s’intéresser à cette cochonnerie microscopique qui menace les plantations de cannabis, notamment californiennes. Même si l’ampleur de l’attaque reste difficile à évaluer. Le viroïde latent du houblon (le déroulé du HpLVd) est, comme son nom l’indique, un viroïde que l’on a découvert sur la plante favorite des amateurs de bière. Le viroïde est une curieuse bestiole.

Vieux comme la vie

Probablement né avec la vie, le viroïde est un ARN (l’acide ribonucléique est utilisé dans les cellules comme intermédiaire des gènes pour fabriquer les protéines dont elles ont besoin) tout nu. Ses petits brins se baladent dans la nature et, notamment sur les plantes. Plus petit que le plus petit de ses cousins, les virus, le viroïde peut infecter ses hôtes de façon asymptomatique, comme pour le houblon, ou leur flanquer de sales maladies. C’est malheureusement le cas pour notre cannabis.

Maladies opportunistes

Comment reconnaître des plants infectés par le HpLVd ? A leur petite mine : ils poussent plus lentement, produisent moins de fleurs et de résines que des plants en pleine santé. Affaiblis par l’agent infectieux supposé pour le cannabis (PCIA, comme on dit au Québec), les pieds de cannabis peuvent aussi être la cible d’autres injections opportunistes : maladies cryptogamiques, par exemple.

Pas de traitement

Peut-on soigner un plant infecté ? Ne faisons pas durer le suspens, la réponse est non. Certains préconisent un badigeon à l’eau de Javel. Pas certain que ce soit idéal pour maintenir la qualité de la weed. Comment se propage la sale bête ? Ce sont, probablement, les pépiniéristes qui, en clonant ou en bouturant des plans infectés asymptomatiques, contribuent à la dissémination des viroïdes. Ne pas désinfecter ses sécateurs peut aussi favoriser la contamination. Vous voilà prévenu.

Jardins associatifs: le plusieurs power

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Et si le luxe c’était un petit coin de verdure ? Dans nos villes grises et bétonnées, une révolution écologique se met en place : les jardins associatifs.
Des espaces communs, qui sont présents dans le monde entier et qui sont aussi écologiques que sociaux. Zeweed vous présente ces espaces verts qui appartiennent à tous ceux qui en prennent soin.

Chez nos amis Français, cette initiative date de la fin du XIXème. Les jardins ouvriers (qui changeront de nom après la seconde guerre mondiale pour devenir des “jardins familiaux”) sont des oasis de verdure mis à la disposition des classes populaires par les municipalités.
L’idée est d’offrir une plus grande égalité sociale, les espaces verts étant jusque-là réservés aux plus aisés, qui peuvent s’offrir des maisons avec jardins, des résidences secondaires et des départs à la campagne.
Alors que la nourriture manque, c’est le jardin qui offre à l’ouvrier de quoi nourrir sa famille… Tout en l’éloignant des lieux de débauche, comme le cabaret dans lequel il dépense tout son solde.
Derrière un progressisme certain, des relents de paternalisme s’échappent malgré tout du compost primordial du concept.
De nos jours, l’esprit du jardin communautaire subsiste. Dans certains quartiers populaires, comme à Font-Vert à Marseille, ces espaces sont parfois à l’origine d’une véritable métamorphose dans la communauté qui les héberge. C’est ce que montre un reportage extrait d’une émission de nos confrères de France 2, diffusé en 2016 :

 

Le jardin associatif y est à la fois la source d’échanges (chacun apprenant aux autres les techniques et les bonnes pratiques qu’il a acquises précédemment), d’économies (les habitants du quartier ayant accès à des légumes frais à moindre coût) et il noue même un tissu social, comme le montre le méchoui à la fin de la vidéo.
Une petite fête qui sert de “récompense”, pour féliciter les bénévoles de leur travail sur le jardin, toute une année durant.

