Jack Black, hard rock & sweet ganja

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Bien qu’encore décriée, l’herbe peut se targuer d’avoir un certain nombre d’ambassadeurs parmi les figures médiatiques. Acteur, vidéaste et rockeur de talent, cette semaine on revient sur le personnage déluré de Jack Black !

Un rockeur à Hollywood

Jack Black (Aka Jables, JB ou Jablinsky) fait partie de ces énergumènes qu’il aurait fallu inventer s’ils n’existaient pas. Né à la fin des années 60 en Californie, Black se dirige instinctivement vers la comédie en intégrant une troupe de théâtre. Il démarre réellement sa carrière sur grand écran dans les années 90 grâce à des rôles plus ou moins principaux dans Demolition Man, Waterworld ou encore Disjoncté. En parallèle de ces premières expériences, JB va monter le projet qui l’a réellement fait connaître : Tenacious D.

Accompagné par Kyle Gass (Aka KG ou Kage), son acolyte de toujours rencontré il y a des années dans la troupe de théâtre à laquelle ils appartenaient, Jack Black met en place Tenacious D qui apparaît comme un groupe de métal acoustique et comique. Ils débutent sans prétention dans des bars alors qu’ils n’ont même pas donné de nom à leur projet. Lors de leur premier concert, ils demandent au public de choisir entre plusieurs propositions pour au final, s’appeler Tenacious D sans que ce soit plébiscité par les spectateurs. Dès le départ, Jables n’en a rien à foutre et il l’assume !

Tout va s’accélérer pour les D lorsque HBO va repérer les deux compères et leur proposer une mini-série. Sous un format court, la série va raconter l’histoire fictive d’un groupe bien réel. Dans un registre humoristique et musical, Jack Black développe la création du meilleur groupe du monde (le sien) à travers des péripéties plus barrées les unes que les autres.

Diffusé en 2000, le show connaît un petit succès qui va leur donner envie de se produire en concert avec les nouveaux morceaux de la série. Ainsi, ils font la rencontre de géants du milieu comme Dave Grohl (ex-batteur de Nirvana) qui va leur offrir la première partie des Foo Fighters, c’est le début de la gloire pour JB et KG.

Du grand écran aux grandes salles de concert

Les choses se corsent lorsque HBO leur demande de se focaliser sur la composition musicale et de quitter leur chaise de producteurs exécutifs, ce qu’ils ont refusé. Vexé par cette demande, Jables va décider de faire sans HBO pour passer à l’étape supérieure : produire un film qui va raconter l’histoire de Tenacious D.

Tenacious D – The Pick of Destiny est probablement responsable de la découverte du groupe pour beaucoup de stoners. En effet, en plus de raconter comment les deux amis ont sauvé le monde de la destruction, il s’agit également d’un excellent stoner movie ! L’aventure est ponctuée par l’initiation à la weed de Black par Kyle Gass, ce qui donne lieu à des scènes mémorables qu’on ne peut que recommander.

Spoiler alert : le groupe va même créer la meilleure musique du monde grâce au bang du destin, on vous laisse découvrir par vous-même ce que ça implique …

L’une des particularités du film est également le côté comédie musicale. Le groupe a produit un album de 15 titres pour accompagner certaines scènes et donner de l’épaisseur à leur histoire. C’est ce savant mariage entre cinéma, métal et cannabis qui a érigé Jack Black (et par extension Tenacious D) comme le digne représentant de la weed dans le monde du métal, globalement dominé par les buveurs.
Jables est même apparu dans « Getting Doug With High », une émission dans laquelle l’interview est accompagnée de quantité d’herbe partagée entre l’invité et le présentateur Doug Benson.

Comme si ça ne suffisait pas, dans certains morceaux comme « The Government Totally Sucks » Black explique que « Ben(jamin) Franklin était un rebelle, il aimait se foutre à poil en fumant de l’herbe, c’était un génie, mais s’il était ici de nos jours, le gouvernement le baiserait à sa façon » ou encore nous invite à « fumer un gros bol de weed avec moi et K.G. » dans l’excellent « Kielbasa ».

 

 

 

The Pick of Destiny a permis au groupe de gravir les échelons de son milieu. Les plus mélomanes auront connu Tenacious D grâce au morceau « The Metal » implanté dans Guitar Hero 3 ou « Master Exploder» dans le Guitar Hero dédié à Van Halen.

Depuis, Jack Black n’a plus grand-chose à prouver. Pote avec des légendes comme Dave Grohl ou Ben Stiller, une collab avec Ronnie James Dio (illustre chanteur du groupe Black Sabbath décédé en 2010) et une renommée mondiale qui lui permet de headliner des tournées entières, l’artiste prolifique ne compte pas s’arrêter là.

Tenacious D produira par la suite deux albums dont le dernier, Post-Apocalypto, est accompagné d’un film d’animation en images fixes dessinées par JB. Bien que le résultat fasse très dessin d’enfant de maternelle, l’histoire est tellement barrée qu’on ne peut que le recommander.

De plus, la carrière d’acteur de Black ne s’est jamais arrêtée. Outre des films des années 2000 comme le King Kong de Peter Jackson ou l’excellent Rock Academy dans lequel il incarne un prof de musique qui veut apprendre à ses élèves ce qu’est le rock, il est apparu dans le Jumanji de 2017 et a même donné sa voix à Po de Kung-Fu Panda pour la VO.

Pour les accros au personnage, à sa voix, à ses mimiques et ses expressions faciales, il a également créé sa propre chaîne Youtube JablinskiGames dédiée au gaming qui apporte une nouvelle facette à cet artiste qui les collectionne.

Pour ceux qui découvrent Jack Black avec ce portrait et qui aiment le personnage, on a une mauvaise nouvelle. Tenacious D se produit de temps en temps au Canada, mais très rarement dans l’hexagone. Leur dernier concert a eu lieu le 26 février dernier dans un Zénith de Paris plein à craquer et, bien que le show fût à la hauteur de sa réputation, on aurait apprécié voir le bang du destin en live, peut-être la prochaine fois !

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Diplômé de l’ESJ, Vincent s’intéresse de près à nos cultures sous toutes leurs formes. Spécialisé dans les questions de droit internationale et les évolutions sociétales, il collabore régulièrement pour Zeweed sur ces sujets.

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