Éoliennes, l’arnaque du siècle ?

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Que sait-on réellement des énergies renouvelables ? Alors que les températures continuent de monter sur notre belle planète, ces modes de production sont devenus un enjeu vital dont gouvernements et fonds d’investissement se sont emparés. La question posée par le documentaire “Planet of the humans” de Jeff Gibb, produit par Michael Moore, est la suivante : des énergies renouvelables, oui, mais à quel prix ?

Le documentaire “Planet of the humans” est un documentaire choc parce qu’il est méticuleux et précis dans sa démarche. Le narrateur/réalisateur Jeff Gibb nous rappelle que l’écologie est un sujet déjà évoqué par Frank Capra… en 1958. En l’occurrence dans “The Unchained Goddess” un film-documentaire qui décrit précisément  les conséquences de l’effet de serre et ses causes, et ce bien avant que nous en arrivions aux niveaux critiques de ces trois dernières décennies. Jeff est un défenseur des forêts dès son plus jeune âge: il a construit sa première maison hors du système électrique en pleine forêt pour communier avec la nature, vivant d’articles sur l’écologie puis de documentaires pour dénoncer sa destruction.
Pourtant près de 40 ans après sa première action militante (du sable dans le réservoir d’un bulldozer qui avait rasé sa forêt préférée) l’écologiste dénonce le “Greenwashing” des entreprises qui de précipitent vers les énergies renouvelables pour se faire une image, à l’instar de  General Motors et sa voiture électrique, Tesla et Apple.
Trois entreprises qui affichent un objectif “zéro carbone” pour leurs productions mais qui en dépit de panneaux solaires gardent leurs usines branchées au réseau électrique conventionnel.
C’est ainsi qu’on découvre que la voiture non polluante de General Motors fonctionne avec une électricité produite au charbon et que les “grands vertueux” que sont Apple et Tesla détruisent l’écosystème des déserts pour récolter des minerais pour leur batteries avant de relâcher des déchets d’Uranium radioactifs.
Jeff Gibb dépeint un monde dans lequel le capitalisme s’est adapté à l’écologie et l’a même absorbé allant même jusqu’à utiliser l’exemple du “Earth Day”, le plus grand rassemblement écologique mondial depuis 1970, qui est dorénavant devenu une opération marketing sponsorisée par Toyota, la banque City et Caterpillar tout en fonctionnant grâce à un système électrogène au diesel.

Mais pourquoi tant de pollution si des éoliennes et des panneaux solaires sont déployés dans le pays tout entier ?

A cela, deux raisons :
– la première c’est que les Etats Unis ont moins de 1% du stockage nécessaire pour leur ressources électriques. Les centrales électriques  au charbon, nucléaires ou au Diesel continuent donc à fonctionner en renfort.
– la seconde c’est que les énergies renouvelables propres ne représentent qu’une infime minorité des énergies renouvelables utilisées.
L’Allemagne de Merkel s’est débarrassée du nucléaire mais en remplaçant la plupart par des gaz naturels et de la biomasse (la création d’électricité via la crémation d’arbres) en provenance des Etats Unis.
Le documentaire indique que moins de 5 % des ressources énergétiques allemandes proviennent du solaire et des éoliennes alors qu’un projet de terminal maritime est en projet pour décharger le gaz naturel américain.
Un gaz qu’on fait parvenir en paquebot et donc aux énergies fossiles.
Al Gore, le grand gourou de l’écologie mondiale, n’est pas épargné alors que Jeff Gibb rappelle que celui-ci a créé une société pro biomasse (la solution énergétique renouvelable la plus polluante) avec un ancien de Goldman Sachs avant de lancer son film “une vérité qui dérange”.
À en juger la censure du film par YouTube (qui a depuis été remis et qui a plus de 8,8 millions de vues) il s’agit définitivement d’une vérité qui dérange: le problème n’est pas de produire plus propre mais de consommer moins.
La décroissance est la seule solution viable.

 

Vous pouvez regarder le documentaire gratuitement ici : https://youtu.be/Zk11vI-7czE

 

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Collaborateur mystérieux à la plume acérée et a l'humour noir, Mike est notre spécialiste de la pop culture. La rumeur raconte qu'un agité bien connu des francophones se cacherait derrière ce pseudo.

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