Différentes configurations existent, l’association Le jardin des possibles propose, de son côté, une version hédoniste et focalisée sur le développement durable : le jardin partagé.
Sur les terres d’un couvent à Royan, en France, les bénévoles montent de véritables œuvres vertes, réminiscentes des jardins à la française ; et ils ont aussi la possibilité de cultiver leur propre arpent de terre (sous la supervision d’un jardinier plus aguerri).
Autour de ce jardin, des événements culturels sont montés, comme des expositions, des ateliers de yoga et des initiations pour les plus jeunes.
En sensibilisant les enfants à ce qu’apporte la nature, c’est un véritable cercle vertueux qui se met en place pour le bénéfice de toute la communauté.
Leur jardin permet aussi de diminuer la masse des déchets de la commune, puisqu’un espace de compost ouvert à tous permet de jeter les restes de nourriture, pour en faire de l’engrais.


On retrouve des projets similaires en Belgique, en Allemagne, au Canada, au Japon et en Angleterre, mais mon préféré est sans hésiter le plus poétique de tous, à Paris.
Dans la petite ceinture (qui était auparavant réservée aux trains qui faisaient le tour de la ville, jusqu’en 1934) de nombreuses parcelles ont été aménagées par des associations de quartier dans les 14ème et 18ème arrondissements de Paris. 
Un espace longtemps laissé à l’abandon, qui est devenu un poumon salutaire pour la ville lumière.
Qui a dit qu’on ne pouvait pas rendre les transports en commun agréables ?

Biodiversité : on a oublié la bouffe !

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Notre modèle alimentaire, souvent très carné, pèse bien trop lourdement sur la planète.

Incroyable mais vrai : les politiques  se préoccupent de la biodiversité. A travers l’écran, j’en vois qui sourient. Et pourtant. Du 17 au 30 mai prochains, si la pandémie nous laisse un répit, les représentants d’une grosse centaine de gouvernements se réuniront à Kunming (Chine). But de ce sommet mondial : fixer les objectifs de préservation de l’environnement pour la décennie qui s’ouvre. Cette 15e réunion des parties à la convention pour la diversité biologique de l’ONU (la COP 15) devrait inciter les Etats à protéger, collectivement, 30% des terres d’ici à 2030. Seule façon, estiment les scientifiques, de freiner l’érosion de la vie sauvage. Et le plus tôt sera le mieux.

Biodiversité en recul

Publié par le WWF, le 10 septembre dernier, le rapport « Planète vivante » dresse un terrible bilan de nos activités. Entre 1970 et 2020, 68% des populations de vertébrés ont décliné. Les animaux des espaces lacustres paient le plus lourd des tributs : 84% des vertébrés des zones humides, lacs et rivières sont en recul. La situation la plus critique se situant dans les régions tropicales des Amérique.
Parlons un langage compris de tous : ces disparitions ne sont pas gratuites. Selon le WWF, la destruction des écosystèmes, des plantes et des animaux coûte chaque année 479 milliards de dollars. Paradoxe : ce montant correspond à celui des subventions octroyées par les Etats aux producteurs d’énergies fossiles.

Place au bœuf

Les causes de ce désastre sont connues : l’urbanisation galopante, le développement des infrastructures, l’appétit des industries extractives. On oublie trop souvent le rôle joué par l’agriculture. Et donc par notre alimentation. Un seul exemple : l’élevage. Environ un quart des terres émergées servent, directement ou indirectement, à nourrir les bêtes que nous élevons pour la viande. Plus nous mangeons de bidoche (ce qui est bien parti), plus nous avons besoin de terres nouvelles. Nous les trouvons souvent dans les massifs forestiers.

Climat et déforestation

La FAO a fait le calcul : ces centaines de millions de bestiaux rejettent plus de 2,5 milliards de tonnes par an de gaz à effet de serre, soit 5% des émissions d’origine humaine. En consommant toujours plus d’espace naturel et en contribuant au renforcement de l’effet de serre, l’élevage participe bien à l’érosion de la biodiversité. Ne rien changer à notre modèle alimentaire, voire l’exporter dans des pays en développement, c’est participer à la déforestation de l’Amazonie (le Brésil est l’un des principaux producteurs mondiaux de viande).
Le 21 septembre, un collectif d’ONG a menacé le groupe Casino d’une action judiciaire. Les 6 associations reprochent au distributeur français d’acheter de grandes quantités de viande bovine à des fermes industrielles brésiliennes ayant déforesté illégalement 4 500 hectares de forêts amazoniennes.

