Ganja-Business : vers un New Deal?

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La grande pénurie n’aura pas lieu! Alors que certains prédisaient une longue dèche cannabique et après quelques semaines de flottement qui auront fait les affaires de certains, le marché de la weed s’est adapté, évoluant pour le meilleur. Un marché qui fait désormais la part belle aux productions indoor/outdoor locales et qui pourrait bien devenir le futur du ganja-business.

 

De la weed et du PQ!
Avec le confinement et l’angoisse de manquer, de l’Espagne à la Hollande en passant par la France, les enthousiastes de la belle plante auront, avant la mise sur pause de leur pays respectifs, amassé moult mousse verte histoire de rouler longtemps en cas de disette de la fumette. Quelques semaines après le début de la quarantaine imposée, certains petits malin profiterons d’ailleurs  de la flippe collective pour imposer des tarifs prohibitifs. Des jours heureux pour revendeurs peu scrupuleux aujourd’hui révolus. Car si dans quelques régions, la pénurie s’est fait sentir durant les premières semaines du confinement, la relève est vite arrivé. Et en l’occurrence elle est arrivée de près de chez vous.
Petites cultures indoor pratiquées à proximité des points de vente, cultures en extérieure dont les fruits (et fleurs) sont vendus avec peu ou pas d’intermédiaires et dans un proche périmètre, l’heure est aux petits producteurs. Exit les grosses structures mafieuses qui envoient des tonnes de weed sur plusieurs centaines de kilomètres et qui ont vu leurs opérations stoppés net par la crise de COVID-19. Une volonté ne plus financer de telles structures qui avait déjà, pour d’autres raisons,  fait son chemin au Mexique avant la pandémie.

A New Deal
En Europe, ce n’est pas un refus de la violence des cartels et une volonté d’avoir un cannabis « blood free » qui verra l’émergence de growers indoor/outdoor indépendants, mais la necessité de trouver de nouvelles sources d’approvisionnement proches, et donc à l’abri de l’épidémie de contrôles de police qui sévit dans les pays n’ayant pas encore légalisé l’herbe.
Une organisation plus simple, plus éthique, plus réactive, qui propose une weed aussi bon marché que clean (car à l’abris des traitements industriels réservés aux massives productions Hollandaises Belges et Espagnoles et des coûts faramineux qu’imposent de telles structures, coûts de production et de transport qui sont répercutés sur le prix final). Une tendance confirmée par nos confrères de RTL

En 1932, le fraîchement élu président Roosevelt (démocrate) proposait un « New Deal » aux américains, ruinés par la crise de 1929.
Parmi les premières mesures prises pour renflouer les caisses de l’État, aider les plus démunis et relancer l’économie US : celle de mettre fin à la prohibition sur l’alcool.
Un bon moyen d’engranger des recettes rapidement, et sans que ça fâche les concitoyens, au contraire.

Un petit siècle plus tard, et alors que nous faisons face à une crise financière au moins égale à celle de la Grande Dépression, il serait de bon ton que les gouvernement du vieux monde s’en inspirent.

 

 

Alexis

Journaliste, peintre et musicien, Alexis est un homme curieux de toutes choses. Un penchant pour la découverte qui l'a amené à travailler à Los Angeles et à Londres pendant une dizaine d'année. Revenu en France, l'oiseau à  plumes bien trempées s'est posé sur la branche Zeweed en 2018.  Il est aujourd'hui en charge du bureau français.

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