ITW : « LE CBD SAUVE MES NUITS »

Elle s’appelle Lou-Anne, elle a 23 ans, et elle a longtemps été insomniaque.  Avant de consommer du CBD, elle ne dormait parfois que deux heures par nuit : un sommeil insuffisant pour continuer à mener ses études. Rencontre avec une réconciliée de l’oreiller.

Quand l’occasion se présentait, elle fumait du cannabis. Dans des soirées, par exemple, ou quand un ami lui tendait un joint. Mais Lou-Anne n’a jamais été ce que l’on peut appeler une consommatrice assidue. S’en rouler un n’était pas si fréquent, même si quelques effets lui plaisaient.

« J’aimais surtout le fait que ça me détende. Je remarquais que j’étais plus calme, plus posée et créative. Je dormais plus facilement aussi… » confie-t-elle.

Pourtant, l’effet enivrant du THC marque l’image du cannabis dans l’esprit de Lou-Anne : les pétards, c’est pour les soirées, ça ne peut pas avoir de vertus médicinales.  À cette période, d’importants troubles du sommeil lui empoisonnent la vie.  Fréquentes, interminables, les insomnies se répètent, et si aujourd’hui tout va mieux, c’est un peu parce que le cannabidiol est entré dans sa vie. 

En se tournant vers ce nouveau type de joints, dépourvu de THC, Lou-Anne découvre les vertus relaxantes d’une plante qu’elle peut acheter en fonction de son dosage. Bonjour et bienvenu, monsieur CBD. Selon le produit qu’elle décide de fumer, elle vise au choix un simple apaisement en fin de journée, ou bien un véritable coup de pouce à l’endormissement.
« Je considère maintenant le CBD comme une alternative aux médicaments. En ayant consommé de nombreux dans le passé, c’est difficile de trouver exactement le même effet, c’est sûr, mais je m’en rapproche avec un CBD au dosage élevé ».

Peu à peu, Lou-Anne a donc cessé toute prise de somnifères, et a continué à fumer un CBD qu’elle juge plus doux pour l’organisme que d’autres molécules, tout en étant aussi efficace face à ses problèmes d’anxiété et d’insomnie. Seul hic : de son canapé londonien, Lou-Anne rationne son CBD. Son budget d’étudiante ne lui permettant pas d’en acheter autant qu’elle le souhaiterait, ses doigts fins ne roulent pas tous les soirs. À son grand regret.

« C’est comme un produit de luxe. J’en achetais très souvent, mais maintenant, j’ai du limiter, car je trouve le produit très cher, et seul le dosage le plus élevé (donc le plus couteux) m’aide vraiment à passer le cap de l’endormissement ». Un cout qui ne lui empêche pas une consommation régulière, et qui ne freine aucunement l’explosion du marché du cannabis médical en Europe.  On estime d’ores et déjà qu’en 2028, la valeur de ce marché atteindra même les 58 milliards de dollars.

Pao