Touche pas à mon bol

S’ils sont prêts à accepter la protection (plus ou moins stricte) de 30% des terres émergées, les diplomates de la biodiversité ne sont pas prêts à négocier le contenu de notre bol alimentaire. Dans les ministères de l’agriculture des pays de l’Union européenne, on réfléchit plutôt à la prochaine politique agricole commune. En Inde, en Australie, au Brésil, en Nouvelle-Zélande et aux Etats-Unis, on s’acharne à produire toujours plus de viande bovine pour l’export.
Allons-nous sacrifier au burger nos derniers espaces naturels ? Peut-être pas. En Amérique du nord, en Europe et en Chine, des producteurs de viandes artificielles pointent le bout de la fourchette. Nombre d’entre eux financent des associations favorables au bien-être animal et à la culture vegan. Bon appétit.

 

Comment les cannabiculteurs californiens s’adaptent au feu du réchauffement

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L’allongement de la saison des feux dans l’Ouest américain oblige les planteurs à s’adapter pour protéger leurs plantations.

On dit souvent des forêts méditerranéennes qu’elles ont besoin du feu pour vivre. C’est, en partie vrai. Certaines variétés de résineux profitent des incendies. Les flammes éradiquent leurs concurrents et font éclater les pignes, répandant aux alentours les graines qui coloniseront l’espace brûlé.
Dans l’Ouest américain, les planteurs de cannabis ne profitent pas des incendies : ils les subissent. Et doivent désormais s’adapter à cette nouvelle donne climatique. En réchauffant le climat de la Californie, notamment, le changement climatique a réduit les précipitations et accru les températures.

Un risque qui s’accroît

Déjà minée par l’urbanisation, la forêt y est plus fragile et brûle plus facilement. Dans les années 1970, la saison annuelle des incendies californiens durait 140 jours. Depuis le début du siècle, on approche des 230 jours par an. Selon les statistiques des pompiers californiens, 17 des 20 plus gros incendies répertoriés depuis le début du XXe siècle se sont produits entre 2003 et 2020.

Souvent installés dans des massifs forestiers ou en lisière de bois, les cannabiculteurs de Californie, de l’Oregon et de l’Etat de Washington commencent à s’adapter. En empruntant une technique simple aux gestionnaires de réseaux électriques : on éloigne la forêt.

Cordon sanitaire

A coup de tronçonneuses, ils établissent un cordon sanitaire entre les arbres et les plantations. Ce défrichement préventif évite ou ralentit la propagation des flammes. Lorsque le risque d’incendie est élevé, certains n’hésitent pas à réaliser des pare-feux d’une quinzaine de mètres de large tout autour de leur propriété. La sécurité y gagne ce que perd l’aménagement paysager.

Comme le font les forestiers dans certains pays méditerranéens, on dispose aussi des réserves d’eau aux quatre coins des exploitations. En cas d’incendie, la lutte contre les flammes sera ainsi plus rapide et donc plus efficace. Certaines plantations sont aussi équipées de sprinklers. La diffusion d’eau par microgouttelettes entrave la diffusion du feu et abaisse la température ambiante. Attention, toutefois, à disposer dans ce cas d’un générateur d’électricité de secours pour alimenter les pompes en cas de coupure de courant.

Sprinklers et jets d’eau

Last but not least : les planteurs dotent aussi les cheminées de leur ferme d’un chapeau en zinc. L’esthétique n’a rien à voir là-dedans. En coiffant ainsi leur cheminée, ils empêchent d’éventuelles retombées de brandons à l’intérieur de la maison : un risque d’incendie en moins.

Après le passage du feu, un impératif : laver les plants avec un jet d’eau. L’accumulation des cendres sur les feuilles peut favoriser la contamination des plants par des métaux lourds que l’on retrouverait dans les produits finis.

Biden: environnementalement correct ?

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Contrairement à Donald Trump, le prochain président des Etats-Unis a un programme environnemental. Et il est plutôt enthousiasmant.

Il n’est encore officiellement élu, mais à l’heure où nous mettons en ligne, Joe Biden dispose déjà du soutien de 290 grands électeurs sur les 270 nécessaires pour assurer son accession à la Maison blanche.
Ne restera plus que la formalité de la passation de pouvoir en 2021 et le vote des grands électeurs mi-décembre pour qu’il devienne, sans contestation aucune, le 46ème président des Etats-Unis.

