Cannabis et Sport : Just do it.

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Bien loin de l’image d’Épinal du fumeur de joints neurasthénique se court une vie saine. Celle ou des sportifs consomment de la weed et assurent dans le meilleur esprit qui soit. Démonstration par deux.

Le premier pas consiste à dépasser les vieux clichés autour du cannabis.
De l’ado’ pâlot aux yeux cernés, scotché devant Netflix au rasta qui reprend Marley dans la rue, nous sommes imprégnés de ces stéréotypes, de ces personnages archétypaux. Des personnages et situations qui, si elles sont simples et sympas, ne reflètent que très partiellement ce qu’offre vraiment la ganja.

No dude attitude

Avery Collins, 26 ans, est ultra-marathonien, c’est-à-dire qu’il court en compétition, des distances allant de 80 à 320 kilomètres. Selon ce sportif hors-norme, le cannabis peut être complémentaire avec sa pratique sportive. “Si vous arrivez à trouver le juste équilibre, la marijuana élimine le stress de la course, explique Avery Collins. C’est aussi un remède après l’effort.” Véritable OVNI de la planète running, Collins a décidé de promouvoir sa façon « spirituelle » de faire de la course à pied, et de remplacer l’image du stoner avec celle d’un sportif proche de la nature. Notre coureur-planeur n’est pas le seul dans ce combat.

En Californie, Jim McApline, 49 ans, est le fondateur des 420 Games (prononcé four-twenty games, en hommage au 4 avril, date clé de la contre-culture cannabis aux USA). Les 420 Games sont en quelque sorte des Jeux olympiques pour les consommateurs de weed. Deux fois par an, plusieurs milliers de personnes se réunissent pour un cross de 8 kilomètres et des activités multisports ; le tout après avoir ingéré des bonbons infusés au THC ou autre space food.
Parce que oui, sport et ganja font bon ménage.
Deux exemples qui illustrent et remettent au goût du jour le vieux proverbe de Juvénal : Mens sana in corpore sano. Un esprit sain dans un corps sain .

Retrouvez notre portrait sur Matt Staud : cannabis & Jiu Jitsu

 

Journaliste, peintre et musicien, Alexis est un curieux homme curieux de toutes choses. Un penchant pour la découverte qui l'a amené à travailler à Los Angeles, New York ou Londres pendant une dizaine d'années. Revenu en France, l'oiseau à plumes bien trempées s'est posé sur la branche Zeweed en 2018. Il en est directeur des rédactions.

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