Crédits photo: Ana Bloom

Jaïs Elalouf : « Le CBD va dans le sens d’un bien-être général, d’une santé globale. »

////

Musicien et performeur cutting edge, réalisateur à ses heures et premier collectionneur français d’art psychédélique, Jaïs Elalouf nous parle de sa nouvelle passion pour le cannabidiol.

Jaïs Elalouf est un touche-à-tout hors pair, un passionné tous azimuts. Pionnier du DJVing (terme de son cru associant disc-jockey et vidéo-jockey), il a présenté dans une quarantaine de pays, sous le pseudo de Dj Oof, plus de 500 concerts immersifs mêlant musique et extraits de films, se plaçant en digne héritier électro des fameux lights shows psyché du San Francisco des sixties.
Par la suite, ce créateur inlassable a également produit une quinzaine de mixtapes éclectiques, l’album Cinémix (Universal Music) et plusieurs autres disques sous divers alias : OOF ou Lunivers, avec les single house-pop « All of us is One » – dont il a lui-même créé la pochette – et « Happy Route » (playlist Radio Nova).

Autre corde à son arc, et pas des moindres, Jaïs Elalouf est aussi le connaisseur et le promoteur le plus pointu de l’art psychédélique en France. Car voilà plus de trente ans qu’il récolte au fil de ses voyages tout ce qui a trait au sujet : affiches originales, tableaux, estampes, pochettes de vinyles, objets de toutes sortes, planches de dessins des années 60, qu’il accumule chez lui et expose actuellement dans le cadre d’une galerie éphémère située aux abords de la Cité des sciences de la Villette.

En attendant de trouver un lieu permanent pour son musée psychédélique, il organise des évènements et accueille les visiteurs dans ce cadre aussi flashy que convivial, entre deux infusions de sa nouvelle marotte : le CBD.
« Je m’y intéresse depuis un peu plus de deux ans, confie-t-il. Cela a été une vraie découverte pour moi. Je suis quelqu’un de sociable, je sors beaucoup dans des concerts, des vernissages, des fêtes de toutes sortes, et ce que je n’aime pas avec le cannabis et l’alcool, c’est que lorsque tu en prends, tu n’es plus sur la même longueur d’onde que ceux qui n’en ont pas pris. »
Jaïs est à ce point convaincu des vertus du CBD qu’il en propose désormais aux visiteurs de son Centre d’Art Psychédélique

 

Ses autres multiples activités sont aussi régulièrement ponctuées par une bonne cigarette de Cherry pie. Celles-ci, d’ailleurs, sont indissociablement associées à son dernier titre, Métaphysique.
Sortie le 10 novembre 2021, cette composition planante est une invitation parfaite à la méditation. Une délicieuse fusion trip hop indiens et rythmique jazz, où l’auditeur avisé reconnaîtra la voix de Mike Ladd, maître du spoken word américain.
« Bien sûr, il m’arrivait d’en fumer en studio, durant l’enregistrement, poursuit-il. J’avais le goût et le parfum du Cherry pie sans me mettre la tête à l’envers. J’avais l’esprit clair pour travailler le mieux possible, et en même temps un petit effet relaxant très agréable qui convient parfaitement à l’esprit de ma musique ! »
Jaïs reconnaît par ailleurs que les vertus du cannabidiol s’accordent on ne peut mieux à sa conception du monde. « J’ai toujours ressenti un lien très fort avec la nature. Je crois que nous sommes un élément, aussi petit soit-il, d’un tout cosmique, et qu’il faut respecter notre corps, tout comme il faut respecter la planète dans laquelle on vit. Or le CBD, pour moi, cela va dans le sens d’un bien-être général, d’une santé globale. »

Avant de quitter son Centre d’Art Psychédélique et filer peaufiner ses ultimes compositions dans son studio d’enregistrement niché au cœur de Paris, Jaïs tient à souligner une dernière chose : « Ce qui m’a définitivement converti au CBD, c’est aussi que j’ai été un témoin direct de ses effets inespérés contre certaines pathologies. J’ai un ami proche qui souffrait de l’arthrite, et ça a changé sa vie. Il m’a confié que sur une échelle de 1 à 10 de la douleur, il était passé de 10 à 2 ! Et puis, ma colocataire un peu dépressive s’y est mise elle aussi. Cela a eu sur elle un impact extraordinaire, et sans les effets secondaires des antidépresseurs et autres anxiolytiques… Quant à moi, qui suis un couche-tard, je ne me suis jamais aussi bien endormi que depuis que j’en consomme régulièrement ! »

Crédits photo: Ana Bloom
close

Ne ratez rien de l’actualité du chanvre et du CBD, inscrivez-vous à la Zeweed Newsletter!

Journaliste adepte des Beaux-arts et des Belles-lettres, cinéphile invétéré et lecteur obstiné, Hugues est né au Vietnam, a grandi en France et espère peut-être un jour mourir en Italie. D’ici là, rien ne l’empêchera d’attirer l’attention du lecteur bienveillant sur ce que le monde et les hommes peuvent receler de beauté, tout en poursuivant sa quête inlassable du daïquiri Hemingway idéal.

Previous Story

Exposition au cannabis: un non-fumeur peut-il être positif à un test ?

Next Story

Ecologie et cannabis: à quand l’herbe verte?

Latest from CBD