Carbon Market
Est-ce une bonne nouvelle pour l’environnement. Bonne question, je vous remercie de me l’avoir posée. Dans sa longue vie parlementaire (sa première élection date de 1973 !)  Joseph Robinette Biden ne s’est pas beaucoup intéressé aux questions vertes. A ceci près qu’il fut l’un des rares sénateurs à voter en faveur de la création d’un système américain d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre, le fameux marché du carbone. Sans succès.

Back to Paris
Dans ces mois de campagne acharnée contre Trump, le négationniste du réchauffement, le challenger démocrate s’est découvert une fibre verte. Et n’a pas hésité à défendre un programme qui n’a rien de déshonorant. Première promesse : s’il est élu, Joe s’engage à faire réintégrer les Etats-Unis dans l’accord de Paris sur le climat. Ce qui ne l’oblige à pas grand-chose d’autre que de produire, tous les 5 ans, une politique climatique un peu améliorée d’une fois sur l’autre.

Carbon Neutral
Est-ce encore bien utile ? Là encore, bonne question. Ces dernières semaines, l’Union européenne, le Royaume-Uni, le Japon, la Corée du sud ont annoncé vouloir viser la neutralité carbone à l’horizon de 2050. La Chine suivra le mouvement avec 10 ans de retard. La neutralité carbone en 2050, cela convient parfaitement à Biden. Le président presque élu propose d’ailleurs à cette échéance la production d’énergie américaine soit totalement propre. Ce qui suppose de construire beaucoup de centrales nucléaires, solaires et éoliennes d’ici là. En 2019, les énergies vertes ne produisaient que 11% de l’énergie primaire consommée par l’Oncle Sam.

Green New Deal
La grande affaire du successeur annoncé de Donald Trump sera le lancement de son plan de relance post-Covid. Doté de 1 700 à 2 000 milliards de dollars (selon les versions) de fonds fédéraux, ce Green New Deal espère susciter trois fois plus d’investissements privés afin de rénover les bâtiment (qu’ils soient plus sobres), moderniser les réseaux d’électricité, produire plus d’énergies renouvelables, développer le marché des voitures électriques.

Corn belt
Pour alimenter les moteurs thermiques qui continueront d’équiper camions, bateaux et avions, l’ancien vice-président de Barack Obama entend doubler la production d’agrocarburants, au grand bénéfice des planteurs de maïs américains. Pour accélérer la transition énergétique de l’Hyperpuissance, Washington créera une agence une agence de développement de technologies sur l’énergie et le climat, un peu comparable à la Darpa qui imagine les armements du futur pour le compte du Pentagone.

Nuke is good
Sa feuille de route est déjà écrite : les recherches devront prioritairement porter sur les systèmes de stockage d’énergie (utile si l’on veut développer les énergies intermittentes comme l’éolien ou le solaire), les petits réacteurs nucléaires, les bâtiments neutres en carbone, la production de matériaux décarbone ou les fluides réfrigérant ne réchauffant pas le climat.
Lors d’un débat avec le président en exercice, Joe Biden a aussi promis d’interdire l’accès des terres fédérales aux compagnies pétrolières et de réduire les subventions à la production d’hydrocarbures. Ce qui, curieusement, ne l’a pas pénalisé dans les Etats les plus producteurs d’huile et de pétrole de schiste.

 

This Australian Cannabis Company Is Developing A Cannabinoid-rich Feed For Horses.

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Medicinal Organic Cannabis Australia, or MOCA, is leading the way in the cannabis industry Downunder, partnering with one of Europe’s largest livestock feed producers to launch a new line of cannabinoid-rich feed for high-value horses. 

“We’ve just finished harvesting,” Alessandro smiles into the camera. “We’re very hands-on. We think that’s important.”
Alessandro Sorbello is the CEO of Medicinal Organic Cannabis Australia (MOCA), the country’s first organic medical cannabis company.
He took my video call from MOCAs new 18,000m2 organic cannabis farm, tucked away in an agricultural district of Sardinia, Italy.
“Our land and the land surrounding it are organic and have been for years,” says Alessandro.
Together with his business partner, Emanuela Ispani, Alessandro started MOCA in 2017, only months after the Australian Parliament legalized the cultivation of cannabis for medicinal and scientific purposes

