Que nous apprend la couleur de la weed ?

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Que l’on parle de sa parure ou des effets qu’elle procure, une chose est claire : la weed offre une très large palette de couleurs. Au sens propre, les teintes vont du vert clair borderline fluo au violet en passant par le bleu gris ou le rose (oui oui). Mais au-delà de ces magnifiques couleurs arc-en-ciel, que cachent, over the rainbow, les différents pigments renfermés par la belle plante ?

Un phénomène assez répandu consiste à croire que de la couleur de la weed  indiquerait son taux de THC et donc sa force.
Hélas, les couleurs n’ont pas grand chose à voir avec la puissance qu’aura votre ganja. Elles peuvent en revanche être la manifestation de certaines propriétés psycho-actives. Explications:
Les jolies teintes dont se pare Marie-Jeanne sont dues à une réaction photochimique, dont le réactif est l’anthocyane, un flavonoïde aquasoluble qui manifeste sa présence et son intensité en pigmentant de tel ou tel couleur l’Herbe.

Hors, plusieurs facteurs déterminent l’intensité et la nature de cette coloration cannabique:

Le PH de l’eau
Une eau alcaline (Ph 6.5 et plus) fera virer le plan vers des teintes bleues, pourpres ou violettes. Pour un PH acide, en dessous de 6.5, le plan tirera vers le vert clair et le rouge (sur les têtes).
Ce principe de pigmentation induite par le PH des aliments donnés à la plante se retrouve dans les anthocyanes de fruits et  légumes tels que les grenades, les prunes, les aubergines ou les myrtilles.

La température durant la culture
À ce paramètre il faudra ajouter la température, qui plus elle est fraiche, foncera la couleur de la plante vers le bleu/violet . Une réaction due à la déficience en chlorophylle induite par un (petit) choc thermique négatif.
Un phénomène qui peut être observé sur les weed cultivées en extérieur et récoltés en automne
Avec une baisse des températures et une réduction du cycle de lumière, d’autres couleurs commenceront à apparaître, imitant le changement de saison qui tend vers le foncé.

Les gènes
Évidemment, la couleur dépend aussi en partie des gènes de la variété de cannabis, de leurs composés photochimiques.
Par exemple, l’anthocyane produit le bleu et le violet. L’anthoxanthine, elle, produira des couleurs crème et blanches. Les caroténoïdes  offriront des teintes tirant vers le jaune et l’orange alors que le lycopène produira des tonalités rouges. Sans oublier  évidemment la plus connue: la chlorophylle, qui génère les pigments vert présent dans toutes les plantes… vertes.
C’est en général quand les plants arrivent à maturation (la récolte), que cette  photochimique propre à chaque phénotype commencera à se développer révélant ainsi les différentes couleurs que chaque variété peut offrir.

Ces composés photochimiques affectent le goût, la couleur et l’odeur des fruits et des légumes, et aussi bien sûr, du cannabis.
Certains scientifiques pensent qu’il y a une connexion entre les composés photochimiques, leurs antioxydants et les bienfaits pour la santé fournie par la consommation de chou, d’oignons rouges et de framboises.
Il en va de même pour la weed.
À quand une classification des effets de la weed par couleur et les dispensaires qui proposeront des bleues, pourpres,  vertes ou rouges  à la place d’indica, sativa, hybride ou CBD ?

 

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Journaliste, peintre et musicien, Kira Moon est un homme curieux de toutes choses. Un penchant pour la découverte qui l'a amené à travailler à Los Angeles, New York ou Londres pendant une dizaine d'années. Revenu en France, l'oiseau à plumes bien trempées s'est posé sur la branche Zeweed en 2018. Il en est aujourd'hui le rédacteur en chef.

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