Cannabis et sommeil: ce qu’il faut savoir sur le petit joint du soir.

/

Avec ses vertus relaxantes, anxiolytiques et apaisantes, le cannabis se pose comme un merveilleux sédatif naturel. Une aide au sommeil des plus prisées puisque 65% des consommateurs y ont recours pour s’endormir. Un médicament miracle ? Peut-être, mais à condition de connaître les limites de votre corps, comme celles de mère Ganja.

 

Choisissez votre Nightcap weed.

Une idée aussi répandue que solidement ancrée en chaque enthousiaste de la weed consiste à estimer que l’Indica est la variété la plus appropriée pour tomber rapidement dans les bras de Morphée, car procurant en effet physique lourd et somnolent. C’est juste, mais pas entièrement.
Pour vous éviter des heures de recherche sur le Web, une fortune en essais plus ou moins fructueux et des nuits blanches vertes, nous avons sélectionné 5 variétés des plus efficaces en la matière.

La criticale masse : une weed au ratio THC/CBD « 1:1 », c’est-à-dire aux pourcentages de Δ-9-

Tétrahydrocannabinol (THC)et de cannabidiol (CBD) et de cannabidiole identiques. Assez légère, elle est recommandée pour les insomnies légères ou ponctuelles.

La Bubba Kush : une quasi pure Indica. Pas aussi forte en THC que ses illustres parents Bubble Gum et Kush, mais parfaite pour les cas d’insomnie plus prononcée.

Northern Light : une classique hybride de la fin des années 80. Plus forte en THC que la Critical Mass ou La Bubba Kush, cette variété s’adresse aux consommateurs plus aguerris et aux insomniaques chroniques.

God’s Gift : un cadeau tombé du ciel pour les cas sérieux. Avec un pourcentage de THC de 27%, c’est la weed la plus forte de cette liste. Pas recommandée pour les novices, elle imposera un sommeil lourd et profond aux plus récalcitrants. L’ultime recours.

Cas sévères : Préférez avaler votre nightcape-weed plutôt que de le fumer.

Si vous souffrez de réveils nocturnes post sommeil profond, c’est à dire trois heures après vous être assoupis, avaler votre somnifère naturel vous maintiendra dans la plus radicale horizontalité jusqu’au petit matin.

Au Canada les produits comestibles au THC (edibles) sont légaux depuis le 1er janvier et le sont dans 11 états américains. Profitez-en si une simple aide à l’endormissement sous forme de fumée n’est pas suffisante. Les comestibles au THC mettront plus de temps faire effet, mais ces derniers dureront beaucoup plus longtemps (entre 7 et 9 heures, c’est-à-dire une belle nuit).

« À bédot dodo costaud, matin ramolo »

La consommation de cannabis avant de dormir, particulièrement de cannabis fort en THC à l’instar de la Northern Light ou de la God’s Gift (et à plus forte raison pour les comestibles) peut provoquer une «gueule de bois de la weed»

Alors non, vous ne serez pas penché sur les toilettes avec une céphalée de 1er janvier, mais vous pourriez vous sentir léthargique, mou, embrumé, déshydraté, avec une mémoire pas au top. Ce sont des signes de votre corps qui vous indiquent que vous avez dépassé la dose dont vous aviez besoin. Avantage de la déplaisante expérience : vous permettre d’ajuster quantité ou variété de weed selon vous besoins. Si vous vous réveillez dans un tel état, un peu comme un abus d’alcool, les gestes qui vous sauveront seront les mêmes : boire de l’eau (beaucoup) faire de l’exercice et ne pas rechigner à prendre 1000 mg de vitamine C… mais à distance de votre café, pour ne pas contrarier votre estomac qui aura pu être fragilisé par cet excès cannabique.

Cannabis et rêves : le paradoxe du sommeil paradoxal

En retrouvant le sommeil grâce au cannabis, vous pourriez y perdre vos rêves (ou une partie). Un comble pour une plante qui invite aux songes éveillés autant qu’elle fait voyager sans bouger.

Explications : les rêves se produisent au cours de la dernière étape de votre cycle de sommeil, appelé sommeil REM (Rapid Eye Mouvement). Il est démontré que la consommation de cannabis avant le coucher réduit le temps passé en sommeil REM, ce qui signifie que vous n’aurez pas autant de rêves ou de rêves vifs. Cependant, l’étude a aussi démontré que ce principe ne s’appliquait pas à tous. Une observation confirmée par le rédacteur de cet article qui n’a jamais cessé de rêver, même en dormant.

Alexis

Alexis

Journaliste, peintre et musicien, Alexis est un homme curieux de toutes choses. Un penchant pour la découverte qui l'a amené à travailler à Los Angeles et à Londres pendant une dizaine d'année. Revenu en France, l'oiseau à  plumes bien trempées s'est posé sur la branche Zeweed en 2018.  Il est aujourd'hui en charge du bureau français.

Previous Story

Québec: La SQDC revoit à la baisse le nombre de ses futurs points de vente.

Next Story

Régime vert: 4 variétés de weed qui ne vous colleront pas les Munchies

Latest from News