Alessandro Sorbello

Prior to that, neither Alessandro nor Emanuela knew much about cannabis.
“I just thought it was a plant, something you got in a little plastic bag from a guy at the pub,” Alessandro laughs.
For 11 years, he worked as a Cultural Attache to the Italian Ministry of Foreign Affairs, helping to establish trade between Australia and Italy.
Emanuela, on the other hand, has a degree in robotics engineering and worked with the Queensland State Government’s Department of Science, IT, and Technology.
“It was time for a change,” says Alessandro. “When cannabis came along, it got very interesting very quickly.”
As soon as legislation changed in Australia, Alessandro and Emanuela started researching what they needed to do in order to get licensed to work with cannabis Downunder.
They also traveled to places where cannabis was already legal and reached out to experts like Raphael Mechoulam and Arno Hazekamp to learn more about the cannabis plant and the industry being built around it. 


“When we learned and figured how  the endocannabinoid system really works,  that was the key. We then realized this was a product that everyone could benefit from and that would grow exponentially,” says Alessandro.
Unfortunately, the two quickly learned that cultivating cannabis in Australia wasn’t going to be easy, given the infancy of the industry, the country’s tight regulations, and high costs.
“From the beginning, we’ve been set on bringing down the costs of medical cannabis to make it more accessible. We didn’t want to produce a top-end medicine only available to those who could afford it,” says Alessandro.
That’s when Alessandro and Emanuela decided to look to their home country.
“In Italy, cannabis is treated essentially like any other agricultural crop. Italy was also the second-largest hemp producer in Europe up until the 1940s, so even though several generations have since passed, there’s still a strong connection with hemp here” explains Alessandro. 

MOCA’s Greenhouse, quite a surface to grow in…

By setting up their cultivation facility in Sardinia, Alessandro and Emanuela got the chance to work hands-on with local farmers to produce a product that meets their high standards.
“Organics is at the core of our business. Any chemicals, dust, or other toxic compounds that come into contact with the cannabis flower end up in the final product, the medicine,” says Alessandro.
“We believe there’s no place for chemicals (from pollution or pesticides) in herbal medicine. Given the importance of the endocannabinoid system for health, if you deliver toxic compounds into the body via the ECS, there’s a lot of risk to do more harm than good,”.

Inside view of Alessandro’s Greenhouse.

Today, MOCA has a range of over 20 products approved by the AustralianTherapeutic Goods administration.
The company also just finished it’s first run of crowdfunding to help kickstart its manufacturing and, to top things off, is celebrating a new partnership with Sarda Sementi, one of Europe’s largest livestock feed producers.
Together, Sarda Sementi and MOCA have developed a brand-new line of cannabinoid-rich feed for high-value horses.
“We’ve been working with animals for the last 12 months and seen some remarkable results,” says Alessandro.
In one of MOCAs trials, a participant started giving CBD oil to her 18-year-old dog who suffered from heart tremors and epilepsy. Both the owner and her vet couldn’t believe how effective the oil was in treating both the dog’s seizures and reducing its heart tremors. 

Alessandro, happy & outdoor.

“We’re extremely encouraged by these kinds of examples and other research into CBD for animals. Studies have shown, for example, that cannabis is a very effective appetite stimulant, and we believe that could revolutionize the livestock industry, giving farmers a natural alternative to steroids and hormones to help their animals grow faster,” says Alessandro.But besides cannabis’ unique potential as a medicine, supplement, and food, Alessandro is also motivated by something a lot more personal.
His father suffered severe head trauma at a young age due to a motorcycle accident that left him in a coma for a week.
“When you’d meet my father, you’d never imagined he’d had an accident.,” explains Alessandro.
As he got older, however, the damage from the accident became much more visible.
“After seeing the damage to my Dad’s brain from a brain scan, I asked his specialist what we could do. He answered ‘just enjoy him’.”

Years after his father’s death, Alessandro learned that the US government has patented the use of cannabinoids as neuroprotectants.
“It’s very sad to see someone go through the loss of their mental acuity, and I would have loved to see whether cannabis could have helped my Dad, because I believe it could have,” says Alessandro.
But without focusing too long on the what-if’s and should-have’s, Alessandro considers himself lucky to be in a position to drive change in how we see and use cannabis.
“We’re proud to be part of the change to make cannabis more affordable and more accessible,” he says.
“Because we believe cannabis essentially could be for everyone and has the potential to heal people, animals, and the plant.”