Cannabis au Québec : 18 contre 21 ans.

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Mardi 12 février se tenait le premier conseil de consultation publique sur le projet de loi du gouvernement de la Coalition avenir Québec qui ferait passer l’âge légal de consommation du cannabis de 18 à 21 ans.

Selon le gouvernement , fixer à 21 ans (et non à 18 ans comme dans d’autres provinces) l’âge minimal requis pour posséder, acheter ou donner du cannabis, protégera les jeunes, découragera les ados et fera fléchir la consommation de cannabis chez les moins de 21 ans.
« Je veux envoyer un message très clair aux jeunes : c’est dangereux, la consommation de cannabis. Ça peut amener des problèmes graves comme la schizophrénie. Donc s’il vous plaît, ne consommez pas », avait dit à l’époque le premier ministre du Québec, François Legault.

Des arguments défendables qui ne sont pas validés pas la majorité, et qui provoquent une vague de contestations. « Opter pour un âge minimal plus élevé obligerait le gouvernement à démontrer que la règle des 21 ans est justifiée dans une société libre et démocratique où le choix de l’âge légal de 18 ans pour la consommation du cannabis s’inspirait de l’âge légal fixé pour le tabac et l’alcool. Nous croyons qu’il existe un risque d’invalidité constitutionnelle », prévient le bâtonnier du Québec, Paul-Matthieu Grondin, dans un communiqué.

Une vingtaine de pédiatres spécialisés en médecine de l’adolescence ont publié une lettre dans La Presse Vendredi dernier dans laquelle ils expliquent pourquoi le message du ministre Carmant est incohérent.
 «[…] il n’existe aucune preuve dans la littérature démontrant que le fait de repousser l’âge légal d’accès au cannabis de 18 à 21 ans décourage l’initiation et réduit l’utilisation de cette substance chez les jeunes».
Ces spécialistes rappellent également que «le cannabis n’a pas été légalisé parce que c’est une substance banale, mais bien parce que son contrôle devient possible de cette manière-là est le message qu’il faut lancer». 

Un autre problème s’opère suite à ces changements. Le député de Québec solidaire, Alexandre Leduc a expliqué que les employés de la SQDC (Société québécoise du cannabis) âgés entre 18 et 21 ans perdraient leur emploi lorsque le projet de loi sera adopté.
Un compromis aurait été proposé par l’INSQ (l’institut national de santé publique du Québec), qui suggère qu’un programme d’accès graduel pour les 18 à 20 ans serait mis en place. Cette tranche d’âge pourrait alors avoir accès aux produits légaux à plus faible teneur en THC.

Ces nouvelles restrictions seront mises en vigueur une fois le projet de loi adopté, chose qui devrait être votée au cours de la présente session parlementaire.

Jacob

 

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Journaliste et talentueux producteur d'électro, il voit le cannabis comme étant Ze sujet actuel, reflet d'une société qui continue à muter. 

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